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Communiqués
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Annonces/Services
07/08/2013 - EDDY DJOLOLIAN NOUS A QUITTÉ
30/11/2011 - DISPONIBLE LE LIVRE : "ARTSAKH : JARDIN DES TRADITIONS ET DES ARTS ARMÉNIENS"
21/06/2011 - VOCAL PLAYER REVERSE À DA-CONNEXION
17/09/2009 - AVC : ARMENIAN VIRTUAL COLLEGE OU L'INSTITUT VIRTUEL ARMÉNIEN OUVRE SES INSCRIPTIONS
19/05/2009 - ASSOCIATION ELEFANT ET SON GÎTE ALTERNATIF : VOYAGEZ DIFFÉREMMENT !
30/11/2006 - VOYAGE EN ARMÉNIE PAR "AILLEURS CULTURE"


Communiqué en Anglais/English note
11/11/2013 - EAFJD PARTICIPATES AT AN EVENT OF MECHRIC
04/08/2010 - BRYZA NOMINATION VOTE POSTPONED AT BOXER'S REQUEST
17/08/2008 - ARAM KHACHATURYAN TRIO
26/10/2007 - SENSATIONAL CHANGE OF HEART BY A FORMER BRITISH MINISTER ! OVER 200 MPs NOW RECOGNISE THE ARMENIAN GENOCIDE
14/12/2006 - ARGENTINIAN SENATE APPROVES THE LAW OF APRIL 24


Communiqué général
24/03/2014 - ORGANISATION TERRE ET CULTURE : SOLIDARITÉ AVEC KESSAB
23/03/2014 - LE CCAF TIENT ERDOGAN POUR RESPONSABLE DE L'ASSAUT LANCÉ CONTRE KESSAB
20/03/2014 - L'ACAM RECHERCHE DES FAMILLES D'ACCUEIL
19/03/2014 - RÉSULTATS DU CONCOURS D'ESQUISSE ARCHITECTURALE DU FUTUR MUSÉE-MÉMORIAL DU GÉNOCIDE ARMÉNIEN DE SÈVRES
17/01/2014 - GRANDE SOUSCRIPTION NATIONALE
15/01/2014 - GRANDE ENQUETE NATIONALE : ETAT DE LA PRATIQUE DE L’ARMENIEN OCCIDENTAL EN FRANCE
01/12/2013 - RENAISSANCE ARMÉNIENNE RÉCLAME JUSTICE POUR VARTAN PETROSSIAN
17/11/2013 - RETOUR SUR UNE CAMPAGNE D'ÉTÉ RICHE EN ÉMOTIONS
04/11/2013 - COLLECTIF VAN : UN ACTEUR RÉFÉRENT DANS LA LUTTE CONTRE LE NÉGATIONNISME
22/10/2013 - C'EST AUSSI LA RENTRÉE POUR LA DA-CONNEXION !
15/10/2013 - SUCCÈS POUR LA CÉRÉMONIE OFFICIELLE DE LANCEMENT DE LA CONSTRUCTION DU NOUVEAU GROUPE SCOLAIRE À ALFORTVILLE
15/10/2013 - COMMUNIQUÉ DU CCAF SUITE À LA VISITE D'ARNAUD MONTEBOURG EN TURQUIE
15/10/2013 - UN CONCOURS D'ARCHITECTES CONCRETISE LE PROJET DU MUSEE MEMORIAL DU GENOCIDE ARMENIEN
14/10/2013 - LE FONDS ARMÉNIEN FÊTE SES 20 ANS
21/09/2013 - ANNONCE ET APPEL A CANDIDATURE SÉMINAIRE GORIZ
02/09/2013 - AGIR AU NOM DE LA JEUNESSE ET POUR LA JEUNESSE D'ARMÉNIE ET D'ARTSAKH
04/08/2013 - BILAN ET RÉPERCUSSIONS DE LA FÊTE DU 4 AOÛT DE L'ALLIANCE PAN ARMÉNIENNE
19/04/2013 - L'UGAB EUROPE ET EGAM INVITÉS PAR DürDe À COMMÉMORER LE GÉNOCIDE ARMÉNIEN À ISTANBUL EN TURQUIE ET EN ARMÉNIE
27/02/2013 - CHENE APPORTE SON SOUTIEN AUX ARMÉNIENS DE SYRIE
26/02/2013 - ACTIVITÉ DE LA BILBIOTHÈQUE DE L'EGLISE APOSTOLIQUE ARMÉNIENNE - OUVERTURE DU SITE INTERNET
26/02/2013 - LE CULTE DE LA PERSONNALITÉ DE HEIDAR ALIEV AU PAROXYSME DU RIDICULE EN AZERBAÏDJAN
14/02/2013 - EUROPE : LE CCAF CONDAMNE LE SIGNAL POSITIF DE LAURENT FABIUS AU RÉGIME AUTORITAIRE DE LA TURQUIE
09/02/2013 - APPEL POUR LA RÉALISATION D'UNE BROCHURE SUR LA PRESENCE ARMÉNIENNE EN TERRE D'ISLAM
19/01/2013 - HRANT DINK, DEJA SIX ANS
18/01/2013 - JUSTICE POUR HRANT DINK
31/12/2012 - "LES PLAIES DU KARABAGH" PRÉSENTÉE À L'UGAB
18/11/2012 - RESULTATS DU PHONETHON EUROPEEN 2012 DU FONDS ARMENIEN PARRAINE PAR YOURI DJORKAEFF ET DANIEL BILALIAN
13/11/2012 - UN MEMORIAL DU GENOCIDE ARMENIEN POUR LA RECHERCHE ET L’EDUCATION A LA CITOYENNETE
18/10/2012 - RENCONTRE CCAF / BRUNO LE ROUX
31/08/2012 - LIBÉRATION SCANDALEUSE PAR LA HONGRIE DE RAMIL SAFAROV
23/07/2012 - RENCONTRE FRA DACHNAKTSOUTIOUN AVEC MGR ZAKARIAN
24/06/2012 - 75ème CONGRES DE LA FRA EUROPE OCCIDENTALE
20/06/2012 - NÉGATIONNISME : LE CCAF ATTEND DES GESTES RAPIDES ET FORTS DE LA NOUVELLE ASSEMBLÉE NATIONALE
12/06/2012 - COMMUNIQUÉ DU CCAF SUR L'AZERBAÏDJAN
21/03/2012 - LETTRE OUVERTE AUX ARMÉNIENS DE FRANCE
20/03/2012 - ACTION "COMMUNICATION CHOC" DU NOR SEROUND CONTRE L'EMPRISONNEMENT DE RAGIP ZARAKOLU AU STAND DE LA TURQUIE DU SALON DU LIVRE DE PARIS
06/03/2012 - LES ARMENIENS SONT-ILS DES HOMMES ? PAR DENIS DONIKIAN
01/02/2012 - SILENCE DU MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES, M. ALAIN JUPPÉ QUANT AUX INGÉRENCES DE LA TURQUIE DANS L'ADOPTION DE NOS LOIS
01/02/2012 - FRA DACHNAKTSOUTIOUN : AU SUJET DU RECOURS D'ANTICONSTITUTIONNALITÉ
23/01/2012 - COMMUNIQUÉ DU CCAF SUITE AU VOTE DU 23 JANVIER 2012
22/12/2011 - PRESSIONS INADMISSIBLES DE LA TURQUIE SUR LA FRANCE
22/12/2011 - LA PÉNALISATION DES NÉGATIONNISMES PAR LA FRANCE EST UNE NÉCESSITÉ EUROPÉENNE
20/11/2011 - RESULTATS DU PHONETHON 2011 DU FONDS ARMENIEN DE FRANCE PARRAINE PAR MICHEL DRUCKER
19/11/2011 - APPEL d'EROL ÖZKORAY
30/09/2011 - NICE : LA MÉMOIRE ARMÉNIENNE GRAVÉE DANS LA PIERRE
21/09/2011 - LES SOUHAITS DU CCAF POUR LES 20 ANS D'INDÉPENDANCE DE L'ARMÉNIE
21/09/2011 - VIVE LA REPUBLIQUE D'ARMENIE, VIVE LA REPUBLIQUE D'ARTSAKH.
21/09/2011 - UNE SEMAINE RICHE D'ENSEIGNEMENT - CBAF
28/08/2011 - L’UNION YERKIR MÈNE UNE MISSION ETHNOGRAPHIQUE EN TURQUIE, AU DERSIM ET AUPRÈS DES HAMCHENS
25/08/2011 - SERVICE D'ACCUEIL DES ETUDIANTS ÉTRANGERS À PARIS PAR LA CITÉ INTERNATIONALE UNIVERSITAIRE DE PARIS
04/05/2011 - LETTRE OUVERTE DE L'ARMENIAN COUNCIL OF EUROPE, ADRESSÉE AUX SÉNATEURS FRANÇAIS
13/04/2011 - COMPTE-RENDU SUR LA CONFÉRENCE INTERNATIONAL "RENFORCEMENT DE LA SENSIBILISATION DE LA SOCIÉTÉ TURQUE SUR LE GÉNOCIDE DES ARMÉNIENS"
20/03/2011 - PROTESTATION DU NOR SEROUND CONTRE LA DIFFUSION D'UN OUVRAGE NÉGATIONNISTE AU SALON DU LIVRE DE PARIS
18/03/2011 - L’EDITEUR RAGIP ZARAKOLU DE NOUVEAU CONDAMNÉ EN TURQUIE
14/03/2011 - ACCORD DE COOPÉRATION SIGNÉ ENTRE LE CONSEIL GÉNÉRAL DES HAUTS-DE-SEINE ET LA RÉGION DU TAVUSH EN ARMÉNIE
10/02/2011 - RAPPORT 2010 SUR LA TURQUIE : MÊME AUTEUR , MÊME COMPLAISANCE
27/01/2011 - LE PRÉSIDENT TURC NIE, EN FRANCE, LE GÉNOCIDE DES ARMÉNIENS DE 1915
26/01/2011 - ORGANISATION ARAVNI DE SHOUSHI POUR UN CENTRE CULTUREL
22/01/2011 - HOMMAGE AUX VICTIMES COPTES EN RÉGION RHÔNE-ALPES
19/01/2011 - 21 ANS APRÈS LES POGROMS DES ARMÉNIENS DE BAKOU, ALIEV DÉCLARE : « EREVAN EST UNE TERRE AZERBAïDJANAISE »
12/01/2011 - APPEL DU CCAF AUX AUTORITÉS FRANÇAISES
26/11/2010 - POUR UNE SOLUTION DE LA QUESTION ARMÉNIENNE
26/11/2010 - LE TÉLÉTHON DU FONDS ARMÉNIEN A PERMIS DE RECUEILLIR 15,45 MILLIONS D'EUROS
22/11/2010 - PHONÉTHON 2010 : 1,3 MILLIONS D'EUROS AU PROFIT DE PROJETS HUMANITAIRES EN ARMÉNIE ET AU KARABAGH
16/11/2010 - PRIX D'HONNEUR ATTRIBUÉ À LA "REVUE EUROPE ET ORIENT" DE L'INSTITUT TCHOBANIAN
12/11/2010 - LES DROITS DE L'HOMME EN ARMÉNIE : LE DÉFENSEUR ARMEN HARUTYUNYAN EN VISITE À BRUXELLES
08/11/2010 - MISSION DE PARLEMENTAIRES EUROPÉENS AU HAUT-KARABAGH
21/09/2010 - NAZARPEK JEUNESSE HENTCHAKIAN A CÉLÉBRÉ LE 19e ANNIVERSAIRE DE L'INDÉPENDANCE DE LA RÉPUBLIQUE D'ARMÉNIE
15/09/2010 - LA POLITIQUE DE VOISINAGE : RÉUNION DE TRAVAIL AVEC LES ONG
31/08/2010 - APPEL D'AIDE À L'ÉDUCATION EN ARMÉNIE
23/08/2010 - APPEL A DE JEUNES BÉNÉVOLES ARMÉNIENS POUR TRADUIRE LE SITE DU MINISTÈRE DE LA DIASPORA EN FRANÇAIS
03/08/2010 - L'ARMENOSCOPE SUR FACEBOOK
28/04/2010 - ROLAND BLUM, DÉPUTÉ FRANÇAIS, EN GÉORGIE SUR LA SITUATION AU CAUCASE
24/04/2010 - 24 AVRIL 1915 ; OU ETAIS-TU, MON DIEU ?
22/04/2010 - L'ARMÉNIE SUSPEND LE PROCESSUS DE RATIFICATION DES PROTOCOLES AVEC LA TURQUIE
20/04/2010 - LE CCAF REND HOMMAGE À LA MÉMOIRE DE PAPKEN INJARABIAN
19/03/2010 - LES AUTORITÉS GÉORGIENNES OUVRENT DE NOUVELLES ENQUÊTES CONTRE VAHAGN CHAKHALYAN
19/02/2010 - DÉCLARATION CONSTITUTIVE DU "CONSEIL DE COORDINATION POUR LA PROTECTION DES DROITS DES ARMÉNIENS DU DJAVAKHK"
19/02/2010 - LA FRA NOR SEROUND DÉNONCE LA RECRUDESCENCE DU NÉGATIONNISME SUR INTERNET ET LES RÉCENTES PRESSIONS DONT SES MILITANTS FONT L'OBJET
18/02/2010 - AYP FM SUR VOTRE iPHONE / iPOD TOUCH
18/02/2010 - LA MCA DE VIENNE SUR INTERNET
11/01/2010 - LA NOUVELLE GENERATION EN APPELLE A LA MOBILISATION DE LA JEUNESSE ARMENIENNE
07/01/2010 - CRÉATION D'UN PÔLE "GÉNOCIDES ET CRIMES CONTRE L'HUMANITÉ" AU TGI DE PARIS
21/12/2009 - MENSONGE DU MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES DE GÉORGIE DEVANT LA COMMISSION DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES DE L'ASSEMBLÉE NATIONALE FRANÇAISE SUR LE CAS DE VAHAGN CHAKHALYAN
13/11/2009 - L'UNION YERKIR CONDAMNE LA DÉCISION DE LA COUR D'APPEL DE LA GÉORGIE
08/11/2009 - LA FEAJD APPELLE LE ROYAUME-UNI À RECONNAÎTRE LE GÉNOCIDE ARMÉNIEN
28/09/2009 - LA PÉTITION « VOTCH» (NON) LANCÉE PAR DE HAUTES AUTORITÉS MORALES RENCONTRE UN SUCCÈS MONDIAL
28/09/2009 - L’ARMENIE EST-ELLE UN ÉTAT SOUVERAIN ?
17/09/2009 - UNE EURO-DÉPUTÉE INTERPELLE LES INSTANCES EUROPÉENNES SUR LE CAS DE VAHAGN CHAKHALYAN
11/09/2009 - AIR FRANCE ET ARMAVIA SIGNENT UN ACCORD DE COOPERATION COMMERCIALE
18/08/2009 - LE BATEAU TURC FROIDEMENT ACCUEILLI À MARSEILLE
18/08/2009 - VAHAGN CHAKHALYAN EN DANGER DE MORT EN PRISON
04/08/2009 - ASSOCIATION ANCRE DE L'ESPOIR
01/08/2009 - L'AZERBAÏDJAN DOIT SIGNER UN PACTE DE NON AGRESSION AVEC L'ARMÉNIE
20/05/2009 - RENCONTRE DES REPRÉSENTANTS DE LA COMMUNAUTÉ ARMÉNIENNE DE SUISSE AVEC L'AMBASSADEUR DE GÉORGIE À GENÈVE
21/04/2009 - GÎTE DANS LA RÉGION DE SPITAK
09/04/2009 - LETTRE OUVERTE DE VAHAGN CHAKHALYAN (DU FOND DE SA CELLULE) AU PRESIDENT DE LA GEORGIE SAAKASHVILI
29/03/2009 - VIOLATIONS DES DROITS DE L’HOMME DANS LE PROCES DU LEADER DES ARMENIENS DU DJAVAKHK, VAHAGN CHAKHALYAN
16/03/2009 - LES SÉNATEURS DE L'ARDÈCHE S'ENGAGENT...
09/03/2009 - LES POGROMS ANTI-ARMÉNIENS DE SOUMGAÏT ÉVOQUÉS LORS DE LA COMMÉMORATION AZERBAÏDJANAISE DE KHODJALOU - L'AMBASSADEUR D'AZERBAÏDJAN INTERDIT DE PAROLE
17/02/2009 - JACK LANG CLARIFIE SA PENSÉE SUR RADIO AYP FM
14/02/2009 - LE DÉPUTÉ PIERRE LELLOUCHE STIGMATISE LA COMMUNAUTÉ ARMÉNIENNE : LA FRA NOR SEROUND EST RÉVOLTÉE
11/02/2009 - SOUDANT-TURQUIE : LA FRA NOR SEROUND ET LE COLLECTIF URGENCE DARFOUR S'INDIGNENT DE L'ALLIANCE GÉNOCIDAIRE
15/01/2009 - RÉPONSE DES INTELLECTUELS ARMÉNIENS AUX INTELLECTUELS TURCS
26/12/2008 - RENCONTRE AVEC HAYK DEMOYAN LE 18 DECEMBRE 2008
04/12/2008 - LA TURQUIE EN EUROPE, C'EST FINI ?
22/11/2008 - APPELS AUX SÉNATEURS, COMMUNIQUÉ DU CCAF
03/11/2008 - NOUVEAUX ACTES DE VIOLATIONS CONTRE LA MINORITÉ ARMÉNIENNE PAR LA GÉORGIE
20/10/2008 - LA FRA NOR SEROUND RÉPOND AU NÉGATIONNISTE BÜLENT BERKARDA DANS LE JOURNAL "SUD OUEST"
06/10/2008 - YP - JEUNES PROFESSIONNELS : UN RÉSEAU DYNAMIQUE POUR LES JEUNES ARMÉNIENS SOUTENU PAR L'UGAB
12/09/2008 - L’OSCE DEMANDE A LA TURQUIE DE RECONNAITRE LE GENOCIDE DES ARMENIENS
11/09/2008 - TURQUIE: PENDANT LE DEGEL, LA REPRESSION CONTINUE
10/09/2008 - LES SURVIVANTS DU GÉNOCIDE DES ARMÉNIENS ET LEURS HÉRITIERS INTENTENT UN NOUVEAU PROCÈS COLLECTIF
28/08/2008 - LA FRA NOR SEROUND DÉNONCE L'HYPOCRISIE TURQUE ET LES CONVERGENCES NÉGATIONNISTES
23/08/2008 - CONGRÈS ARMTECH'08 EN OCTOBRE EN ARMÉNIE
14/08/2008 - LE CAMP DE LA FRA NOR SEROUND À LA RENCONTRE DU MAIRE DE VARNA EN BULGARIE
04/08/2008 - APPEL DE L’ONG YERKIR
11/06/2008 - "LE VANETSI, UNE ENFANCE ARMÉNIENNE" DE VICTOR GARDON
03/06/2008 - APPEL DE L'UNION YERKIR, À LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE, SUR LA PROTECTION DES MINORITÉS EN GÉORGIE
28/05/2008 - RAPHAEL LEMKIN’S DOSSIER ON THE ARMENIAN GENOCIDE
20/04/2008 - SURSIS POUR RAGIP ZARAKOLU
18/04/2008 - "LES MOTS D'OR 2007" ATTRIBUÉS À MOOSEGH ABRAHAMIAN
19/03/2008 - LETTRE OUVERTE D'HISTORIENS SPÉCIALISTES DES GÉNOCIDES AU MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES D'ISRAËL
18/02/2008 - OPÉRATION "HOUYS" ("ESPOIR")
12/02/2008 - LE PATRIARCHE ET CATHOLICOS DE TOUS LES ARMÉNIENS FÉLICITE IERONYMOS II
21/01/2008 - RAPPORT MITIGE DU PARLEMENT EUROPEEN SUR LE SUD-CAUCASE
27/11/2007 - LE BÂTONNIER DU BARREAU DE EREVAN EN VISITE À PARIS
20/11/2007 - L’UGAB ANNONCE UNE NOUVELLE STRUCTURE EUROPÉENNE PRÉSIDÉE PAR ALEXIS GOVCIYAN
26/10/2007 - INAUGURATION D'UN MONUMENT NATIONAL GALLOIS EN MÉMOIRE AU GÉNOCIDE DES ARMÉNIENS
05/10/2007 - PE / TURQUIE : UNE RESOLUTION POUR RIEN
02/10/2007 - PAYS-BAS : LE CDA EXCLUT LES NEGATIONNISTES
16/09/2007 - DÉCLARATION DE L'ONU SUR LES DROITS DES PEUPLES AUTOCHTONES
05/09/2007 - LE MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES D’ARMENIE ANNONCE SA PARTICIPATION A LA 2ème CONVENTION DES ARMENIENS D’EUROPE AU PARLEMENT EUROPEEN
31/08/2007 - GENOCIDE ARMENIEN : LE CHANTAGE DE LA TURQUIE SUR SA COMMUNAUTE JUIVE
28/08/2007 - HABITAT FOR HUMANITY EN ARMÉNIE : PARTENARIAT AVEC L'ÉGLISE ARMÉNIENNE
21/08/2007 - PROFANATION DU MÉMORIAL DES ARMÉNIENS À LYON
10/04/2007 - LE NÉGATIONNISME TURC S'IMPOSE AUX NATIONS UNIES
02/02/2007 - TIME MAGAZINE DIFFUSE UN DVD SUR LE GENOCIDE ARMENIEN
19/01/2007 - LE JOURNALISTE HRANT DINK ASSASSINÉ À ISTANBUL
18/01/2007 - GENOCIDE ARMENIEN : LES FORCES REPUBLICAINES ET LES INTELLECTUELS FRANÇAIS UNIS POUR LA PENALISATION DU NEGATIONNISME
18/12/2006 - PRIX "CHARLES AZNAVOUR 2006" & "ARMENIA 2006"
15/09/2006 - DIOCESE DE L'EGLISE APOSTOLIQUE ARMENIENNE DE FRANCE
19/06/2006 - NON AU NEGATIONNISME SUR LE SOL FRANÇAIS
22/05/2006 - QUAND LE RUGBY ARMENIEN S’EVEILLE
22/05/2006 - MARINE LE PEN, DEPUTÉ EUROPÉEN, ET LE GÉNOCIDE ARMÉNIEN
24/04/2006 - 500.000 BROCHURES SUR LE GENOCIDE ARMENIEN
24/04/2006 - MÉMORIAL ARMÉNIEN DE MARSEILLE : UN GESTE FORT, D'ESPOIR, D'AVENIR.
20/11/2005 - EDIMBOURG RECONNAIT OFFICIELLEMENT LE GENOCIDE DES ARMENIENS
20/11/2005 - COLLOQUE HEVEL : "ARMÉNIENS, JUIFS, TUTSIS : DES PEUPLES FACE AU NÉGATIONNISME"
20/11/2005 - LE FOREIGN OFFICE REJETTE LA DEMANDE DU PARLEMENT TURC
06/11/2005 - PARTITION COMPLÈTE DE LA MESSE DE KOMITAS
03/10/2005 - CONSTITUTION DES CERCLES FRANCO-ARMÉNIENS
01/03/2005 - JACQUES TOUBON DEMANDE LA RECONNAISSANCE DU GENOCIDE AUX DEPUTES TURCS
01/12/2004 - DÉCLARATION DU COLLECTIF 2015
10/05/2004 - http://www.genocide1915.info
10/05/2004 - NAISSANCE DU COLLECTIF VAN
27/04/2004 - Lettre du CDCA à l'AFP
12/04/2004 - UNION DES ASSOCIATIONS YERKIR POUR LE RAPATRIEMENT ET LA RÉINSERTION
23/03/2004 - LA COMMISSION DE COOPERATION PARLEMENTAIRE UE-ARMENIE PLAIDE POUR UNE AMELIORATION DES RELATIONS ENTRE L'ARMENIE, LA TURQUIE ET L'AZERBAIDJAN


Communiqué lié à un événement de l'agenda
27/03/2014 - NOUVELLE SAISON D'AVRIL-JUILLET 2014 AU CENTRE NATIONAL DE LA MÉMOIRE ARMENIENNE
19/03/2013 - SOIRÉE POUR FINANCER LA VEILLÉE DU 23 AVRIL : UN ENGAGEMENT TOUJOURS AUSSI FORT DE LA JEUNESSE ARMÉNIENNE DE PARIS
02/09/2012 - MANIFESTATION JEUDI 6 SEPTEMBRE (à 18h30) DEVANT L'AMBASSADE DE HONGRIE À PARIS
20/04/2012 - CONCERT POUR RÉSISTER CONTRE LE NÉGATIONNISME LE LUNDI 23 AVRIL
12/11/2010 - APPEL À MANIFESTATION. IRAK = VA-T-ON LAISSER LES CHRÉTIENS ÊTRE "DES CIBLES LÉGITIMES" ?
17/01/2010 - DU MONOLOGUE AU DIALOGUE... DU DIALOGUE AU SILENCE...
21/06/2009 - SAVE THE DATE : DEMANDE DE LIBÉRATION DE SILVA HAROTONIAN
05/05/2009 - APPEL À UN TROISIÈME PIQUET DE PROTESTATION DEVANT L'AMBASSADE DE GÉORGIE
30/04/2009 - RETROUVEZ LE DOCUMENTAIRE "PROTESTANTS D'ICI ET D'AILLEURS : LES ARMÉNIENS D'ISSY"
28/04/2009 - NOUVEAU PIQUET DE PROTESTATION DU CCAF DEVANT L'AMBASSADE DE GÉORGIE
21/04/2009 - LE CHAR NIÉ, EVENEMENT DU 24 AVRIL ARMÉNIEN
20/11/2008 - COMBATTRE LE NÉGATIONNISME N'EST PAS UN ACTE MÉMORIEL
20/04/2008 - PHOTOS DE LA NUIT DES TOROS
17/02/2008 - COMMÉMORATION DU SOUVENIR DU GROUPE MANOUCHIAN
10/03/2006 - TOUS EN SCÈNE POUR LE KARABAGH !


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EDDY DJOLOLIAN NOUS A QUITTÉ (07/08/2013)
C’est avec une très grande tristesse que le Fonds Arménien de France annonce le décès d’Eddy Djololian, 70 ans, membre fondateur et Trésorier national de notre association, qui nous a quittés le 27 juillet 2013, des suites d’une maladie inexorable qu’il a affrontée avec toute la résolution et la lucidité qui le caractérisaient.
Nous avons perdu en lui un homme de courage, de bonté, d’une grande générosité et d’un dévouement sans bornes à l’Arménie. En 1967, il a créé l’ensemble Navasart de musique et de danse arméniennes, qui s’est illustré sur les plus grandes scènes françaises et internationales.
Kinésithérapeute très apprécié de ses patients, il n’a ménagé ni son temps ni ses efforts pour soigner les plus démunis, ainsi que ceux qui, naguère pourchassés, devaient devenir, en 1991, les pères de l’Arménie indépendante.
En hommage à son action humanitaire et en accord avec les autorités concernées, le Fonds Arménien a décidé de lui dédier le futur Centre d’action sociale de Garmir Chouga, au Karabagh.
Ses obsèques ont eu lieu le jeudi 1er août 2013 à 10h30 en la Cathédrale Arménienne Saint-Jean Baptiste, 15 rue Jean Goujon, Paris 8e.
A sa famille, à tous ses proches, le Fonds Arménien présente ses condoléances les plus sincères.

Fonds Arménien de France
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DISPONIBLE LE LIVRE : "ARTSAKH : JARDIN DES TRADITIONS ET DES ARTS ARMÉNIENS" (30/11/2011)
L’Artsakh figure parmi les plus anciennes civilisations du monde. Une riche culture, profondément marquée par le christianisme, est née dans cette province de l’Arménie historique et un patrimoine exceptionnel s’est développé malgré une histoire tourmentée et diverses dominations.
Cet ouvrage est édité à l’initiative de l’association de soutien au Haut-Karabagh, à l’occasion du 20ème anniversaire de la déclaration d’indépendance de la République d’Artsakh. Le livre propose au lecteur de partir à la découverte de l’histoire du Karabagh, de ses richesses archéologiques, de son architecture sacrée représentée par d’innombrables églises, monastères et chapelles, de ses « khatchkars » (croix sur pierre) d’un grand raffinement, de l’art des enluminures aux couleurs et au style très particuliers et enfin de l’art des tapis.
De très nombreuses photos et cartes illustrent les textes, bilingues français et anglais.
Les auteurs : Les auteurs, des universitaires renommés, spécialistes mondiaux de l’histoire et de la civilisation du Karabagh, ont contribué à la rédaction de ce livre avec un objectif affiché de le rendre accessible à tout lecteur.

Les auteurs sont : le Professeur François Djindjian (Université de Nantes), les docteurs Claude Mutafian (Université Paris XIII), George Bournoutian (Iona College, USA), Patrick Donabedian (Université d’Aix en Provence) et Dickran Kouymjian, Professeur émérite (Université d'Etat de Californie, Fresno, USA).
Prix: 35€ (frais de port inclus pour la France métropolitaine
Commandes: www.haut-karabgh.com
ou eurnkr@aol.com
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VOCAL PLAYER REVERSE À DA-CONNEXION (21/06/2011)
L'association Vocal Player reverse 10€ à l'association DA-connexion tous les 4 albums vendus. Dans cet album, des chanteurs de la région PACA revisitent les plus gros succès de ces 50 dernières années. Il est en vente au pris de 10€, l'occasion de vous faire plaisir mais également de faire un don pour cette association arménienne. Pour cela commandez l'album sur http://vocalplayer.fr/album.php en précisant le code "DAVP"
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AVC : ARMENIAN VIRTUAL COLLEGE OU L'INSTITUT VIRTUEL ARMÉNIEN OUVRE SES INSCRIPTIONS (17/09/2009)
L’UGAB a le plaisir d’annoncer l’ouverture des inscriptions pour Automne 2009 à l’Institut Virtuel Arménien, qui est un nouveau programme moderne d'apprentissage de l'Arménien sur
Internet.
Les cours suivants seront offerts lors de cette période :
* la Langue Arménienne pour les débutants (Orientale et Occidentale)
* l’Histoire de l’Arménie
* L’introduction de l’Architecture Arménienne.
La date limite des inscriptions est le samedi 19 septembre.
Notez que les cours commenceront le mardi 22 septembre et termineront le mardi 24 novembre. Pour l’inscription et pour plus d’information veuillez visiter le site http://www.avc-agbu.org . L’institut virtuel arménien donne la possibilité de suivre l’éducation arménienne n'importe où, n'importe quand.

L’IVA a pour objectif de donner accès à l’étude de différentes matières par le biais des nouvelles technologies de l’information et de la communication.
L’IVA est composé de trois départements : Langue, Histoire , Culture (Architecture, Musique, Littérature, Beaux-arts). L'IVA vise à fournir aux Arméniens du monde entier la possibilité de recevoir une véritable éducation arménienne quel que soit leur âge, leur pays de résidence et leur niveau de connaissances. Cliquez sur le lien http://www.avc-agbu.org pour avoir plus de détails.

The AGBU Armenian Virtual College
We are pleased to inform you that AVC has begun registration for the Fall 2009 Term.
The following courses are being offered in multiple languages:
* Eastern Armenian language for beginners (Part 1 & Part 2),
* Western Armenian language for beginners (Part 1 & Part 2),
* Ancient History of Armenia (Part 1 & Part 2), and
* Introduction to Armenian Architecture (Part 1)

Fall Term begins September 22 and ends November 24, 2009. Kindly visit <http://www.avc-agbu.org/> www.avc-agbu.org for more information or to enroll.

Enrollment ends September 19.

AVC is an Internet-based accredited distance learning program that aims to facilitate Armenian studies through new technologies. AVC provides Armenian courses in history, language and culture (architecture, fine arts, literature and music). AVC will tailor lessons to suit each student's needs,
thus ensuring that Armenians from around the world, regardless of their age, country of residence or knowledge level, will benefit from the resource. For more information, click http://www.avc-agbu.org .
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ASSOCIATION ELEFANT ET SON GÎTE ALTERNATIF : VOYAGEZ DIFFÉREMMENT ! (19/05/2009)
ELEFANT est une association humanitaire œuvrant en Arménie depuis 2001. Son action est dirigée vers les enfants et les adolescents du village humanitaire italien à quelques kilomètres de Spitak. L'association a acquis une maison en 2005 afin d'y fixer ses activités. Conçue comme une maison ouverte (les lieux et le matériel sont mis librement à la disposition des enfants), la "Sea House" (nom donné à la maison) propose aussi des ateliers (informatique, anglais, français et arts plastiques) aux enfants qui le souhaitent.
L'association travaille sur place avec 6 salariés arméniens (4 responsables d'ateliers, 1 gardien de la maison et 1 femme de ménage). De plus, l'un des membres fondateurs, et membre du bureau, est arménien, basé à Erevan. Nous avons, de plus, tissé des liens étroits avec les habitants du village et organisons régulièrement avec eux des fêtes locales, des rencontres diverses.
Depuis sa création, les ressources de l'association ELEFANT proviennent des cotisations des adhérents, des dons et des subventions.
Ayant terminé le gros œuvre dans la maison (chauffage, eau chaude, jardin ...) et mis en place le cœur de leur activité (aménagement de la maison et mise en place des ateliers), ils souhaitent maintenant développer des activités visant à pérenniser leur action, notamment un projet "gîte". Ils ont donc équipé la maison dans cette optique en aménagement le premier étage (3 chambres pouvant accueillir jusqu'à 8 personnes), la cuisine et la salle de bains (eau chaude, gazinière, frigo…). Ils ont déjà accueilli des visiteurs l'année dernière pendant une semaine (l'équipe arménienne de rugby) et le séjour s'est très bien déroulé : accueillis par leur coordinateur local, ces visiteurs ont pu participer aux activités de l'association dans la maison, aller à la rencontre des villageois et des enfants.
Situé au milieu des collines, c’est un lieu de détente idéal, une halte hors des sentiers battus dont l’expérience est toujours inoubliable pour celui qui s’y arrête.
Vous pourrez trouver plus d'informations sur cette association sur leur site Internet : www.elefant-association.com
Aurélie Picque
ELEFANT
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VOYAGE EN ARMÉNIE PAR "AILLEURS CULTURE" (30/11/2006)
Tour Opérateur depuis 20 ans, nous avons commencé à développer cette année avec la Chambre de Commerce Franco Arménienne, des voyages très originaux en Arménie, basés sur des rencontres avec des arméniens d’horizons divers, incluant notamment un hébergement chez l’habitant dans la région de Lori.
Un premier voyage a été réalisé en septembre, tous les participants, arméniens ou non, on parlé à leur retour d’une expérience unique et extraordinaire.

Stephane TARRAZI
AILLEURS CULTURE
53 rue Grignan
13006 MARSEILLE - FRANCE

Phone : 04 91 54 04 08
Mobile : 06 09 07 00
Fax : 04 91 555 004
E-mail : info@deluxevacations.fr
Web : www.ailleurs-culture.com <http://www.ailleurs-culture.com
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EAFJD PARTICIPATES AT AN EVENT OF MECHRIC (11/11/2013)
On the 5th and 6th of October 2013 the leadership conference of the Middle East Christian Committee (MECHRIC) took place in Brussels, to reassess the situation in the Middle East, exchange views and develop new strategies in defense of the human and community rights of the Christians in the region.
The official dinner was held on the 5th of October where the key note speaker was Mr. Patrice Bergamini from the European External Action Service (EEAS), who emphasized the need of dialogue in the region to solve peacefully all the conflicts. He mentioned the actions taken by EEAS, to protect the Christian minorities of the region, who have played and will play an important role in the development process of these countries. Salutatory speeches were also addressed by the co-chair of the Transatlantic Parliamentary Group, MEP Jaime Mayor Oreja and by the Heads of the missions to EU of the Russian Federation and Cyprus. On behalf of MECHRIC Dr. Walid Phares, presented the objective of the organization, founded in 1981 to represent the aspirations of the Christian Communities in the Middle East. He pointed out that the current conference is being held in Brussels, in order to have meetings with EU officials, to explain to them about the problems of the Christians in the region and try to find solutions to resolve those problems.
During the dinner the President of the European Armenian Federation for Justice and Democracy (EAFJD) Mr. Kaspar Karampetian, had the opportunity of holding short meetings with many members of the leadership of MECHRIC and exchange views and experiences regarding the problems already raised by the speakers. He discussed also with Mr. Spiros Attas, the newly appointed Head of the Mission to EU of Cyprus, wishing him success to his new post. Attas and Karampetian agreed to meet in due course to discuss subjects of common interest.

EAFJD Brussels Office
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BRYZA NOMINATION VOTE POSTPONED AT BOXER'S REQUEST (04/08/2010)
WASHINGTON, DC -- The Senate Foreign Relations Committee postponed a vote on U.S. Ambassador to Azerbaijan-designate Matthew Bryza until after the Senate August recess, in response to a 'hold-over' request by Senator Barbara Boxer (D-CA), reported the Armenian National Committee of America (ANCA.)
The decision to delay a vote on the Bryza nomination was announced, today, by Committee Chairman John Kerry (D-MA) during a business meeting originally scheduled to consider this matter. More than 30 other ambassadorial nominations were approved by unanimous consent.
"The hold-over requested today by Senator Boxer provides needed additional time for a closer look into a flawed nomination," said ANCA Executive Director Aram Hamparian.
Politico.com, which has been covering the Bryza nomination issue since May of last year, broke the story of the one-month delay earlier today, noting "Senate Foreign Relations Committee aide Frederick Jones told Politico's Laura Rozen today that 'there has been a request to hold over nominee Matt Bryza, so the Committee will not consider his nomination until after recess.'" Rozen, in her blog, "On Foreign Policy," reported that: "Hill sources say Sens. Barbara Boxer (D-Ca.) and Robert Menendez (D-N.J.) had expressed concerns about the nomination."
Matthew Bryza's July 22nd confirmation hearing before the Foreign Relations Committee was characterized by evasive and incomplete answers to a series of probing questions posed by Senators Boxer and Menendez, and an inquiry about potential conflict of interest issues by Senator Jeanne Shaheen (D-NH), who served as chairwoman of the hearing.
Bryza's responses to written questions submitted by Senators Boxer, Menendez, Russ Feingold (D-WI) and Chairman Kerry were also largely non-responsive. In a move signaling the careful Senate scrutiny of the Bryza nomination, the Senate Majority Leader, Harry Reid (D-NV), personally wrote a letter to the State Department raising direct questions about the Bryza nomination.
The responses to Senators Boxer and Menendez are posted, in full, on the ANCA website: www.anca.org
The ANCA, on July 12th, shared with Senators a detailed 9-page review of the shortcomings of the Bryza nomination. This document is available at:
http://capwiz.com/anca/utr/1/ENYXNAAUBT/BNGHNAAUYA/5597661766
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ARAM KHACHATURYAN TRIO (17/08/2008)
ARAM KHACHATURYAN TRIO
"Arsika" Trio founded in 1999, was renamed “The Aram Khachaturian Trio” in 2008. This Internationally known Trio has toured extensively throughout Armenia, Russia, Switzerland, Central and South America. It has also participated in a number of prestigious festivals, such as the Festival de las Artes (Costa Rica) and Festival International Cervantino (Mexico).
The Trio's live performances have frequently been broadcast on TV and Radio, giving great pleasure to tens of thousands of music lovers.
Music critics have highly praised Arsika Trio's virtuoso performances, subtle style, warm sound and brilliant musicality.
During the last 2 years members of the Trio have given master classes to the students of music schools in various regions of Armenia.
The Trio has worked very closely (and continues to do so) with contemporary composers. It has premiered a number of new works commissioned by the Trio itself. The members of the Trio are very well established and highly regarded chamber musicians. The Trio's repertoire covers a wide range of music styles.
Thanks to Mr. Vahe Hakobyan's support, in 2006-2008 the Trio performed numerous concerts and gave master-classes in Gyumri, Echmiadzin, Abovyan, Goris, Sisian, Cajaran, Armavir and other regions in Armenia.
In November 2007 the Trio’s concerts in Moscow and other Russian cities were a great success.

Members of the Aram Khachaturian Trio are; Armine Grigoryan, Karen Shahgaldyan and Karen Kocharyan.

ARMINE GRIGORYAN (piano)
A graduate of the Tchaikovsky School of Music and Komitas Conservatory, Yerevan, Armenia, Armine did her postgraduate studies with Professors Georgy and Sergey Saradjian. Armine has had a number of appearances with The Armenian Philharmonic Orchestra, performing the piano concertos by Mozart, Beethoven and Brahms. As piano accompanist, she has won Special prizes at the Aram Khachaturian (1997) and Levon Chilingirian (2002) Competitions. Armine has played the Beethoven 10 Sonatas with renowned violinist Nikolay Madoyan.
She has toured Russia, Italy, UAE, Germany, Lithuania, Lebanon, Cyprus and the USA.
Armine Grigoryan is a laureate of '"Roma 2003" Piano Competition. On this occasion she also received a Special prize and medal from the Chamber of Deputies of Rome. Armine’s performances have been released on CDs.
In 2005, for the first time in Armenia, Armine organized a festival dedicated to the Art of Accompaniment. As member of the jury, she has participated in many national and International competitions. Armine Grigoryan is a Professor at the Yerevan State Conservatory and since 2004 Director of the Aram Khachaturian Museum in Yerevan.


KAREN SHAHGALDYAN (violin)
A graduate of the Moscow Conservatory (class of Prof. Viktor Tretyakov), Karen completed his postgraduate studies with Prof. Maya Glezarova. He has attended master classes given by Y.Menuhin, V. Spivakov, G. Zhislin and Y. Chugayeva. From 1998-2002 he has performed with the famous "Moscow Virtuosi" under Vladimir Spivakov. In 2003-2004 and 2004-2005 seasons he appeared as soloist with various orchestras, playing on the Stradivarius violin given to him on loan by the Ministry of Culture of Russian Federation. Karen Shahgaldyan is a laureate of the International Pablo Sarasate Competition (Spain). He is a scholarship holder from the David Oistrach and Yuri Yankelevich Foundations, as well as Mstislav Rostropovich International Foundation. Karen has toured widely throughout the USA, Sweden, South Korea, Armenia and Russia.


KAREN KOCHARYAN (cello)
A graduate of the Tchaikovsky School of Music in Yerevan (class of Prof. A.Chaushian) and Komitas Conservatory (class of Prof. G. Talalian), Karen Kocharyan is a founding member and first solo cellist of the Armenian Chamber Players (ACP), associate concertmaster of the Armenian Philharmonic Orchestra and one of the founders of the Arsika Trio. He has toured with the Armenian Chamber Players and the Armenian Philharmonic Orchestra throughout Europe, featuring often as soloist. In 2005 Karen Kocharyan was the soloist, when Eduard Topchyan conducted the Pasadena Symphony Orchestra. He is a dedicated chamber musician. In 2006, together with pianist Armine Grigoryan and violinist Souren Hakhnazarian, he gave extensive concerts and master classes in 9 regions of Armenia. Karen Kocharyan is also a cellist with Aram Khachaturian String Quartet.
The Aram Khachaturian Trio has a huge repertoire, which includes works by: Aliabjev Alexander, Arensky Antony, Babajanian Arno, Beethoven, Bloch Ernest, Borodin Alexander, Brahms, Copland Aaron, Chopin Frederik, Debussy Claude, Donizetti Gaetano, Dvorak Antonin, Glinka Mikhail, Grechaninov Alexander, Grieg Edward, Haydn Franz Joseph, Ives Charles, Mansouryan Tigran, Maoorksohn Bartholdy, Mendelssohn, Mozart Wolfgang Amadeus,
Racamaninov Serguej, Ravel Maurice, Rimsky-Korsakov Nikolaj, Rubinstein Anton, Saint-Saens Camille, Sibelius Jan, Bedrich, Sviridov Georgy, Sharafyan Vache, Shostakovich Dmitry, Schneider Daniel, Schubert Franz, Schumann, Smbatyan Armen, Taneyev Serguej, Tchaikovsky Piotr and many others...
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SENSATIONAL CHANGE OF HEART BY A FORMER BRITISH MINISTER ! OVER 200 MPs NOW RECOGNISE THE ARMENIAN GENOCIDE (26/10/2007)
Armenian and Assyrian organisations in Britain met in the House of Commons on 24th October 2007, in the wake of the visit by the Turkish Prime Minister and the sensational change of heart by Kieth Vaz MP. It was he, as Minister for Europe in 2000 who formulated the pro-Turkish policy of Armenian Genocide denial which his successors in the Labour admibnstration have slavishly followed.
Two days ago, after our repeated requests, he signed the Early Day Motion recognising the Armenian Genocide, making it the second most succesful EDM on an international issue in Parliament. Now 185 have signed, four times last year's total. The total number of MPs who have recognised the Genocide now stands at over 200, including those who did so in previous years
This surely emboldened the Prime Minister as it ocurred the day before as he met Turkish Prime Minister Recep Tayyip Erdogan..Last week Jim Murphy, the new minister for Europe, promised us that he will look afressh at the whole issue.
The meeting noted that the visit and Mr Erdoghan’s itinerary were practically kept a secret to the last minute. Numerous enquiries made to the House of Commons, The Foreign Office and Turkish Embassy in order to find out any information about the visit had proved unsuccessful because they had all claimed no knowledge of the visit
This proves the reality of his presence in this country as the Prime Minister of a multi genocidal state and undemocratic . Is it any wonder that Turkey is confident of a free reign to do as they wish in Iraqi Kurdistan considering that they have got away with the Genocide of the Armenians and Assyrians and its subsequent denial with the full compliance and collusion of the UK government?
Further Armenian-Assyrian -Kurdish co-operation was envisaged, as well as a new EDM on the Armenian and Assyrian Genocide.Full Assyrian participation in the unveiling in Cardidff, on saturday, 3rd november of the Monument to the Genocide of 1915 was assured.
A Press Statement sent by the Kurdish Advisory Panel of Parliamentarians for National Self-Determination (PNSD), which emphasised a negotiated settlement of the Kurdish issue as the “only lasting solution”, was read at the meeting.

Armenian-Assyrian Alliance Press Release
(including Armenia Solidarity, Nor Serount Cultural Association, Sefyo Centre, Armenian Genocide Trust, British-Armenian All Party Parliamentary Group)
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ARGENTINIAN SENATE APPROVES THE LAW OF APRIL 24 (14/12/2006)
December 14, 2006

Thirteen days after the adoption of the law recognizing the Armenian Genocide by Parliament, Argentinian Senat confirmed in unanimity, Wednesday, the law of April 24 "Day of action for the tolérence and the respect between the people". By this unanimous vote, Argentina recognizes officially the reality of the Armenian Genocide (1915-1923) by Ottoman Empire. Present in the enclosure of the Senate during the vote, Armenian ambassador, S.E. Vladimir Karmirshalyan déclared: " I share the joy and the pride with present people, all Community and all Armenia. Argentina showed, once again, its devotion - has the Cause of the human rights and its serious comprehension of the aspirations of the Armenian people ". The law should be promulgated soon by the Argentinian president.
(Source ADL).
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ORGANISATION TERRE ET CULTURE : SOLIDARITÉ AVEC KESSAB (24/03/2014)
En raison de l’occupation, depuis le 21 mars, de la localité de Kessab et de ses environs par des assaillants venus de Turquie, la plus grande partie de la population de cette région a été évacuée par les autorités syriennes vers Lattaquié. Ceux des Arméniens de Kessab qui n’ont pu trouver refuge auprès de membres de leur famille, à Lattaquié même ou au Liban, sont accueillis dans l’enceinte de l’église et de l’école arméniennes de la ville, où les autorités paroissiales, la Croix Rouge arménienne et le Croissant Rouge subviennent tant bien que mal à leurs besoins. Parmi eux se trouvent des réfugiés venus d’Alep, Der-Zor, Raqqa ou Yacoubié, qui s’étaient auparavant repliés à Kessab. Leur situation est précaire.
À Kessab même se poursuivent de durs combats, dont on ne peut prévoir l’issue. En attendant que les populations déplacées puissent reprendre possession de leurs biens, une aide urgente doit leur parvenir. Nous appelons les Arméniens de France et d’autres pays d’Europe à exprimer leur solidarité avec leurs compatriotes de Kessab, en participant à la collecte que Terre et Culture organise en leur faveur. Les fonds seront immédiatement transmis aux autorités arméniennes paroissiales de Lattaquié au titre de l’aide qu’elles doivent dispenser aux réfugiés dont elles ont la charge.
Envoyez votre don à : Organisation Terre et Culture, 16, rue Notre-Dame de Lorette, 75009 Paris, en précisant : « Don pour Kessab ».

OTC
Paris, le 24 mars 2014.
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LE CCAF TIENT ERDOGAN POUR RESPONSABLE DE L'ASSAUT LANCÉ CONTRE KESSAB (23/03/2014)
Le Bureau national du Conseil de coordination des organisations arméniennes de France dénonce avec la plus grande énergie l’assaut lancé contre Kessab, par des forces armées dites "djihadistes" venues de Turquie.
Ce bourg situé au nord de la Syrie abrite l’une des dernières communautés arméniennes de la région. Et il n’est pas innocent qu’il soit visé, alors que le monde s’apprête à commémorer les cent ans du génocide de 1915. Aucune cause, ni religieuse ni politique, ne justifie de s’en prendre à des villages civils qui ne demandent qu’à vivre en paix.
Le CCAF tient les autorités turques pour responsable de ces agissements terroristes lancés depuis leur territoire et qui sont en train d’entrainer de nombreuses pertes humaines et un nouvel exode de qu'il reste d'Arméniens dans la région. Il appelle le gouvernement français à réagir et à peser de tout son poids sur le gouvernement Erdogan et les forces syriennes qui bénéficient de son soutien pour que cesse immédiatement cette attaque et que soit garantie l’intégrité physique des Arméniens de Syrie.

Bureau national du CCAF (Conseil de coordination des organisations arméniennes de France)
Mourad Papazian
Ara Toranian
coprésidents du CCAF
Paris le 23 Mars 2014
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L'ACAM RECHERCHE DES FAMILLES D'ACCUEIL (20/03/2014)
L'Association Culturelle Arménienne de Marne-La-Vallée (ACAM) et l'Association Francophonia-Liban lancent un programme de développement et d'échange entre écoles françaises et écoles arméniennes du Liban. Afin de favoriser les liens avec la communauté arménienne de Paris, elles recherchent des familles d'accueil pour 2 professeurs de français, issus des écoles arméniennes du Liban pour un séjour de 20 jours (deuxième quinzaine de septembre 2014) en immersion totale en France. Elles recherchent également des personnes volontaires pour faire partie du groupe de travail et développer le projet avec le Liban. Rens. : presidentacam(a)free.fr .
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RÉSULTATS DU CONCOURS D'ESQUISSE ARCHITECTURALE DU FUTUR MUSÉE-MÉMORIAL DU GÉNOCIDE ARMÉNIEN DE SÈVRES (19/03/2014)
Le Jury du concours d'esquisse architecturale en faveur de la création du futur Musée-Mémorial du Génocide Arménien sur le site du Collège Samuel Moorat à Sèvres (92) s'est réuni le jeudi 27 février 2014. Les membres de l'Association Sèvres 2015 et le Jury de sélection ont étudié les candidatures ; après un vote anonyme, deux lauréats ont été désignés :

Le 1er prix est attribué au projet d'Hugo Maffre et Hortense Goupil,
https://www.dropbox.com/sh/5izoxhslcwyjekc/C8A9Z-BksB (consulter le projet)

Le 2nd prix est attribué au projet de Filippo Pasini, Mathias Rollot, Florian Guérant et Rosalie Péricaud.
https://www.dropbox.com/sh/g1iob2dopwqdtef/NTjGM9fJRP (consulter le projet)

Au total, ce sont 24 dossiers, restés totalement anonymes, qui sont remontés de la part de jeunes architectes français, italiens et arméniens. Après un travail de présélection réalisé par les membres de l'Association Sèvres 2015, 11 candidatures ont été présentées au Jury de sélection. Un cabinet d'architecte extérieur a ensuite donné son avis technique sur chacun d'entre eux avant que les dossiers ne soient envoyés à chacun des membres du Jury. Ce concours, doté d'un prix de 5.000 € a été lancé en octobre 2013 auprès de jeunes architectes français, italiens et arméniens. Les candidats devaient répondre à un cahier des charges leur demandant d'imaginer un ensemble de 2.000 à 3.000 m² conservant un édifice de la deuxième partie du XVIIIème siècle dont les façades et toitures, ainsi que le vestibule, le grand escalier, le salon d'honneur et le petit salon sont inscrits à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques. Le musée-mémorial devait s'insérer dans le cadre prestigieux de la Vallée de la Culture, à côté du Palais où fut signé le traité de Sèvres : la Cité nationale de la Céramique et de la future Cité de la Musique. Il devait comprendre, outre le mémorial, un musée d'histoire associé, un centre de ressources et un centre de conférences. Il accueillera le grand public mais devrait également s'ouvrir aux chercheurs et au monde éducatif.

Membres du Jury du Concours d'esquisse architecturale
27 février 2014
Jean Michel Cordunet : Ancien Vice-président de la Fondation Notre-Dame
Jean Claude Gens : Professeur de philosophie contemporaine à l'université de Bourgogne
Raymond Kévorkian : Historien, Membre du Comité préparatoire au Conseil Scientifique du projet Sèvres 2015
Laurent Leylekian : Responsable du conseil scientifique du projet Sèvres 2015, Membre du Comité préparatoire au Conseil Scientifique
Jean Pierre Mahé : Philologue et historien du Caucase, spécialiste des études arméniennes
Claire Mouradian : Historienne, Membre du Comité préparatoire au Conseil Scientifique du projet Sèvres 2015
Antoine Sakhochian : Conseiller architectural pour l'Association Sèvres
Hilda Tchoboïan : Conseillère Régionale en Rhône-Alpes, Membre du Comité préparatoire au Conseil Scientifique du projet Sèvres 2015
Yves Ternon : Historien, Membre du Comité préparatoire au Conseil Scientifique du projet Sèvres 2015
Gérard Guerguérian : Président de l'Association Sèvres 2015
Robert Aydabirian : Vice-président de l'Association Sèvres2015
Léon Papazian : Secrétaire général de l'Association Sèvres2015
Père Jacques Bezdikian : Vice-président de l'Association Sèvres 2015

Contacts :
ASSOCIATION SEVRES 2015 - 26 rue Troyon - 92 310 Sèvres
contact(a)sevres2015.org
http://www.sevres2015.org/www.facebook.com/pages/Association-Sèvres-2015/553177194708978
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GRANDE SOUSCRIPTION NATIONALE (17/01/2014)
2015 s’annonce comme une étape fondamentale, un tournant dans notre histoire. Il y aura juste cent ans, s’abattait sur les sujets arméniens de l’Empire ottoman la plus grande catastrophe jamais subie par un peuple dans l’ère moderne. Une entreprise d’extermination mise en œuvre par un Etat et visant à détruire totalement une catégorie de ses propres administrés ciblés au motif de leur appartenance ethnique et religieuse. Ce crime contre l’humanité, qui allait se répéter à trois ou quatre reprises à cette échelle au cours du XXe siècle porte un nom : GÉNOCIDE.
Sa définition a commencé à se forger à partir de l’exemple arménien. Depuis cette tragédie, le combat pour la vérité et la justice n’a jamais cessé.
Dans cette longue lutte, l’année 2015 constituera un palier, un moment historique. Partout où elles ont été dispersées, les forces arméniennes se mobilisent pour y faire face.
En France, le CCAF, interlocuteur de la communauté auprès des pouvoirs publics, a la très lourde responsabilité de prendre en charge l’organisation et la coordination des initiatives occasionnées par cette échéance.
Depuis des mois cette fédération d’associations, qui regroupent dans toute la France et ses régions la plupart de nos structures, travaille à la mise en place d’un programme d’actions et de manifestations qui ambitionne de répondre aux attentes et aux enjeux liés à cette date.
Pour faire face aux besoins d’un tel défi qui va se traduire par de nombreuses activités : conférences, colloques, meetings, édifi cation d’un centre de civilisation et de la mémoire, lobbying, communication, le CCAF compte sur vous.
Répondez dès maintenant à cette grande souscription nationale qui a pour unique objectif la réalisation des événements qui s’organiseront autour des cent ans du génocide.
Tous ensembles, unis, soyons les acteurs de notre destin, soyons à la hauteur de nos responsabilités devant l’histoire.

Ara Toranian et Mourad Papazian
Co-Présidents du CCAF

http://www.ccaf.info/Souscription_ccaf.pdf
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GRANDE ENQUETE NATIONALE : ETAT DE LA PRATIQUE DE L’ARMENIEN OCCIDENTAL EN FRANCE (15/01/2014)
Enquête sur "l'arménien occidental en France, dynamiques actuelles" : dans le cadre d’une recherche conduite à l’Inalco par le laboratoire SeDyL, soutenue par l’Observatoire des Pratiques Linguistiques de la Délégation Générale à la Langue Française du Ministère de la Culture et la Fondation Calouste Gulbenkian.
L’arménien occidental, qui fait partie des langues de France reconnues par la Délégation Générale à la Langue Française et aux Langues de France du Ministère de la culture, et aujourd’hui classé Langue en danger par l’Unesco, est un des éléments fondamentaux du patrimoine culturel de la diaspora arménienne, mais aussi, comme toute langue en danger, du patrimoine de l’humanité.
Les conditions dans lesquelles la langue se développe depuis la dispersion massive de ses locuteurs à la suite du génocide de 1915 en font une langue de diaspora, partout en situation de langue minorée, parlée par des locuteurs bi- ou multilingues pour lesquels elle n’est souvent pas la langue de communication la plus naturelle, et qui en ont de plus en plus souvent une maîtrise partielle. Le déclin de cette langue est aujourd’hui évoqué sans tabou. La société française, qui a une forte culture de monolinguisme, ne semble pas présenter des conditions particulièrement favorables à un maintien de la langue.
Malgré cela, on observe en France des facteurs qui vont dans le sens d’une revitalisation de la Langue : la création de nouvelles écoles bilingues, l’augmentation globale du nombre des élèves inscrits dans ces écoles, le succès des cours hebdomadaires, la variété des initiatives culturelles et des ateliers pédagogiques destinées à transmettre la langue à différents types de publics, le rôle joué dans cette revitalisation par les familles venues du Proche-Orient, mais aussi du contact avec l’arménien oriental.
Nous ne disposons cependant que de peu de données permettant de mesurer l’ampleur de ces phénomènes ni de cerner les types de publics qu’ils concernent. En France, pour des raisons constitutionnelles, les recensements de la population ne permettent pas de collecter des données sur l’appartenance ethnique et les pratiques linguistiques qui y sont liées.
La présente enquête sur les pratiques linguistiques est soutenue par l’Observatoire des pratiques linguistiques du Ministère de la Culture (DGLFLF) et la Fondation Calouste Gulbenkian (plan de soutien à l’arménien occidental). Il s’agit de la première enquête extensive conduite sur la pratique de l’arménien occidental en France. Elle vise à réunir pour la première fois les éléments d’un diagnostic quantitatif et qualitatif, s’appuyant sur un échantillon de la population comprenant des individus représentatifs de tous les niveaux de la maîtrise et de la pratique de l’arménien occidental (jusqu’aux personnes ne le connaissant et/ou pratiquant pas du tout).
L’enquête, anonyme, recueille des informations sur l’itinéraire familial de la personne interrogée, son âge, sa cellule familiale, les personnes parlant arménien dans son entourage par génération, la manière dont elle évalue elle-même sa maîtrise de l’arménien, sa pratique de la langue (type d’interlocuteurs et de situations), les choix de scolarisation pour elle-même
et ses enfants, les activités associatives impliquant l’arménien, etc. ainsi que ses attitudes et représentations concernant la langue arménienne occidentale (prestige, utilité, etc.). L’enquête est ouverte en ligne, la participation est libre et les personnes sondées seront donc des volontaires, élément qui sera pris en compte dans l’interprétation des résultats. Pour que l’enquête ait une valeur statistique suffisante, elle devra comporter au moins 1500 réponses, sachant que le formulaire en ligne permet de traiter un nombre de réponses bien supérieur à ce seuil.
Cette enquête extensive qui sera analyse statistiquement est un élément du travail que conduira jusqu’en juin 2014 l’équipe de ce projet de recherche (Inalco-SeDyL, soutenu par la DGLFLF et la Fondation Gulbenkian). Elle sera complétée par des enquêtes plus en profondeur chez un petit nombre de familles volontaires et représentatives des différents types de locuteurs révélés par l’analyse de l’enquête extensive.
A l’issue de ce travail, l’équipe scientifique remettra un rapport qui sera rendu public et diffusé par la DGLFLF, la Fondation Gulbenkian et SeDyL/Inalco. Il comprendra les résultats quantitatifs de l’enquête extensive, l’analyse des corrélations entre les différents paramètres renseignés et leur interprétation en termes de tendances, les résultats des enquêtes en observation, et des extraits de corpus de pratiques linguistiques observées dans la communauté.
Il fournira un outil de travail essentiel à tous ceux, acteurs du milieu culturel et éducatif, décideurs, parents, qui cherchent à agir sur la situation de l’arménien occidental aujourd’hui.
Afin que l’enquête atteigne ses objectifs quantitatifs et soit représentative, les associations, média, écoles, églises, et autres structures seront sollicitées pour relayer l’information auprès de leurs membres, participants, abonnés, élèves, auditeurs, fidèles, et les inciter à participer à l’enquête. Pour les personnes n’ayant pas accès à internet des moyens alternatifs (enquête par téléphone, formulaire écrit) seront offerts sur demande.
La contribution de tous compte, dans toutes les villes de France.
Merci pour votre participation.

Informations utiles : accéder à l’enquête en ligne :
https://sites.google.com/site/enquetearmoccidental/

Equipe scientifique :
Anaïd Donabédian (Docteur en sciences du langage, Professeur des universités, Inalco/SeDyL, responsable scientifique du programme)
Tork Dalalyan (Docteur en philologie, post-doctorant SeDyl-Fondation Gulbenkian)Anke al-Bataineh (doctorante SeDyl-Fondation Gulbenkian)
Avec la contribution de Vartouchka Samuelian et Sosse Manakian (diplômées de troisième cycle à l’Inalco), et des étudiants en master de l’Inalco.
Pour contacter l’équipe : Tork Dalalyan oparmocc@gmail.com
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RENAISSANCE ARMÉNIENNE RÉCLAME JUSTICE POUR VARTAN PETROSSIAN (01/12/2013)
Le mouvement Renaissance arménienne Paris joint sa voix à toutes celles qui se manifestent chaque jour plus nombreuses pour réclamer justice pour Vartan Petrossian. Ce n’est pas parce que vous êtes un humoriste de talent que la tragédie ne vous rattrape pas. Et ce n’est pas parce qu’il est un humoriste qui n’a peur de rien que Vartan Petrossian n’a pas droit à la justice, qu’il n’a pas droit à l’humanité.
Le 20 octobre 2013, il est arrivé, sur une route menant à Erévan, un terrible accident qui a provoqué la mort de deux jeunes gens dans la fleur de l’âge et des blessés dont Vartan Petrossian lui-même, très gravement atteint. Alors qu’il roulait à 60 km / heure, Vartan a heurté une voiture qui roulait en marche arrière et le choc a été terrible.
Mais ce n’est pas parce qu’une tragédie s’est produite qu’il ne faut pas appliquer le droit, à commencer par l’application de la présomption d’innocence.
Au contraire, c’est bien parce qu’il s’agit d’une tragédie qu’il faut faire encore plus de lumière sur elle, qu’il faut encore plus de justice, encore plus d’impartialité, encore plus d’humanité et que Vartan puisse accéder à des soins adéquats.
Avec tous ceux qui soutiennent sa juste cause, Renaissance arménienne demande la levée des mesures de contraintes qui pèsent sur Vartan Petrossian. Renaissance arménienne Paris demande la libération immédiate de Vartan alors qu’à la lumière des faits, aucune charge ne peut être retenue contre lui.
Renaissance arménienne demande justice et la libération immédiate de Vartan parce que sa santé est en danger.

Signez la pétition :
https://secure.avaaz.org/fr/petition/VARDAN_PETROSYAN_SA_VIE_EST_EN_DANGER_CHAQUE_HEURE_COMPTE/?ahZIzdb

Renaissance arménienne Paris
Paris, le 1er décembre 2013
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RETOUR SUR UNE CAMPAGNE D'ÉTÉ RICHE EN ÉMOTIONS (17/11/2013)
Depuis 14 ans l'association humanitaire Diaspora Arménie connexion oeuvre pour l'amélioration des conditions de vie et d'éducation des enfants des villages d'Arménie et du Haut-Karabagh en offrant chaque été à des bénévoles venus de tout horizon la possibilité de vivre une expérience hors du commun. Des liens se créent, une parfaite union franco-arménienne accompagne la mission des bénévoles.
Plus de 20 villages ont déjà bénéficié de l'intervention de la DA-connexion qui assure au terme de son projet un suivi des lieux construits ou rénovés.
Cette aide se matérialise par la construction et la rénovation des bâtiments destinés à l'éducation, par l'organisation de centres aérés mais aussi par la sensibilisation des enfants et jeunes parents aux règles d'hygiène.
La campagne 2013 de la DA-connexion se résume en trois actions dans trois villages.
Cet été une dizaine de bénévoles ont vécu l'expérience dans le petit village d'Arpi et ont permis à plus de 120 enfants de découvrir de nouvelles activités manuelles, artistiques et sportives.
La Diaspora Arménie connexion a également terminé la dernière phase de réfection de l'école maternelle de Mets Mantach qu'elle avait commencé il y a trois ans en mettant en place un système de chauffage fonctionnel. L'association a par ailleurs financé la rénovation et l'agrandissement des locaux du centre aéré de Saghmossavank qu'elle avait construit en 2004.
Mais "l'expérience DA-connexion" ne s'arrête pas là ! Un nouveau bureau vient d'être élu, plusieurs campagnes auront encore lieu à Arpi et ailleurs, en Arménie et dans le Haut-Karabagh, de nombreux bénévoles sont donc attendus...
Si vous êtes intéressés pour vivre une expérience humanitaire enrichissante, n'hésitez pas à nous contacter...
DA-CONNEXION
info(a)da-connexion.com
http://www.da-connexion.com
Tél. :
06 25 28 41 40 ou 06 63 47 12 07
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COLLECTIF VAN : UN ACTEUR RÉFÉRENT DANS LA LUTTE CONTRE LE NÉGATIONNISME (04/11/2013)
Depuis 2004, le Pôle Evénementiel du Collectif VAN a mis en œuvre ou suivi plus de 90 actions publiques à destination de la société civile. En 2013, le Collectif VAN a vécu un moment historique : à l’invitation de deux ONG turques, l’IHD [Association turque des droits de l’Homme] et DurDe, il a fait partie de la délégation d’associations antiracistes européennes (SOS Racisme, UEJF), dirigée par l’EGAM et l’UGAB, qui s’est rendue pour la première fois à Istanbul (Turquie) le 24 avril pour y commémorer le génocide arménien.

Auparavant, en France, en lieu et place de la désormais célèbre “Journée de sensibilisation aux génocides et à leur négation“ qui se tient chaque mois d’avril devant Notre-Dame de Paris, le Collectif VAN avait organisé une soirée-débat-projection intitulée “Génocide arménien : un passé qui ne passe pas”, avec Maître Vincent Nioré pour modérateur. Elle s’est tenue le vendredi 5 avril au Ciné d’Issy (300 places) avec le soutien de la Mairie d’Issy-les-Moulineaux, en présence d’André Santini et de son équipe. Le programme a rencontré un vif succès : débat avec les journalistes Guillaume Perrier et Laure Marchand à l’occasion de la parution de leur livre “La Turquie et le fantôme arménien” ; projection du film “Le Fils du marchand d’olives” de Mathieu Zetindjioglou, séance-dédicaces.
Le Collectif VAN avait commencé l’année 2013 en étant, pour la troisième année consécutive, partenaire des Assises contre le négationnisme mises en place à l’ESG de Paris par Frédéric Encel : le thème en était « Médias et négationnisme ». Pour la première fois, la représentante du Collectif VAN a été invitée à s’exprimer à la tribune à propos du négationnisme du génocide arménien dans les médias et sur internet. Comme à l’accoutumée, le Collectif VAN a tenu un stand d’information pour accueillir le public.
Le Collectif VAN a poursuivi en 2013 sa participation aux actions de ses partenaires, en particulier celles du Collectif Urgence Darfour, de l’EGAM (Roma Pride), de la Licra et d’Ibuka France. Par ailleurs, le Collectif VAN est régulièrement sollicité par les militants des droits de l’homme turcs et kurdes face à la répression d’Ankara et alerte les pouvoirs publics sur leur situation.

Depuis 2004, le Pôle Média du Collectif VAN diffuse gratuitement 5 jours par semaine par mail et depuis 2006 sur le site www.collectifvan.org (très bien référencé sur Google Actualités) une revue de presse [Veille-Média] nationale et internationale, avec des articles et de nombreuses traductions sur les génocides, leur négation et les spoliations.
Dans le cadre de ce Pôle Média, le Collectif VAN signale certains faits négationnistes en les listant dans un «Observatoire du négationnisme» en ligne sur son site et utilisé par diverses instances arméniennes pour sensibiliser les médias, les institutions et les cercles politiques. Pour animer son site internet, le Collectif VAN a choisi de fournir un travail rémunéré à de jeunes webmasters francophones d’Arménie, basées à Erevan. Les dons que reçoit le Collectif VAN contribuent ainsi à offrir un emploi stable à de jeunes Arméniennes formées aux thématiques qui nous concernent. Tout ceci ne pourrait exister sans l’aide de nos membres, de nos généreux sympathisants et de la subvention annuelle de la Ville d’Issy-les-Moulineaux.

Merci pour votre soutien à une association indépendante de tout parti politique. En remerciant celles et ceux qui ont déjà devancé cet appel.

Collectif VAN [Vigilance Arménienne contre le Négationnisme]
BP 20083 - 92133 Issy-les-Moulineaux - France
Boîte vocale : +33 (0)1 77 62 70 77
http://www.collectifvan.org

Dons
à envoyer par chèque bancaire à l'ordre de : Collectif VAN
A adresser à : Collectif VAN - BP 20083 - 92133 Issy-les-Moulineaux - France
Par virement bancaire :
IBAN : FR76 30003 03983 00037272255 38
Identifiant international de la banque (BIC) : SOGEFRPP
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C'EST AUSSI LA RENTRÉE POUR LA DA-CONNEXION ! (22/10/2013)
C’est non sans émotion que la rentrée a permis aux bénévoles de l’association DA-connexion (Diaspora Arménie – connexion) de se retrouver à Paris, après avoir passé 3 semaines au mois d’août à organiser leur mission humanitaire en Arménie.
L’assemblée générale qui s’est tenue le 28 septembre dernier au Collège arménien Samuel Moorat à Sèvres, a permis de faire le bilan des activités de l’année écoulée, d’aborder la réalisation des projets à venir mais aussi d’élire le nouveau Bureau qui dirigera l’association.
Pour l’année 2013/2014, le Bureau de l’association DA-connexion est composé de :
• Siroun MARKARIAN, au poste de Présidente,
• Véra DARAKDJIAN, au poste de Vice-Présidente,
• Benjamine SCHMIDLIN, au poste de Vice-Présidente,
• Marie LESAGE, au poste de Secrétaire,
• Vivien DARAKDJIAN, au poste de Trésorier.
Animation, rénovation, prévention à l’hygiène : ces missions restent le cœur des activités mises en œuvre sur le terrain par la DA-connexion. Pour cela, les membres seront disponibles tout au long de l’année à l’occasion des rencontres organisées afin de présenter et défendre ce qui fonde leur motivation : améliorer le quotidien des enfants d’Arménie et du Karabagh, pour leur bien-être et leur avenir.

DA-connexion
http://www.da-connexion.org
Paris, le 21 octobre 2013
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SUCCÈS POUR LA CÉRÉMONIE OFFICIELLE DE LANCEMENT DE LA CONSTRUCTION DU NOUVEAU GROUPE SCOLAIRE À ALFORTVILLE (15/10/2013)
Plus de 250 personnes ont assisté le samedi 5 octobre 2013 à la cérémonie officielle de lancement de la construction du nouveau groupe scolaire d’Alfortville événement majeur pour la communauté arménienne de France  en présence de Monseigneur Norvan Zakarian, Primat du Diocèse arménien de France et Président de l’Apcaf, de Messieurs Luc Carvounas, Sénateur-Maire d’Alfortville, et René Rouquet, Député du Val de Marne, ainsi que de Monsieur Kévork Arabian, principal bienfaiteur du projet.
Après la bénédiction prononcée par Mgr Norvan Zakarian sur le terrain même où les fondations spéciales des pieux de plus de 16 m ont été achevées, l’APCAF a présenté le projet dans sa globalité - enjeux, mission, équipe, planning sur 18 mois des travaux et budget.
L’assistance a ensuite découvert le projet en images, présenté par l’architecte Myriam Agopyan, une visite au cœur d’un projet centré sur « le bien-être des élèves et des professeurs dans un cadre de qualité franco-arménien ».
Dans son discours, Monseigneur Zakarian, a insisté sur l’importance vitale de la transmission de la langue arménienne tout en remerciant chaleureusement le principal bienfaiteur du projet, Monsieur Arabian. Ensuite, Luc Carvounas, Sénateur-Maire d’Alfortville a rappelé que la communauté arménienne avait toujours été un des moteurs du développement de la Ville et qu’elle pourrait compter sur le soutien du Conseil Municipal pour ce superbe projet. Il a également souligné la merveilleuse générosité du bienfaiteur Monsieur Arabian et l’efficacité tenace de Mgr Norvan Zakarian lui demandant même avec humour « de faire partie du conseil municipal compte tenu de sa capacité à trouver des solutions pour tout ». Le dernier orateur, Monsieur Kevork Arabian, par sa simplicité et son énergie a déclenché à plusieurs reprises de nombreux applaudissements. Non sans émotion, il a retracé les raisons de son engagement sur les projets d’écoles arméniennes et a salué, avec force, l’action de Mgr Norvan Zakarian dont la présence sur ce projet a été un élément déterminant de sa participation, déclarant, entre-autre « J’ai tout de suite dit oui à ce beau projet ». La cérémonie s’est achevée autour d’un buffet, par un moment de convivialité, pendant lequel beaucoup s’attachait à remercier chaleureusement Monsieur Arabian. Les commentaires enthousiastes à la présentation du projet se sont également traduits en messages de soutien spontanés et en dons.

Le projet de construction
Le nouveau bâtiment offre une extension à l’école Saint-Mesrop actuelle, fondée en 1978, établissement privé sous contrat de l’Education Nationale. Ce nouveau groupe scolaire permettra de mieux satisfaire les demandes d’inscription croissantes au primaire et d'ouvrir des classes de collège. L’APCAF, Association pour la Promotion de la Culture Arménienne en France, pilote et finance par appel aux dons ce projet. Sa gestion sera ensuite confiée à l’Association de Gestion actuelle de l’école (A.A.G). Le nouveau groupe scolaire portera le nom de son principal bienfaiteur « Ecole et Collège Kevork H. Arabian »

Le bâtiment
Le bâtiment, conçu pour accueillir 300 élèves de primaire et collège, occupera une superficie totale de 1585 m2, sur rez-de-chaussée + 3 niveaux. Il est conçu et réalisé par l’Atelier Agopyan Architectes qui dispose d’une expertise forte en matière de conception et de réalisation d’équipements publics. La livraison du bâtiment est prévue pour janvier 2015.

APCAF
Association pour la Promotion de la Culture Arménienne en France
Paris, le 10 octobre 2013
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COMMUNIQUÉ DU CCAF SUITE À LA VISITE D'ARNAUD MONTEBOURG EN TURQUIE (15/10/2013)
Lors de sa visite en Turquie, Arnaud Montebourg a déclaré que la France souhaitait inaugurer avec cet État "de nouvelles relations après les turbulences inutiles qui ont empoisonné leurs rapports". Avec cette référence détournée aux tensions qui ont suivi le vote de la loi Boyer sanctionnant, entre autres, le négationnisme du génocide arménien, le ministre de l’Industrie feint d’oublier que ce sont les autorités turques qui à cette période ont exercé un chantage odieux sur la France et ses institutions démocratiques pour l’empêcher de légiférer dans ce domaine.

Ce type de formule sibylline, qui pourrait laisser sous-entendre que notre République renoncerait à lutter contre le fléau du négationnisme pour complaire au gouvernement de M.Erdogan s’inscrit totalement en faux contre tous les principes défendus par le PS dans cette affaire. Faut-il rappeler que cette loi a été initiée des 2006 à l’Assemblée nationale par le Parti socialiste, à la tête duquel se trouvait un dénommé François Hollande ? Et que le chef de l’État, n’a jamais depuis démenti son engagement à faire voter une loi dans ce sens, qui a été également une promesse de campagne ?

Ces ambiguïtés distillées dans le contexte de l’annonce d’une visite d’État du président de la République en Turquie laisseraient-elles à penser que la realpolitik a pris le pas sur les valeurs, et qu’à la veille des cent ans du génocide, un gouvernement socialiste serait capable de sacrifier les victimes sur l’autel des intérêts marchands ?

Le CCAF prend acte que ce gouvernement développe ses relations avec un État négationniste complice et receleur du premier génocide génocide du XXe siècle. Mais qu’au moins ces relations, dont Ankara profite aussi, servent à faire évoluer la Turquie sur la voie de la vérité et de la justice et non à rabaisser la France tout en faisant reculer la morale élémentaire et les droits de l’Homme.

Paris 13 Octobre 2013
Conseil de coordination des organisations arméniennes de France
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UN CONCOURS D'ARCHITECTES CONCRETISE LE PROJET DU MUSEE MEMORIAL DU GENOCIDE ARMENIEN (15/10/2013)
Le projet de musée-mémorial du génocide arménien franchit une étape cruciale avec le lancement d'un concours d'architectes destiné à jeter les bases de la future Cité de Sèvres. Organisé par l'association Sèvres 2015 en charge du projet global, le concours est ouvert aux seuls jeunes architectes et doté d'un prix de 5000 €.
« Nous voulons un projet porteur d'espoir, de jeunesse et d'enthousiasme, un projet qui constituera par lui-même un démenti cinglant à la tentative de génocide et à sa négation. C'est pourquoi, en toute cohérence, nous avons décidé d'ouvrir préférentiellement ce concours aux étudiants architectes ou aux jeunes diplômés issus de formations européennes ou arméniennes » a précisé Leon Papazian, Secrétaire général de l'association Sèvres 2015.

Le règlement du concours est accessible en ligne sur le site de Sèvres 2015 : http://sevres2015.mailer1.com/actions/link/UTUZx9eWbUM_/KLIYYEozaeQ_/Gz7vMvkeX8Y_
Les
candidats devront répondre, à compter du 15 octobre, à un cahier des charges leur demandant d'imaginer un ensemble impressionnant de 2000 à 3000 m2 « conservant un édifice de la deuxième partie du 18ème siècle » dont « les façades et toitures, ainsi que le vestibule, le grand escalier, le salon d'honneur et le petit salon sont inscrits sur la liste annexe à l'inventaire des monuments historiques ».
« Le musée-mémorial s'insèrera dans le cadre prestigieux de la Vallée de la Culture, à côté du Palais où fut signé le traité de Sèvres, de la Cité nationale de la Céramique et de la future Cité de la Musique. Nous attendons donc un projet emblématique à l'architecture ambitieuse qui soit à même d'incarner tout à la fois le passé prestigieux de la culture arménienne, la rupture du génocide et la renaissance qui s'en est suivie en Arménie comme en Diaspora » a précisé le Père Haroutioun Bezdikian, Vice-Président de l'Association Sèvres 2015.
L'Association Sèvres 2015, constituée sous le régime de la loi de 1901, est mandatée pour mener le projet "Sèvres 2015" de réalisation d'un Musée Mémorial du Génocide arménien. La future Cité arménienne de Sèvres comprendra, outre le mémorial, un musée d'histoire associé, un centre de ressources et un centre de conférences. Il accueillera le grand public mais devrait également s'ouvrir aux chercheurs et au monde éducatif.

Adresse e-mail pour le concours : mailto:concours@sevres2015.org .
Sèvres, 15 0ctobre 2013
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LE FONDS ARMÉNIEN FÊTE SES 20 ANS (14/10/2013)
Parlant au nom du Fonds Arménien de France, son président, Bédros Terzian, a résumé sa vocation en trois mots : aimer, transmettre et construire. «C’est l’amour de l’Arménie, du Karabagh et de leur peuple qui nous unit. Nous transmettons cet amour aux autres et le partageons avec eux. Grâce aux dons recueillis, nous construisons des infrastructures vitales pour la population et menons à bien des projets de développement agro-pastoraux », a déclaré Bédros Terzian, en soulignant que le Fonds Arménien de France n’est que « l’outil de ses donateurs au service de l’Arménie et du Karabagh ».
Après le gâteau d’anniversaire, dont les bougies ont été soufflées par les membres du Fonds Arménien de France, le président Bako Sahaguian a prononcé le discours de clôture. Il a souligné « l’importance stratégique » pour l’économie du Karabagh des infrastructures réalisées par le Fonds « dans tous les domaines ». Ayant rappelé l’estime profonde qu’il porte aux donateurs du Fonds Arménien de France, il a affirmé que « sans ces réalisations, il aurait été impossible de panser les plaies de la guerre et d’emprunter la voie d’un développement solide ». Le Président Sahaguian a ensuite remis au Fonds Arménien de France la Médaille de Reconnaissance de la République du Haut-Karabagh, déclenchant un tonnerre d’applaudissements.
Le Fonds Arménien comprend vingt-cinq branches dans le monde. Association humanitaire unitaire, elle a réalisé à ce jour plus de 650 projets en Arménie et au Karabagh : 476 km de routes, 424 logements sociaux, 281 km de canalisations d’eau pour les villages, 130 écoles construites ou rénovées, 250 écoles pourvues en mobilier de classes pour des dizaines de milliers d’enfants, 40 hôpitaux et dispensaires construits, 24 centres culturels et sportifs, 71 km de lignes électriques, 144 km de gazoducs, des milliers de plants d’arbres fruitiers distribués aux paysans ainsi que des semences, du carburant, des machines agricoles, création de coopératives d’élevage, soutien aux chercheurs scientifiques et aux étudiants, pensions alimentaires versées à plus de 8000 orphelins de la guerre jusqu’à leur majorité, réseaux Internet et Telecom, soutien aux écoles arméniennes de France, soutien aux Arméniens de Syrie.

Paris-Lyon, 14 octobre 2013
http://www.fondsarmenien.org
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ANNONCE ET APPEL A CANDIDATURE SÉMINAIRE GORIZ (21/09/2013)
Le cinquième séminaire de Goriz aura lieu à Istanbul du 31 Octobre au 3 Novembre 2013. Il sera organisé en partenariat entre l'UGAB Europe et la Fondation Hrant Dink, le séminaire a pour but de donner à des jeunes leaders arméniens de toute l'Europe une occasion unique de découvrir et de débattre des transformations qui affectent les Arméniens dans la Turquie d'aujourd'hui.

Le programme Goriz de l'UGAB Europe a pour objectif d'identifier de nouveaux jeunes leaders arméniens dans différents pays européens afin de les former, de les conseiller et de les aider à réaliser des projets au profit des Arméniens de de l'Arménie.

Ce séminaire suit les précédents rassemblement de Goriz qui ont eu lieu à Venise (2009, sur le thème du lobbying ), Erevan (2010, sur le thème de la démocratie et la participation citoyenne), Bruxelles (2011, sur la citoyenneté européenne ) et Erevan (2012 , formation médias).

La participation au séminaire se fait sur la base d'un dossier de candidature. Les participants aux séminaires Goriz sont généralement diplômés de l'université, ont déjà une expérience professionnelle et ont démontré des capacités de leadership. Ces séminaires de Goriz se tiennent en anglais. Les informations complètes et les documents d'inscription sont disponible sur le site : www.agbugoriz.org.

La date limite de soumission des candidatures est le lundi 7 octobre prochain. Les candidats sont encouragés à postuler le plus tôt possible.

La situation de la communauté arménienne en Turquie est naturellement d'une importance considérable. La Turquie elle-même subit actuellement de profondes transformations. Dans ce contexte, ce séminaire traitera d'une série de questions clés avec les principaux acteurs de la société civile à Istanbul. Son programme comprend:

• Une rencontre avec quelques-uns des pionniers de la préservation et de la promotion du patrimoine culturel arménien en Turquie.
• Des discussions avec les journalistes et les éditeurs arméniens, y compris une discussion avec AGOS, le journal fondé par Hrant Dink .
• Une table ronde avec des intellectuels sur l'évolution de la société et du contexte politique en Turquie .
• Une session sur les difficultés rencontrées par les Fondations arméniennes, qui jouent un rôle clé parmi dans la communauté arménienne en Turquie, en particulier pour la gestion des églises, des écoles et des hôpitaux.
• Des rencontres et discussions sur la situation des écoles arméniennes en Turquie.
• Des réunions et des séances de travail avec la jeunesse arménienne d'Istanbul.

Le samedi 2 Novembre, les participants auront l'occasion de prendre part à la première conférence sur les Arméniens islamisés de Turquie. Cette conférence est organisée par la Fondation Hrant Dink.

La Fondation Hrant Dink a été créée après l'assassinat de Hrant Dink devant les bureaux de son journal Agos, le 19 Janvier 2007 pour oeuvrer à ce qu'un tel événement ne se reproduise pas et pour continuer de porter son message pour un monde plus libre et plus juste. Ces éléments sont le cheval de bataille de cette magnifique Fondation. La fondation a pour objectif principal la démocratie et les droits de l'homme pour tous, indifféremment de leur appartenance ethnique ou religieuse ou de leur sexe. La fondation oeuvre pour une Turquie et pour un monde où la liberté d'expression n'a pas de limite, où toutes les différences sont acceptées et valorisées et où la conscience est notre guide dans notre approche au présent comme du passé. Notre cause est un avenir où prévalent une culture du dialogue, de paix et d'empathie.

L’UGAB Europe est la branche européenne de l'Union Générale Arménienne de Bienfaisance ( UGAB ) . Fondée en 1906 , l'UGAB ( www.agbu.org ) est la plus grande organisation arménienne à but non lucratif dans le monde. L'UGAB Europe coordonne et développe les activités paneuropéennes de l'organisation, elle préserve et promeut l'identité et le patrimoine arménien à travers des programmes dans les domaines de l'éducation, de la formation au leadership, de la culture, du patrimoine, de l'aide humanitaire ainsi que des politiques de l’Union Européenne.

Pour postuler, veuillez télécharger les documents nécessaires sur www.gorizagbu.org/éligibilité et renvoyer le formulaire dûment rempli à goriz@agbueurope.eu (mailto:goriz@agbueurope.org)

Contact:
Nora Mildanoglu
Hrant Dink Foundation
E-mail: noramildanoglu@hrantdink.org (mailto:noramildanoglu@hrantdink.org)
P. +90 212 240 33 61
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AGIR AU NOM DE LA JEUNESSE ET POUR LA JEUNESSE D'ARMÉNIE ET D'ARTSAKH (02/09/2013)
Tel est l’objectif du projet lancé en 2011 et qui a poursuivi son investissement en impliquant 27 bénévoles âgés de 18 à 30 ans, venus de Paris, Lyon, Bordeaux, Valence et Bruxelles, du 1^er au 30 août 2013, engagés dans une mission comportant trois volets: l’éducation, la santé et l’environnement.
Rénovation d’un centre de jeunesse à Malatya
Après Berdzor (Haut Kharabagh) en 2011, l’UGAB Jeunes a rénové un autre centre de jeunesse en périphérie d’Erevan. Le projet s’est en effet principalement reposé sur la rénovation de plusieurs pièces du centre de jeunesse « Hayortatz Doun», rattaché au Saint Siège d’Etchmiadzine, à Malatya où des activités culturelles et périscolaires y sont quotidiennement dispensées.
Mais le centre est délabré, mal isolé, peu entretenu et privé des réseaux de distribution d’eau et de gaz. Les bénévoles ont engagé des travaux étalés sur 4 semaines en rénovant complètement plusieurs pièces du bâtiment, assurant les poses de portes et fenêtres sur plusieurs étages, l’acheminement du gaz et de l’eau dans le centre tout en garantissant l’isolation d’une grande partie de la structure. L’UGAB Jeunes a ainsi rendu à la jeunesse des locaux dignes de l’accueillir et de contribuer à son émancipation.
Dons de matériel scolaire et de vêtements, actions de prévention bucco-dentaire
Plusieurs actions de distribution de fournitures scolaires (Malatya), de livres (Stepanakert, centre de francophonie) ou de vêtements ont été mises en place durant le séjour. Des ateliers de prévention bucco-dentaire et de distribution de kits dentaire ont permis de sensibiliser les enfants à la santé orale. Ces instants d’échange ont laissé des liens forts, marqués par une grande reconnaissance et une forte émotion.
Mission de protection de l’environnement au lac Sevan
Après les actions de sensibilisation et de ramassage de déchets en 2011, l’UGAB jeunes s’est promis de revenir sur les rives du lac Sevan et d’aller encore plus loin dans le domaine de l’écologie. En collaboration avec la mairie de la ville de Sevan, deux panneaux de sensibilisation à la protection de l’environnement ont été plantés sur les rives du lac, rappelant à la population locale et aux touristes l’importance du patrimoine naturel. La pose des panneaux a été médiatisée et très appréciée par les riverains qui reconnaissent les dangers de la pollution.
L’UGAB Jeunes tient à remercier les partenaires majeurs ayant soutenu le projet (CGHS, Fondation Bullukian, Complex International, Czech Airlines), l’ensemble des donateurs, particuliers et entreprises, ainsi que le soutien logistique de l’UGAB Erevan. L’ensemble de l’équipe vous convie dès à présent à l’exposition photo qui aura lieu au Centre Alex Manoogian de l’UGAB, 118 rue de Courcelles, 75017 Paris le dimanche 6 octobre après-midi.

Contacts
UGAB Jeunes France
118, rue de Courcelles
75017 Paris
humanitaire@ugab-jeunes.fr
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BILAN ET RÉPERCUSSIONS DE LA FÊTE DU 4 AOÛT DE L'ALLIANCE PAN ARMÉNIENNE (04/08/2013)
Organisée par l’Association Alliance Pan Arménienne, la fête a débuté dès le matin, sous la forme d’un déjeuner animé par des prestations artistiques et d'animations diverses tout au long de la journée des danses, chants, des concours et des jeux se sont succédés.
L'Alliance Pan Arménienne, étant avant tout une association à vocation culturelle, nous avions installée à l'entrée du chapiteau une grande exposition qui nous a été prêtée par l'Œuvre d'Orient (une association qui aide les chrétientés d'Orient depuis 150 ans) qui a pour devise "les chrétiens de France au service des chrétiens d'Orient". Cette exposition a été montrée à Nice (à la Basilique de Notre Dame et à l'Eglise St Pierre d’Arène) pendant plus d'un mois cette année au moi de juin avec un grand succès et nous avons voulu la faire connaitre aussi à Cannes et Mandelieu. Traçant l'histoire trois fois millénaire des arméniens cette exposition donnée à voir le cheminement des arméniens, chrétiens d'Orient, à travers les siècles jusqu'à nos jours. Il y avait également une exposition et vente de livres des éditions Sigest pour laquelle nous avions invité monsieur Varujan Sirapyan le directeur de l'institut Tchobanian.
La liste des invités présents: Son Excellence l'Ambassadeur de la République d'Arménie Vicken Tchitedjian, le représentant de la République de Artsakh en France Monsieur Hovannes Kevorkian, le vicaire pour le Sud de la France Père Mesrop Barsamian, Père Krikor Khatchatrian le prêtre de l'Eglise Apostolique Arménienne de Nice du Var et de Monaco, Eliane Kazandjian la présidente du CCAF Sud( Conseil de Coordination des Arméniens de France) et Monsieur Robert Azilazian le vice président du Diocèse de France.
Cette fête était placé cette sous le signe de l’amitié entre les arméniens et leurs sympathisants venus de tous les coins de France, d’Europe et d’ailleurs, tous rassemblés dans la joie et la fraternité. Le thème de
cette année était la République de l’Artsakh. Monsieur le Maire Henri Leroy s’est recueilli au côté de la communauté arménienne devant le Khatchkar (croix de pierre vers 15h) situé au square d’Arménie. Après le dépôt des gerbes et la prière pour les victimes du génocide des arménienne de 1915 Monsieur Henri Leroy est venu dans le parc et a déclaré devant un parterre
de 500 convives sa décision de devenir membres du cercle des amis de la République de l’Artsakh (ci-joint la déclaration du cercle des amis de la République de l'Artsakh). Les participants de cette journée ont été ravis
de partager ce moment d’émotions intenses et ce sont donné à cœur joie à danser jusqu’à tard dans la soirée.
Association Pan Arménienne
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L'UGAB EUROPE ET EGAM INVITÉS PAR DürDe À COMMÉMORER LE GÉNOCIDE ARMÉNIEN À ISTANBUL EN TURQUIE ET EN ARMÉNIE (19/04/2013)
L’UGAB Europe et EGAM (Mouvement Antiraciste Européen) sont invités par DürDe ! (Dis Stop au Racisme et au Nationalisme !) à commémorer le génocide arménien à Istanbul en Turquie. Des représentants des trois organisations iront ensuite à Erevan (Arménie) pour participer aux commémorations.

Pour la première fois depuis la perpétration du génocide de 1915, il y a 98 ans, une délégation européenne, constituée d’une vingtaine de personnes venues de quinze pays, sera présente en Turquie pour les commémorations du génocide arménien, qui s’y tiendront pour la 4e année consécutive.
L'organisation arménienne UGAB Europe répond ainsi à l'appel des ONGs turques DürDe! (« Dis stop au racisme et au nationalisme! ») et Association pour les Droits de l’Homme – IHD, partenaires d'EGAM en Turquie, qui ont demandé le soutien de la société civile turque engagée pour la reconnaissance du génocide arménien en venant participer aux commémorations en Turquie cette année. L'EGAM a invité l'UGAB Europe à constituer une délégation commune.
Pendant quatre jours, la délégation rencontrera des représentants de la société civile – intellectuels, turcs, kurdes, arméniens, artistes,… - des représentants des minorités et le monde de la jeunesse avec une conférence à l’Université Sehir et participera aux commémorations du 24 avril.
Le 25, des représentants de cette délégation seront à Erevan pour y commémorer ensemble le génocide arménien.
Cette délégation est une initiative de solidarité avec ces Turcs engagés pour la vérité historique, qui ont appelé à sa constitution. C’est une initiative de justice contre le négationnisme, qui est la continuation de la perpétuation du génocide. C’est enfin un engagement pour la démocratie, renforcée par la vitalité de la société civile.
L'initiative est soutenue par de nombreuses personnalités (dont Serge Klarsfeld, Dario Fo, Adam Michnik, Bernard Kouchner, Olivero Toscani, Jovan Divjak, etc.) et de nombreux représentants de la société civile européenne, turque et arménienne, qui ont signé un appel en ce sens. L'appel devrait être publié dans les prochains jours dans la presse européenne, et notamment dans Libération (France), SME (Slovaquie) et Gazeta Wyborcza (version web, Pologne).
Les commémorations se dérouleront à Sultanahmet et Taksim, respectivement à 14h et 19h15. Un point presse aura lieu la veille, le 23 avril, à 11H au Cezayir restaurant.
Le génocide arménien: en 1915, l'importante population arménienne de l'Empire ottoman fut exterminée sur ordre de la junte de dirigeants Jeunes Turcs au pouvoir. Depuis lors, la République turque a institué la négation de ce génocide en politique officielle, et sanctionné toute affirmation du passé arménien du pays.
L'UGAB fut fondée en 1906 et est la plus grande organisation arménienne sans but lucratif au monde. Elle a pour vocation la préservation de l'identité et du patrimoine arménien par des programmes culturels, éducatifs et humanitaires dont bénéficient près de 400.000 personnes. L'UGAB Europe est la branche européenne de l'organisation. Elle anime de nombreuses activités dans les domaines de la recherche universitaire, de la défense et de la promotion du patrimoine culturel, de l'éducation, de la culture et de
l'instruction de la langue arménienne, des mouvements de jeunesse, de la formation au leadership ainsi qu'en matière de politiques européennes.

UGAB Europe
Bruxelles, le 19 avril 2013
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CHENE APPORTE SON SOUTIEN AUX ARMÉNIENS DE SYRIE (27/02/2013)
L’association CHENE France apporte son soutien aux Arméniens de Syrie avec une aide de 10 000 euros.
Depuis 1990 l’association agit pour donner aux populations arméniennes de l’Arménie, de l’Artsakh, et de Géorgie la possibilité de vivre et travailler au pays. C’est la mission qu’elle s’est fixée.
Devant la situation tragique de la population syrienne et notamment celle des Arméniens, CHENE France a décidé d’affecter une partie des bénéfices de la braderie 2012 au « Fonds d’aide aux Arméniens de Syrie » géré par le Catholicossat Arménien de Cilicie à Antélias.

CHENE France
Paris le 27 février 2013
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ACTIVITÉ DE LA BILBIOTHÈQUE DE L'EGLISE APOSTOLIQUE ARMÉNIENNE - OUVERTURE DU SITE INTERNET (26/02/2013)
La Bibliothèque de l'Eglise apostolique arménienne de Paris, instrument de travail des prêtres de l'Eglise, ouvre également ses ressources aux personnes désirant acquérir des connaissances et consulter des ouvrages sur nombre d'aspects de la vie culturelle arménienne.
L'ouverture du site Internet de la Bibliothèque a pour objet de permettre l'accès au catalogue de ses collections aux chercheurs, aux étudiants et au grand public.
Avancement du catalogage
La situation à mi-février 2013 s'établi comme suit (entre parenthèses, l'évolution par rapport à fin 2012) :
- Ouvrages en arménien : 4 149 livres et 195 collections de périodiques
- Ouvrages en français : 765 livres (+ 36) et 52 collections de périodiques
- Ouvrages en anglais : 394 livres (+ 5) et 29 collections de périodiques
Le catalogage des ouvrages en français et anglais peut être considéré comme terminé : les descriptions bibliographiques sont relativement complètes.
Pour les collections d'ouvrages en français, un module thématique a été ajouté à la fonction de recherche avancée. Le catalogage des ouvrages en arménien progresse lentement : tous les ouvrages sont répertoriés, mais il faut vérifier les titres et les auteurs, scanner les couvertures et ajouter les informations bibliographiques.
L’ensemble de ces catalogues peut être consulté sur le site internet de la Bibliothèque.

Père Jirayr Tashjian
http://www.bibliotheque-eglise-armenienne.fr/
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LE CULTE DE LA PERSONNALITÉ DE HEIDAR ALIEV AU PAROXYSME DU RIDICULE EN AZERBAÏDJAN (26/02/2013)
L'Institut d'histoire de l'Académie des Sciences d'Azerbaïdjan vient de créer une chaire d'étude sur « l'alievisme comme science », composée de plusieurs chercheurs dédiés aux travaux universitaires sur Heidar Aliev, père de l'actuel président Ilham Aliev et considéré comme « le père de la nation azerbaïdjanaise ».
Nul n'ignore que le culte de la personnalité a atteint le sommet du ridicule en Azerbaïdjan. Mais cette volonté des autorités azerbaïdjanaises d'écraser le peuple azerbaïdjanais dans la servitude au profit de « l'idole » du peuple prend un virage plus qu'inquiétant dans cet État membre du Conseil de l'Europe, du Partenariat oriental de l'UE.
Le Conseil de coordination des organisations arméniennes de France (CCAF) rappelle que Heïdar Aliev, ancien général du KGB et membre du Politburo du PCUS est le responsable de la répression contre son propre peuple et du nettoyage ethnique des Arméniens du Nakhitchevan. Il a également à son actif une responsabilité dans les pogroms anti-arméniens de Soumgaït, dont nous commémorons le 25e anniversaire, dans la politique anti-arménienne de Bakou contre les Arméniens du Haut-Karabakh et dans la montée du racisme anti-arménien en Azerbaïdjan. L'alievisme ne correspond en rien aux critères de la science. C'est une barbarie élevée au rang de socle idéologique haineux portée par une dynastie au pouvoir de 1969 à nos jours, à l'exception d'une parenthèse entre 1987 et 1993.
Le CCAF attire l'attention des gouvernements européens et des opinions publiques sur l'incompatibilité qui existe entre la dictature en Azerbaïdjan et les valeurs universelles, humanistes et démocratiques qui régissent notre vie en commun en Europe. Cet État dictatorial peut-il faire partie de la famille européenne ?

Le Conseil national du CCAF.
Paris, le 25 février 2013
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EUROPE : LE CCAF CONDAMNE LE SIGNAL POSITIF DE LAURENT FABIUS AU RÉGIME AUTORITAIRE DE LA TURQUIE (14/02/2013)
Le CCAF (Conseil de coordination des organisations arméniennes de France) déplore la décision de la France de donner son accord à l’ouverture d’un nouveau chapitre dans les négociations de la Turquie avec l’Union européenne. Cette initiative, rendue publique par Laurent Fabius le 12 février, est d’autant plus intolérable qu’elle intervient dans un grave contexte d’atteintes aux libertés dans ce pays : vague d’arrestations contre les journalistes et contre les avocats, condamnation à perpétuité de la sociologue Pinar Selek, 21 ans de prison requis contre l’étudiante française Sevil Sevimli. Cette situation, qui alarme l’ensemble des ONG, est telle que le 6 février le secrétaire général du Conseil de l’Europe, Thorbjorn Jagland, en visite en Turquie, a dû se livrer à un sévère réquisitoire sur la condition droits de l’homme dans cet Etat. Cette décision choquante du gouvernement français s’inscrit également dans un contexte de racisme et de violence contre les minorités en Turquie( femmes arméniennes tuées à Istanbul, répression antikurde), lequel a fait couler le sang jusqu’à Paris le 9 janvier dernier avec l’assassinat de 3 militantes kurdes. Un crime sur lequel pèsent de lourds soupçons quant à l’implication des services secrets turcs. Compte tenu de ces événements, l’annonce de Laurent Fabius constitue une provocation et un encouragement aux turpitudes du régime AKP. Elle exprime une conception cynique de la diplomatie, en totale contradiction avec les engagements affirmés du PS et du Président de la République sur les conditions d’entrée de la Turquie dans l’Europe.

Conseil de Coordination des Organisations Arméniennes de France
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APPEL POUR LA RÉALISATION D'UNE BROCHURE SUR LA PRESENCE ARMÉNIENNE EN TERRE D'ISLAM (09/02/2013)
L'institut arménien de France et l'Association Nationale des Anciens Combattants et Résistants Arméniens préparent une grande cérémonie à L'institut du Monde Arabe en liaison étroite avec Monsieur Dalil Boubakeur, Recteur de l'Institut musulman de la Grande Mosquée de Paris.
Après de nombreuses manifestations du dialogue judéo-arménien (dont la prochaine sera à la Synagogue des Armées,14 rue Chasseloup-Laubat Paris 15, le 20 février à 17H30, , l'Hommage à Missak Manouchian et aux Fusillés de l'Affiche rouge), il nous a paru opportun de rendre aussi hommage à tous ces pays du Proche et du Moyen-Orient qui ont laissé leurs portes ouvertes aux Arméniens fuyant le génocide de 1915, sinon la catastrophe humanitaire aurait été encore plus tragique.
A ce jour, quelque 300 000 Arméniens vivent encore dans la douzaine de pays du Proche et Moyen-Orient. Il nous faut conforter leur présence en apportant notre contribution , en France parce que nous le pouvons, à ce que l'Islam ne doit pas être stigmatisé et aussi donner l'exemple du dialogue tel que nous le prouvons avec des relations cordiales avec la Grande Mosquée et son Recteur.
Une brochure est mise à l'étude pour reconstituer le tissu millénaire des relations entre les Arméniens et le Monde arabo-musulman.
On a retrouvé, par exemple, les firmans (Un firman est un décret royal émis par un souverain dans certains pays islamiques) édités par la Mecque condamnant les massacres ottomans d'Adana en 1909 comme " contraire à l'Islam" et aussi d'autres condamnations émanant de la Mecque , cette fois en 1915, s'insurgeant contre le Génocide et traitant Taalat, Enver et Djemal de "mécréants qui trahissent l'Islam" !
Cette brochure aura également une ou deux pages par pays avec la mise en relief des traces locales les plus spectaculaires de la présence arménienne : monuments, églises, centres culturels...
Elle sera remise à toutes les personnalités et imprimée pour être largement distribuée.
Contact :
ANACRA
1 avenue Mirabeau
78000 VERSAILLES
institut.armenien@gmail.com
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HRANT DINK, DEJA SIX ANS (19/01/2013)
Six années sont passées depuis l’assassinat de Hrant DINK et on continue à patiner. On n’est pas encore au «procès fleuve», mais on n’y est pas très loin. Un juge ordonne l’ouverture d’une enquête, un autre détourne la direction pour l’enfoncer dans le flou. L’Avocat Général réclame des enregistrements, la partie civile démontre les faits. Des témoins sont convoqués et renvoyés, des verdicts sont prononcés. Mais les commanditaires sont toujours dans l’ombre, en liberté, actifs, lucides et comploteurs.

Hrant DINK voulait avancer la démocratisation de la Turquie par la Turquie elle-même, de l’intérieur. Il voulait aborder, sans complexe, les moments sombres de l’histoire de la Turquie. Il a œuvré pour lever le tabou du génocide des Arméniens. Il a réussi. Oui! Il a réussi. Mais il a payé très cher le prix de sa réussite. Il a payé de sa vie! Aujourd’hui, en Turquie, on parle du génocide. On écrit des éditoriaux sur le sujet. On révèle des secrets. On découvre des vérités. Mais aussi on emprisonne des éditeurs. On pousse des journalistes à démissionner. On invite à s’exiler pour ne pas suivre la voie tracée par Hrant DINK.

On pensait que Hrant DINK était le dernier dans la ligne. Mais en réalité les atrocités, les agressions et les assassinats continuent sur le sol même de la Turquie. Hrant DINK assassiné en plein jour dans la rue à Istanbul, Sevag BALIKCI assassiné lors de son service militaire dans l’armée turque, cela nous fait penser aux méthodes de l’armée ottomane quand les officiers turcs faisaient creuser aux soldats arméniens des tranchées, pour les tuer par la suite et les enterrer dans ces mêmes tranchées. Maritsa KUTCHUK, une femme de 84 ans, décapitée chez elle après avoir été poignardée, Ilker CHAHIN, une institutrice turque décapitée car elle enseignait dans une école arménienne d’Istanbul… Un passager agressé dans un taxi par le chauffeur car il parlait en arménien au téléphone, et si c’était un touriste?! Est-ce cela le pays si accueillant et si abordable pour passer des vacances au soleil avec des affiches monumentales sur des panneaux publicitaires? On y va pour passer
des vacances et on se fait agresser car on parle une autre langue. Est-ce cela le pays démocratique, modèle pour le Moyen-Orient? Est-ce cela le modèle de tolérance? Est-ce cela le modèle de «ZERO agressivité avec ses voisins» quand on ne respecte même pas son voisin de pallier? Non, merci!

Éliminations, assassinats, exécutions! Et on continue à faire les yeux doux à la Turquie. On montre qu’on discute avec Abdullah OCALAN, on montre qu’il est bien traité en prison, quelle ironie! On dit qu’il a même la télé dans sa cellule. Mais on oublie de dire que le vrai chef d’accusation est qu’il est un combattant pour la liberté de son peuple. Devant les télévisions du monde entier, dans ce haut lieu de la démocratie qu'est le Parlement, on insulte et on agresse des collègues, non seulement verbalement mais aussi avec des coups de poings. Ces hommes et ces femmes sont les représentants du peuple, élus démocratiquement. Mais la démocratie existe-t-elle dans ce pays?

Le monde arabe a exprimé son besoin d'accéder à la démocratie en se débarrassant des dictateurs et l’Occident l’a suivi, mieux l’a aidé. Pourquoi pas en Turquie? Pourquoi n’aidons-nous pas le peuple turc dans sa quête de démocratie, comme on a aidé les populations des pays arabes? Quand allons-nous faire le bilan de la démocratie en Turquie? Suffit le dictat des intérêts économiques! Ouvrons les yeux! Suivons de près les travaux des différentes commissions qui évaluent le développement de la Turquie.

Retirons le voile pour découvrir la face cachée.

A la mémoire de HRANT...

NAZARPEK Jeunesse HENTCHAKIAN
Alfortville, le 19 janvier 2013
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JUSTICE POUR HRANT DINK (18/01/2013)
Il y a six ans, Hrant Dink, journaliste courageux qui se battait en Turquie même pour la reconnaissance du génocide de 1915 était assassiné à Istanbul de plusieurs balles par un jeune nationaliste turc. Ce crime odieux, commis de sang-froid, n’a cependant pas encore livré tous ses secrets. La justice turque fait en effet barrage aux investigations sur les liens entre l’organisation à laquelle appartenait Ogün Samast, l’exécuteur, et l’appareil d’Etat où se cachent les commanditaires, comme l’indique un sérieux faisceau de présomptions.
La résistance à l’établissement de toute la vérité dont font preuve les autorités turques dans ce dossier s’inscrit hélas dans la logique bien ancrée d’un Etat qui n’a pas su jusqu’à aujourd’hui faire la paix avec son histoire ni surmonter ses vieux démons racistes. Hrant Dink est l'une des dernières victimes arméniennes de ce fanatisme dont les conséquences continuent à faire des ravages jusqu’en France, si l’on en juge par les soupçons pesant sur l’assassinat de trois militantes kurdes à Paris le 9 janvier dernier.
Comme tous les ans le CCAF a fait déposer ce jour une gerbe de fleurs sur la tombe du fondateur du journal Agos. Avec la certitude que Hrant Dink n’est pas mort pour rien et que son combat continuera jusqu’à ce que justice soit faite au peuple arménien, victime du premier génocide du XXe siècle.

Conseil de Coordination des Organisation Arméniennes de France
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"LES PLAIES DU KARABAGH" PRÉSENTÉE À L'UGAB (31/12/2012)
A l’invitation de l’Union Générale Arménienne de Bienfaisance, la journaliste bulgare Tsvetana Paskaleva a présenté «Les plaies du Karabagh », ce samedi 1er décembre en présence du vice-consul Levon Tavtian, vice-consul d’Arménie. Son film- témoignage sur la guerre relate le calvaire innommable qu’a subi la population arménienne lors des pogroms de Soumgaït, Kirovabad, en 1988 perpétrés par l’Azerbadjan voisin.
Nous sommes en 1991, Tsvetana Paskaleva étudie à l’institut du Cinéma. On lui donne des infos sur la déportation des Arméniens de Guetachen et de Martounachen (Karabagh). Son expérience de la guerre en Ossétie du Sud pousse la jeune journaliste à se rendre au Karabagh pour faire son métier. Elle aidera un confrère Vartan Hovhanessian à le faire sortir de prison. « Je n’ai pu approcher Vartan mais ne voir que son avocat », déplore-t-elle. Grâce à l’aide de Mikaïl Gortbatchev, en visite à cette époque, en Grande Bretagne et à la campagne des medias occidentaux, le journaliste arménien à recouvrer la liberté ».
Elle restera trois ans dans l’enfer de la guerre et réalisera ainsi sept films sur le sujet qu’elle présente, actuellement, lors d’une tournée internationale. « Je ne me sentais pas de laisser ces pauvres gens dans un malheur extrême, car à chacun de mes départs, ils me demandaient de revenir
Après la projection de deux de ses reportages, Tsvetana Paskaleva a parlé sans ambages et en toute objectivité de la situation et de sa vérité d’un combat pour l’autodétermination qu’elle n’arrête pas de clamer. « Le monde doit aider le Haut-Karabagh» a être absolument reconnu par les Instances Internationales », a martelé la jeune femme devant une assistance en état de choc, scotchée et silencieuse, car l’Azerbadjan voisin, est profondément arménophobe ». «Chaque oreille coupée ramenée à la hiérarchie azérie, d’un Arménien assassiné, donnait droit, à son auteur, à une récompense matérielle » Ce n’est pas une guerre propre, classique pour récupérer des terres mais bien de haine raciale dont il s’agit », a articulé lentement la journaliste.
Le reporter bulgare dormait dans un hôpital lors de ses reportages. « Avec une blouse blanche à portée de main, pour parer à toute éventualité d’agression ». Elle a d’ailleurs été condamnée par trois fois de mort et soignée à l’institut Mikaélian à Erevan, suite à une blessure à la jambe.
Et quand on lui demande si elle a du sang arménien, dans les veines, elle rétorque « Pas une seule goutte, par contre, les Karabariotes ont du sang bulgare qui coule dans leurs veines -elle donnait son sang d’un groupe très rare à l’hôpital-. « Ces gens étaient dans une telle souffrance qu’il eut été indécent de ma part de paraphraser le fameux « Tsavet danem », « Que j’emmène ta douleur avec moi », dit avec compassion, à l’occasion d’un quelconque malheur que seuls emploient les Arméniens.
« Aujourd’hui le cas de Ramil Safarov que vous connaissez tous certainement, cet assassin qui a été glorifié et héroïsé dans son pays montre bien qu’il n’y a aucun chemin possible en arrière du Karabagh, et que l’Azerbadjan n’a aucun droit d’être responsable du sort du Kkarabagh et de son avenir, c’est impossible », martèle t elle, car ils ont la haine de l’Arménien »
« Les valeurs humaines sont plus importantes que l’argent et il faut qu’on puisse faire comprendre au monde, aux médias que le Karabagh, territoire ancestral arménien doit être indépendant et ne pas être sous le joug de l’Azerbadjan, arménophobe avec lequel il n’y aura aucune chance de Paix », dit tout haut la journaliste. « Cela fait vingt ans que la cause du Karabagh est sur la table des négociations . On a gagné des guerres, il nous reste à présent à mener le plus dur, le combat diplomatique », a conclu Tsvetana Paskaleva.
Avec ses 11000 km pour 150 000 habitants dont 80% d’Arméniens, le Haut-Karabakh a déclaré son indépendance le 2 septembre 1991 lors de l’éclatement de l’empire soviétique. « Ce qui a provoqué une réaction violente assortie de pogroms de la part de l’Azerbadjan sous la coupe duquel Staline l’avait placé en 1921, afin de créer des frontières artificielles pour mieux asseoir son pouvoir », selon Hovhannes Guevorguian, ce jeune diplomate du Haut-Karabagh. « Depuis, cette terre, historiquement arménienne, lutte pour son indépendance ou son rattachement à l’Arménie. En 1988, des pogroms anti-arméniens font des centaines de victimes à Soumgaït ainsi qu’à Bakou en 1990. En 1991, la résurgence des massacres d’Arméniens et de Karabariotes par le pouvoir azerbadjanais a conduit à une guerre de décolonisation que nous avons gagnée en 1994. Aujourd’hui, la situation est dans l’impasse et le cessez-le-feu sur le terrain devient instable.
Depuis le 12 mai 1994, une trêve négociée par la Russie marque un coup d’arrêt aux hostilités entre Arméniens et Azerbadjanais. En 1994, un cessez le feu est obtenue dans le cadre du groupe de Minsk une instance créée en 1992 par l’OSCE et coprésidée par la France, la Russie et les Etats-Unis ».
M.BUL.
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RESULTATS DU PHONETHON EUROPEEN 2012 DU FONDS ARMENIEN PARRAINE PAR YOURI DJORKAEFF ET DANIEL BILALIAN (18/11/2012)
Plus de 1,4 million € récoltés en 4 jours, soit + 8 % par rapport à 2011
Le Phonéthon européen, opération humanitaire organisée par le Fonds Arménien de France en faveur de l’Arménie, du Karabagh et de la communauté arménienne de Syrie, placé cette année sous le signe du sport et de l’esprit d’équipe et parrainé par le champion du monde de football 1998 Youri Djorkaeff et le directeur des Sports de France-Télévisions Daniel Bilalian, a débuté le jeudi 15 novembre et s’est clos ce dimanche 18 novembre 2012.
Grâce aux appels de près de 750 bénévoles à partir des plateformes Orange, plus de 1,42 million € (+8 % par rapport à 2011) ont été récoltés en promesses de dons auprès des 50 000 familles et entreprises contactées au cours de cette opération.
Pour le Président du Fonds Arménien de France, Bédros Terzian, « nos bénévoles et nos donateurs, une fois
de plus, ont prouvé qu’ils étaient les champions de la solidarité et que rien, ni la crise économique, ni les incertitudes liées aux situations politiques, ne peut entamer leur indéfectible attachement envers la population de l’Arménie, du Karabagh et leurs frères et soeurs de Syrie. En cette année 2012, par leur dévouement et leur générosité, en France, en Allemagne, en Grèce, aux Pays-Bas, en Suisse et en Belgique, comme dans tous les pays où le Fonds Arménien est implanté, ils ont prouvé que la fraternité et l’entraide sont des valeurs essentielles. Le Fonds Arménien de France remercie particulièrement ses deux parrains dont la participation active au Phonéthon 2012 a permis le succès de notre collecte, et l’association des Amis du Consulat général d’Arménie de Marseille dont le don de 100 000 € a largement contribué à dépasser notre résultat de l’année dernière. »
Sur ces dons, 1,22 million € proviennent de France, 96 000 € d’Allemagne, 25 000 € de Suisse, 30 000 € de
Grèce, 8 000 € de Belgique et 46 000 € des Pays-Bas. Des opérations similaires se déroulent en ce moment
aux Etats-Unis, au Canada, en Australie, en Argentine, au Liban et en Russie, ainsi qu’en Arménie et au Karabagh.
Le Phonéthon continue après le 18 novembre. Il est possible de faire des dons via le site internet www.fondsarmenien.org ou par téléphone : N° Azur (coût d’un appel local) 0810 10 14 14, jusqu’au 31 décembre 2012.
A propos du Fonds Arménien de France : Les appels sont émis à partir de 5 centres (Paris, Lyon, Marseille, Toulouse et Nice) mis à disposition par Orange, partenaire officiel du Phonéthon. Le Fonds construit des infrastructures en Arménie et au Karabagh (routes, écoles, dispensaires et hôpitaux, réseaux d’eau potable, de gaz et d’électricité, bases agricoles, semences et élevage, etc.) indispensables au développement socio-économique de leurs populations.
18 novembre 2012
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UN MEMORIAL DU GENOCIDE ARMENIEN POUR LA RECHERCHE ET L’EDUCATION A LA CITOYENNETE (13/11/2012)
Un mémorial du génocide arménien va être établi à Sèvres, dans les bâtiments du collège Samuel Moorat, appartenant à la congrégation des Pères mekhitaristes. Le projet mené par l’association Sèvres 2015 comprendra un musée, un centre de recherches et un centre de conférences.
« Notre projet poursuit l’objectif d’institutionnaliser la présence et l’expérience arménienne dans la Cité, au-delà de la question centrale du génocide, acte de naissance des Français d’origine arménienne » a expliqué Gérard Guerguerian, le président de l’association Sèvres 2015. « Il s’agit essentiellement d’un projet citoyen, dynamique, scientifique et tourné vers l’avenir qui déborde largement le simple cadre muséographique ou mémoriel » a poursuivi Gérard Guerguerian.
Autour du mémorial, pièce centrale du dispositif, le centre de recherches conduira une réflexion et produira des études sur les génocides et les crimes contre l’Humanité mais abordera également les autres aspects – politiques, économiques, sociaux et culturels – liés à l’existence centenaire et à l’engagement civique des Français d’origine arménienne.
Le projet sera initié par la mise en place d’une fondation indépendante qui bénéficiera de l’usufruit des terrains et bâtiments de la congrégation, idéalement situés aux portes de Paris et à proximité de communes à forte concentration arménienne. L’inauguration du complexe est prévue en 2015, à la date anniversaire des cent ans du génocide.
« Le traité signé ici même, à Sèvres, en 1920 contenait les germes d’une promesse qui n’avait pas encore porté ses fruits. En poursuivant l’œuvre intellectuelle et éducative accomplit depuis trois siècles par les Pères mekhitaristes mais aussi en lui conférant une dimension citoyenne inédite, notre projet volontariste enrichira d’un nouveau regard cet universalisme qui fait le génie de la France et auquel nous sommes profondément attachés » a conclu le président de Sèvres 2015.
Le projet du mémorial de Sèvres est conçu sur la base d’un large soutien national. Il vise à la transparence et à l’autonomie financière.
Sèvres, le 13 novembre 2012

Association Sèvres 2015
26 rue Troyon
92310 Sèvres
contact@sevres2015.org
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RENCONTRE CCAF / BRUNO LE ROUX (18/10/2012)
Une délégation du Conseil de Coordination des Organisations Arméniennes de France (CCAF), composée de ses deux co-Présidents, Ara Toranian et Mourad Papazian, a été reçue par Bruno Le Roux,
Président du groupe socialiste à l'Assemblée Nationale, le jeudi 18 octobre.
Les représentants du CCAF ont exprimé leur volonté de faire aboutir l'adoption d'une loi pénalisant la négation du génocide arménien en France, conformément aux engagements de campagne de François Hollande, réaffirmés au mois de juillet. Les deux représentants du CCAF ont fait part de "l'impatience de la communauté arménienne de France qui attend que le Président de la République et le Parti socialiste respectent leur parole".

Bruno Le Roux a confirmé que la volonté de la majorité était intacte sur la question et qu'il allait mettre "le groupe socialiste sur la préparation d'un texte qui devrait être déposé, comme convenu, avant la fin de la première année de mandat du Président de la République".
Le chef de la majorité à l'Assemblée Nationale a ajouté : "Je vais prendre mes responsabilités pour avancer et aider le Président de la République à respecter ses engagements".

CCAF
Paris, le 18 octobre 2012
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LIBÉRATION SCANDALEUSE PAR LA HONGRIE DE RAMIL SAFAROV (31/08/2012)
Libération scandaleuse par la Hongrie, après 8 ans de réclusion, du barbare Ramil Safarov.
Le CCAF exprime sa plus totale consternation à la suite de la décision du président de l’Azerbaïdjan Ilham Aliev d’amnistier Ramil Safarov, extradé par la Hongrie. Cet officier de l’armée azerbaidjanaise a été condamné en 2006 par la justice hongroise à 30 ans de réclusion incompressible pour l’assassinat du lieutenant Gurken Markarian, officier de l’armée arménienne.
Les deux militaires participaient en 2004 à un stage linguistique de l’OTAN à Budapest. Dans le dortoir d’une caserne militaire, Ramil Safarov avait coupé à coup de hache la tête de l’officier arménien durant son sommeil.
Cet acte purement raciste condamné par le tribunal hongrois comme « prémédité, malveillant et exceptionnellement cruel » a toujours été justifié par la présidence de l’Azerbaïdjan, qui n’a cessé de militer pour la libération de son auteur qui a reçu, il y a quelques années, le titre de « héros national de l’Azerbaïdjan ».
Selon nos informations, il apparaîtrait que l’Azerbaïdjan s’est engagé à acheter pour plusieurs milliards d’euros d’obligations hongroises en échange de cette extradition qui s’est immédiatement traduite par une libération du barbare Safarov.

A ce stade, le CCAF tient à exprimer trois points.
• L’extradition de cet assassin place la Hongrie et ses autorités en rupture totale avec les valeurs européennes. Il revient au gouvernement hongrois de s’expliquer dans les meilleurs délais sur cette mascarade de justice.
• Le décret d’amnistie démontre, s’il en était besoin, la nature raciste et criminelle de la dynastie Aliev à la tête de la dictature en Azerbaïdjan. En signant ce décret, Ilham Aliev n’est pas qu’un dictateur, il devient également le commanditaire de l’assassinat du jeune officier arménien, puisqu’il endosse la responsabilité de l’acte barbare du bourreau Safarov.
• Enfin, cette opération scandaleuse doit d’interpeller l’OTAN, dont l’honneur vient d’être bafoué par cette décision inique, à quelques jours d’une tournée de son secrétaire général dans le Caucase du Sud.

Dans ces conditions, le CCAF appelle l’ensemble des démocraties et en premier lieu la France et l’Union Européenne à dénoncer ces procédés d’un autre âge ainsi que l’attitude de Bakou, qui à nouveau cautionne et protège les pires actes de sauvagerie.
Le CCAF exprime une nouvelle fois sa totale solidarité avec la famille de Gurken Markarian et sait que les autorités arméniennes, les forces politiques de la République, les opinions publiques arméniennes et la diaspora dans sa totalité ne resteront pas insensibles face à cette infamie.

Le Conseil National du CCAF
Paris, le 31 août 2012.
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RENCONTRE FRA DACHNAKTSOUTIOUN AVEC MGR ZAKARIAN (23/07/2012)
Une délégation du nouveau Comité central de la FRA Dachnaktsoutioun pour l’Europe occidentale composé des deux co-présidents Mourad Papazian et Hratch Varjabedian accompagnés de Mourad Arslanian et Hovsep Der Kevorkian ont rencontré Mgr Norvan Zakarian, Archevêque de l’Eglise apostolique
arménienne de France.

Au cours de cette rencontre ont été abordés divers sujets touchant la communauté arménienne de France, notamment celui de la loi anti-négationniste, les différends relatifs à l’Eglise arménienne de Nice et la structuration de la communauté turque.

La délégation a réitéré son soutien à l’égard de l’Eglise arménienne et à l’attention de son Prélat, en lui témoignant de sa contribution dans ses missions et projets à venir.

La délégation a souligné l’importance de l’union nationale. A l’heure où la communauté arménienne est confrontée à de nombreux défis et obstacles, il est plus que nécessaire qu’elle reste unie et parle d’une seule et même voix, ce qui implique un lien fort entre l’Eglise et le peuple.

L’Archevêque Zakarian a partagé l’essence de cette réflexion en rappelant à son tour qu’il était prêt à toute collaboration pleine et entière.

Paris, le 23 Juillet 2012
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75ème CONGRES DE LA FRA EUROPE OCCIDENTALE (24/06/2012)
Au cours du 75 ème congrès de la FRA Dachnaktsoution qui s’est tenu à Alfortville les 22, 23 et 24 juin 2012, les délégués élus représentant les différents pays d’Europe occidentale et les diverses régions de France ont abordé des sujets fondamentaux ayant trait à la mise en œuvre de la stratégie du parti en Europe ainsi que sur son organisation interne.
Le Congrès a débattu des relations avec les différents partis politiques d’Europe, de la situation politique et socio-économique en Arménie, des relations Arménie-Diaspora, des questions relatives à l’entrée de la Turquie dans l’Union Européenne, de la lutte contre le négationnisme d’Etat de la Turquie et par sa nécessaire pénalisation par une loi de la République, de la politique anti-arménienne menée conjointement par la Turquie et l’Azerbaïdjan, de la situation des Arméniens au Djavakhk et du conflit du Haut-Karabagh.
Considérant les enjeux importants de la montée en puissance de l’offensive turque en Europe, considérant la volonté de l’état turc de réduire à néant l’action militante de la diaspora arménienne et notamment en France , considérant les moyens mis en œuvre par le gouvernement turc pour politiser ses communautés à travers le monde et les organiser en tant que contre-pouvoir, le Congrès de la FRA s’est prononcé en faveur du renforcement stratégique de l’union de toutes les forces arméniennes, qui constitue le seul moyen pour faire face à la déclaration de guerre lancée par Ankara.
Le Congrès a élu le nouveau Comité central pour l’Europe occidentale pour les deux prochaines années composé de : Mourad Papazian, Hratch Varjabedian, Mariette Gharapetian, Mourad Aslanian, Anto Echo, Dikran Chahmirian, Harout Mardirossian, Roupen Papazian, Hovsep Der Kevorkian.

FRA Dachnaktsoutioun Europe occidentale
Alfortville, le 24 juin 2012
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NÉGATIONNISME : LE CCAF ATTEND DES GESTES RAPIDES ET FORTS DE LA NOUVELLE ASSEMBLÉE NATIONALE (20/06/2012)
Le Conseil de coordination des organisations arméniennes de France (CCAF) salue l'ouverture de la XIVe législature de l'Assemblée nationale, mardi 20 juin. A cette occasion, il rappelle que conformément aux engagements du président de la République, François Hollande, le Parlement doit dans les meilleurs délais être saisi d'un projet de loi portant sur la pénalisation de la négation des génocides reconnus en France. Lors d'une rencontre avec François Hollande, en tant que candidat du Parti socialiste durant la campagne présidentielle, le futur Président de la République nous avait donné toutes les garanties sur sa volonté indiscutable de légiférer à nouveau sur ce dossier, lui-même s'étant personnellement impliqué dans cette question il y a plus de 10 ans et lors de la commémoration du 97e anniversaire du génocide des Arméniens, le 24 avril 2012, à Paris, à laquelle il a chaleureusement participé.

Lors de la précédente législature, la proposition de loi portant sur la lutte contre le négationnisme avait suscité, durant son adoption, une large majorité dans les deux chambres. Une majorité cassée par un recours scandaleux auprès du Conseil Constitutionnel, lequel a invalidé la loi, pour des considérations plus politiques que juridiques et sous la pression inadmissible de la Turquie et de l'Azerbaïdjan.

Ce principe du consensus entre la majorité et l'opposition doit nécessairement guider l'action des législateurs lors de l'examen du prochain texte à venir. Ce climat non-partisan est l'une des clés de réussite de la lutte contre le négationnisme. Nous appelons donc l'ensemble des députés à s'engager en faveur d'un nouveau texte au nom de la paix civile, des valeurs de la République et de la dignité humaine.
Nos exigences sont fortes, nos espoirs sont élevés et notre détermination est intacte.

Conseil de Coordination des Organisation Arméniennes de France
Paris, le 20 juin 2012
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COMMUNIQUÉ DU CCAF SUR L'AZERBAÏDJAN (12/06/2012)
L’Azerbaïdjan vote l’immunité à vie pour le clan Aliev. La communauté internationale doit condamner la dictature d’Aliev.
Le Conseil de coordination des organisations arméniennes de France (CCAF) demande instamment à la communauté internationale - en particulier à la France, aux autres pays de l’Union européenne, aux Etats-Unis et à la Russie - de condamner l’Azerbaïdjan et de prendre ses distances avec la dictature d’Aliev au pouvoir à Bakou, après le vote du Parlement azerbaïdjanais sur l’immunité à vie pour le président et son épouse. Ainsi, la dynastie Aliev ne pourra pas être poursuivie pour des actes criminels commis durant toute son existence. Nul n’ignore la fortune amassée illégalement par le clan Aliev à la tête de l’Azerbaïdjan depuis 1993. Tout le monde sait - gouvernements, ONG, médias, opinions et partis - que le clan Aliev s’est enrichi en abusant de son pouvoir et en trompant son propre peuple. Toute personne - opposant, simple citoyen, journaliste indépendant - qui dénonce à Bakou la corruption du système Aliev est harcelée par les autorités.

Ce vote, obtenu à une large majorité, intervient juste après les visites dans le Caucase du Sud de Hillary Clinton, la secrétaire d’Etat américaine et d’Eamon Gilmore, président en exercice de l’OSCE, vice-premier ministre et ministre des affaires étrangères de l’Irlande. Ce qui en soi constitue un mépris pour la démocratie et un camouflet pour les diplomaties occidentales. Pourquoi Américains et Européens, si enthousiastes lors de la chute de dictatures au Proche-Orient en 2011, se taisent face à la dictature en Azerbaïdjan ? Gaz et pétrole empêchent-ils les Occidentaux de dénoncer l’infamie au pouvoir à Bakou ? La dictature d’Aliev viole tous les jours les valeurs européennes (démocratie, droits de l’homme et humanisme) et constitue un cancer au coeur de l’Europe. Et pourtant, l’Azerbaïdjan est membre de l’OSCE, du Conseil de l’Europe et signataire du Partenariat oriental avec l’UE. Nous appelons donc les Européens à mettre fin à cette mascarade d’Etat de droit sinon en expulsant l’Azerbaïdjan de ces institutions, du moins en adoptant des sanctions contre ce pays dont la politique est une insulte aux valeurs européennes.

Aux Européens, notamment la France, pays qui co-préside le Groupe de Minsk chargé de régler le conflit du Haut-Kabarakh, de prendre les dispositions qui s’imposent pour exiger de Bakou qu’il se mette en conformité avec tout ce qui fait l’essence de l’Europe : paix, démocratie, droits de l’homme.

L’immunité à vie pour la dynastie Aliev confirme, faut-il le rappeler, l’urgente nécessité de défendre le droit à la liberté des Arméniens de la République du Haut-Karabakh. Jusqu’à quand, la communauté internationale ne va pas prendre sa responsabilité de reconnaître le droit aux Arméniens du Haut-Karabakh de ne pas vouloir vivre sous la dictature d’Aliev ?! Peut-on interdire à une population si opprimée par l’Azerbaïdjan le droit à la vie, le droit à la paix, le droit à la dignité, le droit à sa terre ?! La seule solution passe par la reconnaissance de l’indépendance de la République du Haut-Karabakh.

Conseil national du CCAF
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LETTRE OUVERTE AUX ARMÉNIENS DE FRANCE (21/03/2012)
L’espoir était là, la fierté d’appartenir à la République française également. Et pourtant, tout s’écroule par une décision du Conseil constitutionnel : la loi pénalisant la négation du génocide est contraire à la Constitution. La douleur est présente pour ceux qui ont travaillé sur le texte législatif et ceux qui la portent en eux depuis trois générations.
Pourquoi est-ce si compliqué ? Pourquoi tant de difficultés à défendre une cause dont les plaies ne cessent de se rouvrir, malgré les années qui nous séparent depuis le déroulement des faits ?
Qu'il s’agisse de l’Assemblée Nationale ou du Sénat, la proposition de loi n’a pas soulevé de cohésion unanime au sein des partis politiques. Il suffit de se référer au détail des votes.
Les prises de position individuelles ne suffisent plus ! La communauté arménienne de France attend un engagement unanime de chaque parti politique.
Le résultat est là : à peine la proposition de loi votée au Sénat, certains députés et sénateurs se sont mis au travail pour déposer un recours devant le Conseil constitutionnel.
Ainsi, sur plus de 900 parlementaires que composent l'Assemblée Nationale et le Sénat, 155 parlementaires ont pu à eux seuls faire tomber la loi.
Comment peut-on avoir confiance en un parti politique qui manque de discipline en son sein
sur ce sujet ?
Bravo ! Félicitations aux négationnistes qui ont obtenu gain de cause. Mais que chacun des parlementaires ayant participé à ce recours se questionne face à sa propre conscience : ce résultat est-il réellement satisfaisant ?
Il n'est plus possible de jouer avec notre dignité. Ce jeu politique doit cesser. Alors Mesdames, Messieurs les responsables associatifs, donnez un sens entier à votre
fonction représentative de la communauté arménienne de France lors des prochaines cérémonies de commémoration du 24 avril. Il y a 364 autres jours dans l’année pour donner la parole aux élus qui vous accompagnent dans vos projets. Recevez-les, qu'’ils soient présents à vos côtés en ce jour de souvenir. Mais qu'’ils n’entachent pas le 24 avril de discours séducteurs à la veille du 2ème tour des élections présidentielles.
Citoyens français d’origine arménienne, soyez présents et revendiquez la défense de notre cause !
Soyez dignes et commémorez la mémoire de nos défunts avec humilité et respect, sans emprunte politique. Votre force n’en sera que décuplée.

Missak Nercessian,
Le 21 mars 2012
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ACTION "COMMUNICATION CHOC" DU NOR SEROUND CONTRE L'EMPRISONNEMENT DE RAGIP ZARAKOLU AU STAND DE LA TURQUIE DU SALON DU LIVRE DE PARIS (20/03/2012)
A l'occasion du salon du livre de Paris, porte de Versailles du 16 au 19 mars 2012, la FRA Nor Seround (association de jeunes luttant contre le négationnisme) dénonce la promotion d'un criminel de génocide par le stand de la Turquie. En effet, parmi les livres présentés dans l'espace dédié au ministère de la culture et du tourisme de Turquie, figurait un ouvrage glorifiant Djemal Pacha, qui est l'un des commanditaires du génocide des Arméniens de 1915.
Le dimanche 18 mars à 16h, à l’intérieur du salon du livre de Paris, le Nor Seround a protesté devant le stand officiel de la Turquie, contre cette incursion négationniste supplémentaire faite par le gouvernement d’Ankara en direction de la France, ainsi que pour dénoncer le traitement général réservé aux écrivains et aux éditeurs en Turquie.
Les militants ont clamé des slogans tels que « Libérez les écrivains ! Libérez Zarakolu ! », dans un stand du gouvernement turc, recouvert par les jeunes protestataires de pancartes à l'effigie de Ragip Zarakolu, cet éditeur d'ouvrages sur la question kurde et le génocide des Arméniens, actuellement incarcéré dans une prison de haute sécurité pour ses écrits. Les passants du salon du livre, interpelés par cette soudaine agitation, se sont approchés de l’action pour se joindre à
la protestation pacifique par leurs applaudissements et en reprenant les slogans pour la liberté d’expression en Turquie. En moins de 15 minutes, ce mouvement de sympathie a atteint plus de 100 personnes.
L’immense stand à la gloire du gouvernement turc au sein du salon du livre est une provocation d'autant plus intolérable, qu'il y a selon les derniers rapports de l'organisation PEN International (ONG de défense des écrivains), près de 100 écrivains emprisonnés en Turquie. Ces derniers mois, la situation de tous ceux qui osent s’exprimer dans le pays s’est dramatiquement aggravée selon toutes les organisations de défense des
droits de l’homme. Les arrestations arbitraires basées sur des motifs politiques se sont multipliées ces dernières semaines. Il y a actuellement dans les prisons turques, 106 journalistes, 40 syndicalistes, 38 avocats, 500 étudiants, 18 maires et 8 députés.
La présence d’un stand tenu par les représentants officiels des autorités turques est incompatible avec un évènement dédié au savoir et à l’écriture, qui sont deux notions en contradiction fondamentale avec la politique de répression menée par le gouvernement Erdogan. Comme l’année dernière, lors de la distribution massive, à ce même stand officiel de la Turquie, d’un ouvrage négationniste à l’encontre du génocide des Arméniens, les militants du Nor Seround ont décidé de porter la contestation pacifiquement mais sans concession vis-à-vis d’un Etat turc qui mène une véritable propagande sur le territoire de la République française.
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LES ARMENIENS SONT-ILS DES HOMMES ? PAR DENIS DONIKIAN (06/03/2012)
J’ai longtemps cherché le sens du malaise qu’avaient provoqué en moi d’abord la saisine des députés contre la loi relative à la pénalisation de toute négation outrancière des génocides, puis son rejet par le conseil constitutionnel. Quel Arménien de France et d’ailleurs n’a été saisi d’effroi comme je l’ai été, sans pouvoir mettre un mot sur la chose même ? Quelque chose que les Arméniens traînent au fond d’eux-mêmes depuis plus d’un siècle et qui brusquement est revenu à la charge. Quelque chose qui serait devenu consubstantiel à leur mentalité. Ce sentiment diffus d’être des parias. De ces hommes que d’autres hommes refusent de reconnaître comme partie intégrante d’une même humanité.

Une humiliation noire à la mesure de leur désir d’excellence dans tous les domaines. Histoire de montrer que les Arméniens aussi sont capables d’illustrer le génie humain. Comme aussi cette jouissance à révéler ces Arméniens qui ont « réussi », orgueil des pays d’accueil, même si leur nom ne porte pas la marque de leur origine. Cette hâte à les dénicher, maintenant je la comprends. On s’acharne ainsi montrer que les Arméniens sont des acteurs vivants de toute civilisation. (Pour preuve, la récente publication à Erevan d’une étude de 700 pages, intitulée : « La contribution des Arméniens à l’empire ottoman » par le professeur Hasmik Stepanyan).

Le mythe d’une égalité de traitement dans la Turquie ottomane est battu en brèche par le principe de dhimmitude qui y sévissait. Les Arméniens, en qualité de non-musulmans, étaient soumis à des règles discriminatoires. Celles-ci ont culminé avec l’obligation par les Turcs qu’ils avaient de se convertir, de changer de nom ou de disparaître dans la mort. Bref, de ne pas exister. La Turquie d’aujourd’hui ne s’est pas défaite de ses démons. Etre Arménien en Turquie est une injure en soi faite à la nation turque. Il n’est que de consulter les livres scolaires pour s’en persuader. Quant aux slogans anti-arméniens entendus ces jours-ci à Istanbul, autour de cette loi de pénalisation, ils montrent assez que la haine d’hier n’a rien perdu de sa vigueur. Une haine à l’image de l’amour que les Turcs se portent à eux-mêmes, et qui n’est que le symptôme d’une pathologie collective et contagieuse. Une haine qui s’apparente au langage commun d’une psychologie contaminée par une mémoire fondée sur le mensonge. (Même si quelques esprits, ici ou là, sortent la tête de cette eau saumâtre dans laquelle baigne la nation tout entière. Des esprits qui veulent respirer l’air d’une humanité retrouvée). Mais comme la haine agit à la manière d’une hydre faisant fi de toute frontière, elle ne manque pas de contaminer aussi certains Arméniens ployant sous le poids d’une injuste malédiction et obligés à des réactions d’auto-défense, quitte à y perdre leur âme.

Aujourd’hui, tout le bruit et la fureur soulevés par la loi sur la pénalisation a transporté la haine contre les Arméniens jusqu’en France, le pays où le génocide les avait obligés de se retrancher. La Turquie, se servant du fer de lance de ses expatriés, est venue jusque dans les foyers de chaque Arménien, porter le message de ses mensonges et de sa haine traditionnelle. Elle est venue, dans les médias français, semer le doute sur le fait génocidaire, dire que ce qui a existé n’avait pas existé. Après la haine anti-arménienne par le sabre, la haine par l’imposture. Et pour atteindre son but, qui est de récuser toute dignité humaine aux Arméniens, la Turquie a usé de cette panoplie ordinaire de moyens dont elle a le génie, allant du chantage le plus menaçant à l’infiltration la plus sournoise. Le chantage aux intérêts commerciaux et industriels, l’infiltration au sein même de la classe politique. La conjonction de ces modes de pression a tellement bien réussi qu’elle a ajouté à l’humiliation exercée sur les Arméniens par la Turquie depuis cent ans, une humiliation plus inattendue, celle infligée par la France. Et qu’importe si l’actuel président de la République veut servir de rempart contre les agissements et les prétentions européennes de la Turquie. Sans même chercher à comprendre le fond du problème, noyant le poisson dans des considérations éloignées, pour ne pas dire étrangères, aux intentions européennes de cette loi, les députés en agissant au nom d’intérêts purement nationaux ou de principes aussi abstraits qu’abscons, ont dit aux Arméniens de France qu’ils n’étaient pas français, et à l’instar des Turcs, qu’il n’étaient pas des hommes.

http://denisdonikian.wordpress.com/2012/03/05/les-armeniens-sont-ils-des-hommes/
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SILENCE DU MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES, M. ALAIN JUPPÉ QUANT AUX INGÉRENCES DE LA TURQUIE DANS L'ADOPTION DE NOS LOIS (01/02/2012)
La loi visant à réprimer la contestation de l’existence des génocides reconnus par la loi a été adoptée démocratiquement par les deux chambres de la représentation nationale française.
Nous observons que cette loi a donné lieu à une contestation portant sur le cas particulier du génocide des Arméniens de Turquie.
Des arguments inspirés ailleurs qu’en France
Les arguments utilisés, électoralisme, communautarisme, contestation du mot génocide dans ce cas précis, atteinte à la liberté d’expression et atteinte à la liberté de recherche ont tous été utilisés.

Nous observons qu’ils trouvent leurs sources préalables dans les discours de tous les dirigeants politiques de la Turquie depuis de nombreuses années, et clairement dans ceux de son premier ministre, M Erdogan.
Nous admettons, dans notre pays libre, la libre expression de cette contestation de cette loi par des personnalités françaises et un lobby comme Liberté pour l’Histoire, contestation qui reprend à son compte, consciemment ou non, l’argumentation turque. Mais l’intervention extérieure directe est inadmissible.

Par contre, nous sommes révoltés des interventions directes de la République de Turquie dans le processus d’adoption d’une loi française. Nous considérons qu’il est inadmissible que l’ambassadeur de Turquie à Paris envoie le 24 janvier une lettre aux sénateurs français leur enjoignant de déposer un recours devant la Conseil Constitutionnel notant « Aujourd’hui, il est encore possible de bloquer la loi ».
La France entretient-elle des relations diplomatiques avec la Turquie pour que celle-ci intervienne dans nos affaires intérieures et dans nos lois ?

Nous observons que les 72 sénateurs qui viennent de déposer ce recours se sont soumis aux injonctions d’une puissance étrangère en la personne de l’ambassadeur de Turquie en France.

Nous remarquons aussi le silence de notre Ministre des Affaires Etrangères, M Alain Juppé, qui semble ne trouver rien à redire à cet état de fait.
Cela met également le Conseil Constitutionnel dans une position qui n’est pas propice à une décision sereine et qui risque d’être taxée de « politique ». Nos institutions valent mieux que d’être prises en otages par les objectifs outranciers d’Ankara.
Cela pose question quant à notre souveraineté nationale et au respect que la Turquie doit à notre pays.

Nous demandons donc à nos parlementaires d’intervenir auprès du gouvernement afin qu’il justifie l’extrême tolérance dont il fait preuve à l’égard des ingérences de l’ambassadeur de Turquie, et donc de la Turquie elle-même ou bien qu’il le dénonce.

Pour l’Observatoire arménien, le Président
Robert AYDABIRIAN
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FRA DACHNAKTSOUTIOUN : AU SUJET DU RECOURS D'ANTICONSTITUTIONNALITÉ (01/02/2012)
Ce recours fait suite à l’acharnement, aux pressions, aux machinations indignes exercées par la Turquie.
77 Sénateurs et 65 Députés ont saisi le Conseil constitutionnel et ont déposé un recours contre la loi pénalisant la « négation de tous les génocides reconnus par la France ».
C’est un mauvais coup porté à l’expression de la représentation nationale. Les hommes épris de justice attendaient ce vote, obtenu après d’âpres luttes contre le lobbysme négationniste d’état de la Turquie. Cette loi permettait de mettre sur un même pied d’égalité la répression des négationnismes, en s’alignant sur la loi Gayssot.
La protection des citoyens français d’origine arménienne a été assurée par les sénateurs et les députés qui se sont prononcés contre les agissements intolérables de la Turquie et de tous les négationnistes du génocide des Arméniens en transposant la décision cadre de l’Union Européenne.

Les parlementaires qui se sont engagés dans la voie du recours prennent la lourde responsabilité :
- d’ouvrir la porte à toutes les dérives négationnistes
- d’encourager la Turquie à poursuivre encore plus fortement sa politique de déni
- de conforter la sensation qu’il y a deux poids, deux mesures : des citoyens français dignes d’être protégés par la loi Gayssot et les autres
Cette saisine fait suite à l’acharnement, aux pressions, aux machinations indignes exercées par la Turquie.

Les blessures sont ravivées et les ignominies du négationnisme sont stimulées.
Au-delà de ce recours qui conforte la Turquie dans son attitude inqualifiable d’ingérence dans les affaires intérieures de la France, nous avons confiance dans la conclusion qu’apportera le Conseil Constitutionnel car nous attendons de sa part une décision prise en conformité avec le droit et la justice.

FRA DACHNAKTSOUTIOUN
EUROPE OCCIDENTALE
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COMMUNIQUÉ DU CCAF SUITE AU VOTE DU 23 JANVIER 2012 (23/01/2012)
23 janvier 2012 : le Parlement français vote la loi sur la pénalisation de la négation des génocides
Le Conseil de coordination des organisations arméniennes de France salue solennellement le Parlement français pour le vote le 23 janvier 2012 de la loi visant à réprimer la contestation de la négation des génocides reconnus par la loi.
Onze ans après la loi sur la reconnaissance du génocide des Arméniens, un mois après l'Assemblée nationale, les sénateurs de droite comme de gauche ont adopté ce texte permettant de protéger la dignité humaine et celles des victimes et de lutter avec efficacité contre toute expression du négationnisme dans l'espace public.
C'est avec soulagement, fierté et reconnaissance que le CCAF et l'ensemble des Français sensibles à la lutte contre le négationnisme enregistrent cette victoire majeure et remercient le président de la République française, le gouvernement, les parlementaires de gauche comme de droite d'avoir tenu leur engagement en faveur de ce texte malgré les pressions extérieures et les tentatives de diversion à l'intérieur même de notre République.
C'est un message de paix, de justice, d'espoir et de dignité que la France, fidèle à sa vocation de défenseur des Droits de l'Homme, a lancé une nouvelle fois à la communauté internationale. Cette loi après promulgation dans les jours qui viennent par le chef de l'Etat deviendra Loi de la République.
Le CCAF prend la mesure des nouvelles responsabilités qui l'attendent désormais en France : unité, solidarité et modernité.

CCAF
http://www.ccaf.info
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PRESSIONS INADMISSIBLES DE LA TURQUIE SUR LA FRANCE (22/12/2011)
Le vote du 22 décembre par l'Assemblée nationale d'une proposition de loi transposant une décision-cadre de l'Union Européenne sur le négationnisme est en train de provoquer une série de pressions inadmissibles de la Turquie sur la France.

Le CCAF est consterné par ces menaces et s'en étonne. En quoi la Turquie se sent-elle mise en cause par une mesure qui ne la nomme pas et ne concerne que les limites que la France souhaite imposer à la propagation du négationnisme sur son territoire ? La volonté turque d'exporter dans la République française son propre négationnisme d’État est-elle à ce point prioritaire à ses yeux pour justifier le rappel de son ambassadeur ou geler ses contrats avec Paris ?

Nous invitons les dirigeants de l’État turc à garder leur calme, à rester à leur place et à cesser leurs ingérences insupportables dans la politique intérieure de la République et sur ses instances représentatives.

Plutôt que de dicter leur volonté à la France et de dire à nos députés comment il convient de voter, que les dirigeants de cet état autoritaire commencent par respecter la liberté d'expression, qu'ils libèrent les 70 journalistes actuellement embastillés, qu'ils rendent la liberté à Ragip Zarakolu, premier Turc à avoir reconnu le génocide des Arméniens et qu'ils aient le courage de suivre son exemple en la matière, plutôt que de se solidariser avec les assassins du peuple arménien comme ils n'ont jamais cessé de le faire.

Conseil de Coordination des Organisations Arméniennes de France (CCAF)
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LA PÉNALISATION DES NÉGATIONNISMES PAR LA FRANCE EST UNE NÉCESSITÉ EUROPÉENNE (22/12/2011)
Le 22 décembre 2011, l’Assemblée Nationale réunie en session plénière examinera une proposition de loi
sur visant “à réprimer la contestation de l’existence des génocides reconnus par la loi”. Ce texte proposé par Mme Valérie Boyer (UMP) a précédemment été adopté par la Commission des Lois le 7 décembre dernier. Or ce projet de loi de la République suscite des commentaires approximatifs, voire malintentionnés, qui voudraient réduire sa portée à des affaires communautaires arméno-turques ou à des questions de mémoire. Il fait en outre l’objet de pressions inouïes de la part d’un Etat non communautaire - la Turquie - qui n’hésite pas à s’ingérer dans les affaires intérieures françaises pour étendre à notre pays ses standards négationnistes.
Les menaces de rétorsion commerciale de la part de ce pays ne constituent pas une nouveauté. Par le passé, elles ont déjà été brandies dans des circonstances similaires, et ne furent suivies d’aucun effet [1]. Face à ces dérives, il paraît utile à l’Observatoire arménien de rappeler les points suivants:

• Cette proposition de loi vise à étendre la pénalisation de la contestation des génocides et crimes contre l’humanité à l’ensemble des crimes définis comme tels et reconnus comme tels par la France et à faire bénéficier les victimes de ces crimes ou leurs descendants d’une protection égale par la loi,

• Par cet acte législatif, la France se met en conformité avec le Droit européen: elle ne fait que transposer dans sa législation nationale les dispositions juridiques arrêtées par la Décision-Cadre 2008/913/JAI “sur la lutte contre certaines formes et manifestations de racisme et de xénophobie” adoptée par le Conseil de l’Union européenne le 28 novembre 2008,

• Cette Décision-Cadre a fait l’objet de discussions et d’un examen détaillés par le Parlement européen. Elle résulte d’un large consensus et a bénéficié d’un soutien de tous les partis démocratiques de l’ensemble des pays de l’Union. Pour se limiter aux eurodéputés français, elle fut par exemple soutenue autant par Mme Martine Roure (PS), rapporteur de ce texte législatif que par M. Jean-Marie Cavada (NC) alors Président de la Commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures du Parlement européen,

• Comme tous les Etats-membres de l’Union, la France a toute latitude pour choisir les modalités de la transposition de ce texte dans sa législation nationale. Elle a très logiquement choisi de pénaliser la négation de tous les génocides définis comme tels par une juridiction internationale ou reconnus comme tels par elle,

• En adoptant ce type de législation, la France s’inscrit dans une dynamique paneuropéenne visant à pénaliser la négation de l’ensemble des génocides reconnus. Pour prendre l’exemple de la Suisse, dont la loi antiraciste de 1993 a inspiré le texte de la Déclaration-Cadre européenne, la condamnation de la négation du Génocide des Arméniens s'y inscrit désormais dans la jurisprudence helvétique. Récemment c’est la Slovaquie qui a transposé la Décision-Cadre en y intégrant notamment la pénalisation de la négation de ce Génocide,

• Pour adhérer à l’Union européenne, les Etats candidats ont également à transposer dans leur juridiction nationale les dispositions de cette Décision-cadre qui relève de l’Acquis communautaire. A cet égard, la réaction menaçante et disproportionnée de la Turquie montre l’attachement de ce pays à sa politique d’Etat négationniste et son incapacité à faire siens les engagements européens contre le racisme et la xénophobie.

Pour l’Observatoire arménien,
Robert Aydabirian, Président

[1] De 1998 à 2002, en dépit des menaces qui suivirent la reconnaissance par la France du Génocide des Arméniens, le commerce franco-turc est passé de 4,3 à 5,2 milliards de dollars (données issues des services turcs de la statistique).
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RESULTATS DU PHONETHON 2011 DU FONDS ARMENIEN DE FRANCE PARRAINE PAR MICHEL DRUCKER (20/11/2011)
Plus de 1.35 million € récolté en 4 jours, soit + 6% par rapport à 2010. Le Phonéthon, opération humanitaire organisé par le Fonds Arménien de France en faveur de l’Arménie et du Karabagh, parrainé cette année par Michel Drucker, a débuté le jeudi 17 novembre et s’est clos le dimanche 20 novembre 2011.
Grâce aux appels de près de 700 bénévoles à partir des centres d’appel Orange, plus de 1.35 million € (+6% par rapport à 2010) ont été récoltés en promesses de dons auprès des 50 000 familles et entreprises contactés au cours de cette opération.
Pour le Président du Fonds Arménien de France, Bédros Terzian, «la fidélité de nos donateurs et le dévouement de nos bénévoles a confirmé, pour la 12ème année consécutive, notre solidarité avec la population de l’Arménie et du Karabagh, et cela en dépit d’une crise économique sans précédent. Le Fonds Arménien de France remercie particulièrement Michel Drucker dont le parrainage et la participation active au Phonéthon 2011ont considérablement contribué au succès de notre collecte».
Sur ces dons, 1.17 million proviennent de France, 80.000 € d’Allemagne, 20.000 € de Suisse, 35.000 € de Grèce et 45.000 € des Pays-Bas. Des opérations similaires se déroulent en ce moment aux Etats-Unis, au Canada, en Australie, en Argentine, au Liban et en Russie, ainsi qu’en Arménie et au Karabagh.
Le Phonéthon continue après le 20 novembre. Il est possible de faire des dons via le site internet
www.fondsarmenien.org ou par téléphone : N° Azur (coût d’un appel local) 0810 10 14 14, jusqu’au 30 novembre 2011.

A propos du Phonéthon : organisé par le Fonds Arménien de France depuis l’an 2000, le Phonéthon est la plus importante opération humanitaire en France au profit de l’Arménie et du Karabagh. Il mobilise près de 700 bénévoles qui, durant 4 jours, contactent environ 50 000 familles et entreprises françaises. Les appels sont émis à partir de 5 centres (Paris, Lyon, Marseille, Toulouse et Nice) mis à disposition par Orange, partenaire officiel du Phonéthon. Le Fonds construit des infrastructures en Arménie et au Karabagh (routes, écoles, dispensaires et hôpitaux, réseaux d’eau potable, de gaz et d’électricité, bases agricoles, semences et élevage, etc.) indispensables au développement socioéconomique de leurs populations.
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APPEL d'EROL ÖZKORAY (19/11/2011)
Ragip Zarakolu* est quelqu'un de très précieux surtout pour les Arméniens. Lors de nos différentes visites aux organisations Arméniennes à Paris, j'ai vu de mes propres yeux combien il est aimé et respecté par les Arméniens de France.
En Turquie, il est le premier à briser le tabou concernant le Génocide. Avec sa femme Aysenur il a déjà fait la prison parce qu'ils reconnaissaient le Génocide des Arméniens. Sa femme est une Sainte pour nos amis Arméniens. Elle n'est plus en vie, et maintenant c'est son mari qui porte le flambeau.
C'est un éditeur hors pair qui brise les tabous et qui défait l'histoire officielle. C'est grâce à lui que nous avons su que dans ce pays nous avons eu plusieurs génocides : Arméniens, les Roums (les Grecs d'Anatolie), les Khaldéens, les Cyriaques, brefs tous les chrétiens.

C'est un symbole aussi pour la démocratie, pour la liberté de presse et pour la liberté d'opinion. En l'emprisonnant c'est l'avenir démocratique du pays qui est en jeu, mais aussi toute une intelligentsia et les
intellectuels opposants qui deviennent un appât entre les mains des islamistes. Zarakolu est actuellement une proie entre l'ordre kaki et le fascisme vert.

Il faut absolument sauver cet homme pacifique et humaniste, et nous comptons beaucoup sur les Arméniens de France et de l'Europe. Il faut que les Arméniens mettent toutes leurs connexions (ministre, députés, homme politique, écrivains, journalistes, défenseurs des droits de l'homme, etc...), bref tous les mécanismes de leur lobby à travers la France et
l'Europe pour faire libérer le plus vite possible cette homme. C'est un "Grand Homme" rare pour nous tous, que nous devons protéger et nous sommes dans l'obligation de le sauver; ainsi nous pouvons bâtir une très forte amitié entre les peuples Arméniens et les peuples de Turquie, que symbolise déjà Ragip en sa personne depuis maintenant plus d'un quart de siècle.

Erol Özkoray
Journaliste-Ecrivain

*Ragip Zarakolu est emprisonné avec 43 autres personnes. En attendant leur procès, au mieux dans un an, les accusés resteront en prison.
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NICE : LA MÉMOIRE ARMÉNIENNE GRAVÉE DANS LA PIERRE (30/09/2011)
C’est une journée en tous points mémorable, que la Municipalité de Nice a organisé le 23 septembre dernier. En présence du maire d’Erévan Karen Karapetyan, de l’ambassadeur d’Arménie en France S.E. Viguen Tchitetchian, le député maire de Nice Christian Estrosi a dévoilé une stèle sur laquelle il était gravé en arménien et en français : « A la mémoire des 1 500 000 victimes du génocide des Arméniens perpétré dans l’Empire ottoman par le gouvernement Jeune-Turc en 1915. » Placé dans le Jardin de l’Arménie à proximité de la célèbre promenade des Anglais, le monument commémoratif comporte également une citation du poète médecin Roupen Sévag mort en martyr en 1915. L’une des raisons ayant poussé les autorités à choisir Roupen Sévag tient au fait que sa propre fille, Shamiram Folco Sévag, est l’une des membres les plus éminentes de la communauté niçoise. Née en 1914 à Constantinople, celle-ci était particulièrement émue tout au long de cette cérémonie qui était également dédiée au XXe anniversaire de l’indépendance de la République d’Arménie. En effet, deux jours après qu’Erévan ait dignement célébré cette date historique, la Ville de Nice avec laquelle elle est jumelée, a elle-aussi déployé les grands moyens afin de lui témoigner son amitié. Cette solidarité, les trois cents participants ont pu la constater lorsque ensemble, les deux maires ont déposé conjointement une gerbe au pied de la stèle fraichement inaugurée.

Devant une foule recueillie et visiblement admirative, les élèves de l’école Barsamian entonnèrent alors les hymnes nationaux français et arménien. Durant son allocution, Christian Estrosi devait insister sur le génocide des Arméniens de 1915, avant de dire combien il était heureux que Shamiram Folco Sévag soit une concitoyenne de sa municipalité depuis 65 ans. De son côté, Karen Karapetyan devait réexprimer ses sentiments d’amitié avec la France en général, et avec Nice en particulier. Il devait annoncer ensuite, un développement encore plus rapproché avec la municipalité azuréenne dans plusieurs domaines. Quant à S.E. l’Ambassadeur d’Arménie, celui-ci prit la parole pour exalter les liens qui unissent les peuples français et arménien depuis des siècles. Il n’oublia pas de rappeler le formidable élan de générosité de la France et des Français après le tremblement de terre de 1988, avant de remercier Paris d’avoir été l’un des premiers Etats à reconnaître l’indépendance de la République d’Arménie. En guise de conclusion à cette cérémonie à laquelle ont également participé la députée Muriel Marland-Militello et l’adjoint au maire Joseph Calza qui représentait le président du Conseil Général des Alpes-Maritimes Eric Ciotti, Mgr Norvan Zakarian, Primat de l’Eglise Apostolique Arménienne de France, le Père Krikor Khatchatryan, curé de la paroisse azuréenne, et Mgr Daron Géréjian bénirent la stèle et prononcèrent une prière dédiée aux victimes du génocide de 1915.

Afin de clore cette matinée1 sur une note plus détendue, la municipalité niçoise avait organisé une réception à la Villa Masséna, où un cocktail était prévu à l’attention des participants. Sur place, le président du Conseil Communautaire Arménien de la Côte d’Azur Gaspard Kayadjanian, devait adresser tous ses remerciements à Christian Estrosi, au député et adjoint au maire Rudy Salles, ainsi qu’à la conseillère municipale Annie Kassighian pour avoir bien voulu organiser et préparer ces manifestations. En guise de réponse, M. Estrosi devait rappeler qu’il avait effectué ses débuts en politique dans la circonscription de la cité arménienne, et que les liens d’amitié qu’il avait tissés avec les Français d’origine arménienne de la région étaient toujours aussi forts. Après que le maire d’Erévan et S.E. l’Ambassadeur d’Arménie en France aient eux-aussi mis l’accent sur l’amitié franco arménienne, un concert de musique classique fut exécuté avec brio. Nous retiendrons tout particulièrement les brillantes prestations des solistes Susanna Armagan et Anouche Parseriantz qui enchantèrent l’assistance.

Quelques heures plus tard, c’est au sein du Complexe Barsamian de Nice que cette journée historique devait se poursuivre pour les officiels arméniens. Répondant à l’invitation du Conseil Communautaire Arménien, Karen Karapetyan et S.E. Viguen Tchitetchian ont ainsi pu visiter le centre culturel et éducatif niçois, les locaux des écoles Barsamian et Mioria, avant d’assister à une nouvelle réception organisée en leur honneur. Autour du verre de l’amitié, ils ont pu s’entretenir plus longuement avec les responsables des associations arméno-azuréennes, et les représentants du monde économique arménien local invités pour l’occasion. Vouloir résumer en quelques mots une journée aussi riche en émotions et symboles, n’est pas une tâche aisée, c’est une tâche impossible. Heureusement, un témoignage gravé dans la pierre, se jouera pour l’éternité du temps qui passe.

Conseil Communautaire Arménien de la Côte d’Azur

NB: Signalons également la contribution essentielle dans le succès de cette journée de Mme Nathalie Siran, Chef de Projets auprès de la Direction des Relations Internationales de la Ville de Nice
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LES SOUHAITS DU CCAF POUR LES 20 ANS D'INDÉPENDANCE DE L'ARMÉNIE (21/09/2011)
Les 20 ans d’indépendance de l'Arménie constituent pour tous les Arméniens à travers le monde une source de joie et de fierté. Cet état s'inscrit dans l'histoire de notre nation comme l'aboutissement d'un idéal de souveraineté rarement atteint dans le passé, mais aussi comme un point de départ pour des lendemains meilleurs. Nous le voyons comme le résultat de la lutte pour la survie des Arméniens et le cadre privilégié de leur sécurité et de leur identité tant de fois menacée. Mais nous l'espérons également comme l'écrin de leur épanouissement politique, économique, culturel et social, un tremplin pour leur entrée dans la modernité.

Cependant, si pour les Arméniens plus que pour tout autre peuple l’État-nation représente une revanche sur l’histoire, pas plus que pour les autres peuples il ne constitue une fin en soi. Expression de notre existence sur la scène mondiale, l'Arménie contrarierait en effet sa vocation si elle ne se faisait pas aussi l'instrument de l'émancipation de ses citoyens enfin libéré de siècles de dominations étrangères et d'oppression.

Nous savons toutefois qu'un État, aussi puissant soit-il, ne dispose pas de l'ensemble des cartes pour garantir en tant que tel la maîtrise du destin national. Sa souveraineté est assujettie à un certain nombre de facteurs externes, indépendant de sa volonté, comme son voisinage qui peut être une source de guerre ou de paix, de valeur ajoutée ou de menace. Elle est aussi tributaire de données économiques liées à ses richesses naturelles, à ses ressources... Mais au-delà de tous ces éléments, cette liberté retrouvée nous renvoie par-dessus tout à notre capacité à nous gérer nous-mêmes, à créer entre nous, entre l'ensemble de nos composantes, diaspora comprise, les conditions d'un ordre social juste, solidaire. A nous doter d'institutions intègres qui, à travers notamment la séparation des pouvoirs, soient susceptibles de protéger la dignité humaine, inscrite au fronton de toutes les luttes qui ont forgé notre identité collective. Cette ambition passe par une valorisation de la démocratie et la formation d'un véritable État de droit, condition sine qua non pour venir à bout de l'inquiétante hémorragie démographique et renverser la tendance.

Puisse ce projet, qui s'inscrit comme une suite logique de notre trajectoire multimillénaire, faire vivre cette vieille idée qui est au cœur de l'attachement à leur pays de tous les Arméniens où qu'ils se trouvent : le primat de l'intérêt général sur l'intérêt particulier, la défense du bien commun comme condition du bien-être individuel, et le respect de l'individu comme facteur de cohésion du collectif.

L’Arménie est un pays merveilleux. Nous avons une chance insoupçonnée d'avoir pu sauver cette terre du génocide et de la libérer du totalitarisme. A nous de savoir en faire le vivier de notre génie national qui nous a permis de survivre à tant d'épreuves et d'en faire le meilleur endroit au monde pour les Arméniens.

Conseil national du CCAF
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VIVE LA REPUBLIQUE D'ARMENIE, VIVE LA REPUBLIQUE D'ARTSAKH. (21/09/2011)
Tant de fois, nous fûmes à deux doigts de te perdre. Tu as connu ces cent dernières années tant de malheurs. Tu es enclavée, privée de mer, verdoyante par endroit, désertique et rocailleuse à d'autre. Tes voisins font tout pour t'étouffer.

Et pourtant, quand je te vois lorsque je rentre à la maison, entouré de mes frères et sours, je ressens ta soif de vivre, je vois à quel point tu es splendide et combien tes montagnes sont majestueuses. Ceux qui ne te connaissent pas bien et qui visitent notre pays se rendent bien compte du niveau culturel que tu dégages. Les touristes sont unanimes.
Avant de venir te voir, Ils ne pensaient pas qu'une nation si peu reconnue pouvait renfermer autant d'histoire et c'est cela qui fait le ciment de notre communauté.

Nous travaillons dur pour toi. Et parfois notre communauté peut être divisée. C'est un mal pour un bien lorsque cela porte à l'émulation.

Nous pouvons le voir dans ton histoire récente. Lorsqu'il fallait faire front dans la guerre, lorsqu'il fallait faire face à la désolation d'une catastrophe naturelle ou lorsqu'il fallait collecter des fonds pour construire le minimum vital, nous, tes enfants, nous nous sommes unis.

Aujourd'hui, à l'aurore de ton histoire en tant que République, NAZARPEK Jeunesse HENTCHAKIAN souhaite que nous soyons tous unis. Mon parti, c'est pour mon pays. C'est dans cet esprit que nous livrons
cette bataille moderne.

Cette bataille, c'est tes enfants qui te quittent, ton économie qui ne décolle pas, ta culture immense qu'il faut perpétrer et diffuser, la reconnaissance du génocide.et bien d'autres. Cette bataille ce sont les
causes arméniennes et c'est pour ces causes que nous luttons.

Aujourd'hui, cette bataille, nous la menons dehors. Peut-être, un jour, nous la mènerons à la maison. Qui sait ?

Pourrons-nous nous battre éternellement dehors ? Pourrons-nous rester arménien éternellement alors que nous sommes loin de toi ? Ce sont des questions que nous continuons à nous poser. A minima, c'est notre
devoir de te rendre visite.

Aujourd'hui, Mayrig, tu as 20 ans.

Demain tu en auras 100 et bien plus. Tant qu'il y aura des Arméniens, il y aura une Arménie.

Joyeux anniversaire Mayr Hayastan.

VIVE LA REPUBLIQUE D'ARMENIE, VIVE LA REPUBLIQUE D'ARTSAKH.

Paris, le 21 septembre 2011

NAZARPEK Jeunesse HENTCHAKIAN
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UNE SEMAINE RICHE D'ENSEIGNEMENT - CBAF (21/09/2011)
La deuxième Semaine d’Etudes Arméniennes de la Croix Bleue des Arméniens de France s’est déroulée à Paris du 4 au 9 juillet 2011, avec le concours de l’INALCO et de la Maison des Etudiants Arméniens de la Cité Internationale Universitaire de Paris, et le soutien des Fondations Gulbenkian et Bullukian. 16 jeunes de 18 à 30 ans, venus des quatre coins de France, et même d’Allemagne, ont répondu à l’appel de la CBAF, qui a pris en charge l’organisation et le financement du stage, ainsi que le séjour des étudiants à la Maison d’Arménie.
Le programme des conférences a rencontré l’intérêt des participants et leur a permis d’appréhender des aspects variés de la culture arménienne, traités par des spécialistes des différentes disciplines :
- Anaïd Donabédian-Demopoulos : Aperçu historique sur
la langue arménienne
- Sahak Sukiassian : L’histoire de l’Eglise Arménienne de
l’entre-deux-guerres
- Krikor Beledian : Sayat Nova et la poésie des troubadours
La renaissance littéraire arménienne XIXe-XXe siècles
- Mkrtitch Mkrtchian : Interprétation de chants de Sayat
Nova et autres troubadours
- Anna Leyloyan-Yekmalian : Présentation du film Sayat Nova de Sergueï Paradjanov. L’art du livre en Arménie au Moyen-Age
- Gérard Achdjian : L’économie de l’Arménie d’aujourd’hui
- Claire Mouradian : L’histoire de l’Arménie au XXe siècle
- Dzovinar Kévonian : Les Khatchkars de Djulfa
- Agnès Ouzounian : L’Arménien classique dans les inscriptions, textes et illustrations
- Adrien Nafilyan : La présence arménienne dans l’architecture parisienne (promenade-découverte)
- Hilda Tchoboian : Géopolitique de l’Arménie et du Karabagh
- Régis Labourdette : Promenades dans Erevan d’hier et d’aujourd’hui
- Kristina Galstyan : La danse arménienne, théorie et pratique
Lors de la réception de clôture qui a réuni les conférenciers ainsi que de nombreuses personnalités dans les salons de l’INALCO, les étudiants ont remercié la Croix Bleue des Arméniens de France et exprimé leur
enthousiasme et leur satisfaction.
Ils ont insisté sur l’importance de cet événement dans l’affirmation de leur identité arménienne, conscients
qu’une connaissance approfondie de leur culture d’origine, au-delà de l’épanouissement personnel, est le fondement indispensable à tout engagement dans la vie diasporique.
La CBAF, fière de la réussite de cette belle entreprise, a félicité chaleureusement les jeunes pour la qualité de leur écoute et leur active participation, et a remercié les conférenciers, l’INALCO, la Maison des Etudiants Arméniens et les Fondations Gulbenkian et Bullukian pour leur précieux concours.
Rendez-vous est d’ores et déjà pris pour l’an prochain.

Le Conseil d’Administration de la Croix Bleue des Arméniens de France
Septembre 2011

CBAF
Tél : 33(0)1 53 34 18 18
cbaf@wanadoo.fr
http://www.croixbleue-france.com
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L’UNION YERKIR MÈNE UNE MISSION ETHNOGRAPHIQUE EN TURQUIE, AU DERSIM ET AUPRÈS DES HAMCHENS (28/08/2011)
L’Union Yerkir, dans le cadre de son "Projet Van", a organisé une mission scientifique en Arménie Occidentale (actuellement située à l’est de la Turquie) du 28 juillet au 4 aout 2011 dans la région où vivent les Hamchens (Arméniens islamisés des régions de Rize et d’Artvin) et dans celle du Dersim (région de Tunceli).
Cette mission était composée d’un groupe de scientifiques rassemblant notamment ethnologues et ethnomusicologues et d’un ensemble de musique traditionnel arménien d’une quinzaine de musiciens dirigés par Noraïr Kartashyan. L’ensemble s’est produit lors de festivals : à Arguvan (Malatya) le 24 juillet 2011, et au Munzür Festival du Dersim à Ovacik (ancien nom arménien, Plour) le 29 et à Hozat le 30 (extraits du concert :
http://www.youtube.com/user/NewsamChannel#p/a/u/0/Bwb1kUks_54
En
parallèle, sous la direction du professeur émérite, l’orientaliste
Hranouch Kharatyan, les chercheurs en ethnologie et en ethnomusicologie ont recueilli de nombreux documents et témoignages à propos de l’histoire des arméniens dans ces régions (arméniens cachés, arméniens islamisés, crypto-arméniens) et des populations actuelles du Dersim (Alévis, Zazas, Kurdes et Yézidis notamment).
Ces enquêtes de terrain ont permis de répertorier :
- Les instruments de musique traditionnelle.
- Les chansons et les danses traditionnelles.
- Les contes, les mythes, les histoires de tradition orale et les pratiques religieuses.
- Ce qui reste dans la mémoire collective de la présence, de l’histoire et du patrimoine architectural et culturel arménien.
Les objectifs du "Projet Van" de l’Union Yerkir sont de :
- Répertorier, étudier, préserver et pérenniser le patrimoine culturel et l’identité arménienne encore présent en Arménie Occidentale.
- Etablir des relations interculturelles entre les sociétés civiles de la République d’Arménie, de la diaspora et les populations de l’Arménie Occidentale.
- Mettre en place des projets culturels pour faire revivre l’identité et le patrimoine arménien dans ces régions.

Union Yerkir
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SERVICE D'ACCUEIL DES ETUDIANTS ÉTRANGERS À PARIS PAR LA CITÉ INTERNATIONALE UNIVERSITAIRE DE PARIS (25/08/2011)
Afin de faciliter l’accueil des étudiants étrangers, du 5 septembre au 10 novembre 2011, la Cité internationale universitaire de Paris met en place une structure dédiée aux étudiants étrangers primo-arrivants, financée par la Mairie de Paris. Un guichet unique offrira à ces derniers la possibilité de régler toutes leurs démarches administratives en un seul lieu. Ainsi, plusieurs milliers d’étudiants venus du monde entier auront - pour se consacrer à leurs études dans les meilleurs délais - accès à une permanence de :
- la Préfecture de Police de Paris
- l’Office français de l’Immigration et de l’Intégration (OFII)
- la Caisse d’Allocations Familiales de Paris (CAF)
- la Direction Départementale du Travail, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle (DDTEFP)
- la LMDE et la SMEREP (mutuelles étudiantes)
- la RATP
Ce service est animé par une équipe d’accueillants multilingues rompue aux questions liées à la mobilité.
Une Antenne du Service d’Accueil des étudiants étrangers sera également installée au Crous de Paris.

La Cité internationale universitaire de Paris est entièrement dédiée à l’accueil d’étudiants, de chercheurs, de sportifs de haut niveau, et d’artistes en mobilité. Elle accueille chaque année quelque 10 000 résidents, issus de 130 nationalités, dans les 40 maisons créées à l’initiative d’un pays, d’une école ou d’un philanthrope. La Chancellerie des universités de Paris y assure la représentation des universités parisiennes propriétaires par donation des maisons. Au sein de chaque maison, la mixité des nationalités et des disciplines favorise l’échange et la rencontre.
Rens. : http://www.ciup.fr/
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LETTRE OUVERTE DE L'ARMENIAN COUNCIL OF EUROPE, ADRESSÉE AUX SÉNATEURS FRANÇAIS (04/05/2011)
Mesdames et Messieurs les Sénateurs,
Aujourd'hui vous avez voté une motion de procédure d'irrecevabilité de la proposition de loi visant à réprimer la négation du génocide des arméniens de 1915 par 196 voix contre 74.
Les citoyens français d'ascendance arménienne ainsi que les défenseurs des valeurs humanistes sont en colère et ne comprennent pas cette position. Par votre rejet de cette proposition de loi, vous venez d’envoyer un signal au négationnisme de l’Etat turc, qui, n'en doutez pas, sera plus virulent en France et dans toute l'Europe.
Les relais nationalistes téléguidés par l'Etat turc en Europe, pour ne citer que les comités « Talaat Pacha », du nom du bourreau nationaliste et panturc du peuple arménien, continueront à propager les thèses nauséabondes d'une histoire officielle falsifiée, en toute liberté.
Alors même que des composantes de la société civile turque, en Turquie même, à l'image de l'association des Droits de l'Homme, se battent corps et âme, pour que justice soit enfin rendue au peuple arménien, Vous, par votre rejet, ruinez tous leurs efforts, car ne pas condamner ce négationnisme d'Etat revient en réalité à le renforcer.
En privant notre République Française de l'arsenal législatif pour combattre le négationnisme, vous placez les enjeux de Realpolitik au dessus de la morale et vous allez à l'encontre de la décision du Conseil de l'Union Européenne du 28 Novembre 2008 qui demande que chaque état membre prenne les mesures nécessaires pour faire en sorte que les actes intentionnels ci-après soient punissables: l’apologie, la négation ou la banalisation grossière publiques des crimes de génocide, crimes contre l'humanité, et crimes de guerre, tels que définis aux articles 6, 7 et 8 du Statut de la Cour Pénale Internationale.
Ainsi, vous vous rendez responsables des futurs méfaits du négationnisme des réseaux ultra nationalistes turcs sur le sol français, et nous serons, soyez en certains, aux avant-postes pour vous le rappelez.
Veuillez agréer, Mesdames et Messieurs les Sénateurs, l’expression de notre très haute considération.

Armenian Council of Europe,
Paris, le 4 mai 2011
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COMPTE-RENDU SUR LA CONFÉRENCE INTERNATIONAL "RENFORCEMENT DE LA SENSIBILISATION DE LA SOCIÉTÉ TURQUE SUR LE GÉNOCIDE DES ARMÉNIENS" (13/04/2011)
Le 15 mars dernier, l’Union Yerkir, organisait à Erevan une conférence internationale sur le thème "Renforcement de la sensibilisation de la société civile turque sur le génocide des Arméniens".
Cette conférence réunissait des intellectuels des establishments arménien et turc qui se sont exprimés sur les thématiques suivantes : "La politique de négation du génocide des Arméniens par la Turquie", "Le développement de la prise de conscience en Turquie", "Statut et situation du patrimoine culturel arménien en Turquie", "La société civile turque et la reconnaissance du génocide des Arméniens", "Le génocide des Arméniens dans le processus de réconciliation arméno-turc"…
Un article est paru dans le journal France-Arménie du
mois d’avril 2011 sur cette conférence ainsi qu’une interview de Sevak Artrsuni (Président de l’Union Yerkir) expliquant la raison d’être d’un tel événement en présence de leaders d’opinion turcs comme Cengiz Aktar et Ali Bayramoglu, qui sont à l’origine de la pétition "l’appel au pardon" lancé en Turquie en décembre 2008.

Soirée hommage à Hrant Dink.
La veille de cette conférence, une soirée en hommage à Hrant Dink était organisée par l’Union Yerkir. Après une prise de parole de l’évêque de Goukark, Monseigneur Sebouh Chouldjian, le turcologue vice-doyen de la faculté des études orientales de l'Université d'Erevan, Rouben Melkonyan, retraçait la vie et le parcours de Hrant Dink.
La partie artistique était assurée par l’ensemble ethnomusicologique "Van Project" de l’Union Yerkir. "Van Project" s’articule autour d’un groupe d’étude composé d’ethnomusicologues et de musicologues chargé de faire
revivre des instruments et des genres musicaux arméniens perdus mais qui sont encore joués en Turquie par les Hamshens, les Kurdes, les Zaza et les Crypto-Arméniens. Un ensemble de musique traditionnel composé d’une quinzaine de jeunes musiciens a été constitué en novembre 2010 pour faire revivre et enseigner ces instruments et ces genres musicaux.

Quelques extraits de la soirée hommage à Hrant Dink :
Démonstration du Dgzar ou Bargabzoug (cornemuse arménienne) suivie d’un air Hamshen ré-arménisé :
http://www.youtube.com/user/Robbit76#p/u/3/W7eZ2q1fnww

“Adana”
Lamentation + diaporama de Max Sivaslian sur l’enterrement de Hrant Dink :
http://www.youtube.com/user/Robbit76#p/u/6/XNdE1OLSWQ8

"Malatia
dance" en hommage à Hrant Dink natif de Malatia :
http://www.youtube.com/user/Robbit76#p/u/2/IVcav7eQmHw

"Noubar"
:
http://www.youtube.com/user/Robbit76#p/u/4/6kTnFzLH18Y

"Araratian"
:
http://www.youtube.com/user/Robbit76#p/u/5/EptsM388xBU

FINECO
Investissement
Mécène pour l’organisation de la conférence.
http://www.fineco.fr/

REGION
Rhône-Alpes
Partenaire du projet d’ethnomusicologie "Van Project".
http://www.rhonealpes.fr

UNION
YERKIR
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PROTESTATION DU NOR SEROUND CONTRE LA DIFFUSION D'UN OUVRAGE NÉGATIONNISTE AU SALON DU LIVRE DE PARIS (20/03/2011)
A l’occasion du Salon du livre de Paris au Parc des expositions de la Porte de Versailles les 19, 20 et 21 mars 2011, le stand tenu par le ministère de la culture et du tourisme de la République de Turquie distribuait gratuitement aux visiteurs, un ouvrage niant le génocide des Arméniens. Ce livre, en langue française, édité par les autorités turques à 3000 exemplaires, intitulé « Esquisse de 2000 ans d’Histoire de la Turquie », reprend la sémantique négationniste du régime d’Ankara. Il est écrit au chapitre sur « la question arménienne de 1915 », que les évènements de cette période ne peuvent être qualifiés de génocide, que les Arméniens ont assassiné « plusieurs milliers de Turcs », que le gouvernement a dû « prendre les précautions nécessaires si les Arméniens continuaient à poignarder les Turcs dans le dos et à les assassiner », que les « femmes et enfants turcs sans défense » ont été victimes « d’assauts », qu’il n’y a pas eu de déportations et que les mesures prises par les autorités ottomanes étaient « inévitables ».La FRA Nor Seround, consternée par la diffusion massive des thèses négationnistes de l’Etat turc sur le sol français, a manifesté sa volonté de voir ce livre retiré du salon. Après des négociations avec le commissaire général de l’évènement, qui se déclarait dans l’incapacité d’obtenir l’interdiction de l’ouvrage, les jeunes militants ont vivement protesté devant le stand de la Turquie en collant des étiquettes avec la mention « Halte au négationnisme » sur l’ouvrage litigieux et en scandant des slogans contre la politique de falsification de l’histoire menée par le gouvernement turc. Après avoir recouvert tout le stand d’autocollants les jeunes militants se sont dirigés vers la sortie en clamant « génocide Arménien, NON au négationnisme !», « la Turquie nie, la Turquie tue, la Turquie continue ! ». Suite à l’action menée par le Nor Seround, le livre a été retiré des tables d’exposition.La FRA Nor Seround en appelle aux parlementaires français, afin qu’une loi sanctionnant le négationnisme du génocide des Arméniens soit enfin promulguée et que ce type de dérives racistes, haineuses et négationnistes ne demeurent plus impunies.La propagande négationniste de l’Etat turc, relayée dans cette affaire par le ministère de la culture et du tourisme de Turquie, a gravement entaché l’image d’un salon dédié à la littérature et au savoir. Ces agissements ne sont plus tolérables sur le territoire de la République française!

FRA Nor Seround
Paris, le 20 mars 2011
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L’EDITEUR RAGIP ZARAKOLU DE NOUVEAU CONDAMNÉ EN TURQUIE (18/03/2011)
En procès depuis septembre 2010,  l'éditeur turc Ragip Zarakolu  et l’écrivain Mehmet Güler étaient poursuivis pour “propagande du PKK” dans le livre intitulé «Le dossier KCK : L'Etat global et les Kurdes sans Etat».  
Le 10 mars 2011, M. Zarakolu a écopé d’une peine de plus de sept ans de prison pour avoir publié ce livre interdit et confisqué en mai 2010 en Turquie, juste après sa présentation à la première foire du livre à Diyarbakir.
La Fédération Euro-Arménienne pour la Justice et la Démocratie rappelle que M. Zarakolu, avec son épouse Ayché, aujourd'hui décédée, ont depuis les années 1970 été victimes de harcèlement, trainés en justice et condamnés à de multiples peines d'emprisonnement, pour avoir publié des livres notamment sur le génocide des Arméniens perpétré par la Turquie.
Membre fondateur de l’Association turque des Droits de l’Homme et Président du Comité pour la liberté d’édition en Turquie,  M. Zarakolu a notamment publié des ouvrages sur les tabous de la Turquie (le génocide des Arméniens, la question kurde, le rôle de l’armée dans la vie politique, la torture).  
« La Turquie a de nouveau renié son  engagement de réformes constitutionnelles auprès de l'Union européenne ; les déclarations des dirigeants turcs sur les progrès réalisés en matière de démocratisation et de liberté d’expression ne sont qu’une mise en scène » a jugé Hilda Tchoboian, Présidente de la Fédération Euro-Arménienne.
La Fédération a, à plusieurs reprises, alerté l'Union européenne sur la condamnation, sous l’article 301 du code pénal turc, des intellectuels et journalistes turcs, notamment ceux qui, comme Zarakolu, dénoncent le négationnisme d’Etat de leur pays.  
Avec l’adoption du rapport de Mme Oomen-Ruijten sur les progrès de la Turquie, la Fédération considère que le Parlement européen a conforté ce pays dans son refus de faire face à ses crimes d'Etat : « le Parlement européen a failli à l’envoi du bon message à la Turquie quant au Génocide des Arméniens ; on ne rend service ni aux démocrates turcs ni à la Turquie en important ce tabou en Europe, alors que des intellectuels turcs prennent des risques importants pour en finir avec le négationnisme », a conclu Hilda Tchoboian.

FEDERATION EURO-ARMENIENNE
Pour la Justice et la Démocratie
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ACCORD DE COOPÉRATION SIGNÉ ENTRE LE CONSEIL GÉNÉRAL DES HAUTS-DE-SEINE ET LA RÉGION DU TAVUSH EN ARMÉNIE (14/03/2011)
Le vendredi 4 mars 2011 à l’Hôtel du Département des Hauts-de-Seine - Nanterre (92), Patrick Devedjian, président du Conseil général des Hauts-de-Seine et Armen Ghoularian, préfet de la Région du Tavush en Arménie, ont signé un accord-cadre de coopération décentralisée en présence de Viguen Tchitchédjian, ambassadeur d’Arménie en France, Jean-Paul Dova, vice-président du Conseil général en charge de la Coopération internationale, Patrick Alexanian, conseiller général des Hauts-de-Seine - Canton de Bagneux, Monseigneur Norvan Zakarian, primat des arméniens apostoliques de France, Alexis Govciyan, Président du CCAF, Ara Toranian, co-président du CCAF, Bédros Terzian, président du Fonds Arménien de France, Michel Pazoumian, vice-président délégué du Fonds Arménien de France, et de nombreuses autres personnalités et représentants d’associations de jeunes (Nor Seround, Ugab Jeunes, Copea,…). Fidèle aux orientations définies dans le cadre de sa politique de coopération internationale, le Conseil général des Hauts-de-Seine apporte son aide en direction des populations les plus défavorisées de l’Arménie, notamment du Tavush, en développant l’agriculture durable, l’installation de réseaux d’irrigation, la mise en place de pépinières, l’introduction de nouvelle races de vaches ainsi que la création d’emplois et la formation. Ce programme est réalisé sur le terrain par le Fonds Arménien de France.
Comme l’a souligné Patrick Devedjian lors de son allocution, « la signature de cet accord place formellement le Département [des Hauts-de-Seine] à l’initiative des actions à mener dans le cadre de programme de développement du Tavush. Cette position de maître d’ouvrage est essentielle pour le Conseil Général car elle permet d’assurer la transparence et le contrôle des actions menées en faveur des populations bénéficiaires, conformément à la volonté exprimée en 2008 de rationaliser le soutien départemental dans un cadre contrôlé et soumis à évaluation, afin d’optimiser l’aide que nous apportons. » Armen Ghoularian a remercié les Hauts-de-Seine et souligné le potentiel de développement agro-pastoral de la région du Tavush. Les deux signataires ont exprimé leur confiance et leur appréciation du travail accompli sur le terrain par le Fonds Arménien en toute transparence.
Cet accord-cadre pérennise deux années de soutien du Conseil général des Hauts-de-Seine à la région du Tavush, matérialisées jusqu’ici par un apport de deux tranches d’environ 500 000 €/an. Le Fonds Arménien a apporté de son côté 300 000 € /an.

http://www.hauts-de-seine.net/institution/organisme-aide/Convention-Armenie-Tavouch

http://webtv.hds-video.net/video/iLyROoafzb5O.html
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RAPPORT 2010 SUR LA TURQUIE : MÊME AUTEUR , MÊME COMPLAISANCE (10/02/2011)
La Rapporteure Mme Oomen-Ruijten accepte de séparer les relations de la Turquie avec l'Arménie du conflit du Karabagh, mais refuse une fois de plus de demander à la Turquie de reconnaître le Génocide des Arméniens.

Bruxelles, Belgique – La Commission des Affaires Etrangères du Parlement européen a adopté ce jeudi 10 février 2011 le rapport 2010 sur les progrès accomplis par la Turquie (voir le projet de
résolution initial ici) préparée par Mme Oomen-Ruijten (PPE-Chrétiens-Démocrates, Pays-Bas). En dépit des nombreuses
critiques – y compris au sein de son propre groupe politique – qui
ont mis en exergue la rédaction lapidaire du rapport qui fait
l’impasse sur la plupart des questions importantes concernant les
relations UE-Turquie.
Parmi celles-ci, la non-reconnaissance de Chypre, la question kurde ou encore la reconnaissance du génocide des Arméniens, qui avaient été totalement censurées dans le rapport initial, ont fait l’objet d’importantes tentatives de réintroduction par le biais
de nombreux amendements déposés par des Parlementaires issues de différents groupes politiques.
Des députés, chrétiens-démocrates (PPE), socialistes (S&D),
communistes (GUE), conservateurs (ECR) et souverainistes (EFD) ont demandé la reconnaissance du génocide des Arméniens par la Turquie. Cependant, comme les années précédentes, ils se sont heurtés à la sévérité de la rapporteure sur cette question, qui sous couvert d’équilibre et de modération, refuse toute mention au génocide.
Toutefois, au vu des amendements déposés par tous les groupes politiques sur le paragraphe concernant les relations entre l’Arménie et la Turquie, Mme Oomen-Ruijten, n’ayant pas obtenu le retrait des amendements par ces collègues, a consenti de rajouter, à la ratification des protocoles, la mention « sans pré-conditions », et de retirer le passage dans lequel elle demande à la Turquie « de contribuer à la résolution du conflit gelé du Haut-Karabagh ».
Au cours des années précédentes, le Parlement européen exigeait l’abrogation de l’article 301 du Code Pénal turc, modifié en 2008 en « insulte à la nation turque », utilisé encore aujourd’hui pour incriminer toute personne qui reconnaît le
génocide arménien.
La Fédération Euro-Arménienne déplore le refus de la rapporteure de demander la suppression de l’article 301 ainsi que
des autres articles liberticides du Code pénal turc.
« Le Parlement européen aurait tort de se conformer à la culture de demi-mesures cosmétiques instaurée par le gouvernement de l’AKP en matière des Droits de l’Homme et d’éthique politique
; Il ne doit pas fléchir sur son exigence de voir la Turquie admettre sa responsabilité d’Etat dans le génocide des Arméniens », a déclaré Hilda Tchoboian, Présidente de la Fédération Euro-Arménienne.
La Fédération rappelle qu’en novembre 2008, l’Union européenne a adopté la Décision-Cadre contre le Racisme et la Xénophobie qui punit, entre autres délits, le négationnisme des Génocides. «L’Europe ne pourra pas exiger demain de la Turquie la pénalisation du négationnisme si elle n’exige pas aujourd’hui la
reconnaissance», a annoncé Hilda Tchoboian.
La résolution sera votée à la première session plénière de mars 2011.


Fédération Euro-Arménienne pour la Justice et la Démocratie
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LE PRÉSIDENT TURC NIE, EN FRANCE, LE GÉNOCIDE DES ARMÉNIENS DE 1915 (27/01/2011)
Le CCAF condamne avec la plus grande fermeté les déclarations du président turc, Abdullah Gül, qui lors de son discours devant l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, le 25 janvier 2011, à Strasbourg, a nié la réalité du génocide des Arméniens.
Une nouvelle fois, la Turquie utilise toutes les occasions pour répandre son négationnisme officiel. Son cynisme étant sans limite, il ose déclarer que « l'Europe est le berceau de la démocratie, de l'État de droit et du respect des droits de l'homme », lui dont l'État efface les traces du génocide des Arméniens, opprime les Kurdes et occupe une partie de Chypre.
Dans une nouvelle provocation, le président turc, Abdullah Gül brandit la carte du déni de l'Histoire sur notre propre territoire, dans notre propre État, la France, qui a reconnu le génocide des Arméniens en 2001.
Ainsi la Turquie se moque des lois de la République française et comble d'ironie, aucun homme politique français, aucune force politique de notre pays ne s'en sont émus.
Le CCAF rappelle que tant que la proposition de loi sur la négation du génocide des Arméniens n'est pas ratifiée par le Sénat, les autorités turques et leurs "milices" de la pensée négationniste déversent leur ignominie là où les pouvoirs publics laissent faire.
Les Français d'origine arménienne commencent à perdre patience et considèrent que la lutte contre la discrimination dont ils sont l'objet exige une réponse démocratique, citoyenne, républicaine et responsable de la part de la représentation nationale.
Messieurs les Sénateurs, le pouvoir législatif dont vous êtes les garants doit protéger la dignité des victimes et de leur postérité, de surcroît lorsque la source du négationnisme relève de la diplomatie d'un État.
Ne pas céder au cynisme et se dresser contre la bête immonde du négationnisme relèvent de votre responsabilité.
Nous, nous accomplissons la nôtre en tant que citoyens vigilants, à vous d'assumer la vôtre, au nom de la justice et de la raison, valeurs cardinales de notre éthique républicaine et de notre civilisation européenne.

CCAF
Paris le 27 janvier 2011
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ORGANISATION ARAVNI DE SHOUSHI POUR UN CENTRE CULTUREL (26/01/2011)
C’est en septembre dernier que l’organisation “Aravni” a ouvert un centre culturel à Shoushi (Artsakh). Une fois n’est pas coutume, ce centre est autofinancé par la population locale, les familles de Shoushi, qui adresse des dons mensuels de 5000 drams (environ 10 euros) à l’organisation. Notre centre fonctionne déjà depuis bientôt 6 mois sans aucun salarié, uniquement grâce à l’investissement volontaire et actif de bénévoles, tant étudiants que parents qui nous aident après leurs cours ou leur travail.
C’est ainsi que (sans aucun financement extérieur) nous sommes en train de préparer un site internet dédié à la ville de Shoushi et sa région (plusieurs centaines de documents sont en cours de rédaction et de saisie). Ce site (publication prévue en mai prochain) sera entièrement le résultat de l’union des forces vives d’une ville qui regorge de potentiels non exploités. Shoushi n’est pas seulement une ville en ruine : nos enfants y vivent, nos jeunes y étudient, nous passons du bon temps avec nos voisins et nos amis.
L’avenir de Shoushi dépend plus de nous que des aides extérieures. A ce titre, il est de notre responsabilité de ne pas attendre et de nous investir dès aujourd’hui pour son développement. La stratégie actuelle
de rénovation seule de rues et de bâtiments ne peut suffire. Sans relance de la culture et élévation du niveau d’éducation, les travaux actuels sont inutiles.
Notre objectif, c’est de construire le pays de nos rêves. Ici à Shoushi, nous sommes en train de montrer la voie pour une nouvelle approche humanitaire où la réalisation de projets ne serait plus totalement dépendante de la générosité de donateurs non locaux.
L’humanitaire sera plus efficace s’il vient en soutien à des projets locaux déjà en route et dont la pérennité ne dépend pas des soutiens extérieurs. Ce n’est qu’en suivant une telle voie que l’Artsakh (et l’Arménie) pourront suivre celle des pays les plus développés pour, à terme, en devenir leurs égaux.
Le centre a certes beaucoup de besoins mais nous ne nous plaignons pas, nous travaillons. Ce qui n’est pas résolu de l’extérieur, nous le résolvons nous-mêmes. Pour y parvenir nous dépensons avec parcimonie pour ce dont nous avons le plus besoin et au meilleur prix. Mieux, à des coûts défiant toutes les actions des organisations humanitaires traditionnelles. Nous y parvenons car nous mettons à profit le formidable réseau que constituent nos membres, la population locale de Shoushi.
Nous ne sommes dépendants de personne pour poursuivre notre action mais il est clair qu’avec une aide nous serons plus efficaces, nous irons plus vite. Nous vous invitons à prendre connaissance, sur notre site, du projet d’équipement de notre centre culturel de Shoushi. Pour toute question, n’hésitez pas à nous contacter ( aravni.org@gmail.com ). Merci aussi de relayer cet appel en faisant suivre ce communiqué à vos amis et connaissances. Je vous remercie et vous prie de croire en notre dévouement le plus sincère pour le développement autonome d’Artsakh et de Shoushi.

Armen Rakedjian,
Président fondateur de l’organisation « Aravni »
http://www.aravni.org
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HOMMAGE AUX VICTIMES COPTES EN RÉGION RHÔNE-ALPES (22/01/2011)
Deux mois après l’attentat perpétré contre les chrétiens de Bagdad, les chrétiens d’Orient ont été à nouveau violemment frappés par une explosion criminelle faisant 21 morts et 79 blessés.
Dans la nuit du 31 décembre 2010, nos frères coptes s’étaient rassemblés dans l’Eglise des Deux Saints, à Alexandrie, pour assister à la liturgie du Nouvel An. C’est à l’issue de la célébration que cet attentat/suicide a été commis.
L’annonce de cette tragédie nous a profondément bouleversés: parce que nous partageons la même foi et que nous sommes membres de la même famille des Eglises Orthodoxes Orientales.
Notre émotion est d’autant plus vive que, comme nous, l’Eglise copte vivait le temps de l’Avent et se préparait à fêter, le 7 janvier, la Sainte Naissance de Notre Seigneur Jésus-Christ, fête de la Paix et de l’Amour.
Nous tenons à témoigner au Pape Chénouda 3 de l’Eglise copte, qui représente la communauté chrétienne la plus importante du Moyen-Orient, notre soutien spirituel et moral.
Le dimanche 16 janvier 2011, un office pour le repos des âmes des victimes de cette folie meurtrière a suivi la Divine Liturgie dans toutes les paroisses de la Région Rhône-Alpes.
Que Dieu illumine leur âme et accorde la paix à tous nos frères d’Orient.
Avec mes prières.
Révérend Père Garabed Haroutyunian
Vicaire du Diocèse arménien de France pour la région Rhône-Alpes
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21 ANS APRÈS LES POGROMS DES ARMÉNIENS DE BAKOU, ALIEV DÉCLARE : « EREVAN EST UNE TERRE AZERBAïDJANAISE » (19/01/2011)
Cette semaine marque le 21ème anniversaire du pogrom des Arméniens à Bakou, capitale de l'Azerbaïdjan, qui a commencé le 13 janvier 1990 et s’est perpétué durant toute une semaine. Ce pogrom a été un des derniers d’une longue série de massacres commencée en 1905 contre la population arménienne qui vivait sur les territoires devenus par la suite l'Azerbaïdjan.
Selon les journalistes et les observateurs internationaux, ces massacres avaient été prémédités, puisque des listes d’Arméniens et leurs adresses avaient été communiquées aux assaillants. La zone qui entourait le quartier arménien était ainsi devenu la scène de terribles massacres. Il ne restait que des ruines en feu de l'église arménienne, dont la congrégation avait été déjà supprimée.
De Soumgait en 1988 à Maragha en 1992, après les massacres et les déportations massives des Arméniens dans l’ensemble du pays, la population arménienne toute entière a fui l’Azerbaïdjan.
En 1995, l’'ONU dénombraient plus de 415 000 réfugiés arméniens ; actuellement, 300 000 d’entre eux vivent en Arménie et au Karabagh.
La Fédération Euro-Arménienne pour la Justice et la Démocratie informe que, bien que la République d’Arménie leur ait octroyé un refuge ainsi que la citoyenneté, ces réfugiés, 10% de la population d’Arménie, vivent dans des conditions extrêmes, et sont privés du statut international de réfugié.
« Nous avons exposé, lors d’une entrevue, au Représentant Spécial de l’Union européenne pour le Caucase du Sud, M. Peter Semneby, la situation difficile des réfugiés qui vivent en Arménie et au Karabagh, et nous préparons des projets en vue d’une initiative officielle de la part de l’Union en faveur de ces personnes» a indiqué Hilda Tchoboian, Présidente de la Fédération.
La Fédération souligne également qu’en ces tristes jours de
commémoration, le Président azerbaïdjanais Ilham Aliev, loin
d'honorer la mémoire des victimes innocentes, s’est à nouveau
illustré par sa rhétorique agressive anti-arménienne, en déclarant
dans son allocution de la nouvelle année, ainsi que sur sa page
privée Twitter, qu'Erevan est une terre azerbaïdjanaise.
« Après une militarisation à outrance du pays, et les discours guerriers répétés à volonté, voici que Mr Aliev fait valoir des revendications territoriales sur la capitale arménienne : Le Président azerbaïdjanais démontre en permanence qu’il participe au processus de paix du conflit du Karabagh avec mauvaise foi» a indiqué Hilda Tchoboian.
«Le président de la Commission européenne, M. Barroso, était cette semaine à Baku, et il a, lui aussi, manqué cette occasion d’honorer la mémoire des victimes arméniennes des pogroms_ » a remarqué Hilda Tchoboian. « Nous attendons de M. Barroso de ne pas sacrifier nos valeurs pour quelques accords pétroliers, mais plutôt de dresser ces principes comme un rempart contre le discours délirant du chef de l’Etat azerbaïdjanais » a conclu Hilda Tchoboian.
Les massacres des Arméniens perpétrés par l’Azerbaïdjan au XXème siècle :
- 1905 -1907 : Premiers massacres d'Arméniens
commis par des Tatars azéris à Chouchi, Bakou, au Nakhitchevan et à Elizavetpol,
- 1918 : massacres à Bakou,
- 1920 : massacres à Chouchi,
- 1988 : Massacres à Soumgaït (février),
- 1988 : Massacres à Kirovabad (novembre)
- 1990 : Massacres à Bakou (janvier),
- 1992 :Massacres à Maragha (avril) par l’armée
azerbaïdjanaise
-------------------------
Communiqué de :
European Armenian Federation for Justice & Democracy
Avenue de la Renaissance 10, Brussels, 1000
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APPEL DU CCAF AUX AUTORITÉS FRANÇAISES (12/01/2011)
A quelques jours du 10ème anniversaire de la promulgation de la loi sur la reconnaissance du génocide des Arméniens par la France en 2001, le Conseil de coordination des organisations arméniennes de France appelle les autorités françaises, les médias, les leaders d'opinions, les syndicats, l'ensemble des associations et les partis politiques à prendre des mesures fermes et concrètes contre le négationnisme du génocide des Arméniens, qui sévit notamment sur l'Internet en France. Plusieurs sites francophones, comme Turquie-news.com, Tête de turc.com, diffusent depuis des années sur la toile leurs mensonges dans la droite ligne du négationnisme d'État de la Turquie.
A plusieurs reprises, nous avons interpellé les pouvoirs publics sur la nécessité de lutter contre ces falsificateurs de l'Histoire au nom de la dignité des victimes et de leur descendance mais aussi par soucis de l'ordre public. Aujourd'hui, ces sites négationnistes ont franchi un nouveau pas dans la provocation et l'infamie en s'attaquant directement à l'un de nos responsables.
Un appel à la vindicte publique, sous forme de courrier adressé au Monde, signé par des représentants d'associations et une personnalité proches de la Turquie négationniste a été publié sur le site Turquie-news.com.
Cet appel s'en prend directement en France à ce citoyen français, directeur de publication d'un média franco-arménien à Paris, symbole de la liberté d'expression dans la République. Le CCAF voit aussi dans cette agression l'expression d'une menace des milieux nationalistes turcs contre nos citoyens français, notamment ceux d'origine arménienne.
Les risques d'escalade, de passage à l'acte et d'envenimation de la situation ne peuvent malheureusement qu'être favorisés par le laxisme en vigueur dans la répression du négationnisme, la loi pénalisant ce crime attendant toujours d'être discutée au Sénat. Il serait plus que temps que le gouvernement et les principales forces du pays prennent conscience de l'état de tension que génèrent ces manœuvres abjectes dans l'espace public français.
Nous demandons publiquement aux Sénateurs de droite, comme de gauche, d'adopter dans les meilleurs délais cette proposition de loi, qui à l'instar de la loi Gayssot pour la Shoah sera seule susceptible de mettre un coup d'arrêt à l'engrenage de cette violence intrinsèque à la nature même du négationnisme et inhérente à sa logique.
Nous n'avons plus besoin de promesses, mais d'actes concrets.

CCAF
Paris, le 12 janvier 2011
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POUR UNE SOLUTION DE LA QUESTION ARMÉNIENNE (26/11/2010)
Au cours de sa visite officielle en Suisse, le président de la République de Turquie Abdullah Gül a dit sa volonté d’achever la normalisation des relations de son pays avec l’Arménie. Il a affirmé que dans certains domaines, la Suisse est un modèle pour la Turquie. Le respect des dispositions de la Déclaration universelle des droits de l’homme, celui de la Convention de l’ONU sur le génocide font-ils partie de ces domaines ? La question est posée. La société civile turque manifeste de plus en plus clairement ses exigences pour la remise en question, par l’Etat turc, de sa propre histoire. Dans le processus qui devrait conduire Ankara à reconnaître sans équivoque le Génocide de 1915, l’Association Suisse-Arménie (ASA) espère que la Suisse tiendra son rôle.
La Question Arménienne était prioritaire dans l’agenda du président Gül. Toutes les tentatives de la Turquie pour rendre caduque la reconnaissance par le Conseil National du génocide des Arméniens ont échoué. Les deux décisions du Tribunal Fédéral, qui l’ayant retenu, ont affirmé le caractère universel de la reconnaissance de ce génocide, ont rendu la position turque encore plus difficile à tenir.
Depuis 2001, la diplomatie suisse avait entrepris de favoriser le dialogue entre les peuples arménien et turc. Par la suite, le rôle du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) a été déterminant dans la préparation, la rédaction et la signature, l’an dernier à Zurich, des protocoles. Selon la réaction de l’ASA à l’époque, ces protocoles, dont la signature était prématurée, comportaient des risques : l’acceptation par l’Arménie de constituer une commission d’experts revenait à remettre en cause la qualification de génocide des événements de 1915 selon le droit international. Mais ces protocoles, bien que réputés n’en comporter aucun, n’ont pas empêché la Turquie d’exiger en préalable des concessions arméniennes sur le Karabagh. C’est pour cette raison, mais aussi pour d’autres raisons rationnelles, humaines et juridiques, que le processus aurait échoué. Ayant adhéré à la Convention de l’ONU sur le génocide, la Suisse a pour devoir de s’opposer à toute tentative de relativiser ce crime, parce que ce serait au fond nier que les faits de 1915 aient eu lieu. Le génocide aurait dû figurer en toute clarté dans les protocoles.
Le dialogue entre l’Arménie et la Turquie et la normalisation de leurs relations doivent être repris indépendamment du conflit du Karabagh. En essayant tardivement de lier les deux processus, la Turquie a fait un faux-pas qui a révélé sa relative dépendance en énergie envers l’Azerbaïdjan. L’ASA est opposée à toute médiation de la Suisse pour aider à la réouverture de discussions entre l’Arménie et la Turquie pour y intégrer les intérêts de l’Azerbaïdjan. Dans le conflit du Karabagh, et en dépit de la déclaration issue du sommet de l’Otan à Lisbonne, les principes du droit international de non- recours à la force ou à la menace, celui du droit des peuples à l’autodétermination, doivent s’appliquer.
L’ASA est convaincue qu’une réconciliation entre la nation arménienne et la nation turque est indispensable. Cette réconciliation est difficile parce que les plaies laissées par un génocide sont profondes. Pour y parvenir, les seuls motifs économiques ou stratégiques sont insuffisants, même si la construction de pipelines ou la signature de contrats d’energie importants sont envisagées. Du côté des victimes, y compris pour les dernières générations, le traumatisme demeure présent. Du côté des auteurs, de celui de leurs descendants, la reconnaissance est difficile parce que leur identité nationale, celle de leur Etat, est fondée sur une base extrêmement instable : le meurtre d’un peuple entier. Il faudra que la Turquie accepte un jour, purement et simplement, la réalité du Génocide arménien.

Association Suisse-Arménie
http://www.armenian.ch/index.php?id=saa&L=1
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LE TÉLÉTHON DU FONDS ARMÉNIEN A PERMIS DE RECUEILLIR 15,45 MILLIONS D'EUROS (26/11/2010)
Ce matin, à 5h (heure de Paris) le Téléthon du Fonds Arménien s’est achevé sur le chiffre de US$ 20 862 733 recueillis en promesses de dons, soit l’équivalent de € 15 453 876, comparé à US$ 15,6 millions en 2009 (€ 10,5 millions). Il s’agit d’un record en dons directement promis au Fonds Arménien lors d’un Téléthon. En Arménie, au bureau du Fonds Arménien à Erevan, on signale que des donateurs affluent encore pour continuer de faire des dons.
Ces dons sont principalement destinés à régler les problèmes d’adduction d’eau dans des dizaines de villages du Karabagh, ainsi qu’au développement agricole de la région du Tavush en Arménie.
En France, le N° Azur du Phonéthon est toujours en opération pour enregistrer des promesses de don : 08 10 10 14 14.

Fonds Arménien de France
Paris, le 26 novembre 2010
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PHONÉTHON 2010 : 1,3 MILLIONS D'EUROS AU PROFIT DE PROJETS HUMANITAIRES EN ARMÉNIE ET AU KARABAGH (22/11/2010)
Le Phonéthon 2010 du Fonds Arménien de France est en progression de 10 % par rapport à 2009. Il a été parrainé cette année par le compositeur et musicien André Manoukian. Il a débuté le 18 novembre 2010 et s’est clos le dimanche 22 novembre. Plus de 650 bénévoles se sont mobilisés opérant à Lyon, Marseille, Nice, Toulouse et Paris, dans des centres d’appels Orange, partenaire officiel du Fonds Arménien de France. Durant quatre jours de forte mobilisation, plus de 11 200 familles et entreprises ont fait des promesses de dons pour un montant de 1,3 million d’euros.
Sur ces donations, 1,1 million proviennent de France, 70 000 € d’Allemagne, 18 000 € de Suisse, 46 000 € de Grèce et 21 000 € des Pays-Bas. Des opérations similaires se déroulent en ce moment aux Etats-Unis, au Canada, en Australie, en Argentine, au Liban et en Russie, ainsi qu’en Arménie et au Karabagh.
Les sommes collectées vont être consacrées au développement de villages reculés d’Arménie et du Karabagh : irrigation, eau potable, tracteurs, semences, élevage, écoles et dispensaires.
La cérémonie de clôture du Phonéthon 2010 à Paris s’est déroulée en présence M. Viguen Tchitétchian, ambassadeur d’Arménie en France, André Manoukian, parrain de cette 11ème édition, Mme Mireille Le Van, secrétaire général de la Fondation Orange, Mgr. Norvan Zakarian, Primat de l’Eglise Apostolique Arménienne de France et M. Hovannès Guévorguian, représentant de la République du Karabagh.
Le Phonéthon continue après sa clôture officielle. En effet, il est toujours possible de faire un don via le site internet www.fondsarmenien.net ou par téléphone au 0810 10 14 14 jusqu’au 31 décembre 2010.
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PRIX D'HONNEUR ATTRIBUÉ À LA "REVUE EUROPE ET ORIENT" DE L'INSTITUT TCHOBANIAN (16/11/2010)
Dans le cadre du "Forum des Médias Arméniens" (2010), le prix d’honneur a été attribué par le Ministère de la Diaspora à la revue "Europe et Orient", une publication de l'Institut Tchobanian. Le courrier de Hranouche Hakopian, Ministre de la Diaspora, indique "Nous vous remercions pour avoir participé au concours annuel du «Meilleur média arménien» contribuant à la sauvegarde de l’arménité. En appréciant votre rôle médiatique qui contribue à la sauvegarde de l’arménité en France, au renforcement des liens Arménie – Diaspora et aussi à la mise en forme du «monde unifié arménien», le Ministère de la Diaspora attribue à votre revue le prix d’honneur. Une médaille vous sera remise ultérieurement".
L'institut remercie tous ceux qui le soutient pour continuer à publier cette revue, devenue en quelques années une référence pour les dirigeants européens et aussi dans les milieux universitaires, en Europe, en Turquie et en Arménie.
Le prochain numéro de la revue E&O (n°11) paraîtra dans les prochains jours. Vous pouvez le commander jusqu'au 30 novembre sans frais de port. http://editions.sigest.net/page0001011e.html .
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LES DROITS DE L'HOMME EN ARMÉNIE : LE DÉFENSEUR ARMEN HARUTYUNYAN EN VISITE À BRUXELLES (12/11/2010)
A l'initiative de l'UGAB Europe, Armen Harutyunyan, Défenseur des Droits de l'Homme de la République d'Arménie, se rendra à Bruxelles du 15 au 18 novembre prochains pour aborder les questions relatives aux droits de l'homme en Arménie avec plusieurs réunions de haut niveau avec les institutions européennes. Dans le cadre de sa visite, M. Harutyunyan sera l'invité spécial de la délégation du Parlement Européen auprès de la commission de coopération parlementaire avec l'Arménie. La réunion, ouverte aux observateurs, se tiendra le lundi 15 novembre à 17h30 au Parlement Européen.
Le Défenseur des Droits de l'Homme participera également à une table ronde avec des experts européens organisée en coopération avec l'EuFoA (European Friends of Armenia) le 16 novembre à 13h00 et s'exprimera le soir même devant des représentants de la communauté arménienne de Bruxelles sur les enjeux de la démocratisation en Arménie, sur le rôle du «Défenseur des Droits de l'Homme » et en particulier sur le renforcement des relations
entre l'Arménie et l'Union Européenne. D'autres réunions avec des membres du Parlement Européen et des fonctionnaires des institutions européennes sont également prévues.
M. Harutyunyan a été élu Défenseur des Droits de l'Homme en Arménie pour six ans lors d'un vote de l'Assemblée Nationale le 17 Février 2006 en application de l¹article 83.1 de la Constitution de la République d'Arménie.
La mission du Défenseur consiste à enquêter sur les violations des droits de l'homme et des droits fondamentaux, et de donner son avis sur les projets législatifs touchant ces questions. Au cours des premières années de son mandat, Armen Harutyunyan s'est illustré à la fois par sa rigueur et par son engagement. En effet, il a enquêté avec énergie, et n'a pas hésité à critiquer les agissements des autorités du pays dans ses rapports et déclarations publiques. Son impartialité et son énergie lui ont permis de jouer un rôle central dans le combat pour un Etat de droit en Arménie. Or le développement de l'Etat de droit, de la démocratie et des droits de l'homme représentent des enjeux essentiels pour l'Arménie dans cette région. L'Arménie ne peut en effet compter, pour se construire, ni sur la force, ni sur des richesses naturelles ; elle doit fonder son avenir sur une population créative, instruite, entreprenante et confiante dans l'Etat.
La mise en place du bureau du Défenseur des Droits de l'Homme en Arménie a été saluée par l'UE lors de nombreuses occasions. Dans le rapport de la Commission Européenne sur les progrès de l'Arménie en 2009 dans le cadre de la politique européenne de voisinage, la déclaration suivante est relevée "l'indépendance du bureau du Défenseur des Droits de l'Homme (HRDO) dans le système politique et son rôle pour la protection des droits de l'homme ont été renforcés. Globalement, le nombre de plaintes reçues par la HRDO est en augmentation, ce qui confirme la crédibilité croissante de cette institution».
La visite de M. Harutyunyan à Bruxelles fait partie d'une série de
manifestations organisées par l'UGAB Europe dans le cadre de sa stratégie politique avec les institutions européenne. Branche européenne de l'Union Générale Arménienne de Bienfaisance, l'UGAB Europe a une représentation à Bruxelles qui lui permet de travailler pour influer sur les politiques européennes concernant la position et le développement de la République d'Arménie et du Karabakh et pour opérer au niveau européen sur toute une série de thématiques relatives à la cause arménienne.

Communiqué de presse
http://agbueurope.org/
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MISSION DE PARLEMENTAIRES EUROPÉENS AU HAUT-KARABAGH (08/11/2010)
La Fédération Euro-Arménienne pour la Justice et la Démocratie a
annoncé qu’une délégation de parlementaires européens s’est
rendue en Arménie et au Haut-Karabagh du 27 au 31 octobre dernier, afin d’enquêter sur le conflit du Karabagh. Durant leur séjour arménien, les Parlementaires Michèle Rivasi (Groupe des Verts/ Alliance Libre Européenne, membre de la Délégation Euronest ) et Damien Abad (Groupe du Parti Populaire Européen, membre de l’Euronest et de la Délégation parlementaire UE-Sud Caucase), accompagnés du personnel du Parlement européen, ont
fait le point sur le conflit du Haut-Karabagh.
« Il est inacceptable que les centaines de milliers de victimes arméniennes des pogroms et des déportations par l’Azerbaïdjan, soient privées du statut international de réfugié» a déclaré la députée européenne Michèle Rivasi. Cette dernière a proposé la mise en place d’une enquête internationale sur les exactions commises contre les Arméniens qui ont déclenché le conflit du
Karabagh.
« Je pense que le Groupe de Minsk de l’OSCE reste le format le plus adapté pour trouver une solution pacifique et durable du conflit » a ajouté le député européen Damien Abad. Il a souligné l’importance pour la France de jouer pleinement son rôle dans la coprésidence du groupe de Minsk aux côtés de la Russie et des Etats Unis.
Les députés européens se sont proposés d’étudier la possibilité d’une aide aux habitants du Haut-Karabagh dans les domaines de l’environnement, de l’énergie et de l’éducation. «Cette aide de l’Europe existe dans la région du Sud Caucase pour l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud, mais elle est refusée au Haut-Karabagh» a commenté Hilda Tchoboian, Présidente de la Fédération Euro-Arménienne. Elle a souligné le fait que le Haut-Karabagh a déclaré son indépendance en conformité avec le Droit interne de l’Union soviétique et dans le respect absolu des principes du Droit international.
«Dans le monde entier, l’Union européenne déploie des efforts gigantesques afin d’aider à la démocratisation et la bonne gouvernance des Etats. Il est incompréhensible qu’elle continue d’ignorer les efforts des autorités du Haut-Karabagh pour créer un Etat de Droit » a déclaré Hilda Tchoboian. « Nous attendons des parlementaires européens un retour à l’esprit des résolutions passées du PE en faveur de l’autodétermination du Karabagh, et des mesures pour briser le blocus politique du Haut-Karabagh » a conclu Hilda Tchoboian.
La Fédération Euro-Arménienne a exprimé sa satisfaction à propos des rencontres enrichissantes qui ont permis aux députés européens de compléter leur connaissance du conflit du Karabagh dans toutes ses dimensions juridique, politique et humanitaire.
-------------------------
Annexe

Rencontres au Haut Karabagh
- Le Président Bako Sahakian
- Le Président de l’Assemblée Nationale Achot Ghoulian
- Les Chefs des groupes parlementaires
- Les présidents des associations de réfugiés arméniens de Soumgaït, de Baku, de Kirovabad, de Minkechaour et de Chahoumian.

En Arménie
Visite au Monument de Dzidzernakabert, Monument-Institut du Génocide

Rencontres avec
- Le Ministre des Affaires Etrangères Edouard Nalbandian à
L’Assemblée nationale
- Le Président de l’Assemblée Hovik Abrahamian - Les Présidents
des Groupes parlementaires
- Le Président de la Commission des Relations extérieures Armen
Rustamyan
- Le Président de la Délégation Euronest, Vahan Hovhannisyan
- La Présidente de la Commission de l’Intégration européenne
Naïra Zourabian
- Le Président de l’Assemblée des réfugiés arméniens
d’Azerbaïdjan Grigory Ayvazian
- Le Représentant de l’Union Européenne en Arménie, Raul de Luzenberger
- L’Ambassade de France en Arménie, Paul Reynaud

FEDERATION EURO-ARMENIENNE Pour la Justice et la Démocratie
Avenue de la Renaissance 10
B-1000 Bruxelles
http://eafjd.eu/
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NAZARPEK JEUNESSE HENTCHAKIAN A CÉLÉBRÉ LE 19e ANNIVERSAIRE DE L'INDÉPENDANCE DE LA RÉPUBLIQUE D'ARMÉNIE (21/09/2010)
Elle est le ciment indispensable pour la pérennité de notre identité
nationale. Les liens que nous pouvons tisser avec elle sont susceptibles de consolider notre sentiment d'appartenance à un peuple et à une communauté de destin.
C'est dans cette esprit, que les sections de jeunesse Hentchakian d'Arménie et de Diaspora ont organisé pour la première fois leur camp d'été à Hankavan, région verdoyante près de Dzaghkadzor en Arménie.
Près de 200 jeunes venus de Syrie, du Liban, de France, des États-Unis et bien sûr d'Arménie ont pu se rencontrer, vivre ensemble durant une semaine et partager nombre d'activités : visite de sites touristiques, activités sportives et jeux, mais également suivi de conférences, dont celle donnée par la ministre de la Diaspora Hranouch Hakobyan qui a manifesté son soutien à cette initiative.
Symboliquement, avant le départ pour Hankavan, les jeunes ainsi que les membres présents du Comité Central du parti Social Democrate Hentchakian ont tenu à se recueillir au Yeraplour, où reposent les héros qui ont donné leur vie pour la défense de leur patrie. De retour à Erevan, c'est au Dzidzernagapert que le président du parti, Setrak Adjemian, dans son discours, a expliqué le sens de cet évènement qui se déroulera dorénavant tous les ans en Arménie.
Ce jour de célébration en appel un autre, celui de la naissance de la République du Haut-Karabagh le 2 septembre 1991. Face au risque d'embrasement du conflit que fait peser Bakou, nous soutenons une politique de « zéro concession ». Le Haut-Karabagh est une terre arménienne et son peuple a acquis le droit à l'autodétermination. Nous n'acceptons aucun plan de paix ne reconnaissant pas au préalable un statut de République indépendante. Le précédent du Kosovo ne saurait être ignoré lorsqu'il s'agit de la nation arménienne.
En Arménie, nous continuons à appeler à un changement de régime, seul moyen pour instaurer un État de droit, construire une Arménie démocratique, établir une société juste et ainsi retrouver une cohésion nationale avec une population qui soutient ses leaders. Un changement de régime est le seul moyen de renforcer la République d'Arménie sur le plan international et relever les défis auxquels la nation arménienne
doit faire face.

Vive la République d'Arménie.

NAZERPEK Jeunesse HENTCHAKIAN
www.nazarpek.fr
A Paris, le 21 septembre 2010
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LA POLITIQUE DE VOISINAGE : RÉUNION DE TRAVAIL AVEC LES ONG (15/09/2010)
Le 15 Septembre 2010, à Bruxelles, Nicolas Tavitian, Membre du Conseil d’Administration de l’UGAB Europe, a participé à la réunion de travail qui a été organisée par Štefan Füle, Commissaire aux Relations Extérieures de la PEV afin de rencontrer les représentants d'un groupement d'organisations de la société civile. La réunion visait à présenter au Commissaire les propositions et les demandes des ONGs sur la politique de l'UE dans les pays ciblés par la Politique Européenne de Voisinage, y compris l'Arménie.
L’UGAB Europe fait partie du groupe "Quintet" qui représente un groupement de 17 organisations travaillant dans les domaines des droits de l'homme, de la démocratie, de la résolution des conflits, de la bonne gouvernance, ainsi que l'environnement et le développement.

Les propositions du groupe sur la résolution des conflits ont souligné la nécessité pour l'UE de développer une «position politique plus transparente et déterminée " sur des conflits dans la politique de voisinage.

Les membres présents ont soumis un mémorandum où était noté "l'UE devrait notamment travailler de manière cohérente et affirmée avec toutes les parties afin d’identifier et d’exploiter les possibilités de coopération à tous les niveaux» et «les entités non reconnues devraient être établies dans les efforts de rapprochement et la mesure de confiance. Indépendamment de leur statut définitif, ils sont des acteurs majeurs dans le conflit et doivent être impliqués dans la recherche de solutions ».
Le groupe a également souligné la nécessité pour l'UE de développer davantage la question des conflits individuels et de soutenir la société civile dans ces conflits.D'autres propositions ont été faites sur chacun des domaines présentés par le groupement.
A l’issue de cette importante réunion, Nicolas Tavitian a déclaré : «Il est important pour les organisations arméniennes de travailler en étroite collaboration avec d'autres organisations qui sont mobilisées pour la liberté, le bien-être et la paix en Arménie et dans les autres pays de la région. Le progrès de l'Arménie et son intégration européenne nécessiteront les engagements politiques mais aussi les efforts communs de la société civile, tant en Arménie et que dans le reste des pays de l’Union ».
L’UGAB Europe a créé sa représentation européenne en 2008 afin d’apporter sa contribution au débat politique intéressant les Arméniens au niveau européen, en particulier en ce qui concerne l'intégration européenne de l'Arménie et la politique de l'UE sur le Haut-Karabakh.
Depuis 2009, l’UGAB Europe mène une campagne active sur le Haut-Karabakh destinée à convaincre l'Union Européenne de lui fournir une aide humanitaire et économique, de mettre en œuvre des programmes destinés à instaurer la confiance entre la République du Haut Karabakh et l’Azerbaïdjan et d’envoyer des observateurs pour éviter les incidents sur la ligne de cesser le feu. Ces mesures sont d’autant plus urgentes aujourd’hui que les
violations par l’Azerbaïdjan du cessez le feu et ses actions et attitudes bellicistes prennent des proportions inquiétantes.
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APPEL D'AIDE À L'ÉDUCATION EN ARMÉNIE (31/08/2010)
L'association «Education et cultures du monde» cherche à améliorer le niveau de l'éducation en Arménie en organisant des cours en plus de ceux de l'école et en organisant des excursions. Elle a commencé son action à Garni, à 30 km d'Erévan.
Un des élèves, Bedros agé de 13 ans, manquait souvent les cours. Ils ont fini par comprendre qu'il travaillait pour gagner un peu d'argent, étant orphelin de père et sa mère n'arrivant pas à joindre les deux bouts.
Puis une autre, Anouche 15 ans, a perdu son pére. Depuis elle ne vient plus aux cours. Ils ont d'abord cru que ses absences étaient dues aux deuil, mais elles se prolongeaient. C'est alors qu'est arrivé le message de sa mère : «Qu'est-ce que cela rapporte qu'elle aille au cours ?»
Dans l'un et l'autre cas un besoin d'une aide financière est nécessaire afin que les parents laissent leurs enfants aller au cours et que leur avenir ne soit pas hypothéquée. Il ne faut pas beaucoup car combien peut gagner en travaillant un adolescent sans qualification dans un gros bourg de province ? Quelques dizaines d'euros ?
L'association est habilitée à délivrer des attestations pour la déduction fiscale. Vous pouvez venir en aide à ses enfants. N'hésitez pas à nous contacter pour plus de précisions.

Patrick Kaplanian
Education et cultures du monde
16 rue Ternaux
75011 Paris
educationetcultures@yahoo.fr
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APPEL A DE JEUNES BÉNÉVOLES ARMÉNIENS POUR TRADUIRE LE SITE DU MINISTÈRE DE LA DIASPORA EN FRANÇAIS (23/08/2010)
Suite à notre demande de savoir pourquoi le site et les communiqués du Ministère de la Diaspora n'a pas de version française de son site malgré les quelques 800.000 Arméniens francophones (France, Belgique, Suisse, Canada, Liban et Syrie), la réponse est un appel aux traducteurs bénévoles :

"Cher amis
Je vous informe que le Ministère de la Diaspora n'a pas pour l'instant assez de moyens financiers pour la version française des deux sites du Ministère. Nous avons fait un appel aux organisations arméniennes de France pour qu'elles nous aident pour la traduction du site. Aucune organisation n'a répondu. Nous vous proposons de demander aux jeunes français d'origine arménienne s'ils sont prêt à nous aider en traduisant une heure par jour certains textes arméniens en français
Cordialement
Hrachya Aslanyan
Chef du Département des
Communautés Arméniennes de l'Europe
Ministère de la Diaspora RA
Tel. 0037410 58 56 01 (112)
Mob. 0037491 61 00 77
E-mail. europedep@yahoo.fr
europedep@mindiaspora.am
europedep@gmail.com"

Pour rappel : le site existe en version arménienne, russe et anglaise ; il existe l'Université Française d'Arménie à Erevan.
L'Armenoscope
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L'ARMENOSCOPE SUR FACEBOOK (03/08/2010)
Désormais vous pouvez vous abonner à la page de l'Arménoscope sur Facebook pour être alerté des événements majeurs et y partager les événements qui ne seraient pas présents sur l'agenda.
Si vous avez un compte Facebook allez à la page :
http://www.facebook.com/pages/Armenoscope/144704502222046?v=app_2373072738&ref=sgm#!/pages/Armenoscope/144704502222046?ref=sgm
et
cochez le bouton "j'aime".
A bientôt...
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ROLAND BLUM, DÉPUTÉ FRANÇAIS, EN GÉORGIE SUR LA SITUATION AU CAUCASE (28/04/2010)
Le député français Roland Blum en visite en Géorgie soulève les problèmes des arméniens du Djavakhk auprès des responsables politiques géorgiens. Dans le cadre de la mission d'information que lui a confiée la Commission des Affaires Étrangères de l'Assemblée Nationale Française sur la situation dans le Caucase, Roland Blum (député de la 1ère circonscription des Bouches-du-Rhône et 1er adjoint à la mairie de Marseille) a effectué un
déplacement en Géorgie du 13 au 16 Avril 2010, où il s’est entretenu avec de nombreux hauts responsables politiques à Tbilissi.
Avant son départ en Géorgie, l’Union Yerkir a sollicité le député Roland Blum pour qu’il prenne en compte les problèmes actuels des arméniens du Djavakhk et l’affaire du leader politique Vahagn Chakhalyan durant ses entretiens avec les responsables politiques géorgiens.

Ci-dessous la réponse du député Roland Blum à son retour de Géorgie.

Union Yerkir

Lettre :
Roland Blum
Premier Adjoint au Maire de Marseille
Député des Bouches-du-Rhône

Marseille, le 22 avril 2010.


Cher Monsieur,
Suite à notre conversation téléphonique, je vous confirme qu’à la suite du mail que vous m’avez adressé concernant le problème des minorités arméniennes dans le Djavakhk, j’ai évoqué cette question, tout comme le cas particulier de Vahagn Chakhalyan, leader du mouvement politique “Djavakhk Uni”, auprès des personnalités géorgiennes que j’ai rencontrées au Parlement
et au Gouvernement. J’ai également abordé ce sujet lors d’un déjeuner à l’Ambassade de France à Tbilissi avec Monsieur Hratch Silvanyan, Ambassadeur de la République d’Arménie en Géorgie.
Comme vous pouvez l’imaginer, les autorités géorgiennes minimisent le cas de Monsieur Vahagn Chakhalyan, le considérant comme une infraction de droit commun, et ne voulant en aucun cas assimiler cette arrestation à un quelconque aspect politique.
Néanmoins, il est certain que, comme dans l’ensemble du Caucase, le problème des minorités est toujours suivi de très près par les autorités de chacun des pays, voyant en celui-ci un risque de déstabilisation du pays.
De mon point de vue, il ne fait aucun doute que la minorité arménienne du Djavakhk n’est pas traitée dans les conditions correspondant aux normes démocratiques des nations européennes.
Je dois m’entretenir personnellement de ce dossier avec Monsieur Rochebloine et je souhaite que le cas de Monsieur Vahagn Chakhalyan soit évoqué devant l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe.
Restant à votre disposition,
Je vous prie de croire, Cher Monsieur, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs.
Roland Blum
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24 AVRIL 1915 ; OU ETAIS-TU, MON DIEU ? (24/04/2010)
Depuis 1915, le peuple arménien qui était au bord de l’annihilation commémore chaque année 24 avril le souvenir de ses martyrs. Les crimes de ce mois d’avril avaient provoqué un choc dans les milieux intellectuels de certains pays du monde, mais aucune mesure concrète et efficace ne fut prise par les organisations internationales pour soulager la douleur du peuple arménien. Spécialiste de la jonglerie en matière diplomatique, la Turquie avait attiré les investissements des pays industriels sur son territoire.
Le traité de Sèvres, signé en 1920, octroyait aux Arméniens des territoires sur une partie de leurs terres ancestrales, où ils pourraient constituer un État indépendant. Ce traité ne vit pas le jour à cause des intérêts contradictoires entre les pays occidentaux. Quel pays allait apporter son aide pour alléger les souffrances d’une nation meurtrie ? Existe-t-il au monde un pays où les droits de l’homme et la justice sont placés au-dessus des intérêts mercantiles.
L’Arménie fut le premier État qui accepta en 301 le christianisme comme religion officielle. Lors des massacres de 1915, la nation arménienne fut choquée par l’indifférence des États chrétiens du monde à son égard. Farouchement attaché à sa religion, l’Arménien n’a pas compris l’abandon de Dieu, sans pour autant abjurer sa foi. Son indignation s’est traduite dans une chanson dont les paroles sont :
« Où étais-tu, mon Dieu, quand la folie emporta et abandonna notre grand peuple ? Où étais-tu, mon Dieu, quand ils détruisaient ce pays merveilleux ? »
Rapporté par un ami dont le grand père fut un ecclésiastique (Derder) déporté, ces propos révèlent la révolte de ce peuple ; ne disait-il pas avant sa mort :
« Je vais maudire les Arméniens pendant sept générations, s’ils continuent à croire au Ciel. »
On peut considérer cela comme une accusation grave, notamment lorsqu’elle est prononcée par un ecclésiastique. Le monde dans son ensemble doit admettre que le génocide perpétré contre la Nation arménienne en 1915 est un crime contre l’humanité ; il est donc imprescriptible. En occultant ce crime odieux, les pays occidentaux ont pu massivement investir en Turquie. C’est grâce à ce soutien que la Turquie est devenue aujourd’hui un pays riche et fait désormais partie des 20 pays les plus riches du monde.
Avec une attitude arrogante et une malice indéniable, la Turquie renie le génocide des Arméniens de 1915. Cette posture abjecte génère des sentiments répulsifs dans la communauté arménienne. Au tribunal des nations civilisées où règne le mépris vis-à-vis du drame arménien, toute une jeunesse est poussée à la révolte et à l’indignation. Au final, cela crée une mutation dans les mœurs d’un peuple faisant du croyant un non-croyant et de l’agneau un animal féroce.
Il est opportun d’évoquer les propos de S. SARKSYAN, Président de la République d’Arménie lors de sa visite en Syrie, le 22 mars 2010 : « Deïr Zor c’est l’Auschwitz des Arméniens, et Auschwitz c’est le Deïr Zor des Juifs. Quand et où se tiendra le Nuremberg des Arméniens ? »
Nous appelons donc tous les Arméniens de la diaspora à rester vigilants et solidaires de l’Arménie, et à développer des relations dans tous les domaines avec l’Arménie. En aucun cas, il ne faut s’immiscer dans les affaires politiques du gouvernement d’Arménie. Les Arméniens de la diaspora doivent rester unis, patients et attentifs. La justice bafouée et empiétée de la cause arménienne ne sera couronnée de succès qu’en respectant certaines clauses dans ce combat ainsi qu’une bonne conduite en agissant de concert avec les institutions nationales des pays où les Arméniens sont les citoyens à part entière.

Nersès Durman
Paris
Avril 2010
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L'ARMÉNIE SUSPEND LE PROCESSUS DE RATIFICATION DES PROTOCOLES AVEC LA TURQUIE (22/04/2010)
Il y a un an jour pour jour, l’Arménie et la Turquie signaient la feuille de route déclenchant le processus de normalisation des relations entre les deux Etats.
Un processus de normalisation qui s’est consolidé le 10 octobre 2009 à Zurich, lors de la signature des protocoles arméno-turcs par les ministres des affaires étrangères respectifs.
Avec ces protocoles, Ankara et Erevan s’engageaient à établir des relations diplomatiques sans conditions préalables. L’ouverture de la frontière, faisant l’objet d’un blocus imposé unilatéralement par la Turquie depuis 1993, constituait ainsi l’élément fondamental dans ce processus de normalisation des relations.
Ce rapprochement a suscité de profondes inquiétudes au sein de la diaspora arménienne et la majorité de la population d’Arménie, qui se sont mobilisées contre ces protocoles notamment au vue du négationnisme croissant à l’égard du Génocide Arménien.
Aujourd’hui, jeudi 22 avril, le Président de la République d’Arménie, dans une déclaration officielle, a annoncé la suspension du processus de ratification des protocoles en accusant la Turquie de ne pas avoir respecté ses engagements.
Soulignant que Ankara n’était pas prêt à poursuivre le processus de normalisation, en imposant des conditions à l’Arménie et notamment celle de la résolution du conflit du Haut-Karabagh au profit de l’Azerbaïdjan, le Président Sarkissian a signé un décret par lequel il demande à son Ministre des affaires étrangères de suspendre le processus de ratification des protocoles.
Cette décision du Président de la République d’Arménie témoigne de la prise en compte des intérêts de la nation arménienne dans son ensemble.
Nous saluons cette initiative en cette veille de commémorations du Génocide Arménien, dans l’attente de l’ouverture d’un nouveau processus de normalisation juste et équitable.

BUREAU FRANÇAIS DE LA CAUSE ARMENIENNE
22 avril 2010
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LE CCAF REND HOMMAGE À LA MÉMOIRE DE PAPKEN INJARABIAN (20/04/2010)
Le CCAF rend hommage à la mémoire de Papken Injarabian, l’un des derniers survivants du génocide des Arméniens de 1915

Papken Injarabian, l’un des derniers survivants du génocide perpétré par le régime jeune-turc dans l’Empire Ottoman, vient de décéder à l’âge de 105 ans à Paris. A 10 ans, il est encore un enfant lorsqu'il subit l’horreur de la déportation et l'extermination de notre peuple. Marqué par l'effroi, il recueille ses souvenirs dans un livre « Solitudes des massacres » (Editions Garnier) en 1980 et nous laisse en héritage un récit honnête et émouvant sur les horreurs de la barbarie jeune-turc, sur l'innommable et sur l'imprescriptible. A chaque page du livre, un slogan hante le lecteur : « Plus jamais ça ! »

Son témoignage au Tribunal des Peuples, en 1984 à Paris, avait également permis d'apporter de précieux éclairages sur la machine génocidaire des cyniques autorités turques, sur la méthodologie du plan d'extermination et sur les souffrances d'un peuple massacré aux deux tiers entre 1915 et 1923.

Invité par le CCAF lors des cérémonies de commémoration du génocide, notamment à la Marie de Paris, autour de Mesdames Ovsanna Manoukyan et Shamiram Sévag, Papken Injarabian avait tenu, malgré son état de santé, à être présent pour transmettre, se souvenir et conserver la mémoire des victimes. Avec sa mort, la voix du Yerguir, du pays de nos ancêtres s'enfonce un peu plus sinon dans l'oubli, du moins dans les méandres de l'Histoire...

Avec cette disparition qui intervient à quelques jours de la date commémorative du 95ème anniversaire du génocide des Arméniens, le 24 avril, le CCAF et plus généralement tous les Français d’origine arménienne tiennent à réaffirmer leur détermination pour que justice soit rendue à toutes les victimes du génocide, à tous les Papken Injarabian et plus globalement au peuple arménien. Tout génocide ne peut ni ne doit rester impuni. Le négationnisme d'Etat pratiqué depuis toujours par les autorités turques doit être pénalisé, en France comme ailleurs. La conscience universelle ne peut, ni ne doit donner raison au bourreau et à ses héritiers.

Soyons nombreux à rendre hommage à la mémoire de Papken Injarabian et de toutes les victimes du génocide, en participant massivement à la manifestation organisée par le CCAF, le 24 avril 2010, à 15h00 (rassemblement à la Statue de Komitas, Place du Canada).
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LES AUTORITÉS GÉORGIENNES OUVRENT DE NOUVELLES ENQUÊTES CONTRE VAHAGN CHAKHALYAN (19/03/2010)
Le jeudi 11 mars 2010 au quartier haute sécurité de la prison n°6 de Roustavi, Vahagn Chakhalyan ainsi que ses avocats ont été informés que de nouvelles enquêtes allaient être menées contre lui. Les inspecteurs de la police géorgienne d’Akhalkalak, Spartak Khechoyan et Gevorg Kspoyan se sont déplacés pour questionner Vahagn Chakhalyan concernant les faits relatifs à :
- La manifestation du 17 juillet 2005 de protestation contre l’appropriation de l’église arménienne du village de Samsar par le clergé géorgien.
- La manifestation du 11 décembre 2005, de protestation contre le limogeage des douaniers originaires du Djavakhk, remplacés par des géorgiens de souches, au poste frontière arméno-géorgien de Zdanovakan/Bavra.

La police géorgienne aurait trouvé des preuves dans l’ouvrage "Prison – Notes politiques" de Vahagn Chakhalyan publié à Erevan en décembre 2009. Ce livre de Vahagn Chakhalyan, écrit en prison, est un recueil de textes sur les problèmes des arméniens du Djavakhk et la politique discriminatoire des autorités géorgiennes (la version en ligne de ce livre est disponible en arménien sur http://www.yerkir.org/upload/Chakhalyan.pdf ). La police géorgienne aurait trouvé dans l’annexe de ce livre (couvrant les activités politiques de Vahagn Chakhalyan de 2001 à 2008) des prétextes pour ouvrir de nouvelles enquêtes contre Vahagn Chakhalyan pour des faits s’étant déroulés il y a 5 ans, en 2005.

L’Union Yerkir condamne fermement cette nouvelle manifestation de la répression politique des autorités géorgiennes et de son bras armé au Djavakhk, le chef de la police Samvel Petrosyan contre Vahagn Chakhalyan, leader de l’Alliance Démocratique Djavakhk Uni. Cet acharnement n’a pour but que de renforcer la politique d’intimidation contre les arméniens du Djavakhk en prévision des élections municipales et cantonales qui auront lieu le 30 mai prochain en Géorgie.
L’Union Yerkir exprime sa profonde préoccupation quant à la dégradation de la situation au Djavakhk en prévision du prochain processus électoral.
L’Union Yerkir poursuivra le combat pour la libération du leader politique Vahagn Chakhalyan ainsi que la lutte pour les droits des arméniens du Djavakhk.

Union Yerkir
19 mars 2010

Contact Europe : Armen Ghazarian. Tél. : +33 (0) 6 66 90 70 61.
contact@yerkir.eu
Contact Arménie: Robert Tatoyan: + 374 (0) 94 36 17 93 -
rob@yerkir.org
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DÉCLARATION CONSTITUTIVE DU "CONSEIL DE COORDINATION POUR LA PROTECTION DES DROITS DES ARMÉNIENS DU DJAVAKHK" (19/02/2010)
Chaque jour, les arméniens du Djavakhk souffrent de discrimination politique, économique, linguistique, culturelle, religieuse et socio-économique. En particulier, dans la région de Samtskhe-Djavakhetie et du district de Tsalka dans la région de Kvemo-Kartli où les arméniens sont majoritaires :
- Les sphères public, socio-politique et administrative sont supervisées par la police et les services de sécurité géorgiens.
- L’autonomie locale est perpétuellement bafouée par les autorités
géorgiennes qui empêchent ces régions d’exercer leurs droits et leur pouvoirs pourtant prévus par la loi géorgienne.
- La loi impose l’utilisation obligatoire de la langue géorgienne dans toutes les sphères de la vie publique (Collectivités locales,
administration, éducation…) alors que les arméniens ne parlent pas cette langue.
- Les postes administratifs, de la fonction public, dans l’éducation…requièrent la parfaite maitrise du géorgien excluant d’office les arméniens dans leurs propres régions.
- Les autorités géorgiennes pratiquent une politique de géorgianisation des noms des localités arméniennes.

Par ailleurs, l'Eglise Apostolique Arménienne ne dispose toujours pas de statut légal approprié en Géorgie. Les édifices religieux arméniens, confisqués pendant l'ère soviétique, n'ont toujours pas été restitués à leurs légitimes propriétaires. Les autorités géorgiennes mènent une politique visant à retarder le règlement de ces problèmes, pour pouvoir détruire ou géorgianiser progressivement le patrimoine religieux, culturel et historique arménien.
Les gardes-frontières géorgiens créent des obstacles et empêchent la diffusion de la presse et de la littérature arménienne aux points de passage de la frontière arméno-géorgiennes.
Depuis 2007, les géorgiens ont mis en place une politique de harcèlement policier et judiciaire contre les militants politiques et associatifs du Djavakhk. Plusieurs dizaines d’arméniens ont dû émigrer face aux pressions, d’autres ont "racheté" leur liberté en portant la culpabilité d’actes qu’ils n’avaient pas commis, sans parler des condamnations de prison avec sursis et des fortes amendes qui visent à tuer financièrement des familles entières.
Le 21 juillet 2008, était arrêté à Akhalkalak le leader de "l’Alliance Démocratique Djavakhk Uni", Vahagn Chakhalyan, condamné à 10 ans de prison ferme suite à des accusations montées de toute pièce et à des procédures judiciaires s'accompagnant de violations flagrantes.

Des hommes politiques et des personnalités publiques d’Arménie connu pour défendre les arméniens du Djavakhk sont interdit de séjour sur le territoire géorgien.

La plupart des problèmes auxquels sont confrontés les arméniens du Djavakhk sont dus à la politique discriminatoire des autorités géorgiennes.

La Géorgie a l’obligation de remédier aux problèmes des arméniens du Djavakhk et de Géorgie suites aux engagements internationaux qu’elle a souscris en ratifiant les conventions et traités internationaux et européen sur la protection des Droits de l’Homme et des minorités nationales.

Par conséquent, il est nécessaire d'entreprendre des efforts soutenus et systématiques visant à résoudre les problèmes auxquels sont confrontés les arméniens du Djavakhk. En conséquences, l’Organisation Patriotique Djavakhk, le centre d’analyse Mitq, le parti politique arménien du Djavakhk "Virk", le
mouvement démocratique Djavakhk et l’Union Yerkir pour le rapatriement et la réinsertion ont décidé de créer un "Conseil de Coordination de défense des droits des arméniens du Djavakhk".

Les Objectifs poursuivis sont :
- Résoudre les problèmes inhérents aux droits politiques des arméniens concernant la langue arménienne, la religion, l’éducation, les problèmes socio-économiques et culturels.

- Alerter la communauté internationale, les instances internationales et européennes pour protéger les droits des arméniens du Djavakhk.

- Diffuser, communiquer et faire soutenir la lutte pour les droits des arméniens du Djavakhk en Arménie et en diaspora.

"Le Conseil de Coordination de défense des droits des arméniens du Djavakhk" mènera des actions dans un cadre légal sur la base de la déclaration universelle des droits de l’homme, des conventions européennes et internationales. Elle encouragera les autorités géorgiennes au dialogue afin de résoudre les problèmes qui préoccupent les arméniens du Djavakhk et de Géorgie, en particulier pour :
- Faire cesser l’ingérence des autorités géorgiennes dans les régions majoritairement peuplées d’arméniens et donner plus d’autonomie dans la gestion de ces régions.
- Stopper la répression policière et les persécutions politiques contre les militants politiques ou associatifs arméniens du Djavakhk.
- Casser tous les verdicts illégaux des tribunaux géorgiens contre les militants politiques et associatifs du Djavakhk et libérer les militants incarcérés.
- Donner un statut juridique légal à la langue arménienne dans les régions peuplées majoritairement par les arméniens.
- Permettre la création d’une université arméno-géorgienne au Djavakhk.
- Donner un statut juridique approprié de l'Eglise apostolique arménienne en Géorgie et restituer toutes les églises arméniennes, confisquées durant la période soviétique.
- Stopper toutes les actions visant à modifier artificiellement la composition démographique dans les régions majoritairement peuplées par les arméniens.

"Le Conseil de Coordination de défense des droits des arméniens du Djavakhk" encourage les autorités arméniennes à renforcer les politiques existantes afin de protéger les droits des arméniens du Djavakhk.

"Le Conseil de Coordination de défense des droits des arméniens du Djavakhk" se battra pour l'application des droits justes et légitimes des arméniens du Djavakhk.

"Le Conseil de Coordination de défense des droits des arméniens du Djavakhk" est ouvert à tous, aux organisations politiques, associations… et aux individus prêts et désireux de contribuer à résoudre les problèmes des arméniens du Djavakhk et de Géorgie.

Erevan-Akhalkalak, le 22 décembre 2009.
Le Conseil de Coordination de défense des droits des arméniens du Djavakhk.
Membres fondateurs :
Pour l’Organisation Patriotique Djavakhk, Shirag Torosyan.
Pour le Centre d’analyse Mitq, Edouard Abrahamyan.
Pour l’organisation politique du Djavakhk Virk, David Rstakyan.
Pour Le mouvement Démocratique Djavakhk, Norik Karapetyan.
Pour l’Union Yerkir pour le rapatriement et la réinsertion, Sevak Arzrouni.

Contact Europe : Armen Ghazarian. Tél. : + 33 (0) 6 66 90 70 61. E-mail : contact@yerkir.eu
Contact Arménie : Robert Tatoyan. Tél. : + 374 (0) 94 36 17 93. E-mail : rob@yerkir.org
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LA FRA NOR SEROUND DÉNONCE LA RECRUDESCENCE DU NÉGATIONNISME SUR INTERNET ET LES RÉCENTES PRESSIONS DONT SES MILITANTS FONT L'OBJET (19/02/2010)
A l’approche du 24 avril 2010, alors que les enfants et petits-enfants des survivants s’apprêtent à commémorer le génocide des
Arméniens, nous constatons que le négationnisme connait un regain d’activité. Les négationnistes sont beaucoup plus actifs sur Internet où ils exploitent la liberté de communication pour nier le génocide des Arméniens et diffuser l’idéologie nationaliste turque. Ainsi les sites internet, blogs, groupes sur les réseaux
sociaux (tels que facebook) et autres forums, sont assaillis par des internautes niant le génocide des Arméniens. L’argumentaire classique des négateurs consiste à nier le crime, minimiser les souffrances des victimes, relativiser la responsabilité du coupable voire accuser les Arméniens d’être eux-mêmes les «génocideurs» du peuple turc.
Pour résumer leurs argumentaires qui sont très souvent identiques : « en 1915, il ne s’est rien passé, mais les Arméniens l’ont bien cherché ».
Dans le cadre de sa lutte contre le négationnisme la FRA Nor Seround a demandé la suppression, par les administrateurs du site Facebook, d’un certain nombre de groupes faisant l’apologie de la haine contre les Arméniens et niant le génocide de 1915. Parmi les groupes visés, figure celui qui fait la promotion d’un ouvrage négationniste sur le point d’être publié, intitulé «génocide
arménien : et si on nous avait menti ?». Les militants à l’origine de la demande publique de fermeture de ce groupe ainsi que des membres du Nor Seround de différentes sections de France, sont depuis, constamment la cible d’insultes sur leur messagerie privée. Ces insultes sont d’autant plus infamantes qu’elles sont teintées d’un racisme violent, faisant l’apologie du génocide.

Plus généralement, nous constatons ces derniers temps, que les jeunes militants de la cause arménienne font l’objet de mêmes types d’injures par le biais d’e-mails ou de messages privés, comme pour contraindre au silence par l’intimidation, tous ceux qui souhaitent exprimer la réalité historique que constitue le
génocide des Arméniens.

Ainsi la FRA Nor Seround manifeste son inquiétude face à la recrudescence de ces pressions systématiques intolérables dont font l’objet ses militants et a déposé des plaintes auprès des services de polices afin de faire cesser ces tentatives d’intimidation.

Il nous semble que le funeste anniversaire de la mort de Hrant Dink (journaliste arménien assassiné en Turquie par un jeune nationaliste pour avoir traité du génocide dans ses écrits) ainsi que l’approche de la 95ème commémoration du génocide, ont éveillé l’ardeur des extrémistes qui se font les relais de la politique négationniste de l’Etat turc qui nie le crime depuis près d’un siècle.
Si internet constitue un espace d’information et de liberté indéniable, il est aussi utilisé parfois, à cause du manque de règlementation, comme un instrument de propagation de la haine et de promotion des valeurs les plus intolérantes. La
liberté d’expression est, sur ces sites et forums, bien trop souvent dévoyée au profit du négationnisme et du racisme.

Cette prolifération du négationnisme à l’approche de la commémoration du génocide des Arméniens met l’accent sur les
carences du droit français quant à la répression du négationnisme. En effet il n’existe pas de loi en France, à l’instar de la loi Gayssot sanctionnant la négation de la Shoah, pour condamner les négationnistes du génocide des Arméniens. Ainsi, conformément à l’esprit de la récente loi-cadre européenne
(2008/913/JAI), la FRA Nor Seround en appelle aux sénateurs français, pour qu’ils mettent à l’ordre du jour le texte adopté en ce sens par l’Assemblée Nationale en 2007, afin que le négationnisme du génocide des Arméniens ne demeure plus
impuni.
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AYP FM SUR VOTRE iPHONE / iPOD TOUCH (18/02/2010)
Ecouter les émissions 24 heures sur 24, où que vous soyez, sur les pentes neigeuses, dans le métro, sur la plage, n'importe où à travers le monde : c'est à présent possible !
La nouvelle application iPhone / iPod Touch, développée par Web-ISI, est disponible et accessible gratuitement.
Pour télécharger cette application sur votre téléphone portable iPhone ou sur votre iPod Touch, il suffit de cliquer sur ce lien : http://itunes.apple.com/fr/app/aypfm/id346429534?mt=8
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LA MCA DE VIENNE SUR INTERNET (18/02/2010)
Pour en savoir plus sur la MCA de Vienne et ses activités, ses manifestations et ses projets à Vienne, mais aussi à Goris...
Pour mieux connaître la communauté arménienne de Vienne, son histoire, ses dates marquantes... Pour faire part de vos remarques, vos souhaites, vos propositions... Retrouvez leur site internet à partir du 15 mars sur http://www.mca-vienne.fr.
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LA NOUVELLE GENERATION EN APPELLE A LA MOBILISATION DE LA JEUNESSE ARMENIENNE (11/01/2010)
La FRA-Nor Seround, Nouvelle génération Arménienne, suite à son 45ème Congrès, réaffirme son engagement en faveur de la Cause Arménienne et en appelle à la vigilance de la jeunesse sur les bouleversements actuels que connaît le peuple Arménien.
A la veille de la 95ème commémoration du génocide des Arméniens, les militants du Nor Seround ont réaffirmé par les résolutions du Congrès, leur attachement à poursuivre la lutte en faveur des revendications légitimes du peuple arménien. Ainsi, la Nouvelle Génération marque sa fondamentale réprobation face à la signature des protocoles arméno-turcs, le 10 octobre 2009 à Zürich, entre les ministres des Affaires étrangères arménien et turc. Ces protocoles soumettent l’ouverture de la frontière entre l’Arménie et la Turquie, ainsi que l’établissement de relations diplomatiques, à des conditions inacceptables pour le peuple arménien et font figure de renoncement vis-à-vis d’un certain nombre de victoires de la Cause arménienne.
Fidèle au combat des générations précédentes, la FRA-Nor Seround continuera de porter les aspirations de Justice et de liberté des peuples, en marquant son opposition à toute concession concernant les enjeux capitaux de la Cause arménienne. La reconnaissance internationale du génocide, la réparation du crime de 1915, la condamnation du négationnisme, l’indépendance du Karabagh, ne sont pas des questions pouvant être bradées au profit d’intérêts diplomatiques ou d’une éventuelle amélioration de l’économie d'Arménie, qui est loin d’être garantie par ces protocoles.
D’autre part, dans le cadre de son engagement en faveur des droits de l’Homme, la FRA-Nor Seround est fortement préoccupée par le sort des Arméniens du Djavaghk – province géorgienne très majoritairement peuplée d’Arméniens – quotidiennement menacés dans leurs droits et objets de graves discriminations ethniques et religieuses.
La FRA-Nor Seround souhaite continuer son travail de soutien à la jeunesse d’Arménie, du Karabagh et du Djavaghk, notamment par la poursuite de constructions de centres pour les jeunes, entrepris lors des mandats précédents. L’action du Nor Seround France s’inscrit dans le cadre d’un mouvement plus vaste du Nor Seround Mondial (AYF) visant à participer, par des actions humanitaires et des projets socioculturels, à l’effort national des Arméniens en faveur de la pérennisation de l’indépendance de l’Arménie et du Karabagh.
Enfin, parce que l’avenir du peuple arménien dans son ensemble, n’a été que rarement aussi incertain, la FRA-Nor Seround en appelle à la mobilisation de chaque association arménienne de jeunesse et invite chaque jeune arménien à le rejoindre dans son combat, afin qu’émerge une véritable prise de conscience sur les enjeux actuels. La jeunesse arménienne, où qu’elle soit, doit constituer un front commun, afin que nos droits ne soient pas marchandés, que nos justes revendications soient entendues et que nos aspirations de Justice ne soient jamais étouffées.

Le Bureau National de la FRA Nor Seround.
11 janvier 2010

Contact :
Yériché GORIZIAN
Porte parole de la FRA- Nor Seround
Tél : 06 27 48 60 81
norseroundpresse@hotmail.fr
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CRÉATION D'UN PÔLE "GÉNOCIDES ET CRIMES CONTRE L'HUMANITÉ" AU TGI DE PARIS (07/01/2010)
Le Conseil de Coordination des organisations Arméniennes de France considère que la création d'un pôle "génocides et crimes contre l'humanité" au Tribunal de Grande Instance de Paris est un pas encourageant dans la lutte contre l'impunité de ces crimes collectifs et une marque de solidarité envers leurs victimes.

Cette initiative du gouvernement français exprimée par Michèle Alliot Marie et Bernard Kouchner, respectivement ministre de la justice et ministre des affaires étrangères, ne peut que concerner l'ensemble des citoyens français et toucher en particulier les descendants des rescapés du génocide de 1915 que nous sommes.

Elle nous invite à rappeler que l'imprescriptibilité du génocide et des crimes contre l'Humanité est un droit international garanti par la convention du 26 novembre 1968. Si "l'humanité a le droit de se défendre contre l'oubli", comme l'écrivent les deux ministres, elle doit surtout se donner les moyens de lutter contre les négationnistes, ces "assassins de la mémoire", comme l'a écrit Pierre Vidal-Naquet, et le négationnisme, ce fléau qui constitue la dernière étape du processus génocidaire, à savoir agir comme si le crime n'avait pas eu lieu.

Le négationnisme est un délit universel qui transgresse l'Histoire, porte atteinte à la dignité des victimes et de leurs descendants, et ronge l'ensemble du corps social si les pouvoirs publics n'y prennent pas garde. Dans le cas du génocide des Arméniens, il ne reste aucun responsable de ce crime vivant, mais le souvenir des Talaat, Djemal, Enver et consort a gardé toute sa place dans la conscience collective turque : rues, places, boulevards, mausolées, etc. combien de villes turques ont baptisé lieux et places publiques du nom de ces criminels du parti Union&Progrès (Ittihad ve Terrake) ? Jusqu'à quand la Turquie va-t-elle s'arcbouter sur son négationnisme d'Etat ? La dé-ittihadisation de la société turque passe aussi par cette mesure de salubrité publique.

Si en Turquie, les autorités doivent s'emparer du passé à l'image d'une partie de leur société prête à affronter les démons de l'Histoire ; en France ou ailleurs, la pénalisation de la négation du génocide relève de la responsabilité des gouvernements qui doivent dans leur arsenal législatif se donner les moyens de soutenir les droits des victimes de génocides et de leur descendance. C'est pour cela que nous demandons une nouvelle fois au Sénat français d'adopter dans les meilleurs délais la proposition de loi sur la pénalisation de la négation du génocide des Arméniens.

Le Sénat serait bien avisé d'emboîter le pas aux propos des deux ministres selon lesquels "la France s'inscrit résolument dans la lutte contre l'impunité". L'adoption de la proposition de loi sur la pénalisation de la négation du génocide des Arméniens sera la baromètre de cet engagement.

CCAF
Paris, le 6 janvier 2010
http://www.ccaf.info
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MENSONGE DU MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES DE GÉORGIE DEVANT LA COMMISSION DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES DE L'ASSEMBLÉE NATIONALE FRANÇAISE SUR LE CAS DE VAHAGN CHAKHALYAN (21/12/2009)
Le 25 novembre 2009, au cours d’une visite en France, le ministre des affaires étrangères de la Géorgie, Grigol Vachadzé, a été auditionné par la Commission des Affaires Etrangères de l’Assemblée Nationale Française.
Lors de la séance de la Commission des Affaires Etrangères de l’Assemblée Nationale, le député de la Loire, Francois Rochebloine, en tant que président du groupe d’amitié France-Arménie, a évoqué "la situation du Djavakhk, région de Géorgie qui est peuplée d’Arméniens" et à demander au ministre des affaires étrangères de Géorgie de clarifier la situation. François Rochebloine a ensuite attiré l’attention du ministre sur "le cas d’un de ses leaders, M. Chakhalyan, arrêté en juillet 2008 et condamné à dix ans de prison pour des faits largement contestés, sinon fabriqués. Le procès en appel, qui n’a pas même duré quinze minutes, a confirmé le premier jugement. La justice géorgienne aurait refusé à M. Chakhalyan le droit d’être assisté par un avocat français. Le père et le frère de cette personnalité ont été condamnés à des peines avec sursis. L’Assemblée parlementaire et le commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, M. Thomas Hammarberg, ont été saisis de la question."

Le ministre des affaires étrangères de Géorgie, Grigol Vachadzé répondit en ces termes : "Le citoyen géorgien que vous évoquez – d’origine arménienne si vous y tenez – a été arrêté pour des charges très graves : il fournissait des renseignements à un pays tiers. Je n’ai pas le droit de vous dire quel est ce pays… mais je vous laisse deviner ! Notre législation ne permet malheureusement pas qu’un avocat étranger participe à un procès, mais il peut faire partie de l’équipe de la défense, en qualité de conseiller – M. Chakhalyan, qui porte l’affaire devant la Cour suprême, est d’ailleurs assisté par deux ou trois avocats d’origines différentes. Malgré la présentation que certains journaux de l’émigration arménienne aimeraient parfois faire de sa situation, il n’est pas jugé parce qu’il est arménien ou
parce qu’il défendait des causes arméniennes, mais parce qu’il existe contre lui, je le répète, des charges concrètes. S’il avait été géorgien, il en serait au même point."
Vous trouverez le compte-rendu de cette audition de la Commission des Affaires Etrangères sur le site de l’Assemblée Nationale Française :
http://www.assemblee-nationale.fr/13/cr-cafe/09-10/c0910019.asp

Les déclarations du ministre des affaires étrangères de Géorgie, Grigol Vachadze, avaient pour but de tromper intentionnellement les députés français et indirectement la communauté internationale.
L’affirmation du ministre géorgien, M. Vachadze, que Vahagn Chakhalyan aurait été accusé de fournir des renseignements à un pays tiers est un mensonge. Vahagn Chakhalyan a été condamné à 10 ans de prison pour ses activités politiques de défense des droits des arméniens du Djavakhk en Géorgie.
Voici le décompte de sa condamnation du 7 avril confirmée par le tribunal d’appel de Tbilissi le 30 octobre 2009 :
- Violence contre des représentants de la police militaire (en fait une simple querelle) du 12 avril 2005 (2 ans de prison) ;
- Participation active le 11 mars 2006 dans une manifestation (4 à 5 000 personnes) à Akhalkalak (1 an de prison) ;
- Organisation d’une manifestation (250 personnes) les 13 et 14 juin 2006 contre l’ouverture à Akhalkalak du département de la police militaire géorgienne (4 ans, 2 ans de prison pour chaque journée) ;
- Action de protestation et dénonciation des fraudes aux élections locales du 9 octobre 2006 (2 ans de prison) ;
- Détention illégale d’armes au domicile le 21 juillet 2008 (1 an de
prison).
Vahagn Chakhalyan a été arrêté le 21 juillet 2008, avec son père et son frère cadet, pour seulement détention illégale d’armes. La condamnation ne pouvant excéder un an de prison, les autorités géorgiennes ont rajouté des charges durant le procès en décembre 2008 dans le but de le condamner à 10 ans de prison ferme.
Le ministre des affaires étrangères de Géorgie oublie de mentionner qu’avant juillet 2009, la loi géorgienne permettait aux avocats étrangers de pouvoir plaider en Géorgie sur simple demande au ministère de la justice de Géorgie.
Procédure qu’avait suivie Me Arapian, avocat du barreau de Paris de Vahagn Chakhalyan en novembre 2008. Dans le but d’écarter Me Arapian, les députés géorgiens ont adopté, hâtivement, courant 2009 une loi supprimant du code de procédure pénale la close qui permettait aux avocats étrangers de pouvoir plaider en Géorgie. Cette modification du code de procédure pénale contrevient non seulement à l’article 42 de la Constitution géorgienne, mais aussi aux instruments internationaux ratifiés par la Géorgie et dont la primauté est validée par la Constitution elle-même. Parmi ces instruments se trouve en particulier la Convention Européenne des Droits de l’Homme, qui garantit dans l’article 6, paragraphe 3c au justiciable « d’avoir l’assistance d’un défenseur de son choix ».
L’Union Yerkir condamne les mensonges à caractère diffamatoire du ministre des affaires étrangères de Géorgie, Grigol Vachadze.
En conséquence, l’Union Yerkir demande que les députés français ainsi que les institutions européennes et internationales exigent que les autorités géorgiennes rendent des comptes concernant la situation des arméniens de la région du Djavakhk et sur le sort du leader politique Vahagn Chakhalyan.

Union Yerkir
Contact France : Armen Ghazarian
Tél. : + 33 (0) 6 66 90 70 61.
E-mail : contact@yerkir.eu
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L'UNION YERKIR CONDAMNE LA DÉCISION DE LA COUR D'APPEL DE LA GÉORGIE (13/11/2009)
confirmant la sentence de 10 ans de prison contre Vahagn Chakhalyan

Le 30 octobre 2009, la cour d’appel de Tbilissi confirmait le verdict du tribunal d’Akhalskha, condamnant à 10 ans de prison ferme Vahagn Chakhalyan, leader politique du Djavakhk, à 5 ans de prisons aves sursis son père Rupen et deux ans avec sursis son frère cadet, Armen.

Les deux dernières audiences du procès en appel ont eu lieu sans la participation de Vahagn Chakhalyan, qui les a boycottées afin de protester contre les violations judiciaire dont il est victime.

Le scénario de violations des droits de la défense qui s’est déroulé lors du procès en première instance à Akhalskha s’est de nouveau répété durant le procès en appel : Il a été refusé à l’avocat français, Me Patrick Arapian, de défendre Vahagn Chakhalyan ; la traduction en arménien était volontairement aléatoire et incomplète excluant d’office des débats du procès Vahagn Chakhalyan et son avocat d’Arménie.

La cour d’appel a, par ailleurs, refusé de faire comparaître des témoins clés qui n’avaient pas été interrogés durant le procès en première instance, et a illégalement rejeté un certains nombres de demandes de la défense.

La cour d’appel a choisi d'ignorer les arguments de la défense qui affirmait que les armes, qui auraient été trouvées le 21 Juillet 2008 dans la maison familiale des Chakhalyan, auraient été placées expressément par les forces spéciales du ministère de l’intérieur géorgien venus de Tbilissi pour servir de prétexte à l’arrestation de Vahagn Chakhalyan, de son père et de son frère.

Le juge n’a pas voulu prendre en compte les motivations politiques liées à l’arrestation et à l’emprisonnement de Vahagn Chakhalyan. Les prétendues charges "d’hooliganisme" et "participation et organisation de manifestations en vu de violer l’ordre public" ont été portées contre lui qu’en décembre 2008, c'est-à-dire cinq mois après son arrestation et un mois après le début des audiences pour des faits datant de 2005 et 2006.

La juge n’a pas voulu admettre que le jugement en première instance, dix de prison ferme, était complément disproportionné face aux accusations portées. Les charges rajoutées durant le procès ont permis de rajouter neuf ans sur la sentence puisque l’accusation de possession illégale d’armes ne pouvait pas excéder un an de prison.

Le juge a éludé le fait que les accusations dites d’"hooliganisme", de "participation et organisation de manifestations en vu de violer l’ordre public" étaient en relation direct avec l’activité politique de Vahagn Chakhalyan consistant à défendre les intérêts des arméniens du Djavakhk. Les manifestations de 2005-2006, qui ont été reprochées à Vahagn Chakhalyan n’avaient pour seul objectif que de mettre en avant les droits linguistiques, socio-éducatifs, culturels et religieux des arméniens et de contester les fraudes massives lors des élections cantonales et municipales d’octobre 2006.

La justice géorgienne a systématiquement ignoré les discriminations qu’a subit Vahagn Chakhalyan, en particulier le tabassage qu’il a subit dans sa cellule suite à la manifestation de protestation organisé par le Conseil de Coordination des Arméniens de France devant l’ambassade de Géorgie à Paris le 14 avril 2009 ainsi que le refus de visite de son avocat d’Arménie le 17 août 2009.

La justice géorgienne a choisi d’ignorer les appels de soutien à Vahagn Chakhalyan venant d’Arménie et de la diaspora arménienne. Elle a aussi fait fi des observations et recommandations des institutions et des ONG internationales de défense des droits de l’homme sur le cas Chakhalyan.

En conclusion l’Union Yerkir estime que la décision de la cour d’appel de Tbilissi n’est qu’une parodie de justice. En confirmant le verdict de dix ans de prison, la cour d’appel de Tbilissi ne fait qu’appliquer une décision des autorités politiques géorgiennes.

En réaffirmant ce verdict honteux, les autorités géorgiennes veulent montrer leur détermination à lutter contre les arméniens de Géorgie et du Djavakhk. En appliquant une politique de répression policière et judiciaire, la Géorgie pense maintenir les régions à majorité arménienne dans le peur et l’aliénation.

L’Union Yerkir appelle les organisations d’Arménie et de diaspora à
poursuivre et intensifier les pressions contre les autorités géorgiennes et à demander la libération de Vahagn Chakhalyan.

L’Union Yerkir appelle aussi les institutions et organisations
internationales :
- A faire libérer Vahagn Chakhalyan ;
- A prendre des mesures efficaces pour prévenir la crise dans les zones à majorité arménienne ;
- A faire cesser la répression contre les arméniens du Djavakhk et à trouver des solutions aux problèmes des arméniens de Géorgie et du Djavakhk.

La communauté internationale doit envoyer un message fort aux autorités géorgiennes pour que la question arménienne en Géorgie ne soit pas abordée sous l’angle de la répression et à l’encontre des droits de l’homme et des minorités. Ce n’est qu’avec des procédures de protection et de respect des droits fondamentaux des libertés dans le cadre de processus démocratique qu’il sera possible de garantir la stabilité, le développement et la paix en Géorgie et dans le Caucase.

Union Yerkir
http://www.yerkir.eu
http://www.dailymotion.com/video/x8hybd_yerkir-comprendre-larmenie_news
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LA FEAJD APPELLE LE ROYAUME-UNI À RECONNAÎTRE LE GÉNOCIDE ARMÉNIEN (08/11/2009)
La Fédération Euro-Arménienne appelle le Royaume-Uni à reconnaître le Génocide des Arméniens.

- Dans une opinion juridique, Geoffrey Robertson, avocat de la Couronne réclame la fin du négationnisme britannique au sujet du Génocide des Arméniens.
- Il dénonce les procédés du Foreign Office qui mystifie depuis des années ministres, parlementaire et opinion publique britanniques et appelle le Royaume-Uni à reconnaître ce génocide.

Geoffrey Robertson, un éminent avocat britannique vient de publier un rapport accablant le Foreign Office – le Ministère britannique des Affaires Etrangères – pour avoir délibérément berné les ministres et les parlementaires du Royaume-Uni ainsi que son opinion publique au sujet du Génocide des Arméniens.

S’appuyant sur la valeur déclarative de la Convention de 1948, M. Robertson récuse catégoriquement les fondements de la position officielle britannique telles que trompeusement défendus par le Foreign Office, et notamment l’allégation selon laquelle il n’existe pas de document écrit prouvant une décision gouvernementale d’extermination des Arméniens. En s’appuyant sur la jurisprudence des Tribunaux Pénaux Internationaux pour l’ex-Yougoslavie et le Rwanda, M. Robertson rappelle que de tels documents ne sont absolument pas nécessaires pour démontrer l’intentionnalité du génocide et qu’ils n’ont généralement pas pu être produits, même pour la Shoah.

A cet égard, l’avocat pourfend la manipulation par laquelle le Foreign Office exigerait des « preuves suffisamment non équivoques », concept « vide de sens » forgé de façon à ne pouvoir être jamais atteint et contraire aux principes clairs de l’administration de la preuve en droit civil comme en droit pénal.

Se fondant sur des documents internes au Foreign Office, M. Robertson montre qu’en relayant le négationnisme d’Etat turc, la réelle préoccupation de la diplomatie britannique est « d’éluder les vraies réponses parce que la Vérité importunerait » la Turquie, où le Royaume-Uni possède des intérêts économiques, Ankara réagissant de manière « névralgique » au qualificatif de génocide.

M. Robertson termine son analyse en recommandant au Royaume-Uni de mettre un terme à cette politique négationniste et l’appelle à reconnaître sans hésitation le Génocide des Arméniens. M. Robertson conclut que « si les mêmes évènements se produisaient aujourd’hui dans un pays avec une histoire semblable à celle de la Turquie en 1915, il ne fait aucun doute que des poursuites seraient justifiées et même requises aux termes de la Convention [de 1948] sur les Génocides ».

L’étude montre qu’en accordant le primat à des considérations économiques, le Foreign Office a dérogé à sa mission et a gravement dévoyé ses objectifs.

« Si tel est le cas, le Royaume-Uni se doit de recadrer sérieusement cette administration » a déclaré Laurent Leylekian, le directeur exécutif de la Fédération Euro-Arménienne. « C’est la crédibilité internationale du Royaume-Uni et son statut d’Etat de droit que met en jeu cette opinion juridique » a-t-il poursuivi.

Au-delà, cette étude constitue un formidable désaveu de la position britannique officielle au sujet du Génocide des Arméniens.

« A l’instar de M. Robertson, nous appelons le gouvernement britannique à reconnaître le Génocide des Arméniens et à faire de sa reconnaissance par Ankara une condition à la poursuite des négociations entre la Turquie et l’Union européenne » a conclu Laurent Leylekian.

Férération Euro-Arménienne pour la Justice et la Démocratie
http://eafjd.eu
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LA PÉTITION « VOTCH» (NON) LANCÉE PAR DE HAUTES AUTORITÉS MORALES RENCONTRE UN SUCCÈS MONDIAL (28/09/2009)
LES PROTOCOLES ARMENO-TURCS UNANIMEMENT REJETÉS

Un groupe de hautes autorités intellectuelles et morales vient de
lancer un appel intitulé «les intérêts vitaux du peuple arménien
exigent le refus des protocoles entre l'Arménie et la Turquie».
Les premiers signataires de ce texte ouvert à la signature de «tous ceux qu'oblige la dignité humaine» sont le philologue Krikor Beledian, l'essayiste Janine Altounian, les journalistes Arpig Missakian et Arpi Totoyan de France, le Professeur Mihran Dabag, directeur de l'Institut allemand de Recherche sur les Diasporas et Génocide de l'Université de Bochum, ou encore le Professeur Roger Smith des Etats Unis, ancien président de l'Association Internationale des Chercheurs sur les Génocides et bien d'autres encore.

En moins de deux jours de publication sur le site
http://achkhar.eafjd.org/sites/all/modules/civicrm/extern/url.php?u=3322&qid=891570 [4], l'appel a reçu la signature de plus de 500 personnes du monde entier [1] [5] et la campagne mondiale est en plein essor. La pétition « rappelle que soumettre une expérience aussi singulière que celle du génocide des tractations et une appréciation par des commissions ou sous-commissions gouvernementales, subordonnerait la vérité des enjeux et des rapports de force politiques» et «considère que, par la signature de ces protocoles, l'Arménie marginalise la Diaspora et contribue objectivement la stratégie de l'Etat turc de diviser le peuple arménien et de criminaliser cette Diaspora en tant que porteuse de la mémoire du Génocide».

Le texte conclut en «récusant ces protocoles comme autant de
tentatives de l'Etat turc d'imposer à la République d'Arménie
économiquement vulnérable la vision dévoyée et négationniste de l'Histoire dont il est issu et qui lui est consubstantielle» et en «appelant l'ensemble de ceux qu'oblige la dignité humaine à exprimer leur refus de ces accords qui mettent en danger
l'intégrité du peuple arménien».

«Nous nous félicitons de la vigueur éthique qui anime les signataires de cette pétition. Des protocoles qui violent à ce point la mémoire du génocide et la dignité des victimes n'ont pas d'avenir politique, et seront démentis par la réalité» a déclaré Hilda Tchoboian, la présidente de la Fédération Euro-Arménienne.

«Les signataires de l'appel refusent à l'Etat turc le droit d'inscrire sa politique négationniste dans les textes internationaux, pire, dans les textes qui doivent régir ses relations avec l'Arménie, pays du peuple victime du génocide» a ajouté la présidente de la Fédération Euro-arménienne. «Il est du devoir de la Diaspora d'avertir les autorités d'Arménie qu'une telle capitulation devant l'intransigeance turque creusera inévitablement une faille insurmontable entre l'Arménie et la Diaspora» a déclaré Hilda Tchoboian.

Communiqué de la Fédération Euro-Arménienne
le 27 septembre 209

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[1] [6] Arménie, Karabakh mais aussi France, Etats-Unis, Allemagne, Royaume-Uni, Espagne, Italie, Grèce, Chypre, Canada, Belgique, Argentine, Iran, Syrie, Liban, Australie, Bulgarie, Egypte, Turquie, Israël, Dubaï, Qatar, Emirats Arabes Unis, Suède, Afrique du Sud, Koweit, Irak et même Ukraine.
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Liens :
[1] http://achkhar.eafjd.org/sites/all/modules/civicrm/extern/url.php?u=3317&qid=891570
[2]
http://achkhar.eafjd.org/sites/all/modules/civicrm/extern/url.php?u=3318&qid=891570
[3]
http://achkhar.eafjd.org/sites/all/modules/civicrm/extern/url.php?u=3319&qid=891570
[4]
http://achkhar.eafjd.org/sites/all/modules/civicrm/extern/url.php?u=3320&qid=891570
[5]
http://achkhar.eafjd.org/sites/all/modules/civicrm/extern/url.php?u=3323&qid=891570
[6]
http://achkhar.eafjd.org/sites/all/modules/civicrm/extern/url.php?u=3324&qid=891570
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L’ARMENIE EST-ELLE UN ÉTAT SOUVERAIN ? (28/09/2009)
Libre opinion.

Grâce à sa situation géopolitique, la Turquie qui n’a pas reconnu le génocide des Arméniens de 1915 porte sur son dos un lourd fardeau historique. Ce pays use d’une diplomatie dont la subtilité a été acquise au fil de six siècles de souveraineté nationale. Les subventions et autres aides financières consenties par les Institutions Internationales et Européennes lui ont permis d’assurer son développement économique et industriel, en lui offrant la possibilité de se hisser au rang des pays les plus riches du Monde.

Au mois de décembre 2007, lors d’une manifestation organisée à Bruxelles, un des intervenants scandait haut et fort « qu’on allait mettre à genou la Turquie. »

On ne peut qu’être troublé en entendant ces propos.

Pour les pays industrialisés, la principale préoccupation est la fourniture d’énergie. Les plus importantes ressources énergétiques sont localisées en Russie et dans les ex-Républiques soviétiques. Afin d’acheminer le gaz et le pétrole vers l’Europe, il faut utiliser des pipelines qui traversent des régions dont l’équilibre devrait être stable. La guerre de 2008 entre la Russie et la Géorgie a suscité une certaine inquiétude au sein des consortiums pétroliers.
Pays stable, l’Arménie s’appuie sur une population très homogène. Les désordres provoqués et probablement fomentés par des forces extérieures et irresponsables lors des élections Présidentielles de 2008 n’ont pas engendré le chaos escompté, l’ordre ayant pu s’imposer.
Les États-Unis et l’Union Européenne n’ont-ils pas exercé une pression aussi bien sur la Turquie que sur l’Arménie pour qu’elles se mettent autour d’une table de négociations en vue d’établir des relations diplomatiques et d’assurer l’ouverture des frontières? Le protocole fut signé à Genève entre les représentants de la Turquie et de l’Arménie. D’après le contenu de ce protocole, il n’y aurait aucun préalable pour entamer les pourparlers entre les deux pays.

La Diaspora a-t-elle son mot à dire concernant ce protocole ?

La Diaspora n’est pas habilitée à s’immiscer dans les affaires d’Etat de l’Arménie.
Les institutions diasporiques sont libres d’avoir leur opinion concernant cet accord.
Les Arméniens de la Diaspora qui vivent dans des pays de droit et démocratiques en sont les citoyens à part entière. Ils ont le droit de voter et de se porter candidats aux élections dans les institutions politiques, syndicales et économiques, entre autres. Par leur présence dans ces organisations, les Arméniens de la Diaspora peuvent jouer un rôle beaucoup plus efficace qu’en se cantonnant dans un repli communautaire en scandant sans arrêt les mêmes slogans. C’est la raison pour laquelle nous considérons que les partis politiques Arméniens de la Diaspora doivent retourner en Arménie.
Les Arméniens de chaque pays seront réunis en conseil, comme cela avait été proposé il y a plus de quatre ans sous le titre «Pour un Conseil Supérieur arménien attentif», que certains journaux de la Diaspora ont fait paraitre dans leurs éditions sans qu’il y ait la moindre réaction.
Arrivés en Europe un demi-siècle après des Arméniens, les Turcs se sont particulièrement bien intégrés dans les pays de l’Union européenne, aidés en cela par l’Etat Turc suite à un plan minutieusement préparé. Il s’agissait en effet de pouvoir contrecarrer les actions de la diaspora arménienne et d’assurer une mainmise sur les institutions nationales en y occupant des postes clés.
Pendant ce temps-là que font les Arméniens de la Diaspora ? Ils se disputent pour occuper la place de président de telle ou telle association ou organisation arménienne. Ils s’entretuent même dans d’autres pays pour renforcer la représentation de tel ou tel parti dans le gouvernement. L’individualisme suicidaire et l’appropriation des institutions par une faction sectaire d’un parti politique rend tout à fait stérile l’action de la Diaspora.
Qui se souvient des rumeurs relatives à la formation d’un Gouvernement de la Diaspora ? Le 27 mai 2009, un certain T. Hamam Amatuni avait lancé cette idée. Une proposition tout à fait abjecte à faire dresser les cheveux sur la tête. Un projet similaire n’avait-il pas présenté à l’époque lors de la création du CCAF ? En effet, les statuts proposés pour ce projet s’apparentaient à une Constitution étatique. Le MAFP, l’un des membres fondateur du CCAF, s’était opposé à la l’adoption d’un tel statut.
Connaissant la source de ces propositions, nous nous opposons fermement à la formation d’un gouvernement arménien bis dans la diaspora ; ce pseudo gouvernement arménien ne pourra que créer des difficultés à l’Etat Arménien dans ses actions. De même, il pourrait être le jouet d’intérêts extérieurs visant à nuire à l’Etat souverain d’Arménie.
Il faut donc plus que jamais que les Arméniens de la diaspora :
• fassent preuve de la plus grande vigilance,
• refusent de chercher à tout prix un pouvoir illusoire,
• et continuent à travailler aux côtés de l’Arménie sans lui dicter sa politique, tout en restant dans le cadre des institutions de chaque pays où ils sont établis.
C’est seulement ainsi que la diaspora pourra apporter un soutien efficace à la cause arménienne.

Nersès Durman
Paris, Septembre 2009
www.armen-progres.com
contact@armen-progres.com
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UNE EURO-DÉPUTÉE INTERPELLE LES INSTANCES EUROPÉENNES SUR LE CAS DE VAHAGN CHAKHALYAN (17/09/2009)
L’Union Yerkir informe de la démarche de la députée européenne, Sylvie Guillaume, interpellant la Commissaire Européenne chargée des relations extérieures, Mme Benita Ferrero-Waldner, concernant l’affaire de Vahagn Chakhalyan, leader de l’Alliance Démocratique Djavakhk Uni, condamné à 10 ans de prison ferme en Géorgie. Le courrier est reproduit ci-dessous.
Union Yerkir


N/Réf. : SG/LB/09-14

Parlement Européen
Sylvie Guillaume
Députée au parlement européen

Madame Benita Ferrero-Waldner
Commissaire chargée des relations extérieures

Madame,
Je souhaiterais vous alerter sur la situation des minorités ethniques et religieuses vivant en Géorgie et qui sont victimes de discriminations.

Plus particulièrement, la minorité arménienne souffre de discriminations linguistiques, sociales et religieuses, la région où elle est majoritaire est lourdement carencée en dessertes routières, énergie, services sociaux et sanitaires.

L’un des leaders des arméniens de Géorgie, Vahagn Chakhalyan, a été arrêté en juillet 2008 et condamné à une peine de 10 ans de prison pour des faits largement discutables.

Les revendications de son mouvement, pacifique, ne sont ni indépendantistes ni même autonomistes, mais visent la reconnaissance des droits civiques de la minorité arménienne en Géorgie, alors que ce pays mène une politique assimilationniste assez forte dans cette région depuis le démantèlement des bases militaires russes en 2005.

Vahagn Chakhalyan a été transféré de sa prison de Tbilissi, alors que son procès en appel est en cours, dans un centre pénitentiaire dans une autre ville à 30 km où il craint pour sa sécurité.

Son procès en appel doit reprendre vendredi prochain mais les procédures d’arrestations, d’instructions et du procès en 1ère instance ont été émaillés d’infractions de la part des autorités judiciaires (la justice géorgienne lui a même refusé le droit d'avoir un avocat français).

On ne peut laisser ainsi les autorités géorgiennes agir en contravention des conventions internationales sur le droit à un procès équitable, et ce alors même que la Géorgie, au titre des financements communautaires, dans le cadre de la politique de voisinage, a reçu 15 Millions d'euros versés au titre de "la réforme de la justice".

Pourriez-vous vous engager en faveur de l’observation de ce procès par la représentation de l’U.E à Tbilissi ? N’y a-t-il pas lieu de demander des comptes aux autorités géorgiennes sur l’utilisation faite des fonds destinés à améliorer le fonctionnement de la justice et envisager des dispositions qui incitent la Géorgie à respecter ses engagements.

Je vous prie de croire, Madame, en l’expression de ma considération distinguée.

Sylvie Guillaume
Strasbourg le 15 septembre 2009
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AIR FRANCE ET ARMAVIA SIGNENT UN ACCORD DE COOPERATION COMMERCIALE (11/09/2009)
Pierre-Henri Gourgeon, directeur général d’Air France, et Mikhail Bagdasarov, président de « Armavia » Air Company, ont signé aujourd’hui à Roissy un accord de coopération commerciale entre les deux compagnies.
Ainsi, depuis le 7 septembre, Air France et Armavia assureront en partage de codes quatre vols hebdomadaires entre Paris et Erevan (Arménie) et cinq entre Erevan et Paris.
A Paris-Charles de Gaulle, les vols exploités par Armavia desserviront le terminal 2C, offrant ainsi à la clientèle de nouvelles possibilités de correspondances avec le réseau mondial d’Air France.
« Cet accord marque le début d’une coopération prometteuse entre nos deux compagnies, alors que tant de liens unissent la France et l’Arménie. Ensemble, nous allons accompagner le développement des relations économiques et touristiques entre les deux pays », a déclaré Pierre-Henri Gourgeon.

« Nous sommes heureux de ce partenariat avec Air France, leader du transport aérien en Europe. Armavia remplit ainsi une de ses missions essentielles : contribuer à la prospérité de l’Arménie par son ouverture encore plus large sur le monde. » a ajouté Mikhail Bagdasarov.

Paris-Charles de Gaulle / Erevan
AF 2998 (exploité par Air France) :
Départ CDG 13 h 20 (Terminal 2E), arrivée EVN 20 h 55 les lundis, mercredis et samedis.

AF 2736 (exploité par Armavia) :
Départ CDG 13 h 15 (Terminal 2C), arrivée EVN 21 h 00, les vendredis.

Erevan / Paris-Charles de Gaulle
AF 2737 (exploité par Armavia) :
Départ EVN 8 h 45, arrivée CDG 10 h 50 (Terminal 2C) les lundis et vendredis.

AF 2999 (exploité par Air France) :
Départ EVN 10 h 00, arrivée CDG 12 h 10 (Terminal 2E), les mardis, jeudis et dimanches.

Concernant Armavia
"Armavia" Air Company LLC, fondée en 1996, est la compagnie nationale de la République d’Arménie. En 2008, Armavia a transporté près de 650 000 passagers avec une flotte de 8 appareils, notamment Airbus A319 et A320. www.armavia.am

Concernant Air France
Air France assure 1 700 vols quotidiens. Sa flotte compte plus de 400 avions en exploitation, dont 144 appareils régionaux. Air France et KLM se sont rapprochées pour donner naissance, en mai 2004, au 1er groupe de transport aérien européen. Les deux compagnies offrent à leurs passagers les bénéfices d’un double réseau, avec 244 destinations dans 104 pays. Air France est membre fondateur de l’alliance SkyTeam, dont les services couvrent le monde entier. Air France a été créée en 1933.

Service de Presse Air France
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LE BATEAU TURC FROIDEMENT ACCUEILLI À MARSEILLE (18/08/2009)
Le bateau des coupables froidement accueilli à Marseille ; la saison culturelle de la Turquie en France démarre mal !
Photos et article des NAM : http://www.armenews.com/article.php3?id_article=53624

D’après
les articles des journaux locaux marseillais, le bateau turc devait arriver à Marseille le 30 juillet à 17 heures. Malgré son retard d’un mois (il était prévu pour le 1er juillet), le bateau est arrivé à 11 heures. Il n'est pas arrivé à 17 h mais dans la matinée, craignant certainement d'être accueilli par des manifestants.
Mais, ils se sont trompés : les Arméniens, les Grecs et les Chypriotes sont des gens civilisés qui ne voulaient pas d’affrontement dans leur ville bien aimée.
La lutte, menée ensemble par les communautés arménienne, grecque et chypriote pour informer les Marseillais, les élus et les journalistes de l’arrivée du bateau et des objectifs de celui-ci, était de démontrer que le parcours effectué par les Phocéens qui ont fondé Marseille n’a rien à avoir avec ce navire qui est, soi disant venu pour effectuer des expériences scientifiques et des recherches historiques et archéologiques. A ce propos, ce bateau a été tout le temps remorqué sauf lorsqu’il rentrait dans un port, alors que les marins grecs ont ramé de Phocée à Marseille !
Les communautés, dans la lutte qu’elles ont menée, ont expliqué la véritable histoire de Marseille et de sa fondation, il y a 2 600 ans, par les Grecs venus de Phocée et elles n’oublient pas que les Turcs qui, veulent aujourd’hui se montrer civilisés et veulent intégrer l’Union Européenne, sont à l’origine du Génocide des Arméniens, des Grecs d’Asie Mineure et du Pont-Euxin sans oublier l’invasion et l’occupation des 40 % de l’île de Chypre depuis 1974. D’autre part, la ville de Phocée, aujourd’hui en Turquie, a été envahie le 13 juin 1914 ; les Grecs de Phocée en ont été chassés ou massacrés. L’objectif était que le bateau n’accoste pas sur le quai d’honneur du Vieux Port et ne soit pas accueilli par Monsieur le Maire de Marseille. Empêcher un bateau turc de faire escale à Marseille était impossible alors que la Turquie, l’an dernier, a empêché la réplique du navire des Argonautes d’accoster dans les ports turcs.
A 17 heures, les délégations se sont rendu à la mairie centrale où elles ont attendu Monsieur l’Adjoint à la Culture qui revenait de la réception organisée pour la venue du bateau turc ; elles lui ont remis une lettre à l’attention de Monsieur le Maire pour le remercier de son soutien à leur cause, lettre signée par le Conseil de Coordination des organisations Arméniennes de France, la Communauté Chypriote de France, l’Union Hellénique de Marseille et de sa région et la Communauté Grecque de Marseille.

SATISFAITS MAIS PAS CONTENTS
Les Arméniens, les Grecs et les Chypriotes satisfaits mais pas contents : satisfaits, oui, car le tapis rouge n’a pas été déroulé devant une soixantaine de personnes pour l’accueil du bateau turc, réplique de la galère des Phocéens qui ont fondé Marseille mais, pas contents, après les propos de l’Adjoint à la Culture de la ville de Marseille. C’est là que la diplomatie a joué son rôle afin de ne pas blesser la Turquie et le Consul de Turquie qui répète toujours qu’il n’y a pas eu de Génocide arménien ! Nous, nous savons bien qu’ils disent aussi qu’il n’y a pas eu de Génocide du Pont-Euxin, d’Asie Mineure et, bientôt, diront-ils qu’il n’y a pas eu d’invasion de l’île de Chypre !
L’Adjoint à la Culture a qualifié à deux reprises dans son discours le Génocide arménien de « tragédie génocidaire » ! Or, la France a reconnu le Génocide arménien.

Nous vous livrons ci-dessous une réaction de Pascal Chamassian, conseiller municipal de la Ville de Marseille, ancien Président du CCAF Marseille Provence et, aujourd'hui, Secrétaire National du CCAF :

Réaction saison de la Turquie en France 3 août 2009
Le bateau turc venant de Phocée a fini par arriver dans le Vieux-Port de Marseille. Certes avec du retard, mais il est là et bien là, dans le cadre du lancement de la saison de la Turquie en France.
La mobilisation des communautés arménienne, grecque et chypriote de Marseille, si elle a permis de minimiser la dimension protocolaire, de cet évènement, n’a pas empêché l’État Turc d’atteindre son objectif :
falsifier l’histoire, s’approprier un symbole, celui de Phocée, continuer dans son entreprise négationniste vis-à-vis du Génocide des Arméniens, et ce sous couvert d’une pseudo reconstitution historique et scientifique de la légende de Protis.
L’État français et les autorités auront beau jeu de nous dire, que ce n’est pas le premier Magistrat de la ville qui a reçu le bateau en personne, que ce bateau de la honte et du mensonge n’a pas accosté au quai d’Honneur, que la cérémonie n’a pas eu le retentissement souhaité par le commissaire de la saison de la Turquie en France….
C’est exact. Mais tout ceci nous le devons au travail effectué par nos 3 communautés, depuis 6 mois, avec la distribution de tracts pédagogiques à la population marseillaise, l’intervention auprès des autorités politiques locales, ou bien encore une communication active dans la presse locale et nationale.
Malgré la volonté pacifiste et constructive de cette mobilisation, celle-ci a été vécue par les autorités locales comme une polémique. On nous a renvoyé à nos chères études, arguant que nous étions des ultras, qu’il fallait faire preuve d’hospitalité et d’ouverture, qu’il ne s’agissait là que d’une entreprise culturelle, en cherchant sans cesse à minimiser la portée de l’évènement.
Cependant, nos craintes étaient bien légitimes, car malgré les engagements qui avaient été pris par les autorités de la Ville de Marseille, de rappeler dans la cérémonie officielle d’accueil en présence des autorités turques, la réalité du Génocide des Arméniens, cette promesse n’a pas été tenue.
Et il a fallu que l’Adjoint à la Culture, représentant le Sénateur Maire de la Ville de Marseille, s’y reprenne à 2 fois pour qualifier le Génocide des Arméniens de « tragédie génocidaire ».
Quel recul !!! 8 ans après le vote par la France de la loi reconnaissant publiquement le Génocide Arménien de 1915 (29 janvier 2001), loi fièrement portée par le premier Magistrat de Marseille, l’Adjoint à la Culture de la 2ème ville de France ne parvient plus à prononcer le mot Génocide.
Fut-ce-t-il en présence et sous la pression du Consul de Turquie à Marseille, cet acte démontre malheureusement que nous avions raison d’être inquiets. Que la Turquie continue de tisser sa toile, développe ses thèses négationnistes, intimide, sous couvert d’opérations de séduction soit disant culturelles.
Une preuve supplémentaire, s’il en fallait une, que le vote au Sénat de la loi pénalisant la négation du Génocide des Arméniens votée le 12 octobre 2006 à l’Assemblée Nationale, est désormais impérieux.
Preuve supplémentaire enfin qu’il faudra redoubler de vigilance pendant cette saison de la Turquie en France qui ne fait que commencer.
Et qui sera comme on le présentait, le théâtre de scènes insupportables, comme nous venons de les vivre à Marseille, ville symbole de l’hospitalité et du brassage des cultures.
L’exemple marseillais de la mobilisation citoyenne, arméno-grecque-chypriote doit s’intensifier et s’élargir sur tout le territoire français.


source :
http://diaspora-grecque.com/modules/altern8news/article.php?storyid=1710
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VAHAGN CHAKHALYAN EN DANGER DE MORT EN PRISON (18/08/2009)
Les autorités géorgiennes sont en train de préparer des provocations contre le leader du mouvement pour les droits civiques des arméniens de Samtskhe-Djavakhetie.
L’Union Yerkir, d’après des informations de sources fiables, a appris que les autorités géorgiennes menaceraient physiquement Vahagn Chakhalyan, leader du mouvement Alliance Démocratique Djavakhk Uni, dans l’objectif de le neutraliser ou de l’éliminer en prison.
Le transfert récent (le 31 juillet dernier) de Vahagn Chakhalyan de la prison n°8 – Gldani de Tbilissi à la colonie pénitentiaire n°2 de la ville de Rustavi, alors que son procès auprès de la cours d’appel de Tbilissi est toujours en cours, confirmerait les informations concernant les menaces qui pèseraient sur Vahagn Chakhalyan car les conditions seraient plus favorables dans cette prison éloignée.
L’Union Yerkir précise que la responsabilité d’une quelconque provocation à l’encontre de Vahagn Chakhalyan incombera au président de la Géorgie, Mikheil Saakatchvili et au ministre de l’intérieur Vano Merabitchvili.
A cet effet, l’Union Yerkir appelle les autorités géorgiennes à garantir la sécurité de Vahagn Chakhalyan et à le replacer dans son ancien lieu de détention. L’Union Yerkir demande à l’Ombudsman (médiateur de la République) de Géorgie, Sozar Subari, aux Organisations Internationales, aux missions diplomatiques accréditées en Géorgie de prendre des mesures efficaces pour assurer la sécurité de Vahagn Chakhalyan.
Union Yerkir
Le 10 aout 2009
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ASSOCIATION ANCRE DE L'ESPOIR (04/08/2009)
Association caritative crée en février 2009 dans le cadre de la loi 1901 et sans but lucratif, se donne pour objectif de réaliser des programmes durables et efficaces pour améliorer les conditions de vie des enfants orphelins ou victimes de guerres, des familles pauvres ou sans ressources, des femmes seules ou avec enfants nécessitant une protection, des personnes âgées, des personnes invalides ou handicapées , des demandeurs d’asile et des réfugiés, sans limitation de catégories, de conditions ou d’âge.

Les domaines d’actions sont l’éducation, la culture, l’intégration, la nutrition, la formation, la santé, le commerce et l’artisanat, le développement socio-économique, le droit et les questions juridiques, l’interprétariat et la traduction, etc...

Pour tout contact : http://pagesperso-orange.fr/ancredelespoir
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L'AZERBAÏDJAN DOIT SIGNER UN PACTE DE NON AGRESSION AVEC L'ARMÉNIE (01/08/2009)
Dans un appel adressé à l’OSCE, la Fédération Euro-Arménienne pour la Justice et la Démocratie a exprimé sa profonde inquiétude face aux menaces à la sécurité qu’encourt la région du Caucase et en particulier l’Arménie du fait de la militarisation croissante de l’Azerbaïdjan.
L’appel fait état des récents investissements excessifs de l’Azerbaïdjan dans l’armement et la technologie militaire, et scrute les déclarations politiques du président azéri dans le cadre des négociations de paix du Haut Karabagh, menées sous l’égide des co-présidents du groupe de Minsk de l’OSCE. Partant des réalités du pays, et des positions menaçantes du régime d’Aliev, la Fédération conclut qu’en faisant le choix de l’option militaire, tout en feignant de favoriser le processus de l’OSCE, l’Azerbaïdjan viole les principes fondamentaux des négociations internationales. La Fédération encourage les co-Présidents à concentrer de nouveau leurs efforts sur les menaces à la sécurité régionale résultant des choix militaristes de l’Azerbaïdjan. Et considère qu’on ne peut permettre à l’Azerbaïdjan de négocier alors qu’il reste ouvertement campé sur des positions de belligérance, face à la partie arménienne qui négocie de bonne foi. La Fédération demande la signature d’un Pacte de Non Agression par l’Azerbaïdjan comme une garantie indispensable pour relancer les négociations sur des bases solides de confiance mutuelle.
L’Azerbaïdjan a en effet multiplié de 1300% son budget militaire, passant de 175 Millions de dollars US en 2004, à 2,5 Milliards de dollars US en 2009. Plus encore, la multiplication des déclarations bellicistes du Président azéri Aliev prouve qu’il y a en Azerbaïdjan une véritable préparation à la reprise des hostilités envers l’Arménie.
La Fédération dénonce les récentes déclarations faites par le Président Aliev à Londres, mettant en évidence son refus de toute concession sur le statut du Karabagh, et sa persistance à parler uniquement d’autonomie sous souveraineté azérie, une position qui met un terme au processus de négociations de l’OSCE tel qu’il a existé jusqu’ici.

La Fédération Euro-Arménienne prie les Co-Présidents de prendre très au sérieux les ambitions militaires de l’Azerbaïdjan dans la région et, en conséquence, d’exiger de ce pays de solides garanties de non-agression avant toute poursuite des discussions dans le cadre du groupe de Minsk. Dans les circonstances actuelles, un Pacte de Non-Agression engageant l’Azerbaïdjan en faveur de la paix est la seule mesure significative que peut prendre l’OSCE avant de considérer toute autre démarche.
« L’Arménie et la République du Haut Karabagh ont le droit d’assurer leur sécurité contre les menaces incessantes de l’Azerbaïdjan. En outre, le futur processus de négociation ne doit pas exclure la République du Haut Karabagh. C’est d’abord la sécurité des habitants du Haut Karabagh qui est menacée par l’Azerbaïdjan, et de ce fait ils ont une place légitime dans les négociations » a indiqué Hilda Tchoboian, présidente de la Fédération Euro-Arménienne.

Fédération Euro-Arménienne pour la Justice et la Démocratie
1er août 2009
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RENCONTRE DES REPRÉSENTANTS DE LA COMMUNAUTÉ ARMÉNIENNE DE SUISSE AVEC L'AMBASSADEUR DE GÉORGIE À GENÈVE (20/05/2009)
Le lundi 11 mai, les représentants de la communauté arménienne de Suisse (le Révérend Père de l'Eglise Apostolique Arménienne de Suisse, Abel Manoukian. Le Président de Fondations Arméniennes de Suisse, Vahé Gabrache. Le
Président de l'Union des Arméniens de Suisse (UAS), Zaré Kurkdjian accompagné de Monsieur Garo Toruslu membre de l’UAS) ont rencontré son Excellence Giorgi Gorgiladzé, Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la Mission permanente de Géorgie en Suisse et auprès de l'Office des Nations Unies.
Après les formalités d’usages, les représentants de la communauté arménienne de Suisse ont insisté sur l’importance de l’amitié entre le peuple géorgien et arménien. Les représentants de la communauté arménienne de Suisse ont ensuite exposé leurs inquiétudes concernant la situation actuelle des arméniens de la région de Samtskhe-Djavakhetie, de la non-reconnaissance juridique de l’Eglise Apostolique arménienne en Géorgie et de la condamnation injuste de Vahagn Chakhalyan, leader de l’Alliance Démocratique Djavakhk Uni.
Sur ce dernier point, les représentants de la communauté arménienne de Suisse ont présenté plusieurs requêtes :
• Libération immédiate de Vahagn Chakhalyan.
• Homologation de l’avocat français de Vahagn Chakhalyan.
• Faire cesser les mauvais traitements en prison contre Vahagn Chakhalyan.
L’Ambassadeur de Géorgie en Suisse et auprès de l’ONU, son excellence Giorgi Gorgiladzé, a promis de faire suivre ces revendications au gouvernement géorgien et donner suite dans les plus brefs délais.
Les représentants de la communauté arménienne de Suisse ont ajouté qu’ils suivaient de très près la situation sur place et qu’ils étaient très attentifs aux sorts des arméniens du Djavakhk et de Géorgie. Que leur démarche s’inscrivait dans une logique de respect des droits de l’homme et qu’elle n’avait aucun rapport avec les événements de politique intérieure qui secoue actuellement la Géorgie.
UNION YERKIR
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GÎTE DANS LA RÉGION DE SPITAK (21/04/2009)
Nous sommes une association humanitaire œuvrant en Arménie depuis 2001. Notre action est dirigée vers les enfants et les adolescents du village humanitaire italien à quelques kilomètres de Spitak. L'association a acquis une maison en 2005 afin d'y fixer ses activités. Conçue comme une maison ouverte (les lieux et le matériel sont mis librement à la disposition des enfants), la "Sea House" (nom donné à la maison) propose aussi des ateliers (informatique, anglais, français et arts plastiques) aux enfants qui le souhaitent.
L'association travaille sur place avec 6 salariés arméniens (4 responsables d'ateliers, 1 gardien de la maison et 1 femme de ménage). De plus, l'un des membres fondateurs, et membre du bureau, est arménien, basé à Erevan. Nous avons, de plus, tissé des liens étroits avec les habitants du village et organisons régulièrement avec eux des fêtes locales, des rencontres diverses.
Depuis sa création, les ressources de l'association ELEFANT proviennent des cotisations des adhérents, des dons et des subventions.
Ayant terminé le gros œuvre dans la maison (chauffage, eau chaude, jardin ...) et mis en place le cœur de notre activité (aménagement de la maison et mise en place des ateliers), nous souhaitons maintenant développer des activités visant à pérenniser notre action, notamment un projet "gîte". Nous avons donc équipé la maison dans cette optique en aménagement le premier étage (3 chambres pouvant accueillir jusqu'à 8 personnes), la cuisine et la salle de bains (eau chaude, gazinière, frigo…). Nous avons déjà accueilli des visiteurs l'année dernière pendant une semaine (l'équipe arménienne de rugby) et le séjour s'est très bien déroulé : accueillis par notre coordinateur local, ils ont pu participer aux activités de l'association dans la maison, aller à la rencontre des villageois et des enfants.
Situé au milieu des collines, c’est un lieu de détente idéal, une halte hors des sentiers battus dont l’expérience est toujours inoubliable pour celui qui s’y arrête. Cette possibilité de séjour est désormais effective vous pouvez vous renseigner auprès de notre association. Rens. : http://www.elefant-association.com .
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LETTRE OUVERTE DE VAHAGN CHAKHALYAN (DU FOND DE SA CELLULE) AU PRESIDENT DE LA GEORGIE SAAKASHVILI (09/04/2009)
Vahagn Chakhalyan
leader DE L’ALLIANCE DEMOCRATIQUE DJAVAKHK UNI
PRISONNIER POLITIQUE

Géorgie, établissement pénitencier n°8, Bâtiment E, cellule 117

Mikheil Saakashvili
Président de la Géorgie

Le 26 mars 2009

Monsieur le Président,

Après l’indépendance, les administrations de Gamsakhourdia et de Chevardnadé ont délibérément ignoré les problèmes de la région du Djavakhk dans un but politique, laissant le champ libre au fantasme du séparatisme. Vous avez même déclaré que grâce à vos actions et mesures de prévention, le Djavakhk n’avait pas fait sécession.

Malheureusement, vous avez continué cette politique à courte vue initiée par vos prédécesseurs, faisant passer les arméniens comme des personnes particulièrement dangereuses pour l’intégrité du pays.

Vous avez déclaré au monde entier que l’intégration des arméniens en tant que citoyens passait par l’apprentissage de la langue géorgienne et que les arméniens obtus et ingrats ne cessaient de faire échouer les programmes mis en place pour cet apprentissage de la langue géorgienne.

Monsieur le Président, croyez-vous qu’apprendre peut se réaliser par la force ?. Si le désir n’y est pas, aucune contrainte ne sera en mesure, au XXIème siècle, d’amener les gens à faire ce qui est contraire à leur volonté. Au pire des cas, cela conduirait à la protestation voire à l’émigration...

Par conséquent, il est nécessaire de mettre en œuvre des mesures qui permettent aux minorités de sentir le besoin et leur donnent envie d’étudier le géorgien. Les minorités doivent être traitées sur un pied d’égalité en respect de la loi, du droit et des libertés fondamentales.

Or, vous n’avez rien proposé aux habitants du Djavakhk, excepté la construction de nouveaux bâtiments pénitenciers, de police, de tribunaux et de bureaux pour les procureurs. Par ailleurs, vous avez doublé le nombre de militaires et de policiers, et renforcé les structures régionales des services spéciaux. Tout ceci s’est réalisé dans le but de persécuter, d’arrêter, d’emprisonner et d’expulser ceux qui se battent pour les droits des arméniens du Djavakhk.

Votre plus grande erreur a été la nomination au poste clé le chef de la police en lui donnant des pouvoirs illimités pour mettre en œuvre des actions contre les arméniens du Djavakhk.

Il est clair que votre objectif de répression ne peut être qu’atteint à court terme. A terme, vous ne faites qu’accentuer l’expression de la méfiance et de la rancœur contre les autorités géorgiennes.

Quel est votre objectif ?

Monsieur le Président, qu’espérez-vous en poursuivant cette politique, hérité de vos prédécesseurs ? N’est-il pas temps de procéder à d’importantes réformes, progressivement, pour solutionner les problèmes politiques, linguistiques, culturelles, éducatifs et socio-économiques des arméniens du Djavakhk ?

Il suffit que les représentants de l’état justifient, en privé, leur passivité à régler les problèmes des minorités à cause de la mauvaise volonté de la majorité ethnique pour ne pas froisser les géorgiens de souche ? Ces craintes sont fondées sur 20 ans d’erreurs de la politique géorgienne envers ses minorités. La majorité ethnique se rend bien compte, peut être mieux que les autorités, que si l’enseignement de la langue ossète n’avait pas été interdit dans les écoles de Tskhinvali, la situation n’aurait pas évolué ainsi.

N'est-il pas temps de mettre un terme à l'approche des autorités, qui consiste à créer davantage de problèmes plutôt qu’à les régler en donnant le pouvoir économique à des clans pour qu’ils soumettent le Djavakhk ?

Est-ce ainsi que vous comptez solutionner le problème du Djavakhk ?

N'est-il pas temps de prendre des mesures concrètes pour restaurer progressivement une certaine confiance de la population arménienne du Djavakhk envers les autorités centrales de Géorgie ? Vous avez ce pouvoir de mettre en œuvre ces mesures mais malheureusement vous ne l’avez jamais utilisé jusqu’à aujourd’hui.

Pourtant, les arméniens du Djavakhk sont prêts au dialogue. Nous voulons croire que nous ne serons pas obligés de rechercher les solutions aux problèmes, qui se posent entre deux peuples amis, auprès des structures européennes et internationales. Il ne vous reste qu’une seule voie, accepter cet appel au dialogue.

Si vous pouviez commencer dès aujourd’hui !

Vahag Chakhalyan
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VIOLATIONS DES DROITS DE L’HOMME DANS LE PROCES DU LEADER DES ARMENIENS DU DJAVAKHK, VAHAGN CHAKHALYAN (29/03/2009)
ET DECLARATION DE L’OMBUDSMAN DE GEORGIE CONTRE LE MINISTERE DE LA JUSTICE DE GEORGIE

Les 11 et 12 mars derniers, au tribunal d’Akhalskhé, ce sont tenus les audiences du procès du leader du mouvement "Alliance Démocratique Djavakhk Uni", Vahagn Chakhalyan, de son père Ruben et de son jeune frère Armen.
Les observateurs de l’Union Yerkir ont pu enregistrer les faits suivants :

1. Il a fallu 41 jours pour que le procès reprenne, la dernière
audience s’étant tenu le 29 janvier 2009. Le tribunal a annulé à deux reprises et au dernier moment les audiences prévues pour les 11 et 26 février sous prétexte qu’il n’y avait pas d’essence pour transférer Vahagn Chakhalyan de sa prison de Tbilissi à Akhalskhé.

2. L’audience a eu lieu sans Me Patrick Arapian, avocat français de
Vahag Chakhalyan. Le 16 février 2009, le ministère de la justice de Géorgie a en effet refusé à Me Arapian, le droit d’être l’avocat de Vahagn Chakhalyan. L’Ombudsman (Médiateur de la République pour les Droits de l’Homme) de Géorgie, Sozar Subari, dans une lettre destiné au Ministre de la justice, Zurab Adeishvili, a qualifié cette décision d’injustifié et a recommandé de rétablir les droits de Vahag Chakhalyan violés par le ministère de la justice et de permettre la participation de l’avocat français.

3. Me Stepan Voskanyan, l’avocat d’Arménie de Vahagn Chakhalyan, pourrait se voir retirer sa licence géorgienne. Le 6 mars 2009, lorsque Me Voskanyan a rendu visite à son client, à la prison n°5 de Tbilissi, les forces de police lui ont refusé l’entrée sous prétexte que sa licence accordée par le ministère de justice arrivait à expiration (alors que le procès est toujours en cours). Me Voskanyan n’a pas pu voir son client pour préparer l’audience du 11 mars. Lors de l’audience du 11 mars, Me Voskanyan a soulevé ce problème auprès de la cour mais le juge à refuser de statuer sur ce sujet prétextant qu’il n’avait pas compétence en la matière et qu’il fallait s’en remettre au ministère de la justice.

4. Les avocats de Vahagn Chakhalyan se sont plaints plusieurs fois de la mauvaise qualité de la traduction en arménien du procès qui se déroule en géorgien. La défense voulant donner plus de temps à la traduction pour que la compréhension du procès ne soit pas altérée pour les prévenus mais le tribunal a une fois de plus rejeté cette demande.

5. Lors de l’audience du 12 mars, Vahagn Chakhalyan a fait une
déclaration (ci-joint en annexe 2) portant sur les violations de ses droits par les autorités géorgiennes et notamment sur le refus d’enregistrer l’avocat français, Me Arapian et la volonté de vouloir retirer la licence à l’avocat d’Arménie, Me Voskanya. Vahagn Chakhalyan a déclaré que toutes les manœuvres des autorités géorgiennes dirigées contre lui sont illégales et que la cour viole ses droits constitutionnels. Vahagn Chakhalyan a demandé le report de l’audience du procès tant que ces problèmes ne seront pas résolus. Le tribunal a refusé de répondre aux exigences contenues dans la déclaration.

6. Au cours des audiences des 11 et 12 mars, 16 témoins de l’accusation (tous membres de la police ou fonctionnaires) se sont présentés à la barre pour examiner les circonstances des manifestations de contestations des résultats électoraux du 9 octobre 2006 suite aux fraudes massives dans le district d’Akhalkalak. Ces manifestations ont été organisées à l’appel du
mouvement "Alliance Démocratique Djavakhk Uni" et Vahagn Chakhalyan en tant que leader de se mouvement se voit aujourd’hui accusé de violations de l’ordre public pour des faits qui à l’époque n’ont donné lieu a aucune procédure.

7. Dès la fin des interrogatoires des témoins, l’audience a été
reportée au 25 Mars 2009.

Tout ceci démontre, une fois de plus, que les autorités géorgiennes sont prêtes à tout, de l’utilisation de moyens illégaux aux violations des lois et de la Constitution géorgienne et ce dans le but de mener une politique contre les arméniens du Djavakhk et de Géorgie.
L’Union YERKIR interpelle les institutions et les organisations
internationales des droits de l’homme, en leur demandant de faire arrêter ces violations, à faire pression sur les autorités géorgiennes pour mettre fin à ces procédés honteux et à faire libérer Vahag Chakhalyan.

Union YERKIR
Contact : contact@yerkir.eu
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LES SÉNATEURS DE L'ARDÈCHE S'ENGAGENT... (16/03/2009)
Les Sénateurs de l’Ardèche s’engagent pour la mise à l’ordre du jour de la loi pénalisant le négationnisme du génocide arménien
La FRA Nor Seround, Nouvelle Génération Arménienne, informe avec enthousiasme du soutien des Sénateurs de l’Ardèche (07), Michel Teston et Yves Chastan, pour la mise à l’ordre du jour du Sénat du texte de loi demandant la pénalisation du négationnisme du génocide arménien.
La FRA Nor Seround, Nouvelle Génération Arménienne, mène une importante campagne dans le cadre du Conseil de Coordination des organisations Arméniennes de France (CCAF) pour informer et sensibiliser des Sénateurs sur l’exigence républicaine que constitue l’accomplissement de la navette parlementaire et la mise à l’ordre du jour du texte, voté à une grande majorité le 12 octobre 2006 à l’Assemblée Nationale.
Dans cette perspective, la FRA Nor Seround, Nouvelle Génération Arménienne, a entrepris des démarches auprès des Sénateurs Michel Teston et Yves Chastan : « Nous sommes allés en Ardèche pour rencontrer l’équipe du Sénateur Michel Teston, puis nous avons œuvré auprès de l’équipe du Sénateur Maire de Privas, Yves Chastan. Notre sentiment est que ces Sénateurs étaient déjà très sensibles à la question du génocide arménien et au problème du négationnisme. Mais, outre ce soutien sincère à la Cause arménienne, les Sénateurs Michel Teston et Yves Chastan n’ont manifestement pas accepté qu’il leur soit empêché d’exercer leur droit de Parlementaire par le blocage injuste de la navette parlementaire, un tel sentiment qui ne fera que se propager parmi la représentation sénatoriale tant que le gouvernement continuera de défier la volonté parlementaire en refusant la mise à l’ordre du jour de ce texte au Sénat. » a expliqué Jules Boyadjian, Porte-parole de la FRA Nor Seround.
Les Sénateurs Yves Chastan et Michel Teston ont également fait savoir à la FRA Nor Seround – Nouvelle Génération Arménienne, que cet engagement ne se limitait pas à la signature de l’appel du CCAF, puisque dans une lettre adressée au Président du Groupe Socialiste au Sénat, Jean-Pierre Bel, Michel Teston, Sénateur et ancien Président du Conseil Général de l’Ardèche, a demandé « que le groupe socialiste du Sénat demande l’inscription de ce texte à l’ordre du jour ». Une telle attitude qui reflète toute la loyauté et l’honnêteté des Sénateurs de l’Ardèche dans ce combat pour la mise à l’ordre du jour d’une loi pénalisant le négationnisme du génocide arménien.
Le Bureau National de la FRA Nor Seround.
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LES POGROMS ANTI-ARMÉNIENS DE SOUMGAÏT ÉVOQUÉS LORS DE LA COMMÉMORATION AZERBAÏDJANAISE DE KHODJALOU - L'AMBASSADEUR D'AZERBAÏDJAN INTERDIT DE PAROLE (09/03/2009)
La « commémoration » au Parlement européen des évènements de Khodjalou dont l'Azerbaïdjan entendait faire le point d'orgue de sa campagne de désinformation a tourné au fiasco le mardi 3 mars 2009.

Alertée par la Fédération Euro-Arménienne et par d'autres acteurs de l'opinion publique européenne, Mme Gisela Kallenbach, la députée européenne (Verts, Allemagne) qui avait initialement patronnée l'exposition de la « Fondation Aliev», a pris conscience de la tentative de manipulation azérie dont elle faisait l'objet. Réagissant en conséquence, elle a surpris les participants composés essentiellement d'Azéris en déclarant qu'elle n'était là que « parce qu'il était trop tard pour annuler l'exposition ».

Dans son discours d'inauguration, Gisela Kallenbach n'a pas hésité à dire qu'elle regrettait que l'exposition ne comportât pas d'images des pogroms anti-arméniens de 1988 dans la ville azerbaïdjanaise de Soumgaït, avant de demander une minute de silenc en mémoire des victimes de tous les conflits du Caucase méridional.
Critiquant implicitement la tentative de désinformation azérie, elle a déclaré avoir appris que cette exposition « pouvait être utilisé afin de détruire le prometteur et récent processus de réconciliation entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan » et que « cela n'était absolument pas » son intention.

La courte allocution prononcée à cette occasion par Mme Kallenbach est disponible ici.

Mme Kallenbach a rapidement mis fin à sa participation alors que l'ambassadeur d'Azerbaïdjan n'a été autorisé ni à s'exprimer, ni à distribuer son matériel de propagande.

D'après différentes sources, Mme Kallenbach aurait été abusée par des membres de son groupe politique directement financés par la Fondation Aliev.

« Nous félicitons Mme Kallenbach pour son courage et sa clairvoyance » a déclaré Hilda Tchoboian, la présidente de la Fédération Euro-Arménienne ; « il est clair que les commémorations de Khodjalou organisées un peu partout en Europe et aux Etats-Unis font partie de la politique belliciste des dirigeants de l'Azerbaïdjan ; elles visent à empêcher le règlement du conflit en interdisant toute concession aux yeux de son opinion publique, tout en masquant ses propres crimes » a-t-elle poursuivi.

Dans le cadre d'une offensive mondiale, le régime de Bakou entend en effet faire admettre aux institutions internationales que les évènements qui se seraient déroulées à Khodjalou en 1992 lors de la guerre de libération de l'Artsakh (anciennement Nagorno Karabakh) auraient constitué des crimes de guerre – voire un « génocide ». Ces évènements – présentés en tant que tels à l'aide de photos prises au Kosovo [5] n'ont jamais été clairement élucidés mais plusieurs sources “ notamment azéries “ tendent à prouver qu'ils auraient été provoqués par le clan Aliev pour déstabiliser le régime azéri de Moutalibov au pouvoir à l'époque.

Les massacres et pogroms d'Arméniens à Soumgaït, à Bakou et à Kirovabad, rappelés par Mme Kallenbach, sont en revanche attestés comme ayant constitué la réponse de l'Azerbaïdjan au processus pacifique par lequel les populations arménienne du Karabakh avaient demandé leur rattachement à l'Arménie conformément à la constitution soviétique alors en vigueur. Ces pogroms ont déclenché la guerre de libération de l'Artsakh.

A l'époque, le Parlement européen avait durement critiqué les exactions de l'Azerbaïdjan envers sa population arménienne, rappelant « le blocus et l'agression de l'Azerbaïdjan », « les 300 000 réfugiés Arméniens qui ont fui les pogroms », les meurtres d'Arméniens perpétrés « dans des circonstances particulièrement horribles », « le blocus économique de l'Arménie », « l'attaque sans précédent contre les Arméniens du Karabakh » ou encore leur « droit à l'autodétermination ».

Les résolutions en question du Parlement européen sont disponibles sur le site de la Fédération Euro-Arménienne.

« Au regard des graves incriminations portées envers l'Azerbaïdjan par le Parlement européen et par la Communauté internationale, et pour la première fois, la machine de désinformation azérie a échoué à utiliser l'Assemblée européenne comme un tremplin pour diffuser son interprétation falsifiée de l'histoire» a commenté Hilda Tchoboian.

« L'exploitation abusive par l'Azerbaïdjan du conflit du Karabakh pour justifier le discours belliciste et raciste de ses dirigeants envers l'Arménie et les Arméniens, devra être condamnée par l'Union européenne qui porte un réel intérêt à l'établissement d'une paix durable dans la région » a continué la Présidente de la Fédération Euro-Arménienne.

La Fédération Euro-Arménienne rappelle que depuis plusieurs années, le pouvoir azéri essaie de manière répétée de discréditer le groupe de Minsk de l'OSCE en charge des négociations de paix afin d'en déplacer le cadre. En dépit de ces tentatives le Parlement européen a constamment affirmé sa confiance dans ce groupe de Minsk qui prend en compte le droit à l'autodétermination du peuple du Karabakh conformément aux principes du Droit international.
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European Armenian Federation
for Justice & Democracy
Avenue de la Renaissance 10
Brussels, 1000
http://eafjd.eu/
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JACK LANG CLARIFIE SA PENSÉE SUR RADIO AYP FM (17/02/2009)
Suite à une polémique, née de la découverte des propos tenus par Jack Lang, lors du Colloque « Liberté pour l'Histoire » tenu à Blois le 11 octobre 2008, AYP FM, nous avons souhaité permettre à l'ancien Ministre de la Culture et de l'Education Nationale de donner son explication. C'est ainsi que Jack Lang s'est exprimé ce samedi 14 février 2009, sur les ondes d'AYP FM 99.5 FM lors de l'émission Carte sur Table où il est longuement revenu sur ses déclarations de Blois où il avait alors évoqué sa « double culpabilité » pour le vote du 29 janvier 2001 reconnaissant le génocide arménien et avait qualifié ces massacres, « de génocide entre guillemets ».
Lors de cette émission Jack Lang a réaffirmé sa fierté d'avoir voté la loi le 29 janvier 2001, il a également rappelé son engagement pour la reconnaissance internationale du génocide arménien et pour la subordination de l'adhésion turque à l'Union Européenne à la reconnaissance de ce génocide. Retrouvez-ci dessous quelques extraits des déclarations de Jack Lang lors de cette émission que vous pouvez également écouter dans son intégralité sur le site d'AYP FM www.radio-aypfm.com.

Voici la retranscription de ces propos :
« Vous êtes assez avisés pour savoir que dans une conversation, en tout cas c'est une formule que j'emploie souvent moi-même dans une conversation, « je suis donc coupable », sous entendu à vos yeux, et donc le « doublement coupable » c'est à vos yeux, vous qui considérez qu'il ne peut pas, qu'il ne peut jamais y avoir de résolution ou de loi mémorielle. C'est le sens de mon propos, je n'ai aucun sentiment de culpabilité vis-à-vis de l'acte que j'ai accompli et que je revendique : c'est moi et moi seul, excusez moi de le rappeler, qui député à l'Assemblée Nationale, Président de la commission des Affaires Etrangères, ait pris l'initiative de faire voter une déclaration sur la reconnaissance du génocide arménien. Et par ailleurs ce texte je l'ai fait voter donc « doublement » responsable d'avoir fait voter ce texte, voilà l'explication, rien de plus, rien de moins.

Sauf exception, et le Génocide arménien appartient à ces exceptions, la Shoa aussi, quelques événements monstrueux qui ont marqué le siècle passé, peut être le siècle présent, sauf exception, je pense en effet que ce n'est pas le rôle du législateur de procéder à des proclamations de ce genre.
D'ailleurs j'ai fait introduire dans la nouvelle constitution française, ayant vécu de près ces sujets, la possibilité pour le Parlement d'édicter des résolutions, qui n'ont pas d'aspect normatif, et par conséquent d'ouvrir la possibilité au Parlement dans certains cas, sur des sujets divers pas nécessairement des sujets dramatiques, d'adopter des résolutions, c'est-à-dire de pouvoir donner un point de vue sans effet normatif. […] Et donc quand j'explique en même temps, « je ne sais pas si aujourd'hui je voterais la même chose », aujourd'hui je sais que je ne ferais pas voter une loi mais une résolution en vertu de la nouvelle constitution française : ça aboutit au même résultat, simplement juridiquement c'est plus correct une résolution plutôt qu'une loi.

Je me suis battu assez longtemps pour l'Arménie, pour la culture arménienne, pour la reconnaissance du génocide arménien aussi bien à Paris qu'à Bruxelles lorsque j'étais parlementaire européen et dans les débats sur l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne, j'ai dit et redit et je redis et je redis, qu'une des conditions sine qua none pour l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne c'est la reconnaissance du génocide arménien. […]

Puisque vous vous êtes favorables, à cette deuxième loi, […] pourquoi est ce que vous ne mettez pas la même énergie, combattivité, à vous adresser à mesdames et messieurs les sénateurs de la république, qui pour l'heure refusent de donner effet à cette deuxième loi et ne l'ont pas ainsi à leur ordre du jour et du coup ne la votent pas. Voilà un point extrêmement important.

Deuxièmement ce qui me parait important, et je n'ai pas manqué de le faire depuis des années, c'est essayer de faire bouger le sentiment en Turquie.
Je ne sais pas s'il y a une vidéo de ce discours que j'ai pu faire devant des étudiants et des professeurs turcs à Istanbul à l'invitation de l'écrivain Yachar Kémal, je leur ai dit, à l'époque c'était il y a trois ans ce n'était pas facile à exprimer clairement, « vous avez le devoir de faire reconnaitre par les instances turques, par vous-même, ce génocide qui a été commis par le peuple turc » et j'ai moi-même encouragé des rencontres, c'est très important d'essayer de convaincre, entre intellectuels et historiens turcs et arméniens.
Des amis écrivains turcs, comme Yachar Kemal mais aussi Oran Pamuk, ont reconnu, affirmé la honte du génocide arménien et je crois que c'est un point important.

Il s'agit moins de convaincre ici que de convaincre là-bas en Turquie que la place de la Turquie dans la communauté internationale ne pourra pas changer si ce geste n'est pas accompli clairement par le peuple turc. Moi je considère que dans ce domaine il vaut mieux expliquer et convaincre. Bien sur il y a des sectes négationnistes en Turquie et elles sont gigantesques, et d'ailleurs ce n'est pas parce qu'il y aurait une loi qui criminaliserait le négationnisme vis-à-vis des massacres, du génocide arménien qui serait adoptée en France que les sectes ou les associations ou le gouvernement turc seraient impressionnés, ils seraient même, pas encouragés mais, ils auraient tendance à se crisper un peu plus.
Pour moi, si on pense sincèrement, et c'est ma pensée, que la vérité doit être rétablie et reconnue, alors il faut concentrer son énergie, sa capacité de conviction, de persuasion, son influence sur l'action de conviction et de persuasion notamment vis-à-vis du peuple turc.

D'abord j'ai pour ces négationnistes la même répulsion la même horreur et sentiment de révolte que celui que vous exprimez, pour l'heure, je vous parle très franchement, et je ne peux pas raconter des choses que je ne pense pas et je regrette que le débat que nous avons eu à Blois ait été partiellement retransmis et son contexte oublié, en tout cas, rien ne fera changer d'avis sur le sentiment qui est le mien, la conviction qui est la mienne sur le génocide arménien.

Simplement, je ne crois pas qu'aujourd'hui on peut faire reculer le
négationnisme et le plus grave négationnisme se trouve quand même principalement en Turquie, pas seulement, uniquement par des lois et des lois extérieures, mais par un travail de conquête des esprits, d'explications, d'informations et éventuellement aussi par la pression diplomatique. L'arme est lourde et forte et efficace : s'il est dit clairement, (c'est un point important à rappeler sans cesse, car je ne suis pas sur que chemin faisant, dans les négociations avec la Turquie, l'on n'oublie pas cette question), si en permanence on dit au gouvernement turc, «de toutes façons même si vous remplissez toutes les conditions que nous posons, politiques économiques, pour l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne, il est un point sur lequel il n'y aura aucun transaction d'aucune sorte, c'est la reconnaissance par la Turquie du génocide arménien», c'est autrement efficace je le crois que toute loi de criminalisation.

Mon opposition à cette loi de criminalisation n'est pas une opposition théologique, s'il advient qu'un jour qu'elle soit adoptée par le Sénat, et je reviens à la France maintenant, si véritablement ceux qui sont pour la pénalisation du négationnisme pensent que c'est un combat prioritaire, à ce moment là il faut absolument convaincre le sénat français de voter la loi qui a été adoptée en première lecture par l'assemblée nationale.

Autant je vous redis ma position de fond sur le génocide arménien, et je déplore que cet extrait ait pu laisser entendre que j'ai renoncé à mes convictions ce qui est moins que jamais le cas, autant je suis en interrogation (NDRL, sur la criminalisation) je vous le dis franchement, parlons en, discutons en.

Pour moi, le combat prioritaire il est vis-à-vis de la Turquie. Il y a deux types de combat à mener, d'un coté, premièrement que les Etats, les gouvernements notamment celui de la France, disent et redisent qu'en aucune manière la Turquie ne pourra être acceptée parmi les membres de l'UE s'il n'y a pas cette reconnaissance du génocide arménien ; deuxièmement, c'est aussi important, il faut aussi qu'on essaye de toucher le peuple turc lui-même à travers les élites, les intellectuels.
Quoi qu'on ait pu dire, je suis un ami de la culture arménienne, je suis un combattant de la cause de la reconnaissance du génocide arménien, je ne cherche pas à plaire ou à déplaire, c'est ma conviction et à Paris, à Strasbourg ou ailleurs, chaque fois que j'ai pu agir j'ai agi et je pense qu'il faut continuer à agir, et mon obsession, je vous le répète pardon d'insister, c'est de faire bouger très profondément les choses du coté et du gouvernement turc et du peuple turc. Je continuerai quoi qu'on dise à me battre pour la cause que vous soutenez. Ma seule interrogation elle porte sur… et en même temps c'est une interrogation théorique car pour le moment la loi a été voté par l'Assemblée Nationale, les socialistes étaient divisés sur ce sujet, certains étaient pour d'autres étaient contre, et puis il faut peut être que vous saisissiez plus officiellement le nouveau président du Sénat, Monsieur Larcher, et on peut s'étonner quand même que la Conférence des Présidents au sein du Sénat, ne donne pas l'occasion au Sénat de débattre et de se prononcer sur cette loi. […]

Mon tribunal personnel, c'est ma conscience, ma boussole, c'est ma conscience, et il m'est arrivé dans la vie de défendre des opinions minoritaires, sur beaucoup de sujets, aujourd'hui quand je rencontre des turcs de toutes obédiences je leur dis ce que je pense, je ne cherche pas à plaire ou à déplaire mais à défendre les idées auxquelles je crois, et je pense qu'il faut absolument que le jour vienne le plus vite possible qui permette de rendre justice au peuple arménien et où dans la plénitude de la clarté la monstruosité du génocide arménien soit dite et reconnue et notamment par le gouvernement tuc et le peuple turc. »

Retrouvez l'enregistrement oral de ce texte sur
http://radio-aypfm.com/jack-lang.html
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LE DÉPUTÉ PIERRE LELLOUCHE STIGMATISE LA COMMUNAUTÉ ARMÉNIENNE : LA FRA NOR SEROUND EST RÉVOLTÉE (14/02/2009)
La FRA Nor Seround, Nouvelle Génération Arménienne dénonce les propos du Député UMP de Paris, Pierre Lellouche. Dans une interview accordée au quotidien turc Zaman et datée du 8 février 2009 le député de la majorité, s’en est farouchement pris à la communauté arménienne.
Répondant à une question concernant la loi de pénalisation du négationnisme du génocide arménien, le Député Pierre Lellouche a fait part de sa pleine satisfaction à propos du refus du gouvernement français de présenter ce texte de loi voté le 12 octobre 2006. Selon le député une telle loi « aurait rendu impossible la moindre visite ministérielle et n’importe quel contact économique parce que quelques extrémistes auraient employé la loi pour poursuivre en justice n’importe quel visiteur turc en France. » La FRA Nor Seround est outrée par de tels propos du député Pierre Lellouche. En effet, par ces termes, le député de la majorité, reconnaît textuellement le caractère négationniste du gouvernement turc. Il estime toutefois, que les extrémistes sont ceux qui les combattent, et les personnes fréquentables ceux qui tombent sous le coup d’une loi pénalisant le négationnisme de génocide. « De tels propos déshonorent notre République et constituent une insulte intolérable qui doit être dévoilée, dénoncée et condamnée. Non Monsieur Lellouche, les dépositaires de l’Humanisme ne sont pas des extrémistes ! » a conspué Jules Boyadjian, Porte-parole de la FRA Nor Seround.
Si le député français reconnaît sans employer le terme de génocide que la communauté arménienne a été meurtrie par le passé, il considère toutefois que dans le cadre du rapprochement stratégique entre la Turquie et la France, qu’il appelle de ses vœux, le député de Paris, « la diaspora arménienne ne nous aide pas ». « Là encore, Monsieur le Député de Paris stigmatise ses propres concitoyens d’origine arménienne et franchit les limites de l’acceptable accusant injustement la diaspora arménienne de tous les maux » a conclu le Porte-parole de la FRA Nor Seround, Nouvelle Génération Arménienne.

Le Bureau National de la FRA Nor Seround.
Samedi 14 février 2009
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SOUDANT-TURQUIE : LA FRA NOR SEROUND ET LE COLLECTIF URGENCE DARFOUR S'INDIGNENT DE L'ALLIANCE GÉNOCIDAIRE (11/02/2009)
La FRA Nor Seround et le Collectif Urgence Darfour dénoncent le rapprochement perceptible entre le Soudan et la Turquie en vue d’éviter au dictateur soudanais Omar El-Bechir d’éventuelles poursuites internationales pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide.
Lors d’une visite officielle en Turquie, le vice-Président soudanais Ali Osman Mohammed Taha a rencontré, le mardi 3 février 2009, le chef du gouvernement turc, le Premier ministre Reccep Tayyip Erdogan, pour tenter de mettre en œuvre la meilleure stratégie afin de bloquer la procédure judiciaire dont la Cour pénale internationale (CPI) menace le président Omar El-Béchir.
Membre élu pour deux ans du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations-Unies, la Turquie jouit d’une influence géopolitique considérable. La FRA Nor Seround - Nouvelle Génération Arménienne s’inquiète des conséquences que pourrait entraîner la constitution d’une telle alliance génocidaire et négationniste : « C’est une constante, les négationnistes s’allient toujours pour imposer leur mensonge et perpétuer leur crime. La question est de savoir désormais si à ce front négationniste s’opposera une alliance humaniste », a déclaré Jules Boyadjian, porte-parole de la FRA Nor Seround.
Pour le collectif Urgence Darfour, cette tentative de rapprochement initiée par le Soudan auprès de la Turquie est révélatrice de la politique de Khartoum : « Il n’est malheureusement pas surprenant qu’un régime génocidaire espère, en vue d’éviter de répondre de ses crimes devant la justice internationale, obtenir le soutien d’un gouvernement s’acharnant à nier un génocide commis dans le passé contre une de ses minorités, à savoir les Arméniens », a pour sa part commenté Jacky Mamou, président du collectif Urgence Darfour
Le collectif Urgence Darfour et la FRA Nor Seround rappellent qu’en juillet 2008 le procureur général de la Cour pénale internationale, Luis Moreno-Ocampo, a requis un mandat d’arrêt à l’encontre du président soudanais Omar El-Béchir, pour crimes de guerre, crimes contre l’Humanité et génocide à l’encontre des populations du Darfour. La CPI devrait se prononcer très prochainement sur la requête du procureur. Les deux organisations rappellent que les massacres ont fait près de 400 000 morts et plus de 3,5 millions de déplacés et réfugiés depuis 2003.
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RÉPONSE DES INTELLECTUELS ARMÉNIENS AUX INTELLECTUELS TURCS (15/01/2009)
http://www.keghart.com/node/258
En
réponse à la campagne d'excuses de citoyens turcs, des personnalités d'origine arménienne décident de faire une déclaration publique. En Turquie, une campagne publique d'excuses au peuple arménien victime de "La Grande Catastrophe" de 1915 a débuté en décembre 2008 et doit se poursuivre en 2009. Elle confirme que la société civile manifeste de plus en plus ouvertement sa volonté de lever le voile sur une histoire centenaire obscurément transmise ou niée par l'Etat turc. Cette initiative est d'abord une affaire de conscience interne à la communauté turque mondiale, mais elle s'appuie sur des mots adressés pour la première fois aux Arméniens. Elle est détournée, attaquée de toute part et en Turquie, ses initiateurs risquent gros.Certaines personnes d'origine arménienne ont décidé de réagir personnellement et publiquement à ce geste. Elles ont choisi de le faire alors qu'arrive le second anniversaire de la mort de Hrant Dink, journaliste arménien de Turquie, assassiné à Istanbul le 19 janvier 2007.

Cette déclaration émane de personnes très diversifiées, dont des artistes et des intellectuels, toutes animées et rassemblées par des convictions proches.

Merci

Merci aux citoyens de Turquie qui viennent de lancer une pétition pour demander pardon, à titre individuel, aux Arméniens d'aujourd'hui [pétition en ligne].

Ils ont décidé publiquement, en leur âme et conscience, de ne plus supporter le déni auquel on les a soumis depuis bientôt 94 ans. Par leur geste sans précédent, ils reconnaissent que la
négation des victimes du génocide de 1915 a pour conséquence la négation des blessures morales des survivants et descendants.

Conscient des risques qu'ils encourent, je décide à mon tour de répondre autrement que par l'indifférence, la critique ou l'attentisme. Citoyen du monde et enfant de rescapés arméniens, j'exprime ma reconnaissance aux signataires pour leur courage.

Le déni et le mensonge ont fait et continuent à faire le lit de l'extrémisme, générant haine et souffrance. Toute forme de violence doit maintenant appartenir à un passé révolu.

Aujourd'hui peut venir le temps de la vérité qui apaise, de la rencontre et du partage. C'est la voie ouverte par Hrant Dink. Je crois à la forte détermination des hommes et des femmes, de part et d'autre, pour accélérer ce processus sur le plan humain.

La société civile turque est en droit de savoir, librement et individuellement, tout ce qui s'est passé. Partout et aussi en Turquie, l'information et les livres existent, des témoignages et des traces sont encore là, les paroles se délient malgré et contre les dénégations d'Etat.

Dans ce contexte, j'accueille cette initiative comme un signe authentique d'espoir et de progrès historique et, personnellement, je la soutiens. Les 21 premiers signataires :

Simon Abkarian, comédien, metteur en scène (Paris), Serge Avedikian, comédien et réalisateur (Paris), Alain Alexanian, chef cuisinier et consultant (Lyon), Simon Azilazian, chef d'entreprise (Marseille),
Denis Donikian, écrivain (Paris), Atom Egoyan, cinéaste (Toronto), Aram Gazarian, chirurgien (Lyon), Claire Giudicenti, éditrice, agent littéraire (Paris), Robert Guediguian, cinéaste (Paris),
Jean-Claude Kebabdjian, éditeur, président d'association (Paris), Jacques Kebadian, cinéaste (Paris), Robert Kechichian, cinéaste (Paris), Jean Kehayan, journaliste et essayiste (Marseille),
Arsine Khandjian, comédienne (Toronto), Nourhan-Francis Kurkdjian créateur parfumeur (Paris), Gérard Loussine-Khidichian, comédien (Paris), Michel Marian, professeur de philosophie (Paris),
Naïri Nahapetian, journaliste, romancière (Paris), Didier Parakian, chef d'entreprise (Marseille), Hélène Piralian, psychanalyste et auteur (Paris), Gérard Torikian, compositeur et comédien (Paris)

et

Michel Abrahamian, chef d'entreprise (Avignon), Achot Achot, artiste peintre (Paris), Véronique Agoudjian, pharmacienne (Paris), Olivia Alloyan, bibliothécaire (Lyon), Krikor Amirzayan, journaliste et caricaturiste (Valence), Gorune Aprikian, producteur (Paris), Eugénie Arève, comédienne et agent artistique (Paris), Edmond Aslanian, professeur (Albertville)Hovnatan Avedikian, comédien (Paris) Hourig Attarian, universitaire (Montréal), Vicken Attarian, hommes d'affaires (Montréal), Martine Batanian, écrivaine (Ottawa), Daniel Besikian, photographe (Paris), Mireille Besnilian, traductrice (Paris), Chloé Chapalain, décoratrice (Paris),
Michel Chirinian, mairie (Avignon), Anahit Dasseux Ter Mesropian, psychanalyste (Paris), Anaïd Donabédian, professeur des universités (Paris), Hervé Georgelin, universitaire (Montpellier), Isabelle Guiard, comédienne et musicienne (Paris), Christophe Hovikian, éducateur et musicien (Paris), Annie Kebadian, programmatrice de théâtre (Paris), Elisabeth Kiledjian, productrice (Paris), Isabelle Kortian (Paris),
Anahid Krimian, orthophoniste (Paris), Marie-Anne Le Métayer-Djivelekian, productrice (Paris), Gérard Malkassian, professeur de philosophie (Paris), Hélène Melkonian, artiste lyrique (Perpignan), Levon Minasian, scénariste et réalisateur (Paris), Alain Navarra, historien d'art (Cannes), Isabelle Ouzounian, monteuse (Paris), Christine Papazian, assistante de direction (Paris), Michaël Papazian, décorateur (Paris), Michèle Raineri, présidente d'association (Epinal), Armand Sarian, chef d'entreprise (Paris), Anne Sarkissian, réalisatrice (Paris), Jean Sarkissian, agent immobilier (Paris), Bernard Sarry, praticien hospitalier (Limoges),
Aram Sédéfian, auteur-compositeur (Paris), Sarkis Tcheumlekdjian, metteur en scène (Lyon), Chouchane Tcherpatchian Abello, costumière (Paris), Pascal Tokatlian, comédien (Paris), Gisèle Tsobanian, fondatrice association culturelle (Paris), Berge Turabian, bibliothécaire, auteur-compositeur (New-York), Claude Vartan, retraité (Suresnes)

Dikran Abrahamian, Docteur (Ontario, Canada), Haig Baltadjian, Professeur (Montréal, Canada), Antoine & Sheila Terjanian (Ottawa, Canada)
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RENCONTRE AVEC HAYK DEMOYAN LE 18 DECEMBRE 2008 (26/12/2008)
À l'occasion de la visite de Hayk Demoyan, directeur du Musée du Génocide d'Erevan (Tzitzernakapert), à la Bibliothèque Nubar de l'UGAB, l'UGAB Paris / Ile de France a organisé une conférence le jeudi 18 décembre au Centre Culturel Alex Manoogian sur le thème « Le développement des relations arméno turques, les initiatives de la reconnaissance internationale du génocide arménien et le rôle du musée du Génocide».

Raymond Kevorkian, conservateur de la Bibliothèque Nubar de l'UGAB, a ouvert la conférence en présentant le parcours remarquable de Hayk Demoyan ainsi que son rôle difficile mais indispensable.

Après avoir relevé les derniers événements sur les relations arméno-turque, notamment la visite d'Abdulah Gül à Erevan qui a provoqué beaucoup de réaction sur le plan national et international, Demoyan note que «l'invitation du Président de la RA a été politiquement approuvée ». Il a évoqué quatre intérêts majeurs pour l'Arménie dans le fait de développer ses relations avec la Turquie : l'ouverture des frontières, l'établissement de relation diplomatique avec la Turquie, le règlement du conflit du Karabakh et la cessation de la propagande anti-arménienne. Cette visite a permis à
des milliers de citoyens turcs de s'interroger sur la question arménienne, ce qui est primordial à ses yeux.

M. Demoyan a précisé que le seul musée au monde sur le génocide arménien se trouve à Erevan, d'où son importance. Son but est de communiquer dans le monde entier sur le génocide arménien et de former, éduquer les générations futures.

Le musée a son propre website ( http://www.genocide-museum.am) en trois langues : arménien, anglais et turc pour faciliter l¹accès turcophone au musée et les sensibiliser à la question arménienne. Hayk Demoyan a ajouté que des citoyens turcs visitent le musée presque tous les jours depuis la visite de Gul en septembre dernier.

Rappelons que l'UGAB a fait don d'un équipement comprenant ordinateurs, imprimantes et scanners au profit du musée qui se sert de cet quipement pour numériser ses archives sur le génocide arménien, monter des expositions documentaires et alimenter le site Internet.

Hayk Demoyan, en outre, a indiqué que lors du mois d'avril 2009, une conférence internationale sera organisée pour commémorer les 100 ans des massacres d'Adana (1909). Cet événement sera le lancement des cérémonies de commémoration des 100 ans du génocide des arméniens.

M.Demoyan a évoqué les initiatives internationales pour la reconnaissance du génocide arménien. Il précise « Il ne faut pas présenter la reconnaissance du génocide arménien uniquement sous l'angle politique, mais il faut aussi mettre en avant les aspects humanitaires ». Par exemple, rappeler aux Etats-Unis que le peuple arménien se souviendra toujours des missionnaires américains qui ont sauvé nombre de vies. Autre exemple, remercier les pays européens pour leur soutien et la création d¹orphelinats arméniens.

« La reconnaissance du génocide arménien est un tabou pour la société turque, car nous touchons là à son identité nationale. Il faut les éduquer, expliquer les faits historiques par des conférences internationales, des événements divers et pénétrer dans la société pour changer leurs mentalités. »

Le public a vivement participé à la conférence, de nombreux échanges et prises de parole ont eu lieu, par exemple sur la pétition d'excuse lancée par des écrivains, universitaires et intellectuels turcs diffusée sur Internet ou encore sur la proposition turque de créer une commission d'historiens.

Hayk Demoyan a clôturé la conférence avec les mots suivants « L'Arménie et la Diaspora se doivent d'agir ensemble dans l'intérêt du peuple arménien ».

Le lendemain 19 décembre, Hayk Demoyan était l'invité de AYP FM, radio arménienne pour l'émission « Arts et Regards ».

UGAB PARIS
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LA TURQUIE EN EUROPE, C'EST FINI ? (04/12/2008)
- Le rapport présenté hier au Parlement européen semble faire son deuil des capacités de progrès de la Turquie comme de ses perspectives d’adhésion
- Il arrête décembre 2009 comme date butoir

L’eurodéputée Ria Oomen-Ruijten (Parti Populaire européen, Conservateurs, Pays-Bas) a présenté ce mardi 2 décembre la version provisoire de son rapport 2008 sur la Turquie à la Commission des Affaires Etrangères du Parlement européen. Fait significatif, cette présentation s’est déroulée tardivement devant un parterre clairsemé essentiellement composé d’eurodéputés connus pour leur soutien inconditionnel à l’adhésion de la Turquie, et de journalistes anatoliens.

D’une manière générale, le projet de résolution frappe par le mécontentent résigné qu’il exprime : les « préoccupations » et les « regrets » constituent l’essentiel du message adressé à Ankara tandis que la perspective d’adhésion n’est plus même mentionnée, si ce n’est pour rappeler en passant qu’elle reste subrogée au « respect intégral des critères de Copenhague et à la capacité d’absorption de l’Union ».

Le rapport rappelle en revanche son « inquiétude de voir en Turquie, pour la troisième année consécutive, un ralentissement du processus de réformes » en dépit du fort mandat acquis par le gouvernement AKP. Il regrette également que l’accord d’association UE-Turquie et son protocole additionnel – celui qui aux yeux de Bruxelles vaudrait reconnaissance implicite de Chypre par la Turquie – « n’aient pas été totalement implémenté par le gouvernement turc » et rappelle que le non respect par Ankara de ses engagements « avant décembre 2009 affectera sérieusement le processus de négociations ».

« Nous notons avec satisfaction le changement de ton de ce rapport qui, par rapport à l’année précédente, pointe les lacunes de la Turquie plutôt que de les dissimuler. Face aux promesses d’Ankara sans cesse démenties par les faits, il conforte la crédibilité de l’approche politique de l’Union européenne » a déclaré Laurent Leylekian, le directeur exécutif de la Fédération Euro-Arménienne.

Concernant les questions de Droits de l’Homme et de liberté d’expression, le rapporteur regrette que « la liberté d’expression et la liberté de la presse ne soient toujours pas pleinement protégées en Turquie, que l’amendement à l’article 301 ne soit pas suffisant dans la mesure où des personnes sont toujours poursuivies et il appelle maintenant à l’abrogation de cet article. Il déplore également qu’en Turquie « des sites Internet soient fréquemment interdits ce qui éloigne la Turquie des standards d’une société démocratique et pluraliste ».

Sur les minorités, le projet de rapport exprime sa préoccupation « au sujet de l’hostilité continue et de la violence qu’elles endurent » et à propos du fait que « la Turquie n’a pas fait de progrès pour assurer la diversité culturelle et pour promouvoir le respect et la protection des minorités ».

« Cette réalité est d’autant plus importante à rappeler que la Turquie menace maintenant des Européens en Europe même, notamment tous ceux qui – comme les journalistes Alberto Rosselli, Dogan Özgüden ou comme le professeur Ronald Mönsch – osent évoquer le fait kurde ou le génocide des Arméniens » a commenté le directeur de la Fédération Euro-Arménienne.

Concernant les différents aspects de la question arménienne, le rapport de Mme Oomen-Ruijten « salue la visite du président Gül en Arménie en septembre 2008 à la suite de l’invitation du Président Sarkissian et espère que cela favorisera vraiment un climat favorable à la normalisation des relations entre leurs pays ». Le rapport continue en appelant à nouveau « le gouvernement turc à ré-ouvrir sa frontière avec l’Arménie et à rétablir des relations politiques et économiques complètes » avec ce pays. Enfin, Mme Oomen-Ruijten réitère sa formule incantatoire par laquelle elle « appelle à nouveau les gouvernement turcs et arméniens à commencer un processus de réconciliation dans le respect des évènements passés et présents, autorisant une discussion franche et ouverte sur les évènements du passé ».

« Cette année encore, Madame Oomen-Ruijten continue de renvoyer dos à dos victimes et bourreaux alors que le génocide est un crime imprescriptible contre l’Humanité qui ne peut se résumer aux relations bilatérales entre deux Etats. » a déclaré Laurent Leylekian. « Nous regrettons cette attitude dépassée par laquelle elle encourage la Turquie à continuer sa politique négationniste et par laquelle elle expose les intellectuels de ce pays qui, maintenant, évoquent en tant que tel ce génocide avec moins d’appréhension que certains eurodéputés » a-t-il conclu.

Fédération Euro-Arménienne pour la Justice et la Démocratie
3 décembre 2008
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APPELS AUX SÉNATEURS, COMMUNIQUÉ DU CCAF (22/11/2008)
Appel aux Sénateurs : « Le négationnisme est un crime. Pour le punir JE veux une loi ! »
Par leur présence et leur prise de parole à la manifestation du samedi 22 novembre,
• Bernard-Henry Lévy, intellectuel, écrivain
• Serge Klarsfeld, avocat, Président de l'association des Fils et Filles de victimes de la Shoah
• Jean-Michel Quillardet, avocat, ancien Grand Maître du Grand Orient de France
• Bernard Jouanneau, avocat, Président de « Mémoire 2000 »
• Jean-Pierre Allali, représentant du Bureau exécutif du Conseil
Représentatif des Institutions juives de France CRIF
• Jacky Mamou, Président du collectif Urgence Darfour et Fondateur de
Médecin du Monde
• Pierre Mignard, Avocat
• Vincent Nioré, Avocat
• Charles Villeneuve, journaliste et personnalité publique
• Robert Guédiguian, cinéaste
appellent le Sénat à faire barrage au négationnisme de l’Etat turc.

Le samedi 22 novembre à 15h00, le Conseil de Coordination des
organisations Arméniennes de France (CCAF) organise un rassemblement républicain devant le Sénat. Cette mobilisation citoyenne s’inscrit dans le cadre du combat contre le négationnisme, pour le respect de la vérité historique.

Des milliers de citoyens manifesteront pour demander au Sénat
l’inscription à l’ordre du jour du texte voté le 12 octobre 2006 à
l’Assemblée Nationale, pénalisant la négation du génocide arménien. La loi Gayssot revêt un caractère exemplaire. Avec son adoption, les négationnistes de la Shoah ont été neutralisés et la mémoire des 6 millions de Juifs génocidés pendant la seconde guerre mondiale est respectée. Les nouvelles générations ont ainsi accès à la vérité historique. L’interdiction législative du négationnisme est comparable à celle du racisme et de l’anti-sémitisme. Il est des comportements qui ne peuvent être tolérés dans la République.

Le génocide arménien fait encore l’objet de propos et d'actes
négationnistes. Les autorités turques exercent un négationnisme d’Etat. 93 ans après, alors que les massacres du peuple arménien ont été reconnus comme correspondant à la définition juridique d’un génocide, alors que la France, elle-même, a reconnu par la loi le génocide arménien de 1915, il est encore possible de le nier, impunément.

Le CCAF estime qu’il ne doit plus être possible de faire preuve de
négationnisme en France.

Le Sénat doit inscrire cette proposition de loi à l’ordre du jour de ses travaux. Les citoyens anti-négationnistes et iront jusqu’au bout de ce combat.

Paris, le 22 novembre 2008
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NOUVEAUX ACTES DE VIOLATIONS CONTRE LA MINORITÉ ARMÉNIENNE PAR LA GÉORGIE (03/11/2008)
A toutes les Organisations Internationales, Ambassades et Structures des Droits de l'homme en Géorgie.

Malgré les traités internationaux signés sur les droits de l’homme par la Géorgie, malgré les obligations de la Géorgie de protection des minorités nationales, malgré de nombreuses recommandations et appels d’Organisations Internationales (la dernière en date en novembre 2007 : les observations du Comité des Droits de l’Homme de L'ONU) les autorités géorgiennes continuent à ignorer les problèmes de la minorité arménienne. De plus, par un certain nombre d’actions, les autorités géorgiennes aggravent la situation et ses rapports avec la minorité arménienne déclenchant un sentiment de mécontentement et de frustration.

Dans ce contexte, les autorités géorgiennes ont délibérément ignoré les demandes répétées de l'Eglise Apostolique Arménienne de Géorgie, de restitution des églises arméniennes. En particulier, l'église de Norachen, qui a été nationalisée sous l’ère soviétique et dont le statut de propriété n’a pas été fixé depuis l’indépendance de la Géorgie en 1991.

Les autorités géorgiennes ont aussi tacitement encouragé et parfois même activement soutenu des actions hostiles du clergé Orthodoxe Géorgien, qui s’est engagé depuis quelques années dans un processus d'auto-appropriation des églises des minorités religieuses.

Dans le but d’encourager et d’accélérer ce mouvement, les autorités géorgiennes ont récemment fourni des permis de construire au clergé géorgien. Ces autorisations, leur permettent de bâtir un mur ceinturant l’église de Norachen, compliquant ainsi considérablement son accès. Dans le but de dénaturer l’identité arménienne de Norachen, l’ajout d’ornements religieux géorgien a été apposé autour de l’église.
En mai 2008, la construction de ce mur a été temporairement interrompue suite aux interventions de l’archevêché arménien de Géorgie ainsi que des ONG arméniennes dont l’Union YERKIR. Les travaux viennent de reprendre à plus grande échelle (voir les photos ci-joint).

En plus de cette politique agressive contre la minorité religieuse
arménienne de Géorgie, les autorités géorgiennes continuent de violer les normes démocratiques et les droits de l’homme auxquelles pourtant elles se réfèrent constamment pour rappeler sa volonté d’intégrer l’Union Européenne et l’espace occidental. Ainsi depuis le mois de juillet 2008, une campagne de terreur et d’arrestation, est menée contre des militants des droits civiques et de leurs familles dans la région de Samtskhe-Djavakheti en Géorgie, peuplée majoritairement d’arméniens.

Ainsi, Arthur Poghosyan, un militant du mouvement "Alliance Démocratique Djavakhk Uni ", a été récemment condamné à deux ans et demi de prison sur les bases de charges fabriquées. Les parents (le père et la tante) d’un autre militant, Gurgen Shirinyan, ont été incarcérés et sont en attente de leur procès alors qu’aucune charge ne les concerne dans cette affaire puisque seul un mandat de perquisition a été établit contre Gurguen Shiriniyan, introuvable à ce jour. Le leader du mouvement "Djavakhk Uni", Vahagn Chakhalyan, ainsi que son frère mineur, Armen, sont toujours en détention à Tbilissi tandis que leur père a été libéré sous caution.

D’autres problèmes relatifs aux droits légaux des minorités n’ont toujours pas été résolus par l’état géorgien :
* L'Église Apostolique arménienne, ainsi que les autres confessions religieuses de Géorgie, continuent d’être privées d'un statut juridique approprié.
* Les arméniens de Géorgie, particulièrement ceux de la région du Djavakhk où ils sont majoritaires continuent à être sous-représentés dans toutes les sphères de la vie publique au niveau local, régional et national.
* Alors que les arméniens de la région du Djavakhk ne parlent pas le géorgien, les autorités de Géorgie pratiquent une politique ségrégationniste d’exclusion en utilisant la langue géorgienne comme langue exclusive dans tous les champs et domaines d'activité publique et particulièrement dans les administrations et le système éducatif.
* Les postes dans les administrations et collectivités locales et régionales sont soumis à la possession de diplômes géorgiens qui sont eux-mêmes délivrés par un cursus scolaire et universitaire en langue géorgienne.
Tandis que la Géorgie se remet difficilement des conséquences du conflit armé avec la Russie et se présente comme un état de droit, démocratique et multiethnique, un tel traitement par les autorités géorgiennes sur ses citoyens d’origine arménienne est complètement irrationnel.
En considération des faits mentionnés, "l’Union YERKIR" fait appel aux Nations Unis, à l’OSCE, au Conseil de l’Europe, à l’Union Européenne et aux états qui les composent ainsi qu’à toutes les structures et organisations concernées par les droits de l’homme :
* A prendre des mesures immédiates pour mettre fin à la politique discriminatoire de la Géorgie contre la minorité arménienne.
* A stopper les persécutions politiques dans la région du Djavakhk.
* A faciliter l’apparition de solutions pour les arméniens de
Géorgie en application des traités internationaux sur les droits de l’homme et des minorités.

Dans le but d’apaiser la situation l’Union YERKIR demande au gouvernement de Géorgie de :
1. Remettre en liberté tous les prisonniers récemment arrêtés au Djavakhk et retirer toutes les charges criminelles, politiquement motivées, contre eux.
2. Garantir la sécurité de la population arménienne de Samtskhe-Djavakheti.
3. Assurer la liberté de culte en Géorgie et enregistrer légalement le diocèse de l’'Église Apostolique Arménienne de Géorgie.
4. Rendre tous les édifices religieux confisqués à leurs propriétaires légitimes.
5. Permettre l'utilisation de la langue arménienne dans toutes les sphères de vie publique au niveau locale et régionale, là où les arméniens représentent une majorité.

La communauté internationale se doit d’agir maintenant pour éviter l’aggravation de la situation et empêcher l'apparition d'une situation qui pourrait déboucher sur un nouveau conflit.


UNION YERKIR
Contacter l’Union YERKIR au Caucase : contact@yerkir.org
Contacter l’Union YERKIR en Europe : contact@yerkir.eu
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LA FRA NOR SEROUND RÉPOND AU NÉGATIONNISTE BÜLENT BERKARDA DANS LE JOURNAL "SUD OUEST" (20/10/2008)
La FRA Nor Seround – Nouvelle Génération Arménienne répond à l’interview de Bülent Berkarda, ancien Directeur et Recteur de l’Université d’Istanbul, qui avait réduit le génocide arménien à une simple « thèse » à laquelle il « ne croyait pas ». Allant même jusqu’à minimiser les évènements de 1915 à une « guerre » et les Arméniens de l’époque à des ennemis du « côté de la Russie ». La FRA Nor Seround avait très vite réagi à ces propos qu’elle considérait comme inacceptables et dangereux pour le respect de la mémoire du génocide arménien.

Dans cette perspective, la FRA Nor Seround – Nouvelle Génération Arménienne a transmis sa réponse publiée dans le Sud Ouest du 16 octobre, 2008*, dans laquelle l’association par la voie de son Porte-parole, Jules Boyadjian a dénoncé et expliqué la « science négationniste » de l’ancien Directeur de l’Université Istanbul visant à « introduire un doute dans l’inconscient collectif ». Après avoir rappelé la « vérité intangible » du génocide reconnue par « l’ensemble des Historiens non affiliés au gouvernement turc » et qui a conduit à « 1 500 000 de victimes, soit les 2/3 de la population arménienne citoyenne de l’Empire ottoman », la FRA Nor Seround a rappelé l’importance de « condamner le négationnisme sous toutes ces formes ».

La FRA Nor Seround se réjouit du droit de réponse, laissé par le journal Sud Ouest aux défenseurs de la vérité sur la question du génocide et appelle grandement ce média ainsi que l’intégralité de la presse française et européenne à ne plus ouvrir leurs tribunes aux individus corrompus, remettant en cause la réalité du génocide. La FRA Nor Seround insiste sur le devoir de la presse de traiter les évènements de 1915 au travers du seul prisme acceptable dans la République française, celui du respect de la vérité, de la dignité humaine et de la mémoire des génocides du XXème siècle.

Le Bureau National

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Lettre publiée :
Dénoncer et condamner le négationnisme

Dans une interview accordée au journal Sud Ouest du 10 octobre, Bülent Berkarda, ancien recteur et président de l’Université d’Istanbul nous a gratifiés de sa science négationniste. Un discours fort bien huilé servi au détour d’une question sur le PKK et qui réduit la réalité du génocide à une « thèse » arménienne, les massacres à une simple « guerre » et les Arméniens de l’époque à des ennemis « du côté des Russes ». Pourquoi parler de science négationniste ? Car ce sont les mêmes méthodes employées par les négationnistes de la Shoah qui sévissent sur le génocide des Arméniens. L’objectif est de présenter le génocide comme une thèse certes majoritaire, mais controversée, donc discutable ; l’attitude des génocidaires, comme une réaction d’autodéfense contre l’ennemi intérieur, donc justifiée ; le tout en noyant les massacres dans les événements de guerre avec comme objectif final : l’introduction du doute dans l’inconscient collectif. Et qui dit doute, dit absence de génocide et victoire des négationnistes.


Pourtant la vérité est intangible : 1 500 000 de victimes, soit les 2/3 de la population arménienne citoyenne de l’Empire ottoman, l’organisation de marches de la mort, des camps de concentration à ciel ouvert dans les déserts de Syrie et de Mésopotamie, des ordres de déportations provenant du gouvernement jeune-turc de l’époque et l’instauration par le pouvoir central d’une milice spéciale chargée de diriger les Arméniens jusqu’à la mort. La réalité, c’est que l’ensemble des Universitaires non affiliés au gouvernement turc reconnaissent le génocide arménien. C’est à ce titre que la France et bien d’autres États européens ont admis cette réalité historique. Mais le combat contre les négationnistes n’en est pas moins persistant.

C’est pourquoi il faut dénoncer et condamner le négationnisme sous toutes ces formes.
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YP - JEUNES PROFESSIONNELS : UN RÉSEAU DYNAMIQUE POUR LES JEUNES ARMÉNIENS SOUTENU PAR L'UGAB (06/10/2008)
YP : Young Professionals ou Jeunes Professionels veut motiver les Européens d’origine Arménienne de 20 à 40 ans en définissant, structurant et organisant des échanges et des activités cohérentes avec la mission de l’UGAB (identité, culture, éducation, humanitaire), dans un contexte européen et en liaison avec l’Arménie. YP Paris avec 280 membres à Paris et région IDF est en relation avec les différentes branches YP de part le monde. Rens. : Jeunes Professionels - UGAB Europe, 11 square Alboni, 75016 Paris, France. Tel +33 1 45 20 03 18, yp.paris@agbueurope.org .
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L’OSCE DEMANDE A LA TURQUIE DE RECONNAITRE LE GENOCIDE DES ARMENIENS (12/09/2008)
Cette demande constitue une première réponse de la Communauté internationale à la visite de Gül en Arménie

Göran Lennmarker, Président Emérite et Envoyé Spécial du Président de l’Assemblée Parlementaire de l’OSCE (Organisation de Sécurité et de Coopération en Europe) au Nagorno Karabakh a déclaré samedi 6 septembre 2008 que la Turquie devait « trouver le moyen de combattre son passé et reconnaître le fait qu’elle a commis un Génocide contre les Arméniens en 1915 ».

Selon la presse, M. Lennmarker a effectué cette déclaration lors d’une rencontre avec le Président de l’Assemblée Nationale arménienne, Tigran Torosyan.

De manière remarquable, cette prise de position est intervenue le jour même de la visite inédite du Président turc Abdullah Gül en Arménie, à l’occasion d’un match de football Arménie-Turquie et à l’invitation du Président arménien Serge Sarkissian.

Les Arméniens du monde entier et la Communauté Internationale restent partagés sur la visite controversée de Gül et sur les motivations réelles de ce déplacement. De nombreux observateurs craignent qu’il ne s’agisse que d’une opération de communication et qu’elle reste sans lendemain vis-à-vis de la politique anti-arménienne de la Turquie (négation étatique du Génocide des Arméniens, blocus conjoint de l’Arménie par Ankara et Bakou, exclusion de Erevan de tous les programmes de coopération régionale…)

« Cette prise de position inédite – qui survient le jour même de la visite de Gül – constitue de toute évidence un premier élément de réponse de la Communauté internationale à l’opération médiatique turque. Elle signifie que le monde entier attend – au-delà des effets d’annonce – que la Turquie renonce définitivement à sa politique anti-arménienne » a déclaré Laurent Leylekian, le Directeur Exécutif de la Fédération Euro-Arménienne.

L’OSCE regroupe 55 Etats-membres parmi lesquels la plupart des Etats européens, les Etats-Unis, la Russie et la Turquie. Elle a été créée afin de résoudre les conflits régionaux ouverts ou latents. La déclaration de Göran Lennmarker à propos de la nécessaire reconnaissance par la Turquie du Génocide des Arméniens est la première de ce genre de la part de cette institution internationale.

« Il est hautement significatif que cette déclaration soit le fait d’un haut responsable d’une organisation telle que l’OSCE. Ceci signifie que le négationnisme d’Etat turc ne constitue pas seulement une insupportable insulte à la mémoire de l’Humanité mais qu’il représente également une menace radicale à la paix et à la stabilité régionale » a conclu Laurent Leylekian.

La Fédération Euro-Arménienne rappelle que, selon la plupart des experts, la Turquie constitue un puissant facteur de déstabilisation régionale au Caucase, notamment en raison de sa politique anti-arménienne avérée. La Fédération considère que tant que ce pays n’aura pas assumé clairement ses crimes du passé, elle ne pourra jouer un rôle crédible dans la région.

EUROPEAN ARMENIAN FEDERATION
for Justice and Democracy
Avenue de la Renaissance 10
B-1000 Bruxelles
Tel/ Fax: +32 2 732 70 27/26
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TURQUIE: PENDANT LE DEGEL, LA REPRESSION CONTINUE (11/09/2008)
L’article 301 opprime toujours en Turquie malgré sa réformette et malgré la visite de Gül en Arménie

Selon la presse indépendante turque, le ministre AKP de la Justice, M. Mehmet Ali S¸ahin a autorisé hier les poursuites sous le coup de l’article 301 à l’encontre de l’intellectuel dissident turc Temel Demirer.

Lors d’une cérémonie à la mémoire de Hrant Dink, Temel Demirer avait déclaré : « Nous vivons dans un pays où ne pas crier la vérité nous rend complices de meurtre. Hrant a été tué non seulement parce qu’il était Arménien mais parce qu’il a exprimé la vérité du génocide dans ce pays. Si les intellectuels turcs ne commettent pas 301 fois le crime puni par l’article 301 alors ils seront complices de ce meurtre. Il y a eu un génocide dans notre histoire. Son nom est le génocide arménien […] Ceux qui ont massacré les Arméniens hier attaquent nos frères Kurdes aujourd’hui. Ceux qui désirent la fraternité des peuples doivent accepter cette histoire […] Je demande à tout le monde de commettre ce crime [vis-à-vis de l’article 301]. Oui, il y a eu un génocide arménien dans ce pays. »

C’est cette déclaration qui lui a valu d’être poursuivi sous le coup de l’article 301. Néanmoins, le parlement turc a procédé au printemps à un simulacre de réforme de l’article 301 qui remplaçait le crime d’insulte à la « Turquitude » par celui d’insulte à la nation turque et qui subrogeait la possibilité de poursuites à une autorisation du Ministère de la Justice. A la différence des organisations de Droits de l’Homme, la Commission et le Parlement européens avaient salué cette réformette.

La Fédération Euro-Arménienne reprend à son compte le commentaire de l’avocat de M. Demirer qui a déclaré « nous nous attendions à cette décision par laquelle [le gouvernement AKP] prouve que ses promesses concernant l’Union européenne, la démocratie, les réformes structurelles et les droits de l’Homme sont des contes de fées. D’un côté, ils vont en Arménie regarder un match de football, de l’autre ils lancent des procès sous le coup de l’article 301 »

« C’est un nouveau signal démontrant que l’article 301 n’est pas compatible avec l’exercice de la démocratie et qu’il doit être totalement aboli. La Turquie doit maintenant prendre toutes les mesures qui la conduiront vers la reconnaissance pleine et entière du génocide sans quoi il sera légitime de penser que le show de Gül en Arménie n’est qu’une opération de communication sans lendemain » a déclaré Laurent Leylekian, le directeur exécutif de la Fédération Euro-Arménienne.

La Fédération Euro-Arménienne considère qu’il existe une réalité objective en Turquie bien différente des illusions propagées par la stratégie de communication d’Ankara. Elle appelle la Commission, le Conseil et le Parlement européens à agir en fonction de cette seule réalité.

EUROPEAN ARMENIAN FEDERATION
for Justice and Democracy
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LES SURVIVANTS DU GÉNOCIDE DES ARMÉNIENS ET LEURS HÉRITIERS INTENTENT UN NOUVEAU PROCÈS COLLECTIF (10/09/2008)
Los Angeles, Californie

Les descendants de survivants du Génocide des Arméniens intentent un nouveau procès collectif cette fois contre Aviva, une compagnie britannique d’assurance, successeur de Norwich Union & Commercial Union, compagnies qui ont vendu des assurances dans l’Empire Ottoman (Turquie).
Quatre-vingt treize ans après la tragédie du Génocide des Arméniens, un procès collectif est intente pour recouvrer le capital d’assurance-vie dont le payement était injustement « retenu ». Aviva est la onzième compagnie d’assurance poursuivie au nom des victimes du Génocide des Arméniens.

Vartkes Yeghiayan & son cabinet d’avocats, Yeghiayan & associes, représentent les descendants des victimes du Génocide des Arméniens dans ce nouveau procès collectif , comme ils l’ont fait lors des procédures : Marootian contre New York Life Insurance Company , Kyurkjian contre Axa, Movsesian contre Victoria Versicherung AG & Deirmenjian contre Deutsche Bank.

De 1880 a 1915, les Arméniens vivant en Arménie occidentale (Turquie) achetèrent des assurances-vie & incendie de compagnies européennes & américaines. Cette affaire concerne ceux qui ont achète des polices de Norwich Union & Commercial Union.

Le 24 Avril 1915, l’Empire ottoman (Turquie) lance une campagne systématique d’annihilation des Arméniens , par un processus de déportation & de massacre , le Génocide arménien. Entre 1915 & 1922, environ deux millions d’Arméniens périssent.

Parmi les victimes, il y a ceux qui ont souscrit une assurance-vie &-incendie Norwich Union & Commercial Union.
Malgré des demandes repétées ces compagnies refusent de payer les montants prévus. Yeghiayan & associes demande a la cour fédérale d’ordonner a ces compagnies d’identifier leurs clients arméniens, de publier leurs noms afin que leurs ayant-droits reçoivent le capital de ces assurances-vie .
Vartkes Yeghiayan ajoute « Aviva & ses filiales ont garde pendant 93 ans des millions de dollars qui appartiennent aux ayant-droits des victimes du Génocide arménien. Aucune société ne doit tirer profit d’un génocide, mais jusqu'à présent Aviva n’a rien fait pour retrouver les noms des ayant-droits et leur régler leur du. Avec ce procès fédéral, nous voulons les motiver & rendre justice aux victimes du Génocide arménien. »


CCAF
Conseil de Coordination des organisations Arméniennes de France
34, avenue Champs Elysées
75008 Paris
contact@ccaf.info
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LA FRA NOR SEROUND DÉNONCE L'HYPOCRISIE TURQUE ET LES CONVERGENCES NÉGATIONNISTES (28/08/2008)
La FRA Nor Seround dénonce avec insistance l’attitude éhontée du Président turc, Abdullah Gül, lors de la venue sur son territoire du Président soudanais Omar Al-Bachir. Dans le cadre du Sommet de la coopération Turquie-Afrique qui s’est tenu du 18 au 21 août 2008, le Président turc a donc accueilli avec les honneurs le dirigeant soudanais accusé de Crime contre l’Humanité et de génocide, par le Procureur de la Cours Pénale Internationale, Luis-Morales Ocampo.

Lors d’une conférence de presse tenue à Istanbul en présence des deux chefs d’Etat, le Président Al-Bachir a nié l’ampleur des massacres de Darfouris déclarant notamment que « Si les chiffres étaient exacts, il devrait y avoir des fosses communes. Où sont-elles ? »

La FRA Nor Seround tient à souligner les points de convergence entre les rhétoriques négationnistes turcs et soudanaises. « Ce sont exactement les mêmes arguments développés depuis 1915 par les dirigeants turcs qui sont aujourd’hui répétés par les négateurs des massacres de Darfouris. Ce n’est pas un hasard si le Président Al-Bachir a choisi la Turquie, ce pays négationniste qui moque la justice internationale, pour sa première sortie depuis les accusations du Procureur de la CPI. » a déclaré Jules Boyadjian Porte-parole de la FRA Nor Seround pour qui : « Les dirigeants turcs et soudanais nous ont donné la preuve physique et diplomatique qu’il y avait une complicité totale entre les négateurs de Crime contre l’Humanité »

En témoignant sa sympathie envers le régime soudanais et son rejet de la justice internationale, la Turquie a une nouvelle fois donnée la preuve qu’elle ne garantissait pas les standards européens en terme de fraternité et de solidarité envers les peuples.

Le Bureau National de la FRA Nor Seround.
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CONGRÈS ARMTECH'08 EN OCTOBRE EN ARMÉNIE (23/08/2008)
La Ministère de l'économie arménienne et le Congrès Arménien de la technologie (États-Unis) ont le plaisir d'annoncer que la ArmTech Congrès'08, une manifestation mondiale sur les nouvelles technologies, aura lieu les 4-5 Octobre à Erevan Hôtel Mariott, en Arménie.

Sur la base de succès de la première session d’ArmTechCongress 07, tenue à San Francisco, Californie, du 4 au 7 Juillet 2007, il vise à mettre en évidence :
- un réseau mondial et les ressources de la communauté des technologistes arméniens au bénéfice des professionnels des nouvelles technologies
- la contribution globale des professionnels arméniens dans les nouvelles technologie et les domaines connexes
- la montée de l'industrie stratégique des hautes technologies pour l'Arménie et promouvoir les interactions et les investissements internationaux pour la poursuite de la croissance engagée sur ce secteur.

Le gouvernement de l'Arménie souligne l'importance du Congrès ArmTech comme une plate-forme pour discuter, planifier et exécuter les politiques et les actions visant à maintenir l'Arménie sur la voie de l’excellence et d'accroître la reconnaissance mondiale du pays, comme l'une des destinations ayant une croissance des plus rapides sur ce secteur.

En outre, le Gouvernement de la RA considère le Congrès ArmTech comme une occasion sans précédent d’accèder à des informations professionnelles, des opportunités d'affaires. et de prendre des contacts clés couvrant l’industrie mondiale des hautes technologies.

Le Congrès ArmTech reconnu comme la Conférence internationale sur l’Industrie High Tech en Arménie

Le Congrès ArmTech’08 est placé sous le patronage du Premier ministre d’Arménie.

C’est la deuxième édition d’une série de congrès et expositions sur les hautes technologies, dont le mot d’ordre est “Apprendre du passé et inventer le futur.” L’évènement est destiné aux professionnels qui s’intéressent à la communauté arménienne dans le monde et qui souhaitent investir dans un secteur de la technologie en plein essor en Arménie.
Le premier Congrès Arménien de la Technologie, ArmTech’07, a eu lieu à San Francisco, en Californie aux Etats-Unis, du 4 au 7 Juillet 2007, à l’Hôtel Fairmont. Destiné à créer des liens précieux et à intensifier le réseau professionnel des enterprises opérationnelles et des investisseurs, ArmTech’07 a notamment permis à de nombreuses sociétés, prestataires de service, institutions académiques ou représentants officiels du gouvernement de l’Arménie et du monde entier de présenter les réussites et les défis technologiques de l’Arménie.
Le Congrès ArmTech’08 a pour but de fournir aux professionnels arméniens du high-tech un réseau et des resources au sein de la communauté internationale des nouvelles technologies, d’offrir une vitrine à l’ensemble de leurs projets, de permettre à des individualités et à des entités internationales de tirer profit d’un partenariat avec le secteur des nouvelles technologies en Arménie, de créer des opportunités de business, de favoriser le recrutement et l’investissement au sein du high-tech arménien, de mettre en valeur le décollage de l’industrie stratégique des nouvelles technologies en Arménie, ou encore de faciliter les échanges et les investissements internationaux pour poursuivre et renforcer cette croissance.

Le gouvernement de la République d’Arménie a insisté sur l’importance du Congrès ArmTech comme moyen de fournir une plate-forme d’échange pour discuter, décider et mettre en oeuvre les politiques et mesures indispensables au maintien de l’Arménie dans une situation d’excellence, et pour donner davantage de visibilité à l’une des croissances les plus rapides au monde d’une industrie high-tech. En outre, le gouvernement arménien considère le Congrès ArmTech comme une opportunité sans précédent pour l’accroissement des savoirs professionnels et commerciaux, ainsi que pour nouer des contacts précieux au sein l’industrie mondiale du high-tech. Des réprésentants officiels des gouvernements arménien et américain interviendront directement dans le projet, à côté d’acteurs majeurs des secteurs financier et des services, et d’universitaires de premier rang.

Sur le Congrès Arménien de la Technologie
Basé au coeur de la Silicon Valley, le Congrès Arménien de la Technologie a été fondé par des professionnels de la technologie et de la finance pour promouvoir la communauté internationale du high-tech arménien, et favoriser encore la croissance d’un secteur déjà en plein développement en Arménie. Son équipe cherche à créer des liens avec d’autres organisations similaires, sans alignement politique. Après le succès d’ArmTech’07, l’organisation pérenne de conférences est au cœur de ses objectifs.

Pour toute information www.armtechcongress.orgou contact@g2ia.org Partenaire en Europe de Armtechcongress.
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LE CAMP DE LA FRA NOR SEROUND À LA RENCONTRE DU MAIRE DE VARNA EN BULGARIE (14/08/2008)
Dans le cadre du soixantième camp de la FRA Nor Seround qui se déroule à Varna en Bulgarie, l’ensemble des participants ont été réceptionnés à l’Hôtel de Ville de Varna par le Maire et ses Conseillers. Cette rencontre qui s’est déroulée dans un climat chaleureux et fraternel fut l’occasion pour la FRA Nor Seround de féliciter le Maire de Varna, Kiril Yordano ainsi que l’ensemble de l’équipe municipale pour leur résolution adoptée le 21 mai 2008 reconnaissant le génocide des Arméniens.

La FRA Nor Seround, Nouvelle Génération Arménienne, s’est montrée extrêmement sensible et concernée par cet acte de courage politique et de justice humaine qui contribue à la progression de la cause arménienne en Europe : « Si nous sommes venus à Varna en Bulgarie pour ce soixantième camp de la FRA Nor Seround, ce fut justement pour exprimer notre soutien aux protagonistes de la reconnaissance du génocide arménien, leur assurer notre soutien indéfectible dans leur lutte pour la vérité et leur dévoiler combien leur acte de courage avait pu être retentissant dans toute la diaspora » a déclaré Jules Boyadjian, Porte-parole de la FRA Nor Seround. « Dans cette période d’extrême tension aux plus hautes sphères de l’Etat bulgare sur la question de 1915, nous avons donc profité de cette rencontre pour exhorter la Bulagarie a prendre exemple sur la Mairie de Varna en permettant enfin l’aboutissement d’une résolution sur le génocide arménien » a conclu Jules Boyadjian.

Ce camp de la FRA Nor Seround qui prendra fin le 13 août 2008 se déroule pour cette année à Varna, troisième ville de Bulgarie et capitale touristique de ce pays. Après Plovdiv, deuxième ville de Bulgarie, et avec les métropoles de Rousse et Burgas, Varna fait parti des grandes cités bulgares à avoir reconnu le génocide arménien. Des reconnaissances qui provoquent le déchaînement de la communauté turque fortement implantée en Bulgarie et qui exerce une pression de tous les instants pour faire échouer une reconnaissance du génocide à l’échelon national bulgare.

Le Bureau National de la FRA Nor Seround.
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APPEL DE L’ONG YERKIR (04/08/2008)
Dans la nuit du 16 au 17 juillet 2008, une explosion s’est produite dans la ville d’Akhalkalak, dans la région de Samtskhe-Djavakhétie en Géorgie, près de la maison du chef de la police locale, Samvel Petrossian. L’explosion n’a causé que des dégâts mineurs et n’a fait aucun blessé.

Immédiatement après la détonation, la police a arrêté une quinzaine de personnes, tous membres de l’organisation "Alliance Démocratique Djavakhk Uni". Plusieurs de ces personnes ont été battues durant leur arrestation. Sous prétexte de chercher des armes, la police a saccagé le centre de l’organisation Djavakhk Uni. Tout le matériel du centre, les portes, les fenêtres ainsi que la station et le studio de radio ont été gravement endommagés. Aucune arme n’a été trouvée.

Le 17 juillet, aux alentours de 20h00, une quarantaine de policiers ont pris d’assaut la maison de Gourguen Shirinyan. Durant cette opération le père de Gourguen a été battu avec acharnement et un policier, Arthur Beroudjanyan, a été tué par balle. De source policière, Gourguen Shirinyan se serait enfui tandis que son père et sa tante ont été arrêtés.

Le 18 juillet, l’Alliance Démocratique Djavakhk Uni a publié un communiqué sur ces événements expliquant que ces provocations n’avaient d’autre but que la destruction de leur organisation. La déclaration exigeait qu’une enquête impartiale soit menée par les autorités.

Le 20 juillet, dans l’après-midi, un autre policier, Armen Gabrielyan a été tué par balle. Selon les déclarations des autorités locales le policier se serait… suicidé.

Le 21 juillet, à 04h00 du matin, les forces spéciales géorgiennes armées et masquées se sont introduites en force chez le leader du mouvement "Alliance Démocratique Djavakhk Uni", Vahagn Chakhalyan. Tous les membres de la famille ont été arrêtés. La mère de Vahagn Chakhalyan a été remise en liberté au bout d’une heure mais Vahagn Chakhalyan, son père et son frère mineur, ont été amenés à Akhaltskhé (chef-lieu de la région de Samtskhe-Djavakhétie). Le tribunal d’Akhaltskhé a statué sur une détention préventive de 2 mois pour Vahagn Chakhalyan, son père (Rouben Chakhalyan) et son frère mineur (Armen Chakhalyan) ainsi que Harutyun Shirinyan et Karine Shirinyan (le père et la tante de Gourguen Shirinyan). Ils ont été transférés d’Akhalskhé dans une prison à Tbilissi où ils sont toujours détenus.

Parallèlement à ces événements, la police a de nouveau pris d’assaut le bâtiment de l’organisation Djavakhk Uni mais, cette fois, des armes et des munitions ont été "trouvées". Le bâtiment a été mis sous scellé et le matériel et les ordinateurs confisqués.

Le 23 juillet, l’ONG YERKIR a dépêché une mission à Akhalakalak. La délégation était composée de membres de l’ONG YERKIR, de journalistes, d’un caméraman et d’un avocat. La délégation a interviewé les parents et les voisins des personnes emprisonnées ainsi que les policiers. Les principaux endroits où des incidents ont eu lieu ont été visités et filmés.

Les faits suivants ont été constatés :
Toutes les arrestation sont été conduites en violation flagrante des droits les plus élémentaires.Aucune des personnes arrêtées n’a été informée de ses droits légaux,de son statut ou des recours de défense légale.
Beaucoup de personnes arrêtées ont été battues tant au moment de l’arrestation que pendant leur période de détention.
Les personnes arrêtées ont été interrogées pendant des heures. Aucun procès-verbal n’a été consigné par la police ni donné à viser et signer aux personnes interrogés.
Durant la perquisition de la maison de Gourguen Shirinyan, la police a découvert des munitions mais cependant aucun témoin extérieur n’était présent pour vérifier les faits.
Aucun mandat de perquisition n'a été présenté au père de Gourguen Shirinyan.
Durant la perquisition,les policiers ont brutalement battu le père de Gouguen Shirinyan. Les autres membres de la famille présents ont également été traités de façon humiliante
Sous prétexte d’avoir trouvé des munitions dans la maison des Shirinyan tous les membres de la famille ont été arrêtés et sont actuellement détenus sans aucune justification.
Lors de la perquisition de la maison des Chakhalyan, des armes ont été "trouvés" prétextant l’arrestation de toute la famille Chakhalyan. Cependant, aucun témoin externe n’a assisté à cette perquisition, faite par les forces spéciales géorgiennes venues spécialement de Tbilissi.
Aucun mandat de perquisition, ni document officiel, n’a été présenté aux membres dela famille Chakhalyan durant la perquisition de leur maison ni lors deleur arrestation.
L'arrestation des membres de la famille de Chakhalyan s’est déroulée avec violence, Rouben,Vahagn et Armen Chakhalyan ont été battu et menacé.
Gayane Chakhalyan, la mère de Vahagn Chakhalyan, a aussi été arrêtée. Elle a été interrogée pendant plus d'une heure, mais aucun procès-verbal n'a été consigné par écrit. On l'a menacée puis libérée sans aucune explication.
Armen Chakhalyan, qui est mineur, a été interrogé sans la présence d’un des ses parents ou de n'importe quel adulte.
En plus des personnes mentionnées ci-dessus, toujours emprisonnées, de nombreuses autres personnes ont été arrêtées et interrogées. Elles ont été menacées,plusieurs ont été battus. Elles ont ensuite été ensuite relâchées sans la moindre explication et sans qu’aucun procès-verbal de leur interrogatoire n’ait été rédigé.
En octobre 2006, le mouvement "Djavakhk Uni" a participé aux élections locales (sakreboulo) dans le district d’Akhalakalak et a obtenu 30% des voix. Pourtant l’organisation "Djavakhk Uni" a rejeté le résultat des élections pour causes de fraudes massives. Depuis des années, le mouvement "Djavakhk Uni" lutte pour la défense des droits fondamentaux des Arméniens de la région de Samstkhe-Djavakhétie.
C’est pour cette raison que l’ONG Yerkir croit fermement que l’arrestation et la détention de Vahagn Chakhalyan est motivée par des raisons purement politiques.
L’ONG YERKIR estime que les récents événements dans la ville d’Akhalakalak sont liés à la réticence du gouvernement géorgien à résoudre les questions des droits fondamentaux des Arméniens de Géorgie préférant recourir à la force et à leur soumission. La politique de l’Etat Géorgien pour étouffer les revendications des Arméniens de Samtskhe-Djavakhétie va à l’encontre de toutes les règles démocratiques et des engagements de la République de Géorgie en matière de respects des Droits de l’Homme.


L’ONG YERKIR appelle le gouvernement géorgien :
A libérer immédiatement toutesles personnes actuellement emprisonnées sans raison valable de la famillede Vahagn Charalyan et Gourguen Shirinyan.
A garantir qu’uneenquête juste et impartiale soit menée sur les récents événements dans laville d’Akhalakalak.
A mener une enquête surles abus de la police et des forces spéciales durant les arrestations, lesinterrogatoires et la détention des prévenus.
A mener une enquête surla mort des deux policiers géorgiens d’origine arménienned’Akhalkalak.
A garantir les droits deVahagn Chakhalyan pour un procès juste et équitable.

L'ONG YERKIR fait appel aux missions diplomatiques étrangères, aux Institutions et Organisations Internationales en Géorgie et au défenseur public de droits de l'homme de Géorgie, M. Subari, pour :
- Reconnaître Vahagn Chakhalyan et tous ses parents détenus, ainsi que les parents de Gourguen Shirinyan comme prisonniers politiques.
- Prendre des mesures appropriées pour contrôler les conditions de détention de tous les prisonniers politiques et garantir leur sécurité. Vérifier qu’ils n’ont pas été soumis à la torture et à de mauvais traitements.

L’ONG Yerkir recommande vivement aux médias géorgiens de briser le blocus de l’information sur ces événements en fournissant des informations objectives.

L’ONG YERKIR exprime ses préoccupations face à l’impact sociopolitique et psychologique négatif qu’auront ces incidents sur les arméniens de la région de Samtskhe-Djavakhétie.

L’ONG YERKIR appel le gouvernement géorgien, les organisations et institutions internationales et locales à prendre des mesures appropriés et efficaces pour rétablir un climat de confiance, d’égalité et de justice entre tous les citoyens de Géorgie.

UNION YERKIR
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"LE VANETSI, UNE ENFANCE ARMÉNIENNE" DE VICTOR GARDON (11/06/2008)
Réédition des trois grands romans de Victor Gardon depuis le 11 juin 2008
Les Éditions Stock rééditent, en un unique volume, la trilogie de Victor Gardon : Le vert soleil de la vie, Le chevalier à l'émeraude et L'apocalypse écarlate.
Préfacée par Jean-Marie Carzou, et avec un avant-propos de la petite-fille de Gardon, la trilogie paraîtra le 11 juin 2008, sous le titre : « Le Vanetsi - une enfance arménienne ».
Ces trois oeuvres de Victor Gardon ont été publiées entre 1959 et 1970. La nouvelle édition réintègre des passages censurés à l'époque. Ces romans étaient en effet les premiers à évoquer, par le biais de l'histoire d'une famille arménienne de l'Empire ottoman, le sujet encore tabou du génocide perpétré en 1915 par le gouvernement Jeune-Turc.
Voici donc bientôt rééditée, une trilogie passionnante à lire d'une traite pour se plonger dans la vie d'un enfant du XXème siècle : ce jeune Arménien, ce Vanetsi (originaire de Van, Turquie) a traversé son temps, tour à tour victime de l'oppression turque et acteur de la résistance contre les Nazis.
Plus qu'un simple témoignage, cette biographie romancée, saluée en son temps par le Général de Gaulle, Raymond Aron et André Malraux, incite avant tout à la réflexion et se veut un appel à la conscience des hommes : « ceux qui ont vécu un génocide ne peuvent envisager d'être heureux » (Raymond Aron).

Biographie de Victor Gardon :

Un homme éclectique, grand témoin de son époque, exilé en France
Victor Gardon est un Arménien originaire de la ville de Van (Turquie) où il naît le 25 mai 1903. Rescapé du génocide qui, de 1915 à 1917 cause l'extermination de 1 500 000 Arméniens, Victor Gardon s'exile et arrive à Paris le 1er janvier 1923. Il y travaille à la délégation diplomatique arménienne avant de réussir brillamment des études d'agriculture, de philosophie et d'ingénieur. Celui qui s'appelle encore Vahram Gakavian exerce alors divers métiers : il écrit notamment pour des journaux arméniens et travaille dans une imprimerie arménienne. Il y met sous presse son seul roman en arménien : Grains d'acier (1929) dont la couverture est l'œuvre de son ami le peintre Carzou.

Héros de la résistance, sous le nom de Victor Gardon
En 1939, la guerre éclate : Victor Gardon est envoyé au front début avril 1940. Fait prisonnier, il reste deux ans en Allemagne d'où il s'évade en 1942 pour rejoindre Paris. Il organise la désertion massive de la Garnison Arménienne de la Wehrmacht à Mende et participe à la libération de Mende. Il devient Chef de l'État-major de liaison pour les ressortissants soviétiques. Il est honoré de la Croix de guerre avec Palme, Chevalier Légion d'Honneur.
En mars 1955, en raison des services rendus à la France, il obtient la légalisation de son nom de résistant : Victor Gardon.

Premier succès : Le vert soleil de la vie
Victor Gardon se met à l'écriture pour témoigner - en français - de sa vie prodigieuse et mouvementée : en 1959 son 1er roman, Le vert soleil de la vie, enthousiasme les lecteurs et la critique littéraire.
Il est suivi du Chevalier à l'Emeraude (Stock), en 1961 et de l'Apocalypse écarlate (Calmann-Levy) en 1970. En 1963, Victor Gardon adapte la traduction du roman Vartananc (Stock) de Terenig Demirdjian. En avril 1961, la pièce radiophonique, les Charmes de Sémiramis, adaptée du roman Le vert Soleil de la vie, est diffusée sur France 3 (ORTF).
Victor Gardon est pressenti pour le Goncourt en 1959, ainsi que pour le Prix Charles Veillon (Suisse). Le chevalier à l'Émeraude fait partie de la sélection du Prix Femina en 1961.

Victor Gardon décède à Paris en janvier 1973.
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APPEL DE L'UNION YERKIR, À LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE, SUR LA PROTECTION DES MINORITÉS EN GÉORGIE (03/06/2008)
L’Union Yerkir lance un appel à la communauté internationale pour qu’elle prenne des mesures immédiates afin de résoudre le problème des minorités en Géorgie et facilite la restitution de l’église de Norachen (Tbilissi) à son légitime propriétaire.
Alarmée par les récents événements autour de l'église arménienne Norachen de Tbilissi (Géorgie), l’Union Yerkir demande l’arrêt des travaux de transformation de l’église arménienne de Norachen et sa restitution immédiate à son légitime propriétaire, l’Eglise Apostolique Arménienne.
Ci-dessous, l’appel remis le 29 mai 2008 à Tbilissi au Président de la Géorgie, au 1er ministre, au Président du Parlement, au ministre des affaires étrangères, au ministre de l’éducation, au ministre de l’intérieur, au ministre de la culture et de la protection des monuments, au Catholicos de l’église orthodoxe géorgienne, à l’ombudsman de Géorgie (médiateur de la République), aux ambassades d’Allemagne, de France, d’Italie, de Russie, de Suisse, du Royaume-Uni, des USA, du Vatican, de l’Union Européenne, du Conseil de l’Europe, de l’ONU, de l’OSCE et des ONG des droits de l’homme et des minorités agissant en Géorgie.
A toutes les Organisations Internationales, Ambassades et ONG des droits de l’homme et des minorités œuvrant en Géorgie.
Bien que la Géorgie ait signé et ratifié de nombreux traités internationaux sur la liberté de pensée, de conscience et de religion, la situation quant à la protection des droits religieux des minorités en Géorgie est affligeante.
En comparaison des droits de l'Eglise Orthodoxe Géorgienne, les autres confessions religieuses, particulièrement l’Eglise Apostolique Arménienne et l’Eglise Catholique souffrent continuellement de discrimination de la part des autorités. Les bâtiments religieux nationalisés pendant le régime soviétique n’ont toujours pas été rendu à leur légitime propriétaire, 17 ans après la déclaration d’indépendance de la Géorgie.
L'Église Apostolique Arménienne exige la restitution de ses églises à Tbilissi, "Norachen", "Sourp Nechan", "Chamkhoretsots Sourp Astvadzadzin", "Mughno Sourp Kevork", "Sourp Minas" et "Sourp Nechan" à Akhaltsikhé.
Des nombreuses organisations internationales, instituts et ONG des droits de l'homme reconnaissent la légitimité de ces revendications et recommandent continuellement au gouvernement géorgien de résoudre ces problèmes.
Le Comité de Droits de l'homme de L'ONU, lors de sa 91ème session des 15 et 16 octobre 2007, a examiné le cas de l’état géorgien face au respect de ses obligations du « Pacte relatif aux droits civils et politiques». Les observations rendues préconisaient : « Le Comité note que l’État partie a expliqué que le statut d’organe public légal était accordé exclusivement à l’église orthodoxe géorgienne pour des raisons tenant à des facteurs historiques et sociaux. Toutefois il craint que le statut différent d’autres groupes religieux puisse conduire à une discrimination. Il regrette que les problèmes liés à la restitution des lieux de culte et autres biens des minorités religieuses, confisqués pendant la période communiste, n’aient pas été réglé.
L’État partie (la Géorgie) devrait prendre des mesures pour garantir le respect sans réserve du droit à la liberté de religion ou de conviction et veiller à ce que sa législation et ses pratiques soient entièrement conformes à l’article 18 du Pacte. Il devrait s’occuper des problèmes liés à la confiscation des biens des minorités religieuses »
La question d’un statut légal pour les Eglises Apostolique Arménienne et Catholique ainsi que le retour des édifices religieux à leurs légitimes propriétaires a été soulevé par plusieurs instances européennes et internationales se basant sur des rapports sur la liberté de conscience et de religion en Géorgie ainsi que par des rapports venant de l’ombudsman (médiateur de la République) de Géorgie.
Malgré toutes ces recommandations et appels le gouvernement géorgien continue sa politique discriminatoire dont la dernière action en date est la transformation de l’église arménienne Norachen à Tbilissi en église géorgienne.
Le père Tariel Sikinchelashvili, prêtre de l'Église Orthodoxe géorgienne, a commencé des travaux sur le terrain de l’église de Norachen et les a temporairement interrompus après les protestations publiques de la communauté arménienne de Tbilissi.
L’ONG Yerkir a dépêché, les 21 et 22 mai dernier, à Tbilissi une délégation pour enquêter sur les exactions contre l’église arménienne de Norachen. Pendant l'entretien avec le Père Tariel Sikinchelashvili, nous avons découvert que les travaux de construction avaient été autorisés par la municipalité de Tbilissi.
Et bien que la construction du mur (portant des symboles religieux géorgiens) ceinturant l’église ait été suspendue, les travaux continuent toujours dans le jardin de l'église. Nous avons soigneusement documenté les faits mentionnés par un DVD ci-joint à ce courrier comportant un reportage vidéo réalisé par nos soins.
Il comporte :
1. Le permis de construire délivré par la municipalité de Tbilissi.
2. La déclaration de l’ombudsman (médiateur de la République) géorgien affirmant que les autorités géorgiennes ne font rien pour mettre en œuvre les recommandations internationales.
3. Une vidéo montrant que les travaux de construction sont toujours en cours dans l’église arménienne de Norachen.
Vous pouvez consultez cette vidéo en ligne : www.youtube.com/watch?v=om1GzTHuJ5Q <http://www.youtube.com/watch?v=om1GzTHuJ5Q>
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RAPHAEL LEMKIN’S DOSSIER ON THE ARMENIAN GENOCIDE (28/05/2008)
Sortie internationale "Raphael Lemkin : dossier sur le génocide des Arménien" Raphael Lemkin est l'un des plus grands et plus influents avocats et militants des droits de l'homme du siècle dernier. Non seulement il imagine et construit le mot «génocide», mais il est également le principal moteur pour l'adoption de la Convention des Nations Unies pour la prévention et la répression du crime de génocide (la "Convention sur le génocide»), le document de droit international qui en 1948 a fait du génocide le "crime des crimes" international." Affligé par les massacres des Arméniens par les Turcs en 1894, 1909 et 1915, Lemkin compile un dossier et cherche des voies de recours légales pour punir les auteurs de massacres , dissuader et prévenir de futurs génocides. "Raphaël Lemkin : Dossier sur le génocide arménien", le 5e livre publié par le "Center for Armenian Remembrance / Conservatoire de la Memoire Armenienne" , constitue une contribution importante pour les chercheurs, militants des droits de l'homme et ceux qui veulent savoir ce que l'auteur du terme génocide et le "père" de la Convention sur le génocide avait à dire sur le Génocide des Armeniens. Ce livre, publié grâce aux efforts de l'avocat Vartkes Yeghiayan, arrive a un moment opportun : c'est le parfait antidote à la campagne negationniste qui s'est récemment intensifiée avec l'interdiction d'un livre à Toronto et son remplacement par des livres des "historiens" negationnistes Bernard Lewis et Guenther Levy. Il est impossible de ne pas être touché par les rapports des témoins oculaires, que Lemkin a minutieusement rassemblés dans ce dossier. Le lecteur va rapidement être convaincu que la deportation suivie des massacres des Arméniens est la définition même de génocide. Ce livre a le pouvoir d'emplir le lecteur d'indignation, de tristesse et de l'enflammer d'une juste colere. "Raphaël Lemkin : Dossier sur le génocide arménien" contient également un avant-propos lucide du professeur Michael J. Bazyler, et une méticuleuse complète bibliographie de Lemkin, par Eddie Yeghiayan. "Raphaël Lemkin,Dossier sur le génocide arménien" aux Editions CAR B.P. 250322 Glendale,Ca 91225 USA, est disponible sur www.centerar.org ,dans les librairies arméniennes,& sur Amazon.com .
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SURSIS POUR RAGIP ZARAKOLU (20/04/2008)
- Des parlementaires européens en appellent au Ministre turc de la Justice
- La Fédération Euro-Armenienne demande l’abrogation de l’article 301
- Le procès suspendu dans l’attente d’une reforme cosmétique des dispositions liberticides du code pénal turc

Quatre membres éminents du Parlement européen, Mme Koppa et M. Toubon, tous deux Vice-présidents de la Délégation UE-Turquie, M. Gaubert, Vice-président de la Sous-Commission des Droits de l’Homme et par ailleurs Président de la Licra[1], M Kasoulides, ancien ministre des Affaires Etrangères et récent candidat à la présidence chypriote ont dernièrement adressé un appel au Ministre turc de la Justice, M. Sahin, afin de lui faire part de l’inquiétude de l’Union quant au déroulement de ce procès (voir lettre ci-jointe[i]). Les eurodéputés font valoir que le procès « long, coûteux et moralement épuisant » relève de « l’acharnement judiciaire ». Ils s’inquiètent également pour la « sécurité physique » de M. Zarakolu au regard du « regain nationaliste en Turquie » notamment révélé par « le meurtre de Hrant Dink et les révélations autour de l’organisation criminelle Ergenekon ».

Les quatre parlementaires demandent à M. Sahin « d'abroger sans délai l'article 301 et les dispositions similaires » du code pénal et « des autres textes législatifs et réglementaires en vigueur en Turquie ». Ils demandent également l’arrêt des « poursuites iniques » à l’encontre de M. Zarakolu et soulignent que sa « condamnation et plus encore toute atteinte à son intégrité constitueraient un démenti cinglant aux ambitions européennes de la Turquie ».

Le 9 avril dernier, à l’issue d’une énième audition de M. Ragip Zarakolu, la Cour criminelle d’Istanbul a décidé de reporter les audiences de son procès fleuve au 17 juin, c’est-à-dire après la possible adoption par le Parlement turc des amendements proposés par le gouvernement AKP au sujet des articles 301 et 305 du code pénal turc.

La Fédération Euro-Arménienne rappelle que M. Zarakolu est éditeur et milite depuis de nombreuses années pour les Droits de l’Homme en Turquie. Il est notamment l’un des fondateurs de l’Association Turque des Droits de l’Homme et fait partie de ces dissidents poursuivis sous le coup de l’article 301 pour avoir « insulté l’Etat et la République » et « la mémoire d’Ataturk ».

En l’occurrence, les ouvrages publiés par M. Zarakolu et qui lui valent d’être incriminé en vertu de l’article 301 sont deux essais sur le Génocide des Arméniens, l’acte fondateur et le tabou majeur de l’Etat et de la société turcs. Un des livres témoigne du sauvetage d’une famille arménienne par des Turcs lors du génocide !

« Le cas de M. Zarakolu est sans doute l’un des plus emblématiques des procès d’opinion intentés par l’Etat turc à l’encontre de ses dissidents. Outre la condamnation pénale qu’il encourt, M. Zarakolu endure des difficultés financières délibérément induites par le procès afin de le réduire au silence. De plus, il craint maintenant pour son existence, les procès n’étant que le mode de désignation de victimes potentielles aux équipes de tueurs para étatiques» a commenté Laurent Leylekian, le directeur exécutif de la Fédération Euro-Arménienne

Selon les dernières informations, la « réforme » proposée par l’AKP préconise de remplacer dans l’article 301 qui sanctionne « l’insulte à l’identité turque, la République, les institutions et organes de l’Etat » les termes de « identité turque » et « République » respectivement par « nation turque » et « République turque ».

La Fédération considère que cette « réforme » ne changera rien aux agissements des procureurs turcs qui – selon un récent sondage – se conçoivent comme les gardiens des « intérêts nationaux » de leur pays. « Les procureurs turcs continueront de poursuivre de la même manière ceux qui osent parler du Génocide des Arméniens, de l’occupation de Chypre ou de l’oppression des Kurdes. L’Europe doit maintenant sommer la Turquie d’abroger ces articles qui violent clairement les Critères de Copenhague en pénalisant non seulement la liberté d’expression des Turcs mais aussi celle des Européens » a conclu Laurent Leylekian

Plusieurs organisations internationales, telles que l’Association Internationale des Editeurs, la Ligue des Droits de l’Homme ou Amnesty International se sont mobilisées en lançant des campagnes de pétition et en alertant la Commission européenne dans le cadre du « processus d’adhésion » de la Turquie. Elles font valoir que ces procès violent à la fois la liberté d’expression et le droit à un procès juste et équitable, théoriquement garantis par la Convention Européenne des Droits de l’Homme. Elles demandent toute l’abolition totale de l’article 301 et des dispositions similaires du Code Pénal turc.

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[1] Ligue Internationale Contre le Racisme et l'Antisémitisme

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[i] Lettre adressée par Mme Koppa, MM. Gaubert, Kasoulides et Toubon à M. Sahin, Ministre de la Justice de Turquie

M. Mehmet Ali Sahin
Ministre de la Justice
Türkiye Cumhuriyet Bakanligi
06659 Kizilay – Ankara
Turquie


Monsieur le Ministre,



Nous venons vous faire part de notre vive inquiétude au sujet de votre concitoyen, M. Ragip Zarakolu en raison du nouveau procès qui lui est intenté en Turquie. M. Zarakolu a est inculpé en vertu de l’article 301 (ex-159/1) de votre code pénal – qui punit « l’insulte à l’identité nationale turque et aux forces de sécurité de l’Etat » et en vertu de la loi 5816 – qui pénalise « l’insulte à la mémoire du fondateur de la république, Atatürk ».

M. Zarakolu est poursuivi pour avoir édité la traduction turque de deux ouvrages : « Accounts of an Armenian doctor - Garabet Haceryan´s Izmir Diary » et « The Truth will set us free : Armenians and Turks reconciled ». Selon les informations publiées dans la presse, la prochaine audience de ce procès devrait avoir lieu le 8 avril 2008.

La communauté internationale, et particulièrement le Parlement européen, considèrent qu’à l’instar de nombreuses autres dispositions de votre législation, l’article 301, la loi 5816 et les procès qui s’y réfèrent constituent des violations directes du principe fondamental de liberté d’expression. Ils violent également les conventions internationales qui la garantissent et auxquelles la Turquie a souscrit, telle la Convention Européenne des Droits de l’Homme. C’est pourquoi, à de nombreuses reprises, le Parlement européen, la Commission européenne et le Conseil ont demandé à la Turquie d’abolir ces dispositions injustifiables dans un Etat de droit moderne.

Cependant, nous constatons qu’en dépit des engagements répétés de votre gouvernement, ces dispositions légales sont toujours en vigueur et qu’elles ont même été utilisées de manière accrue ces dernières années, fragilisant ainsi un peu plus la liberté d’expression dans votre pays.

Dans ce contexte répressif, nous sommes particulièrement inquiet du cas de M. Zarakolu en ce qu’il témoigne clairement de la volonté de briser toute parole dissidente, sur le génocide arménien, la question kurde ou le rôle de l’armée, par le biais de procès longs, coûteux et moralement épuisant. L’acharnement judiciaire dont fait l’objet cet éminent défenseur des Droits de l’Homme – ce procès n’est que le dernier d’une longue litanie – constitue ipso facto une violation de droit à un procès équitable, là encore normalement garanti par de nombreuses conventions internationales.

Par ailleurs, les organisations de Droits de l’Homme avec lesquelles nous sommes en contact anticipent avec pessimisme une condamnation de M. Zarakolu, en vertu des réquisitions du procureur et de l’attitude subjective du juge en charge de l’affaire. Elles s’inquiètent également pour sa sécurité physique étant donné le regain nationaliste en Turquie récemment confirmé par diverses affaires criminelles – dont le meurtre de Hrant Dink et des trois Chrétiens de Malatya – et par les révélations autour de l’organisation Ergenekon.

C’est pourquoi nous demandons à nouveau à votre gouvernement d'abroger sans délai l'article 301 et les dispositions similaires de votre code pénal et des autres textes législatifs et réglementaires en vigueur en Turquie.

C'est pourquoi aussi, nous vous demandons instamment d’user de votre autorité pour, d’une part assurer la sécurité physique de M. Zarakolu, et pour d’autre part mettre un terme à ces poursuites iniques. Vous conviendrez, Monsieur le Ministre, qu’une condamnation dadr ce cadre de M. Zarakolu et plus encore toute atteinte à son intégrité constitueraient un démenti cinglant aux ambitions européennes de la Turquie et un nouvel obstacle dans son rapprochement vers les institutions de l’Union.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de nos salutations les plus respectueuses.


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European Armenian Federation
for Justice & Democracy
Avenue de la Renaissance 10
Brussels, 1000
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"LES MOTS D'OR 2007" ATTRIBUÉS À MOOSEGH ABRAHAMIAN (18/04/2008)
Les Mots d'Or sont attribués chaque année par l'association Action pour le français des affaires (APFA) ; ils "veulent être des signes de reconnaissance francophones pour saluer la volonté de créer, d'entreprendre et de communiquer, fondée sur le goût des mots, en français et dans chaque langue maternelle".
Les Mots d'Or 2007 ont été décernés à Paris, les 20 et 21 mars 2008, en collaboration avec l'Organisation internationale de la Francophonie, la Délégation générale à la langue française et aux langues de France, l'Union internationale de la presse francophone et la Société Française des Traducteurs.
Dans la catégorie Traduction, nous relevons avec plaisir le nom de Mooshegh Abrahamian, pour la première traduction de l'arménien du roman de Raffi (Hakob Mélik Hakopian 1835-1888) écrit en 1880, Le Fou, édité chez Bleu autour, "pour avoir su traduire dans ce roman très riche aux multiples personnages, en un style vif attentif aux néologismes, qui emporte le lecteur, la vie quotidienne d'une société broyée par les drames de l'histoire mais dont la vision d'avenir reste portée par un humanisme fondé sur le progrès technique, l'instruction et l'enrichissement de la langue maternelle".
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LETTRE OUVERTE D'HISTORIENS SPÉCIALISTES DES GÉNOCIDES AU MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES D'ISRAËL (19/03/2008)
Mars 2008

« Nous vous écrivons pour exprimer notre choc, notre incrédulité et notre horreur à la déclaration attribuée à l’Ambassadeur en Turquie Gaby Levy par le site web du journal Sabah (Turquie) pour qui « ce que nous [Israël] avons fait dans la Bande de Gaza n’est pas un génocide comme il n’y a aucun génocide arménien » déclarent Israel W. Charny, Yair Auron et Elihu D. Richter.
Rappelant que ces déclarations étaient censées répondre aux commentaires faits par le Premier ministre turc Erdogan critiquant la réponse d’Israël aux attaques terroristes à partir de la Bande de Gaza les chercheurs affirment « Nous voudrions croire que ce qui est cité est inexact » car selon ces derniers « Il y a une foule de témoignage historique de nombreuses institutions distinctes et indépendantes d’information pour montrer que les atrocités de masse subies par les Arméniens ont été le résultat d’une politique intentionnelle de la part du gouvernement Turc de l’époque. C’est précisément cette évidence d’une intention de tuer et détruire, en totalité ou en partie, définie selon la Convention de l’ONU sur le Génocide, qui font que ces atrocités constituent un génocide. Elles ont été déclarées génocide par Raphael Lemkin, la personne qui a donné au monde le concept-mot de génocide et qui ont été déclaré comme telles par certaines commissions impartiales et autorités professionnelles, dont l’Association Internationale des Chercheurs sur les Génocides ».

Les chercheurs ajoutent « clairement Israël ne s’est jamais embarqué dans un programme ou une action génocidaire dans la Bande de Gaza » mais « lier la preuve qu’Israël n’est pas l’agresseur dans la Bande de Gaza avec la négation de la validité du Génocide arménien est sérieusement nuisible pour Israël. La mission de l’Ambassadeur Levy n’est pas de réviser la vérité historique mais de représenter Israël avec honneur, respect de soi, compétence et intégrité. Il a failli sa tentative sur tous les points. En déclarant publiquement sa négation du génocide arménien, il fraie la voie pour la négation de toutes les autres menaces génocidaires, principalement celles que doit affronter Israël ».
Les chercheurs concluent « les relations d’Israël avec la Turquie sont une question d’importance essentielle aux deux pays. Mais ces relations n’exigent pas en public d’expositions d’obséquiosité et la participation dans la négation d’un génocide.(...) Nous faisons appel au Gouvernement pour qu’il désavoue les remarques qui lui sont attribuées »

Armenian Genocide Resource Center
5400 McBryde Ave
Richmond, CA 94805 USA
(510) 965-0152
Email AGRC@sbcglobal.net
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OPÉRATION "HOUYS" ("ESPOIR") (18/02/2008)
Les enfants de l’orphelinat Houys ont besoin de votre soutien. L’objectif de cette opération « ESPOIR » est de rassembler 15 000 € sur l’année 2008 pour améliorer le quotidien des enfants de l’orphelinat HOUYS de GYUMRI en Arménie, en réalisant les travaux indispensables à l’amélioration des conditions d’hébergement.
Créé suite au tremblement de terre de 1988, l’orphelinat accueille 71 enfants de 4 à 20 ans. Les espaces sont limités, les installations sanitaires exiguës, et malgré cela il est rassurant de voir les ateliers qui ont été mis en place pour l’apprentissage des enfants à certains métiers manuels, tel le tissage de tapis, la cordonnerie, la peinture, la couture, l’électronique …
Nous voulons leur offrir plus de confort et la possibilité de s’épanouir dans de meilleures conditions. Les travaux seront réalisés sous le contrôle du FONDS ARMENIEN qui assurera la maîtrise d’œuvre. Envoyer vos dons sous forme de chèque à l’ordre du : Fonds Arménien de France (en indiquant au dos du chèque : Orphelinat HOUYS à Gyumri). A l’adresse ci-après : Mme Arslanian Alice, 79 bl. d’Aulnay, 93250 Villemonble.
Un reçu CERFA vous sera adressé dès réception pour bénéficier d’une réduction d’impôt de 66%. Merci d'apporter votre soutien à cette opération.
Pour tout renseignement : http://www.houys.fr
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LE PATRIARCHE ET CATHOLICOS DE TOUS LES ARMÉNIENS FÉLICITE IERONYMOS II (12/02/2008)
Dans une lettre adressée à sa béatitude Ieronymos II, nouvel Archevêque d'Athènes et de toute la Grèce, Karekine II, Patriarche suprême et Catholicos de tous les Arméniens écrit en substance :
« Nous avons été heureux d'apprendre l’élection de Votre Béatitude comme Archevêque d’Athènes et de toute la Grèce ».
« Nous vous félicitons en cette joyeuse occasion, et vous adressons nos meilleurs voeux et notre Amour fraternel dans le Christ, du Centre Spirituel de tous les Arméniens - Mère Sainte Etchmiadzine.
« Au cours des siècles, les vertueux travaux d’éducation et d’illumination ont été à la source de l'amitié entre nos deux nations, qui aujourd'hui est renforcée par la présence de la communauté arménienne et du diocèse arménien dans la République hellénique, et par le biais d’une chaude collaboration dans les sphères inter-États et inter-Églises. Nous espérons que tout au long des années de la primauté de Votre Béatitude, ces importants liens seront enrichis par de fructueux travaux et réalisations.
« Nous vous félicitons de nouveau et prions notre Seigneur Jésus Christ de décorer Votre Béatitude de grâces célestes, en vous accordant beaucoup d'années de long règne afin de réaliser toutes vos bonnes aspirations et plans salutaires. »

( source http://diaspora-grecque.com )
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RAPPORT MITIGE DU PARLEMENT EUROPEEN SUR LE SUD-CAUCASE (21/01/2008)
Le PE fait un constat lucide de l’état d’avancement démocratique des trois pays. Mais il évite dedemander à la Turquie de reconnaître legénocide des Arméniens

Strasbourg, France – Le Parlement européen a adopté ce jour une résolution intitulée? « Sur une politique européenne plus efficace dans le Sud-Caucase : Des promesses aux actions ». Les eurodéputés réunis en séance plénière ont voté le rapport final préparé par Mme Lydie Polfer (Libéral, Luxembourg) et ses 27 amendements, par 567 voix pour et 25 contre.
De manière globale, le Parlement européen considère « qu'il importe que l'Union européenne se profile avec clarté et accentue sa présence dans la région ». Il milite aussi pour une intégration socioéconomique aussi poussée que possible avec les Etats de la région en appuyant « une différenciation intégrée dans l'application de la Politique Européenne de Voisinage (PEV) à l'égard des pays concernés […] sur la base de leurs mérites propres ».

Aussi, le Parlement « salue les réformes politiques et institutionnelles internes entreprises par l'Arménie » et « encourage les autorités arméniennes à continuer dans cette voie et à progresser encore dans le renforcement des structures démocratiques, de l'État de droit et de la protection des droits de l'homme » ; un soutien qu’il accorde globalement aussi à la Géorgie avec quelques réserves néanmoins en raison « des événements survenus récemment qui culminèrent dans une brutale répression policière de manifestations pacifiques, dans la fermeture de médias indépendants et dans la proclamation de l'état d'urgence ». On note aussi que les eurodéputés demandent à la Géorgie de respecter les droits des minorités – on pense au Arméniens du Djavakhk – « en conformité à la Convention-cadre pour la protection des Minorités Nationales ».
Le constat sur l’Azerbaïdjan est en revanche sans appel et marque « une nouvelle fois » la vive préoccupation des eurodéputés « au sujet de la dégradation de la situation des droits de l'homme et de la liberté des médias en Azerbaïdjan ». La résolution « demande aux autorités azerbaïdjanaises de garantir la liberté des médias, de relâcher sur-le-champ tous les journalistes emprisonnés, de mettre un terme au harcèlement des journalistes, par le recours abusif au droit pénal en matière de diffamation ».
On note en particulier que le Parlement européen « affirme à nouveau qu'il respecte et soutient l'intégrité territoriale et les frontières de l'Azerbaïdjan, ainsi que le droit à l'autodétermination, conformément à la Charte des Nations unies et à l'Acte final d'Helsinki », alors que la Commission des Affaires étrangères du Parlement européen se contentait de soutenir « les frontières internationalement reconnues de l’Azerbaïdjan ».
« Nous sommes satisfaits de cette évolution : les amendements adoptés – en particulier ceux déposés par le groupe PPE (Parti Populaire Européen - Conservateurs) ont globalement rééquilibré la résolution ; celle-ci reste néanmoins insuffisante dans le traitement du conflit du Karabagh et le rôle partial et agressif joué par la Turquie au Sud-Caucase» a déclaré Laurent Leylekian, le directeur exécutif de la Fédération Euro-arménienne pour la Justice et la Démocratie.
Par ailleurs, tout en notant avec bienveillance les projets d’infrastructures, d’énergie et de transports menés par la Turquie en direction de l’Azerbaïdjan, le Parlement européen « demande instamment, […] aux pays concernés, et à la Commission, d'associer l'Arménie au gazoduc Bakou-Tbilissi-Erzerum, conformément à l'objectif de la coopération régionale poursuivi dans le cadre de la Politique européenne de Voisinage (PEV) ». Il note que « le chemin de fer Bakou-Tbilissi-Kars a également pour effet d'accentuer l'isolement de l'Arménie, en contradiction avec les objectifs de la Politique Européenne de Voisinage (PEV)», pratique qu’il qualifie « de courte vue et politiquement orienté qui viole les principes de développement rationnel de la PEV ».

La résolution condamne « l’instrumentalisation des réfugiés » et ?les « discours martiaux », sans nommer le pays (l’Azerbaïdjan) responsable de ces pratiques.
Enfin, le Parlement européen se contente de redemander à la Turquie « de déployer d'authentiques efforts approfondis en vue du règlement de tous les litiges qui persistent avec ses voisins, […] notamment en admettant une discussion franche et ouverte sur les événements du passé », référence hautement cataleptique au Génocide des Arméniens. La résolution invite aussi « la Commission et le Conseil à traiter avec les autorités des deux pays la question de l'ouverture de la frontière de la Turquie avec l'Arménie ».
« La résolution aurait gagné en clarté si elle avait précisé que des trois pays, seul l’Azerbaïdjan est coupable de maintenir ses réfugiés dans un état de misère inacceptable, et que ses dirigeants profèrent en permanence des menaces de reprendre la guerre contre l’Arménie. En nommant l’Azerbaïdjan, le Parlement européen aurait été en conformité avec les autres organisations internationales – Conseil de l’Europe, OSCE et ONU – qui ont depuis de nombreuses années dénoncé ces forfaits des dirigeants azéris » a indiqué Laurent Leylekian.
« Nous sommes également déçus par les paraphrases employées pour désigner le génocide des Arméniens. En s’abstenant ainsi de mentionner clairement et librement le Génocide des Arméniens par ?la Turquie, le Parlement européen introduit au coeur même de l’Europe et de manière inadmissible le tabou instauré par le négationnisme turc» a déclaré le directeur exécutif de la Fédération Euro-arménienne pour la Justice et la Démocratie. « Ce n’est pas en renonçant à ses valeurs que l’Union européenne soutiendra la paix et la sécurité dans la région du Sud Caucase » a conclu Laurent Leylekian.

EUROPEAN ARMENIAN FEDERATION
for Justice and Democracy
Avenue de la Renaissance 10
B-1000 Bruxelles
Tel/ Fax: +32 2 732 70 27/26
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LE BÂTONNIER DU BARREAU DE EREVAN EN VISITE À PARIS (27/11/2007)
L’ Association Française des Avocats et Juristes Arméniens vous informe de la prochaine présence à Paris du bâtonnier des Avocats du Barreau de Erevan Maître Rouben Sahakian, qu’elle a invité du jeudi 29 novembre au 5 décembre, afin qu’il participe notamment à la Rentrée solennelle du Barreau de Paris le 30 novembre prochain.
Il sera le premier bâtonnier d’Arménie à prendre part à cette cérémonie qui regroupera les représentants des barreaux de 45 pays différents. Une retranscription de cet évènement au cours duquel Monsieur Sarkosy, Président de la République, prendra la parole, est prévue par internet.
D’autres rencontres importantes pour le développement de ce jeune barreau arménien, auront lieu durant cette semaine.

Paris le 27 Novembre 2007

A.F.A.J.A.
Siège: 45 rue de Rennes 75006 PARIS
Télecopie: 01.45 49 96 93

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L’UGAB ANNONCE UNE NOUVELLE STRUCTURE EUROPÉENNE PRÉSIDÉE PAR ALEXIS GOVCIYAN (20/11/2007)
Lors de sa récente réunion plénière à New York, le Conseil Central de l’UGAB a décidé de la création d’une nouvelle structure pour conduire l’ensemble de ses opérations en Europe. Cette nouvelle initiative a pour objectif de regrouper, sur le continent, les entités des Etats membres de l'Union européenne, ce qui permettra aux activités présentes et futures de l’UGAB, de bénéficier d’une meilleure coordination.
L’UGAB Europe sera une force importante de la communauté arménienne, assurant une perspective paneuropéenne au service de toutes les communautés dont l’organisation aura la responsabilité, tout en restant fidèle à la mission mondiale de l’UGAB de promouvoir l’héritage et l’identité arménienne par ses programmes éducatifs, culturels et humanitaires.
La présidence de l’UGAB Europe est confiée à M. Alexis Govciyan, qui est un des membres dirigeants de la communauté Arménienne de France, et ancien président de l’UGAB Paris.
Le président mondial de l’UGAB, Berge Sétrakian, a précisé que « nous œuvrons à renforcer le rôle primordial de la communauté arménienne d’Europe pour le développement des programmes de l’UGAB et la perpétuation de notre culture et de notre identité. Cette nouvelle initiative devra renforcer les nécessaires liens entre l’Arménie et le monde occidental, et dans ce cadre, l’Europe y a une place fondamentale. La passion d’Alexis à défendre les intérêts de la communauté arménienne d’Europe est une motivation pour nous. Le fait qu’il s’implique directement à l’UGAB nous permettra également d’étendre notre mission aux communautés arméniennes émergentes d’Europe ».
L’UGAB Europe sera en fonction dès le 1er janvier 2008. Dans ce cadre, une conférence spéciale sera organisée du 1 au 3 février 2008 à Bruxelles (Belgique), à laquelle seront conviés les membres du Conseil Central ainsi que tous les représentants des Sections de l’UGAB, établies ou émergentes, situées dans les Etats membres de l’Union européenne.
Créée en 1906, l’UGAB est la plus grande organisation arménienne dans le monde, ayant son siège central à New York et européen à Paris. L’UGAB a pour mission la préservation et le développement de l'identité et de l’héritage arménien, par des programmes éducatifs, culturels et humanitaires, touchant directement environ 400 000 Arméniens dans le monde. Pour plus d’informations, veuillez visiter www.agbu.org ou www.agbueurope.org.
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INAUGURATION D'UN MONUMENT NATIONAL GALLOIS EN MÉMOIRE AU GÉNOCIDE DES ARMÉNIENS (26/10/2007)
La présence d’un nombre important d'Arméniens, originaires de plusieurs pays est prévue lors de cet événement historique qui aura lieu le samedi 3 novembre au « Temple of Peace », à Cardiff. Le dévoilement et la consécration d’un Khatchkar dédié au Génocide Arménien auront lieu à l'extérieur du « Temple of Peace » à 13h00 en présence de l'Évêque HG Nathan Hovhannisian.
L'Association Galloise des Nations Unies (UNA Wales) a accordé la permission d'ériger le monument. Le dévoilement sera effectué par Lord Dafydd Elis – Thomas, Président de l'Assemblée Nationale du Pays de Galles et le docteur Vahe Gabrielyan, Ambassadeur de la République d’Arménie.
Ce sera le Premier Monument Public en Mémoire du Génocide Arménien au Royaume-Uni. De nombreuses organisations turques essayent de faire pression sur l'Association Galloise des Nations Unies (UNA Wales) afin de stopper l'événement. Nous savons qu’une manifestation turque sera organisée dans le but de faire annuler la consécration du Khatchkar ; Nous demandons à tous les Arméniens de France et des autres pays européens de se souvenir que le Pays de galles est un pays regroupant seulement trente Arméniens ; Des Arméniens originaires de Londres, Manchester… seront présents lors de cet événement historique mais face au risque d'une manifestation importante de la part de la communauté turque résidant au Royaume-Uni, nous faisons appel à toutes les personnes concernées par cet événement de nous transmettre leur soutien, par mail, courrier… ou par leur présence en date du 3 novembre afin que l’Association Galloise des Nations Unies et l’Assemblée Nationale du Pays de Galles ne doutent de leur décision et annulent cet événement historique.
La demande de consécration du Premier Monument en Mémoire du Génocide Arménien au Royaume-Uni a été ordonnée par la communauté galloise-arménienne sous la direction de John Torosyan et d’Eilian Williams (Président de l’association Wales Armenia Solidarity) dans l'appréciation de la Reconnaissance du Génocide par les représentants élus de notre nation.

Dates importantes :
1/ Le Premier Ministre Rhodri Morgan reconnaît publiquement le Génocide Arménien en date du 24 Avril 2001.
2/ La majorité (31 sur 60) des membres gallois de l’Assemblée Nationale du Pays de Galles reconnaissent publiquement le Génocide Arménien et lancent un appel au Gouvernement Britannique et Turque afin d’en faire autant, en date du 30th octobre 2001. (Des nos jours 45 membres sur 60 approuvent la reconnaissance).
3/ Le comté de Gwynedd devient le premier comté au Royaume Uni à reconnaître le Génocide Arménien par un vote unanime.
4/ Pour la première fois en 6 ans, la Communauté Arménienne est invité à un événement majeur au Royaume Uni, l’ «Holocaust Memorial Day 2005 » (événement qui rend hommage à l’holocaust juif et aux génocides du 20eme siècle).
5/ La majorité des membres gallois du Parlement Britannique reconnaissent le Génocide Arménien.


Adresse Postale :

A l’attention de Mr Stephen Thomas
Welsh Centre for International Affairs
Temple of Peace
Cathays Park
Cardiff
CF10 3AP

Contact :
Président de l’Association « Armenia Solidarity »
Mr Eilian Williams : eilian@nant.wanadoo.co.uk
(+0044) 7876561398

Représentant de l’Association “Armenia Solidarity” sur le territoire français – Mr Arnaud Amat
arnaud-amat@orange.fr
06 64 35 62 37

Directeur de l’Association Galloise des Nations Unis
Mr Stephen Thomas
centre@wcia.org.uk (+0044) 29 2022 8549

Wales - Armenia Solidarity
Solidarité Pays de Galles – Arménie
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PE / TURQUIE : UNE RESOLUTION POUR RIEN (05/10/2007)
La Commission des Affaires Etrangères adopte une résolution complaisante sur la Turquie.

Bruxelles, Belgique – Mercredi 3 octobre, la Commission des Affaires Etrangères du Parlement européen a adopté en première lecture la résolution préparée par Mme Oomen-Ruijten (PPE, Pays-Bas) sur les relations UE-Turquie. Le vote s’est déroulé en l’absence de nombreux parlementaires membres de la Commission (34 absents sur 86).
Mme Oomen-Ruijten a ainsi été en mesure de faire valider par les parlementaires présents tous les amendements « de compromis ». Ceux-ci entérinent par leur silence le négationnisme de l’Etat turc en excluant toute référence claire au génocide des Arméniens, au blocus de l’Arménie par la Turquie et à la politique agressive d’isolement et d’exclusion de l’Arménie, que ce pays mène sur la scène internationale. Ces « compromis » avaient auparavant été négociés entre députés exclusivement favorables à l’attitude complaisante envers la Turquie, après que les autres parlementaires aient été sommés de retirer leurs amendements abordant clairement les thèmes arméniens.
L’ensemble des questions arméniennes est ainsi supposé être restitué par l’adoption de deux paragraphes. Le premier stipule de manière sibylline que le Parlement européen « souligne que les projets énergétiques impliquant la Turquie dans le Sud Caucase devraient être ouverts à tous les pays de la région qui font partie de la politique européenne de voisinage ».
Le second « réitère son espoir que la Turquie mette un terme à tout blocus économique et fermeture de frontière », « réitère son appel à la Turquie de s’engager dans des efforts sérieux et intensifs pour la résolution des conflits non résolus avec l’ensemble de ses voisins […] y compris une discussion franche et ouverte sur les évènements passés », « réitère son appel aux gouvernements turc et arménien à commencer un processus de réconciliation pour le présent et le passé » et « appelle la Commission européenne à faciliter la réconciliation arméno-turque » en tirant avantage des politiques régionales de l’Union européenne.
« Avec ces considérations floues et candides que bien évidemment la Turquie ignorera, le Parlement européen aura reculé de 8 ans, à l’époque où l’Union n’avait pas encore saisi le danger de la langue de bois et de la complaisance dans le processus d’adhésion de la Turquie » a déclaré Hilda Tchoboian, la présidente de la Fédération Euro-Arménienne.
« Le lobby turc a mis en œuvre les moyens exorbitants et comminatoires qui sont les sien, afin d’enrayer toute remarque susceptible de gêner le gouvernement turc dans ses œuvres les plus malfaisantes » a ajouté Hilda Tchoboian.
La Fédération considère qu’avec un texte aussi faible, la Commission des Affaires Etrangères consent au dessaisissement politique du Parlement et encourage la Turquie à ne pas tenir compte de ses engagements envers les critères de Copenhague.
Elle rappelle que les années précédentes, les exigences de la Commission des Affaires Etrangères se sont avérées bien en deçà de celles de l’ensemble des parlementaires et que des changements significatifs sont apportés à chaque fois par le vote définitif en session plénière.
« L’adoption d’un tel texte discréditerait le Parlement européen et découragerait les sociétés civile turque et européenne : noud faisons appel à tous les parlementaires et les groupes politiques qui espèrent de vraies réformes en Turquie, afin qu’ils rééquilibrent ce texte lors du vote en plénière » a conclu la Présidente de la Fédération.
Le texte définitif de la résolution sur les relations de l’UE avec la Turquie sera voté lors de la session plénière du Parlement européen du 24 octobre prochain.

EUROPEAN ARMENIAN FEDERATION
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PAYS-BAS : LE CDA EXCLUT LES NEGATIONNISTES (02/10/2007)
- Osman Elmaci avait nié le génocide des Arméniens, il ne sera pas député européen
- Le rapporteur sur la résolution UE-Turquie en cours d’examen est aussi membre du CDA

Le grand parti chrétien-démocrate des Pays-Bas, le CDA (Christian Demokrat Appel) fait savoir que M. Osman Elmaci a été écarté de son siège au Parlement européen en raison de son attitude et de ses propos négationnistes sur le génocide des Arméniens.
M. Elmaci qui avait déjà été évincé des dernières législatives pour les mêmes raisons, était numéro trois derrière l’actuel député européen Joop Post, démissionnaire. Il devait donc devenir député européen après le désistement du suppléant M. Bartho Pronk. Les instances dirigeantes du CDA qui ont déjà pris par le passé de fortes positions de principe face au négationnisme ont mis leur veto à cette éventualité.
M. Post sera donc finalement remplacé par M. Cornelis Visseur.
« Nous félicitons le CDA pour cette décision politique courageuse et visionnaire. Le négationnisme ne vise – sous couvert de liberté d’expression – qu’à réhabiliter la haine raciale dont il procède » a déclaré Laurent Leylekian, le directeur exécutif de la Fédération Euro-Arménienne.
La Fédération Euro-Arménienne milite pour la pénalisation paneuropéenne de la haine négationniste comme l’y incite la décision-cadre sur le racisme et la xénophobie récemment adoptée par le Conseil. Elle rappelle que des projets de loi visant à pénaliser la négation du génocide des Arméniens sont à l’étude en Belgique, en France et aux Pays-Bas. Dans ce dernier pays, la démarche a été initiée par Christen Unie, une formation membre de la coalition gouvernementale. En Suisse, Dogu Perinçek, un négationniste notoire de ce génocide a déjà été condamné.
La Fédération rappelle aussi que le rapporteur de la résolution en cours d’examen sur les relations UE-Turquie, Mme Oomen-Ruijten – également membre du CDA – tente d’occulter la question du génocide des Arméniens de ce document.
« Passer sous silence ce génocide dans cette résolution est aussi grave que le négationnisme ouvert de M. Elmaci ; c’est le négationnisme le plus pervers et maintenant le plus fréquent, le déni par omission » a ajouté Leylekian.
« Nous appelons le CDA à considérer le cas de Mme Oomen-Ruijten à la lumière de l’exigence morale qu’il a eue envers M. Elmaci, c’est-à-dire en l’enjoignant à se conformer à sa propre ligne politique de lutte contre toute forme de négationnisme » a conclu le directeur exécutif de la Fédération Euro-Arménienne.

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DÉCLARATION DE L'ONU SUR LES DROITS DES PEUPLES AUTOCHTONES (16/09/2007)
C'est avec une profonde satisfaction que le Conseil National des Arméniens d'Arménie occidentale salue l'adoption de La déclaration de l'ONU sur les droits des peuples autochtones concernant la protection des personnes, des terres et des ressources.
Au sein de l'Assemblée qui compte 192 membres, 158 ont participé au vote: 143 ont voté pour, quatre contre et 11 - dont la Russie et la Colombie - se sont abstenus. (Colombie, Azerbaïdjan, Bangladesh, Géorgie, Burundi, Fédération de Russie, Samoa, Nigeria, Ukraine, Bhoutan et Kenya).
Le Conseil National des Arméniens d'Arménie Occidentale se joint au secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, pour déclarer ce texte comme "un triomphe pour les peuples autochtones à travers le monde", marquant un moment "historique".
Le droit à l'autodétermination des Arméniens d'Arménie occidentale comme le droit à l'autodétermination de tous les peuples autochtones devient ainsi un droit partagé par les plus hautes instances internationales et officiellement reconnu par les Nations Unies.
Nous appelons les Arméniens d'Arménie Occidentale de poursuivre le combat en participant pleinement à toutes les actions politiques sous l'égide du Conseil National Arménien.
Signature du Manifeste, participation à toutes les élections locales et nationales, unissons-nous pleinement pour permettre l'application de nos droits légitimes.

Le Conseil National Arménien
http://www.haybachdban.org

http://www.un.org/News/fr-press/docs/2007/SGSM11156.doc.htm
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LE MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES D’ARMENIE ANNONCE SA PARTICIPATION A LA 2ème CONVENTION DES ARMENIENS D’EUROPE AU PARLEMENT EUROPEEN (05/09/2007)
Des rencontres entre délégations arméniennes et les leaders politiques européens prévues.
La Fédération Euro-Arménienne annonce que Monsieur Vartan Oskanian, Ministre des Affaires Etrangères d’Arménie a annoncé sa participation à la seconde Convention des Arméniens d’Europe.
La Convention se déroulera au Parlement européen les 15 et 16 octobre prochains. De nombreux citoyens de l’Union européenne ayant déjà répondu positivement à son invitation y participeront. La Fédération informe que des délégations des nouveaux pays membres de l’Union Européenne seront parmi les invités de cette grande assemblée.
La Fédération rappelle que la Première partie de la Convention célébrera le 20ème anniversaire de la reconnaissance en 1987 par le Parlement européen du génocide des Arméniens. Elle rendra hommage aux personnalités qui en dépit des pressions de toutes sortes ont œuvré pour le rétablissement de la justice ; parmi eux plusieurs anciens députés européens tels Henri Saby, Ernest Glinne, Alfred Coste-Floret (+), Paule Duport, Stan Newens, Jaak Vandemeulebroucke, et d’autres encore.
La Convention sera l’occasion pour les Arméniens d’Europe de dialoguer avec les leaders politiques de l’Union sur des sujets qui les concernent dans le cadre d’une Europe en mutation.
De nombreux invités de marque prendront part à cette conférence. Au nombre des personnalités politiques confirmées, on note la présence de M. Vartan Oskanian, le ministre arménien des Affaires étrangères accompagnés d’un grand nombre d’ambassadeurs d’Arménie en Europe, M. Hugues Mingarelli, le négociateur en chef de la Commission européenne pour le Plan d’action de la politique de voisinage avec l’Arménie. Dans un autre registre, l’intellectuelle italo-arménienne Antonia Arslan, auteur du best-seller « La ferme des alouettes » a également confirmé sa présence.
Des experts européens, des universitaires, des responsables d’organisations arméniennes, des parlementaires européens et des officiels de la Commission européenne feront le point de la politique de l’Union sur les sujets tels que le gel partiel des négociations avec la Turquie, les relations de l’UE avec le Caucase du Sud et l’Arménie.
« Cette Convention au sein du Parlement européen est l’occasion unique de faire entendre notre voix aux responsables politiques européens », a annoncé Hilda Tchoboian, présidente de la Fédération Euro-Arménienne.
« Nous encourageons les organisations et personnalités arméniennes qui souhaitent participer à cette Convention à s’inscrire soit par retour de courrier, soit sur le site Internet de la Fédération http://www.eafjd.org.
La
Fédération rappelle que l’inscription à la Convention est gratuite mais obligatoire. Tous les détails pratiques seront progressivement fournis sur son site Internet.
La Fédération appelle les associations arméniennes d’Europe qui n’auraient pas été contactées à se manifester spontanément. Elle invite également chacun à faire un écho aussi large que possible à cette annonce.

FEDERATION EURO-ARMENIENNE
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GENOCIDE ARMENIEN : LE CHANTAGE DE LA TURQUIE SUR SA COMMUNAUTE JUIVE (31/08/2007)
La Ligue Anti-Diffamation reconnaît le génocide des Arméniens mais s’oppose à la résolution de reconnaissance au Congrès US en raison des menaces que fait peser l’Etat turc sur les Juifs de Turquie.
Ce 24 août, la Ligue Anti-Diffamation des Etats-Unis (ADL) a fait volte-face en reconnaissant définitivement le génocide des Arméniens, après que le comité de la campagne « Pas de place pour la haine » (No Place for Hate ) du Massachusetts (USA) ait mis fin à sa coopération avec cette organisation en raison de sa position jusqu’alors négationniste sur ce génocide.
Cette nouvelle position de l’ADL, obtenue après une chaude controverse, a immédiatement été suivie par l’American Jewish Committee (AJC), l’autre grande organisation juive de lobbying aux Etats-Unis. L’avancée sous pression de leur base de l’ADL et de l’AJC a provoqué l’hystérie des milieux politiques turcs qui « sous-traitaient » jusqu’alors aux organisations juives américaines une partie de la politique de communication de la Turquie aux USA. Sur fond de possible vote par le Congrès américain de la résolution sur le génocide des Arméniens cet automne, ces avancées ont conduit la Turquie à dénoncer ses contrats de lobbying à Washington tandis que le Premier Ministre turc Erdogan s’est longuement entretenu avec le Président Shimon Pérès, sommé de mettre au pas les Juifs américains.
L’ADL affirme que la Ligue est venue « à partager l’appréciation que [...] les évènements tragiques de 1915-1918 étaient en réalité l’équivalent d’un génocide ». Elle ajoute cependant : « …nous continuons fermement de penser qu’une résolution du Congrès serait contreproductive et ne faciliterait pas la réconciliation entre Turcs et Arméniens … ».
La raison principale de son opposition à une résolution de reconnaissance du Congrès américain est pour le moins choquante: c’est la sécurité des Juifs de Turquie qui est invoquée. « Tant que l’ADL restera une organisation engagée prioritairement dans la sûreté et la sécurité du peuple juif, nous
ne pouvons pas en bonne conscience ignorer le bien-être des 20.000 Juifs de Turquie», précise le dernier communiqué de l’ADL signé par son président Abraham Foxman.
En écho, le Consul général d’Israël en Turquie Mordehai Amihai s’est inquiété en déclarant : « J’espère que la population turque peut faire la différence entre l’Etat d’Israël, l’ADL et la population juive de Turquie ».
Les pressions du gouvernement turc sur Israël visent à obtenir le réalignement derrière Ankara des organisations juives américaines, dont l’ADL, et leur soutien à sa politique négationniste.
«Les Juifs de Turquie sont des otages » a déclaré Laurent Leylekian, le directeur exécutif de la Fédération Euro-Arménienne; «contrairement à l’idée répandue par une propagande massive, cette communauté, comme toutes les autres communautés non turques, ne jouit d’aucune liberté, et est instrumentalisée pour forcer les organisations juives internationales à trahir les principes de défense de la justice et de la dignité humaine pour lesquelles elles ont pourtant été créées» a t-il expliqué. «Le chantage à la vie et à la sécurité des minorités est un acte qui se situe dans la droite ligne de la tradition étatique turque ; les Arméniens en ont fait l’horrible expérience. Il est urgent pour les organisations juives d’Europe de soutenir leurs homologues américains dans leur refus de céder à cet odieux chantage » a affirmé Laurent Leylekian. La Fédération Euro-Arménienne rappelle que les brûlots antisémites tels que « Mein Kampf » ou les « Protocoles des Sages de Sion » sont depuis plusieurs années des best-sellers en Turquie comme le sont de nombreuses brochures arménophobes.

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HABITAT FOR HUMANITY EN ARMÉNIE : PARTENARIAT AVEC L'ÉGLISE ARMÉNIENNE (28/08/2007)
Yerevan, Arménie (Août, 2007) – Une équipe de volontaires des Etats-Unis et plusieurs équipes de volontaires locaux ont participé au projet de travail «Sa Sainteté Karekin II» dans le village Khor Virap en Arménie, avec la présence de Sa Sainteté Karekin II, et ils ont partagé la joie des familles en célébrant la bénédiction des nouvelles maisons avec eux. L’ équipe des Etats-Unis était conduite par le Révérend Doctor Kenneth Bensen, président de Habitat for Humanity (HFH) à Michigan, et l’Archevèque Vicken Aykazian, membre du comité directeur de Habitat for Humanity International.
Le second projet de travail "Catholicos Karekin II" a commencé en Arménie en avril 2007 et s'achève en octobre. Dans 10 communautés, Habitat for Humanity est en train de finir 37 maisons pour des familles dans le besoin, en symbolisant 36 diocèses mondiaux et la Mer Sacrée, en invitant 37 églises et des bailleurs de fonds de soutenir les familles.
Les constructions les plus récentes on eu lieu dans le village de Khor Virap dans la semaine du 14 au 18 août. Un groupe de 14 volontaires des Etats-Unis a travaillé avec famille Sargsyan, tout en soutenant le financement de leur maison. « Le monde n’a pas de frontières, j’ai laissé me deux enfants à la maison et je suis venue ici pour aider ces enfants à recevoir une maison sûre », dit Lauren Glennon, volontaire des Etats-Unis.
La famille Haroyan a travaillé ensemble avec plusieurs équipes de volontaires locaux et internationaux, dont le groupe de jeunesse du Diocèse Chrétien Ararat, la communauté locale et les Habitat familles de Khor Virap, des volontaires des Etats-Unis et du Canada de l’ONG Birthright Armenia, ainsi que des religieux de Saint Etchmiadzin. La situation économique a forcé la famille Haroyan, avec trois enfants, de vivre dans une cave pendant sept années – maintenant la famille peut déménager avant le prochain hiver. Le bailleur de fonds de la famille Haroyan et des 9 autres familles au sein du même projet est l’entreprise VivaCell, dont plusieurs employés et le manager général, Ralph Yirikian, ont travaillé sur le chantier avec la famille le 16 août. « Nous assistons à la construction de notre pays. Mais c’est seulement une petite pièce sur le long chemin de la mission de Habitat, qui doit continuer non seulement avec l’aide de VivaCell, mais de chacun de nous ”, dit Ralph Yirikian.
Pendant les cinq jours de construction, les familles Sargsyan, Haroyan et les volontaires ont préparé les murs et les ont peint avec les couleurs choisies par les familles. Le 18 août, les deux maisons était prêtes pour être dédiées aux familles, en y incluant la maison de la famille Misakyan, où une autre équipe des Etats-Unis avait travaillé la semaine précédente. Les religieux de l’Eglise Apostolique Arménienne ont procédés à la cérémonie de bénédiction de la maison pour les trois familles, en présence des hôtes, des bailleurs de fonds et des volontaires. « La grâce de donner est un présent de Dieu et je vois cette grâce sur les visages de toutes les personnes qui on aidé ou supporté cette maison », dit l’Archevèque Vicken Aykazian. « C’est un travail bénit que vous avez fait, pour les familles comme celle de mon fils qui ont reçu une maison pour leurs enfants», disait les parents de Haroyan Sahak. « Nous sommes heureux et nous souhaitons que chaque famille dans le besoin puisse sentir la joie d’avoir une maison décente pour vivre. »

L’Eglise Arménienne a signé un partenariat historique avec Habitat for Humanity en avril 2006, avec le but de mettre un terme aux logements de misère en Arménie et dans tout le monde. Le premier projet de travail "Catholicos Karekin II" a eu lieu à Gavar, Arménie, où une maison en partenariat avec 24 familles a été rénovée, avec 13 maisons additionnelles dans tout le pays.
En Arménie, un pays de 3 millions d’habitants dans le Caucase sud, plus de 40.000 personnes vivent dans des logements de misère, selon la Commission Economique pour l’Europe des Nations Unies. Dans les dernières dix années, un terrible tremblement de terre, des conflits, l'effondrement de l’Union Soviétique et la nouvelle indépendance ont mené à une crise économique. Des milliers vivent encore dans des «domicks», des containers en métal construits temporairement à la suite du tremblement de terre, qui sont comme des frigidaires en hiver et comme des chaudrons en été. Habitat for Humanity Arménie a travaillé avec des familles dans le besoin depuis 2000, en aidant plus de 330 familles et en mettant à disposition des maisons pour plus de 1.600 personnes.

A propos d’Habitat for Humanity
Habitat for Humanity est une charité chrétienne dédiée à éliminer les logements de misère. Elle a construit plus de 200 000 maisons, plus d’un million de personnes vivent dans des maisons Habitat qu’elles ont aidées à construire et en sont les propriétaires grâce a des prêts de faible coûts sans frais. Nous avons changé la vie des personnes dans 100 pays autour du monde.

Pour plus d’information contacter :
www.hfharmenia.org
Habitat for Humanity en Arménie:
Gohar Palyan, gpalyan@hfharmenia.org, +374 10 24 60 23
Habitat for Humanity Bureau Régional à Budapest:
Dominique Schärer, DScharer@habitat.org; +361 411 2170
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PROFANATION DU MÉMORIAL DES ARMÉNIENS À LYON (21/08/2007)
Le Mémorial lyonnais du génocide des Arméniens de la place Antonin Poncet vient d'être profané.
C'est la 3ème fois que ce monument est souillé depuis son inauguration le 24 avril 2006.
L'association MLGA (association du Mémorial lyonnais du génocide des Arméniens) avait déjà porté plainte sans résultat. La communauté arménienne indignée exige que les responsables de cet acte soient rapidement identifiés et sanctionnés.
Rappelons que le 18 Mars 2006, une manifestation négationniste avait été organisée place Bellecour par une association "franco-turque", protestant contre l'érection de ce mémorial.
Il est temps que la loi pénalisant la négation du génocide des Arméniens votée par l'Assemblée nationale en octobre 2006 soit confirmée par le vote du Sénat, afin de ne pas laisser libre cours à des actes de profanation négationniste et d'empêcher d'importer en France le négationnisme de l'État turc.
Lyon le 20 août 2007
Contact : 06.15.47.11.97
Jules Mardirossian
> Président M.L.G.A
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LE NÉGATIONNISME TURC S'IMPOSE AUX NATIONS UNIES (10/04/2007)
Paris le 10 avril 2007, 5h.

En usant de pressions de grandes ampleurs, la Turquie a réussi à empêcher le déroulement d’une exposition, qui devait être inaugurée par le Secrétaire Général des Nations-Unies Ban Ki-moon, traitant du génocide du peuple rwandais et qui aurait dû normalement se dérouler ce 9 avril 2007. Ces démarches ayant abouti à l’annulation de cette exposition, étaient en réalité dirigées contre le Génocide Arménien. En effet les massacres systématiques dont ont été victimes les populations arméniennes en 1915 étaient mentionnés pour avoir contribué à l’étude du sociologue Raphaël Lemkin, fondateur du concept de génocide en 1944.

La FRA Nor Seround, nouvelle génération arménienne, est profondément choquée par ce renoncement aux valeurs fondatrices de l’institution internationale qui a finalement cédé aux pressions turques et fait annuler l’exposition: « Les Nations Unies se sont corrompues en capitulant face aux exigences d’un Etat négationniste et génocidaire. » a déclaré Armen Seropyan, Porte-Parole de la FRA Nor Seround. « Cet événement est un nouveau témoignage, s’il en fallait, de l’incroyable danger du négationnisme élevé en politique d’Etat par un gouvernement qui impose une censure intellectuelle digne des autoritarismes les
plus aboutis. » a-t-il ajouté.

D’autres part, la FRA Nor Seround demande une réaction forte de la part de l’institution internationale : « Suite à cet outrage aux peuples génocidés et à ce manquement coupable de la part d’une institution sensée promouvoir la protection des Droits fondamentaux et la prévention des Crimes contre l’Humanité, nous demandons solennellement aux plus hautes instances des Nations Unies de réaffirmer comme en 1985, la réalité du Génocide Arménien et d’adopter une résolution sans plus tarder de lutte contre le négationnisme actif mené par la Turquie » a déclaré Armen Seropyan.

La FRA Nor Seround rappelle, que le Génocide Arménien a été officiellement reconnu par l’Organisation des Nations Unies en 1985, ainsi que par l’Union Européenne depuis 1987 (anciennement Communauté Economique Européenne) et une vingtaine des plus grandes démocraties du monde.

Le Bureau National de la FRA Nor Seround.
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TIME MAGAZINE DIFFUSE UN DVD SUR LE GENOCIDE ARMENIEN (02/02/2007)
Dans son édition européenne diffusée le 2 février 2007 (daté du 12 février 2007) TIME Europe consacre une pleine page au Génocide des Arméniens accompagnée d‚un documentaire de 52 minutes en DVD bilingue (anglais-français). Ce documentaire, œuvre de la réalisatrice Laurence Jourdan, a été diffusé en 2006 sur Arte. Il est suivi d'une interview de 46 minutes de l‚historien Yves Ternon, spécialiste mondial des génocides.
Les frais d'insertion de cette page et du DVD ont été pris en charge par TIME (550 000 exemplaires en Europe). Une manière de s'excuser d'avoir diffusé le 6 juin 2005, sans vérification préalable, un DVD réalisé et financé par la Chambre de Commerce d'Ankara, qui, sous couvert d'une publicité sur le tourisme en Turquie, n'était autre qu'un documentaire de propagande niant le Génocide des Arméniens.
Afin de corriger cette erreur, le 17 octobre 2005, TIME Europe avait publié un droit de réponse signé par cinq organisations françaises : Mémoire 2000, le Conseil de Coordination des Organisations Arméniennes de France (CCAF), le Comité de Défense de la Cause Arménienne (CDCA), J‚accuse et le MRAP. A
la suite de ce texte, l'éditeur s'excusait d'avoir diffusé le DVD turc.
Fin 2005, ces cinq organisations ainsi que l'Association Suisse-Arménie (ASA), l'Association Française des Juristes et Avocats Arméniens (AFAJA), la Fédération Euro-Arménienne pour la Justice et la Démocratie (FEAJD) et le California Courier ont passé un accord à l'amiable avec des représentants de TIME pour que la réalité du Génocide des Arméniens ne soit plus jamais remise en cause dans les pages du magazine.
Dans une déclaration publique, Michael Elliott, directeur de publication de TIME International, a souligné : "Veuillez noter que, comme de nombreuses autres institutions de première importance, TIME choisit dans sa politique éditoriale et sa pratique de considérer le Génocide arménien comme un fait historique. En conséquence, j'informe nos correspondants et nos directeurs de publication que le terme de "génocide arménien" devra être utilisé sans autre qualification."
Les associations précitées sont entièrement satisfaites par la démarche corrective de TIME. Elles se félicitent que leur collaboration étroite avec TIME ait pu contrecarrer les tentatives négationnistes turques soutenues par des moyens financiers considérables. Elles saluent la prééminence de la déontologie journaliste sur toute autre considération.
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LE JOURNALISTE HRANT DINK ASSASSINÉ À ISTANBUL (19/01/2007)
COMMUNIQUE DE PRESSE du Collectif VAN
[Vigilance Arménienne contre le Négationnisme]
19 janvier 2007 – 14:15

Nous apprenons avec horreur que le journaliste arménien Hrant Dink vient d'être assassiné à Istanbul de 4 balles tirées par un jeune d'environ 19 ans, devant les locaux de son journal AGOS. La nouvelle fait la Une du site du journal turc Hurriyet. Les 60 000 Arméniens vivant en Turquie sont, malgré leurs déclarations destinées à éloigner l'épée de Damoclès brandie au-dessus de leur tête depuis 92 ans, les otages de la haine et de la violence ultra-nationaliste turque.

La frilosité de l'Union européenne, qui cède régulièrement face au chantage récurrent de l'Etat turc en acceptant de faire table rase des conditions relatives à la reconnaissance par la Turquie du génocide arménien de 1915, et ce au mépris des valeurs morales qui devraient animer l'Europe des droits des l'Homme, encourage les assassins à réitérer les crimes impunis de 1915.

L'Etat turc nourrit depuis des décennies la haine anti-arménienne et arme de ce fait le bras des extrémistes sur le sol turc ou ailleurs.

Aujourd'hui, on tue les Arméniens de Turquie.
Va-t-on attendre que des citoyens français d'origine arménienne tombent sous les balles des Loups Gris pour les protéger ?

Le négationnisme est un crime. Pour le punir il faut une loi.
Le gouvernement français doit prendre ses responsabilités et présenter au Sénat la loi votée le 12 octobre 2006 à l'Assemblée Nationale.

La reconnaissance du génocide arménien et la pénalisation de sa négation doit devenir une loi européenne à laquelle la Turquie serait de fait obligée de souscrire en cas d'adhésion.

Hrant Dink, poursuivi en vertu de l'article 301 du Code pénal turc pour insulte à l'identité turque, faisait l'objet de menaces de mort. Près de 100 ans après les faits, le génocide arménien continue à faire des victimes.

Nous saluons la mémoire de Hrant Dink, combattant de la vérité au pays du déni.

Séta Papazian
Présidente

Collectif VAN
[Vigilance Arménienne contre le Négationnisme]
BP 20083, 92133 Issy-les-Moulineaux - France
Boite vocale : 0 870 72 33 46 - Email: contact@collectifvan.org
http://www.collectifvan.org


Nota :
Une manifestation de soutien au journaliste assassiné est en train de se dérouler devant les locaux d'AGOS (CNN) à Istanbul.

LE CONSEIL DE COORDINATION DES ORGANISATIONS ARMÉNIENNES DE France (CCAF) APPELLE A UNE MANIFESTATION DEMAIN À 12H DEVANT L’AMBASSADE DE TURQUIE

===========

Rappelons que le Collectif VAN appelle à un Rassemblement le jeudi 25 janvier à 14h00 devant le Sénat

15, rue de Vaugirard - 75006 Paris
Métro: Odéon, Mabillon, Saint-Michel, Cluny
RER: Luxembourg, Cluny-la-Sorbonne,
Saint-Michel-Autobus: 58, 84, 89

Ce piquet de protestation prend aujourd'hui une signification tragique.
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GENOCIDE ARMENIEN : LES FORCES REPUBLICAINES ET LES INTELLECTUELS FRANÇAIS UNIS POUR LA PENALISATION DU NEGATIONNISME (18/01/2007)
A l'initiative du Conseil de Coordination de Associations Arméniennes de France (CCAF), un « grand meeting républicain » a réuni, mercredi 17 janvier 2007 à Paris, des représentants des principales forces démocratiques françaises et des intellectuels engagés pour la pénalisation du négationnisme. Devant plus de 2000 personnes réunies au Palais de la Mutualité, parmi lesquelles de nombreuses personnalités politiques, les intervenants ont unanimement insisté sur le combat unitaire contre la haine négationniste et la solidarité des victimes de tous les génocides. Ils ont particulièrement souligné la similitude entre le génocide des Arméniens et le génocide des Juifs, ainsi qu'entre les négationnismes dont ils font tout deux l'objet.
Ainsi, Serge Klarsfeld a assuré l'audience du soutien sans faille des
filles et fils des déportés juifs de France « pour demander au Sénat la pénalisation du génocide des Arméniens ». Evoquant à son tour « la solidarité des naufragés », le philosophe Bernard Henri-Lévy a indiqué au cours d'une intervention très appréciée que « ce n'est pas la loi mais les négationnistes qui empêchent le travail de l'historien ».
Apportant le soutien de la LICRA, Me Charrière-Bournazel, le nouveau bâtonnier du barreau de Paris, a défini le combat des intellectuels contre la boue négationniste comme celui «d'éboueurs sacrés». Il a ajouté que « le négationnisme est une continuation trans-générationnelle du crime de génocide» et que «sans jugement, la loi n'a pas de force».
Les représentants du CCAF, M. Alexis Govciyan son président, MM. Ara Toranian et Ara Krikorian ont également pris la parole. M. Krikorian, le président de la FRA Dachnaktsoutioun a notamment dénoncé « la stratégie perverse de la Turquie d‚exiger sans relâche des preuves supplémentaires du génocide ».
Côté politique, François Hollande a pris des engagements au nom du Parti Socialiste et au nom de Mme Royal, sa candidate à l'élection présidentielle. M. Rudy Salles (UDF), Mme Hélène Luc (PC) et M. Patrick Devedjian (UMP) ont également fait part de leur soutien au projet de pénalisation en cours. M. Devedjian a déclaré que « c‚est bien le négationnisme de la Turquie qui vient agresser en France des citoyens français et non le contraire ».
La soirée s'est conclue avec éclat par un mot de soutien de Charles Aznavour, qui s‚était déplacé tout spécialement pour l'occasion.
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PRIX "CHARLES AZNAVOUR 2006" & "ARMENIA 2006" (18/12/2006)
Le jury du Festival National du Livre Arménien a décerné Samedi 16 Décembre 2006 le "Prix Charles Aznavour 2006" à l’ouvrage « Le génocide des arméniens » de Raymond Kevorkian publié chez Odile Jacob et le "Prix Armenia 2006" à l’ouvrage « Le livre de ma grand-mère » de Fethiye Cetin publié aux Editions de l’Aube.
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DIOCESE DE L'EGLISE APOSTOLIQUE ARMENIENNE DE FRANCE (15/09/2006)
Communiqué officiel concernant
le Diocèse de l’Eglise Apostolique Arménienne de France :
Après un premier projet en 1927, de “Statuts pour le Diocèse arménien d’Europe occidentale” resté sans suite, leurs SS Vazkèn 1er qui l’a confirmé en 1984, Karékine 1er en février 1997 et Karékine II en novembre 2003 ont souhaité la création d’un Diocèse pour regrouper toutes les Eglises Apostoliques Arméniennes de France.
Un projet de Statuts sous forme d’une Union Cultuelle a été étudié en France et à Etchmiadzine à partir de janvier 2004 et sa dernière version datée de septembre 2005 a été approuvée par toutes les Associations Cultuelles Arméniennes de France entre septembre et octobre 2005.
Conformément aux dispositions prévues, 37 délégués diocésains laïcs ont été élus à Paris, Lyon et Marseille en 2006, Nice devant élire les deux siens sous quelques jours.
Pour mettre en place ces Statuts, la majorité absolue des associations cultuelles arméniennes de France ont donné par écrit, un mandat à un bureau temporaire composé des trois Délégués Diocésains signataires pour :
- Déposer la déclaration d’association à la Préfecture de Police et procéder à son insertion au Journal Officiel,
- Convoquer et organiser la première assemblée des délégués diocésains dès la promulgation du Gontag (Bulle catholicossale) d’instauration du Diocèse de France par SS Karékine II.

Le Journal Officiel de la Répuiblique Française paru le 26/08/06, a publié l'annonce de déclaration d'association du DIOCESE DE L'EGLISE APOSTOLIQUE ARMENIENNE DE FRANCE enregistrée sous le numéro 1151.

Paris, le 14 septembre 2006

Bureau TEMPORAIRE de l'ASSEMBLÉE des DÉLÉGUÉS DIOCÉSAINS
Mrs Jacques PANOSSIAN, Roger-Garbis TCHERPACHIAN, Kégham TOROSSIAN
c/o : 17 rue de l'Industrie, 92700 Colombes. e.mail : kegham.torossian@wanadoo.fr
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NON AU NEGATIONNISME SUR LE SOL FRANÇAIS (19/06/2006)
Paris, le 19 Juin 2006 – Une exposition sur l’Arménie a été censurée à Valentigney, sous la pression de représentants turcs, la mairie a décidé de supprimer cette exposition de photos de l’artiste Antoine Agoudjian. C’était l’une des attractions du festival Rythmes et Couleurs qui se déroulait le week-end dernier (17 & 18 Juin) dans cette commune proche de Montbéliard.

Dans cette exposition se trouvait 2 clichés représentant des références au génocide des Arméniens comme par exemple un cliché du Dzidzernagapert (Mémorial érigé en l’honneur des victimes du génocide sur la colline d’Erevan en Arménie)
Ce sont ces clichés qui ont irrité des membres de la communauté turque qui ont empêché aux visiteurs d’entrer dans l’exposition.
« Le génocide arménien n’est pas une réalité ! Les morts, c’était à la fin d’une guerre très dure » déclarait l’un des bloqueurs. La municipalité a en tous les cas tranché. Le 1er adjoint, puis le maire, ont décidé de fermer cette exposition, pourtant prévue sur les deux jours du festival.

La F.R.A. Nor Seround prend acte de ces décisions et s’indigne de cette complaisance face au négationnisme ambiant qui gangrène la France. «De tels agissements sont impensables dans un pays qui a reconnu par une loi de la République le génocide des Arméniens» a déclaré Thadé Gharapétian, président de la F.R.A. Nor Seround.

En tout état de cause, la F.R.A. Nor Seround dénonce et condamne la décision de la municipalité de Valentigney de suspendre l’exposition. «Des décisions aussi ridicules de la part d’élus et des réactions à caractère négationniste sur le sol de notre pays renforce la F.R.A. Nor Seround dans la nécessité de l’adoption d’une loi condamnant la négation du génocide des Arméniens en France, car le négationnisme est un crime et pour le punir il faut une loi» a conclu Armen Seropyan , Porte parole de la F.R.A. Nor Seround.

FRA Nor Seround
Paris
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QUAND LE RUGBY ARMENIEN S’EVEILLE (22/05/2006)
La longue route qui mène de l’aéroport à Erevan capitale de l’Arménie est plongée dans une obscurité quasi-totale. Il est presque minuit ce mercredi 10 mai et pour la seconde année consécutive les joueurs de l’équipe nationale arménienne viennent d’atterrir sur la terre de leurs ancêtres pour un match qui va les voir affronter samedi la Slovénie pour le compte du championnat d’Europe FIRA (groupe B). Si en 2005, le premier match joué face à l’Israël (victoire 36-12) pouvait être considéré comme un symbole, celui que vont disputer les lions arméniens dépassent le simple domaine du terrain. En effet les principales interrogations et elles sont nombreuses qui sont sur toutes les bouches des dirigeants sont :’’ Vont-ils se rappeler de nous, allons nous rassembler autant de spectateurs que lors de notre première rencontre, quel accueil allons nous trouver ?’’ A leur arrivée devant l’hôtel, le doute est vite dissipé car quelques jeunes dirigeants du rugby local sont venus accueillir tous ces pionniers qui n’ont pas hésité à prendre des congés et du temps avec leur famille pour venir prôner ce sport noble au milieu d’une société en difficulté mais possédant caractère, force, talent, alliant qualités physiques et mentales exceptionnelles. Fière de ses traditions, notamment dans les sports de lutte, fière de son particularisme, l’Arménie possède une richesse d’athlètes qui pourrait demain nourrir cette vaillante sélection qui depuis ans deux truste les succès. Même si le Rugby n’est pas vraiment une priorité car avant tout on pense d’abord à trouver du pain, de la viande et un avenir, les jeunes entraîneurs rencontrés en 2005 ont réussi en moins d’un an à structurer et développer malgré un budget dérisoire, des infrastructures très limitées, l’absence de toute politique de loisirs et des références rugbystiques historiques quasi inexistantes. Et le rugby arménien grâce à une poignée de dirigeants et joueurs de la diaspora française et de jeunes irréductibles du pays gagne chaque mois en crédibilité. Mieux les hauts dignitaires du pays tiennent désormais ce sport comme un moyen de propagande idéal pour asseoir l’idée d’une Arménie plus dynamique et plus conquérante à l’avenir, la seule équipe de sport collectif remportant des succès ! Durant trois jours, hormis les entraînements quotidiens les joueurs vont être de véritables ambassadeurs du ballon ovale, enchaînant visites officielles mais surtout assurant des séances sur le terrain pour tous ces jeunes novices attirés par l’ovalie ne demandant qu’à apprendre les rudiments de ce noble sport de combat, un combat au quotidien pour toute cette jeunesse pour qui côtoyer l’espace d’une ou deux heures les joueurs de la sélection est devenu une réalité après avoir été un rêve. Comment ne pas oublier Karen, Aschot etc, ces jeunes rugbymen du pays comme le souligne Laurent Hairabétian l’ex jouer professionnel du Stade Français, Dax, Tarbes etc :’’ Je vis un véritable rêve devant tous ses enfants et jamais je n’aurais cru que je me retrouverai en Arménie un jour à les entraîner. Si pour eux l’émotion est à son comble, pour moi c’est encore plus fort car j’ai vraiment l’impression d’apporter ma contribution au développement du rugby en Arménie et çà c’est une fierté.’’ Car oui ce voyage a surtout permis à l’ensemble du staff de constater que beaucoup de choses avaient évoluer en un an et que l’avenir pouvait être porteur d’espoir à condition bien sur de croire et de porter le plus loin et longtemps possible ce projet de quelques illuminés (Philippe, Marc, Alain, Patrick) réunis un certain 23octobre 2004 en Avignon et qui n’auraient jamais cru que 3 ans plus tard il y aurait 5000 spectateurs à l’Aboyvian Stadium, enthousiastes mais surtout éblouis par la prestation et le succès de ’’Sa’’ sélection devant la rugueuse équipe slovène et ce sur un score sans appel de 42-6. Alors quand victoire rime avec espoir…on peut en déduire aussi rugby avec Arménie…
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MARINE LE PEN, DEPUTÉ EUROPÉEN, ET LE GÉNOCIDE ARMÉNIEN (22/05/2006)
Interviewée le 1er février 2006 par l'agence European Jewish Press, Marine Le Pen, vice-présidente du Front national, porte-parole de son père pour l'élection présidentielle, a été interrogée au sujet du génocide commis par l'Etat turc contre les Arméniens. Voici sa réponse : «Quant au génocide arménien, c'est un problème turc qui ne concerne pas les Français»!
Ces propos sont scandaleux. La tragédie des Arméniens n?est pas un «problème» mais un génocide! Ils sont d'autant plus inacceptables qu'ils émanent d'une représentante du peuple français puisque Mme Le Pen est élue au parlement européen.
La vice-présidente du FN dirait-elle en parlant de la tragédie des pieds-noirs et des harkis : «c'est un problème qui concerne les rapatriés et l'Algérie, pas les métropolitains» ? On peut l'envisager puisque, dans la même interview, elle s'est félicitée que Jacques Chirac ait fait supprimer l'article de loi qui parlait du rôle positif de la France en Afrique du Nord.
Pour l'Esprit public, le génocide des Arméniens n'est pas un «problème turc» mais un élément majeur de l?élimination des communautés chrétiennes d'Asie mineure et du Moyen-Orient et qui, à ce titre, concerne la mémoire de l'Europe entière.

http://www.esprit-public.info
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500.000 BROCHURES SUR LE GENOCIDE ARMENIEN (24/04/2006)
500.000 brochures sur le génocide arménien éditées par le Conseil Régional d’Ile de France.

Le Conseil de Coordination des Organisations Arméniennes de France (CCAF) salue et félicite l’initiative prise par le Conseil Régional d’Ile de France et son président Jean-Paul Huchon d’éditer une brochure de 4 pages distribuée à 500.000 exemplaires aux lycéens de la région. Cette brochure à pour objet de présenter ce que fut le génocide arménien de 1915 et ainsi en préserver la mémoire auprès des jeunes générations.

Après une première brochure sur la Shoah publiée en 2004, le Conseil Régional d’Ile de France marque ainsi son attachement à la préservation de la mémoire et la prévention des Crimes contre l’Humanité.

« Cette brochure est une initiative importante qui permettra à tous les lycéens de comprendre la tragédie que fut le génocide arménien de 1915 et de mieux lutter contre la négation de la mémoire » a déclaré Alexis Govciyan président du Conseil de Coordination des Organisations Arméniennes de France (CCAF).

« A moins d’un mois de l’adoption possible d’une proposition de loi* visant à condamner pénalement la négation du génocide arménien de 1915, ce geste témoigne de la solidarité des franciliens aux Français d’origine arménienne». a conclu Alexis Govciyan.


Le CCAF a mis à profit le lancement de cette brochure pour appeler l’ensemble des forces politiques présentes au Parlement et l’ensemble des organisations défendant la mémoire et les droits de l’homme à participer le lundi 24 avril à 17h30 au rassemblement devant la Statue du Révérend Père Komitas, place du Canada, pour une marche en direction de l’ambassade de Turquie sur les Champs Elysées marquant ainsi le 91ème anniversaire du génocide arménien.


* Texte de la proposition de loi
L’article unique de la loi n° 2001-70 du 29 janvier 2001 est complété par un nouvel alinéa ainsi rédigé : Article 2 : « - Seront punis comme indiqué à l’article 24 bis de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse ceux qui auront contesté, par un des moyens énoncés à l’article 23 de ladite loi, l’existence du génocide arménien de 1915

Paris, le jeudi 20 avril 2006 – 17h

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MÉMORIAL ARMÉNIEN DE MARSEILLE : UN GESTE FORT, D'ESPOIR, D'AVENIR. (24/04/2006)
Avec l’inauguration du mémorial arménien de Marseille, le Comité de Défense de la Cause Arménienne (CDCA) Marseille Provence exprime son émotion et sa chaleureuse satisfaction.

En effet, ce monument inauguré le 24 avril 2006 par les plus hautes autorités locales au coeur du quartier de Beaumont (quartier Est de Marseille) est extrêmement symbolique. Il s’agit d’un geste fort, d’un geste d’espoir, un geste d’avenir.

Pour Vartan Arzoumanian, président du Comité de Défense de la Cause Arménienne (CDCA) Marseille Provence « ce mémorial est un symbole de paix et de réconciliation. La douleur du peuple arménien est inscrite dans l’immuable réalité de la pierre au c?ur de Marseille, rendant une part de dignité humaine aux descendants des rescapés du génocide arménien. La mémoire et le souvenir imposent aussi et avant tout vigilance et détermination ».

Le financement est répartie comme suit : Etat (27,5%), Région PACA (27,5%), Département des Bouches-du-Rhône (22,5%) et Communauté Urbaine de Marseille (22,5%). Ce mémorial est le premier monument de ce type financé intégralement par des fonds publics français.
Réagissant sur ce sujet, le président Vartan Arzoumanian a déclaré : « il s’agit du témoignage des autorités de ce pays qui réaffirment une nouvelle fois, après le vote de la loi reconnaissant le génocide arménien de 1915, l’importance qu’ils accordent au devoir de mémoire. C’est la reconnaissance par tous nos concitoyens de la souffrance et de l’histoire des Arméniens ».

Le Comité de Défense de la Cause Arménienne (CDCA) Marseille Provence rappelle qu’une proposition de loi pénalisant la négation du génocide arménien sera discutée le 18 mai prochain à l’Assemblée Nationale.
« J’encourage l’ensemble de la société civile à soutenir cette démarche » a conclu le président du Comité de Défense de la Cause Arménienne (CDCA) Marseille Provence.

Marseille, le lundi 24 avril 2006 – 9h
http://www.cdca.asso.fr
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EDIMBOURG RECONNAIT OFFICIELLEMENT LE GENOCIDE DES ARMENIENS (20/11/2005)
Bruxelles, Belgique (18 novembre 2005) - Le Conseil municipal d'Edimbourg (Ecosse) a entériné ce jeudi 17 novembre une motion affirmant que les événements de 1915 constituent bien un génocide.
Cette motion, présentée par M. Donald Anderson, président du groupe socialiste (Labour), et par M. Chris Wigglesworth, a été adoptée par 29 voix contre 16. Lors des débats, des délégations turque et arménienne avaient été invitées à s‚exprimer sur ce projet de motion. Parallèlement des pressions ont été exercées par des officines turques, qui avaient notamment organisé une conférence négationniste.
«Nous saluons cette nouvelle reconnaissance et nous félicitons vivement les membres du Conseil municipal d'Edimbourg pour le courage et leur lucidité face aux intenses pressions qu'ils ont subies. Après l'affaire du « Livre Bleu», c'est un nouveau revers pour le négationnisme en Grande-Bretagne et cette reconnaissance peut constituer un modèle à suivre pour d'autres instances locales et régionales» a déclaré Laurent Leylekian, directeur exécutif de la Fédération Euro-Arménienne.
«Nous félicitons également toutes les organisations arméniennes de Grande-Bretagne pour ce succès, et notamment la Campagne pour la Reconnaissance du Génocide Arménien (CRAG) qui a été à la pointe de ce combat» a conclu Laurent Leylekian. Le communiqué de presse du CRAG est disponible sur http://www.crag.org.uk .

FEDERATION EURO-ARMENIENNE
pour la Justice et la Démocratie
Avenue de la Renaissance 10
B-1000 Bruxelles
Tel: +32 2 732 70 26
Tel/Fax: +32 2 732 70 27
Email : contact@eafjd.org
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COLLOQUE HEVEL : "ARMÉNIENS, JUIFS, TUTSIS : DES PEUPLES FACE AU NÉGATIONNISME" (20/11/2005)
L'association Hevel d'aide aux peuples victimes de la violence organisait le 6 novembre dernier au FIAP Jean Monnet un colloque intitulé "Arméniens, Juifs, Tutsis: des peuples face au négationnisme". Les intervenants, journalistes, psychanalystes, médecins, chercheurs, ont, par leur analyse, démontré que le négationnisme perpétue le génocide. Retour sur une journée de réflexion...

De l'idéologie génocidaire à l'idéologie négationniste.
La première intervention a souhaité démontrer que les trois génocides représentent un combat dans le présent et non dans le passé. Ainsi, leur reconnaissance représente un terreau pour les négationnistes et favorise la théorie du complot.
L'approche psychanalytique montre quant à elle le délire paranoïaque que représente le négationnisme. En effet, dans un génocide, les bourreaux attribuent au groupe à exterminer, par projection, un risque de disparition pour eux-mêmes. Le génocide devient ainsi une "légitime défense" contre un "pseudo" complot. Le discours, la parole, le langage, permettent l'exclusion de l'Autre, le passage à l'acte génocidaire et donc le négationnisme.

Les mécanismes de la négation communs aux trois génocides.
Le mot négationnisme a été créé en 1980 par l'historien Henri Rousso afin de remplacer le mot "révisionnisme", impropre et inopportun. En effet, le révisionnisme sous-tend une idée de renouveau. Il a pu être appliqué à d'autres mouvements historiques ou politiques alors que les négationnistes nient la réalité des faits comme les génocides avérés et prouvés. L'approche consiste à dire que le génocide n'a pas eu lieu parce qu'il est trop invraisemblable pour être réel.
Ainsi, à travers les trois peuples Arménien, Juif, Tutsi, les intervenants ont pu décrypter les différentes approches négationnistes:
- Le silence: la négation de l'existence du génocide arménien
- La nature et les méthodes du discours négationniste concernant le génocide perpétré contre le peuple juif
- Le négationnisme via l'utilisation des stéréotypes occidentaux concernant l’Afrique.

Négationnisme et prévention du négationnisme.
Les deux dernières interventions ont mis en avant les victimes des génocides et la reconnaissance de leur traumatisme en tant que lutte contre le négationnisme.

A propos d'HEVEL: l’association HEVEL, d'aide aux peuples victimes de la violence, rappelle que chaque fois qu’un peuple victime marque un point dans son combat pour la dignité, cela conforte tous les autres peuples victimes, même si parfois le chemin peut leur sembler encore plus long à parcourir : toute compétition entre victimes ne profite qu’aux bourreaux. Les peuples victimes ne peuvent vaincre le négationnisme que s'ils s'unissent et s’entraident ; afin de comprendre et d’expliquer les mécanismes et les procédés des négations; afin de guérir ensemble du traumatisme trans-générationnel; et afin de prévenir de futurs génocides.

Contacts Presse :
Agence gopublic
104, rue du faubourg Saint Honoré - 75008 Paris
Tel : 33 1 40 20 12 41 - Fax : 33 1 40 20 16 65
mail to : cdasilva@gopublic.fr
web : www.gopublic.fr
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LE FOREIGN OFFICE REJETTE LA DEMANDE DU PARLEMENT TURC (20/11/2005)
L’ambassadeur du Royaume-Uni en Turquie a donné une fin de non-recevoir à la demande de révision de Livre Bleu sur le Génocide des Arméniens --

Le Ministère britannique des Affaires Etrangères, par la voix de son ambassadeur en Turquie Sir Westmacott, a refusé d’accéder à la demande que le Parlement turc avait effectuée en avril dernier de réviser le « Livre bleu » - un rapport parlementaire réalisé en 1916 sur « le traitement des Arméniens dans l’Empire Ottoman en 1915-16 » et décrivant clairement le caractère planifié et politique du Génocide des Arméniens.

Dans son courrier du 8 juillet, Sir Westmacott fonde officiellement ce refus sur le fait que ce document relève des archives parlementaires et non du gouvernement. Il précise néanmoins que, contrairement aux insinuations des parlementaires turcs, « aucun des témoignages individuels [présents dans le rapport] n’a été réfuté » et que la probité morale et intellectuelle des auteurs, Lord Bryce et l’éminent historien Arnold J. Toynbee ne peut être mise en doute.

Cette réponse révélée par l’Institut Gomidas survient concomitamment à la confirmation judiciaire du négationnisme d’Emir Kir en Belgique et constitue un nouveau revers pour de la politique menée par la Turquie afin d'étendre sa doctrine négationniste à l’étranger. Elle dément également les déclarations faites en 2004 par Mme Abott-Watt, l'ambassadrice brittanique en Arménie, qui apparaissent en conséquence de nature purement politique. La Fédération Euro-Arménienne considère que par ce courrier, le Royaume-Uni admet le caractère irréfutable du Génocide des Arméniens en 1915.

Des informations supplémentaires sont disponibles à l'adresse http://groong.usc.edu/news/msg129069.html ou en écrivant à l'institur Gomidas (info@gomidas.org.uk ).


FEDERATION EURO-ARMENIENNE
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PARTITION COMPLÈTE DE LA MESSE DE KOMITAS (06/11/2005)
Il est désormais possible de télécharger la partition complète de la messe de Komitas en phonétique française sous http://www.arapian.com/france/racines/armenie/soupbadarak.php .
Cela a été un travail terrible, mais maintenant c'est fait. Le fichier pdf pèse 27mo, mais avec une connexion adsl normale, ce n'est pas une grosse affaire.

Armand Arapian
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CONSTITUTION DES CERCLES FRANCO-ARMÉNIENS (03/10/2005)
Le 2 octobre 2005, une assemblée plénière s’est tenue à Lyon, pour examiner les conditions de la constitution des Cercles Franco-Arméniens, avec pour objectif de renforcer les liens d'amitié entre la France et l'Arménie.
Les nombreux délégués présents ont réaffirmé les acquis capitalisés dans ce domaine et souhaité maintenir, développer et approfondir ces liens dans toutes les villes et régions de France, autour de la culture, des arts, de la science, du tourisme et de l'économie.
Les Cercles répondent aujourd’hui à une véritable nécessité, celle de relever les nouveaux défis avec des structures appropriées. Les Cercles devront répondre aussi à une urgence, celle d'une Europe qui se construit, dans un monde qui est en pleine mutation.
Les délégués ont débattu des orientations des Cercles ainsi que de leur future organisation qui sera à la fois souple et évolutive, avec pour objectif premier de pratiquer l’ouverture et l’échange, dans le respect mutuel. Dans ce cadre, les objectifs ainsi que les différents articles du projet de Statuts ont constitué le coeur des discussions basées sur un échange libre et approfondi.
Plus d’une centaine de membres fondateurs actifs et associés souhaitent ainsi la constitution de Cercles Franco-Arméniens partout où des personnes et associations adhéreront aux objectifs de cette nouvelle structure. La co-présidence nationale sera notamment assurée par deux personnalités arménophiles : Mme Ariane Ascaride, comédienne de renommée internationale, et M.François Thual, expert en géostratégie, spécialiste des questions relatives au Caucase.
Mme France de Hartingh et MM. Marc Blondel, Henri Cuny, Patrick Devedjian, Edward Nalbandian, Bernard Piras (Sénat), François Rochebloine (Assemblée Nationale) et Serge Tchuruk ont également donné leur accord pour faire partie des premiers membres d’honneur des Cercles Franco-Arméniens.

Paris le 3 octobre 2005

Alexis Govciyan Bédros Terzian

Pour tout renseignement, contactez René Dzagoyan :
- tél : 06 08 60 48 09
- mail : dzago@wanadoo.fr
- adresse courrier : 12, passage des Entrepreneurs, 75015 Paris
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JACQUES TOUBON DEMANDE LA RECONNAISSANCE DU GENOCIDE AUX DEPUTES TURCS (01/03/2005)
- En évoquant la question du génocide dans le cadre de la délégation interparlementaire UE-Turquie, le député européen a provoqué une violente réaction des officiels turcs

- Ses propos outrageusement déformés par la presse turque

Bruxelles, Belgique ˆ Ce jeudi 24 février à Strasbourg, M. Jacques Toubon (PPE, France) a évoqué la « réalité indiscutable » du génocide des Arméniens durant la 53ème réunion de la délégation interparlementaire UE-Turquie, délégation dont il est le vice-président. Durant son intervention, M. Toubon a indiqué à ses homologues turcs que la reconnaissance de ce génocide constituait un « élément important pour l'Europe », élément participant de
ses « valeurs communes ». Il a notamment évoqué les nombreuses
reconnaissances dont ce génocide avait fait l'objet de la part des pays de l'Union et tout particulièrement la dernière en date, celle des Pays-Bas qui est survenue le 21 décembre 2004, juste après le Sommet européen de Bruxelles.

Son intervention a provoqué la fureur des officiels turcs qui participaient à la réunion, et notamment de M. Sükrü Elekdag (CHP- Parti kémaliste), ancien ambassadeur auprès des Etats-Unis et de M. Oguz Demiralp, le représentant permanent de la Turquie auprès de l'Union européenne.

M. Toubon a alors rappelé que le Parlement européen, depuis 1987, avait à de nombreuses reprises reconnu la réalité du génocide et depuis lors, demande continûment à la Turquie d'en faire autant. Il a expliqué que « en refusant de ratifier le Traité de Sèvres en 1920, la Turquie n'avait pas voulu reconnaître ce génocide » et que cela était explicable dans le contexte politique d'alors, mais que « 90 ans après, la Turquie doit changer » et
adopter les valeurs européennes en reconnaissant cette réalité historique.

La presse turque, l'agence officielle Anatolie et le Turkish Daily News en tête, a le jour même travesti les propos de M. Toubon, alléguant qu'il avait demandé à la Turquie de ratifier le Traité de Sèvres. Ce traité signé notamment par la première république d'Arménie et par l'Empire ottoman constituait une réparation pour le préjudice du génocide mais ne fut jamais ratifié par Ankara et fut remplacé par le Traité de Lausanne qui éludait la question.

« Nous saluons le courage et la persévérance de M. Jacques Toubon que les méthodes habituelles d‚outrance et de surenchère des députés turcs n‚ont pas impressionné » a déclaré Hilda Tchoboian, présidente de la Fédération Euro-Arménienne. Aussi longtemps que l'Etat turc usera de la menace vis-à-vis de l'Europe, et de la peur vis-à-vis de son opinion publique, il fera la preuve que la Turquie n'est toujours pas européenne » a conclu Hilda Tchoboian.

COMMUNIQUE DE PRESSE 28 février 2005

FEDERATION EURO-ARMENIENNE
Pour la Justice et la Démocratie
Contact: Talline Tachdjian
Tel.: +32 (0)2 732 70 27
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DÉCLARATION DU COLLECTIF 2015 (01/12/2004)
Communiqué de presse
Paris, le 1er Décembre 2004
CANDIDATURE DE LA TURQUIE À L'UNION EUROPÉENNE
LA DIASPORA ARMÉNIENNE DEMANDE RÉPARATION
DÉCLARATION DU COLLECTIF 2015 : réparation
constitué à Paris le 25 novembre 2004
Face au projet d’élargissement à la Turquie de l’Union européenne, et face à l’occultation des obligations morales et matérielles qui découlent du génocide commis contre les Arméniens en Turquie, les adhérents à la présente déclaration, réunis à l’appel de l’Organisation terre et culture le 25 novembre 2004, constituent le Collectif 2015 : réparation.
Ce Collectif se donne pour objectif d’agir pour que soit reposée dans toute sa dimension la Question arménienne :
1. Les victimes et survivants du génocide avaient une patrie : ils en ont été chassés.
2. L’État turc doit aux Arméniens réparation. Cette réparation est définie par le préjudice causé. Elle comprend notamment :
• La valeur des vies humaines perdues,
• Le préjudice résultant des mesures de dénationalisation (privation des droits civiques et politiques),
• Le préjudice moral subi par les rescapés et leurs descendants,
• La restitution des Biens nationaux confisqués et la réhabilitation des monuments,
• Le dédommagement pour les biens privés spoliés, en particulier fonciers et immobiliers,
• La restitution des avoirs et placements bancaires.
Dans cette perspective le Collectif 2015 : réparation :
1. Décide de préparer un Livre blanc, conçu comme un outil juridique et politique destiné à permettre aux Arméniens de faire valoir leurs demandes. Sa rédaction sera confiée à un comité d’experts qui s’adressera aux organisations et institutions compétentes de la diaspora et de la République d’Arménie en vue d’une collaboration.
2. Juge indispensable la mise en place d’une structure ad hoc représentative, habilitée à formuler toute demande de réparations, et à employer le produit de toute indemnisation à la réparation des dommages et préjudices causés.
3. Appelle les institutions européennes à considérer le caractère incontournable de la réparation due aux Arméniens.
4. En appelle à la conscience du peuple turc, pour qu’il reparcoure l’histoire, et reconnaisse au peuple arménien la place qui était la sienne à ses côtés, dans une fraternité toujours possible.

Contact : collectif2015@otc-france.org
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http://www.genocide1915.info (10/05/2004)
Site d'information en anglais sur le Génocide arménien, où il est possible de signer une pétition pour condamner ce génocide et soutenir sa reconnaissance à travers le monde.
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NAISSANCE DU COLLECTIF VAN (10/05/2004)
Le samedi 8 mai 2004 s'est constitué le Collectif VAN (Vigilance Arménienne contre le Négationnisme) à partir des personnes qui avaient répondu spontanément à l'appel qu'Ara Toranian, nouveau président du CCAF, avait lancé dès son élection fin 2003. Ce dernier, en cette année cruciale pour notre avenir d'Européens d'origine arménienne, avait voulu élargir le Conseil de Coordination des organisations Arméniennes de France, à l'ensemble des forces vives de la Communauté Arménienne, qu'elles soient ou non, affiliées à des organisations existantes. De toute évidence, cette ouverture vers la société civile correspondait à une attente, car elle a donné, cette année, une impulsion nouvelle à la manifestation parisienne du 24 Avril 2004. Il est apparu nécessaire désormais de structurer les bonnes volontés au sein d'une entité propre qui sera représentée, comme les autres associations arméniennes, au sein du CCAF. Le Collectif VAN regroupe donc tous les individus qui s'étaient rassemblés au sein des réunions élargies du CCAF, et qui veulent œuvrer activement afin de contrer le négationnisme du Génocide Arménien par l'Etat Turc, briser le mur du silence qui entoure la Question Arménienne dans les media et inciter la classe politique française à respecter les principes fondateurs d'une Europe humaniste, juste et démocratique. Nous sommes déterminés à faire de ce jour de la Victoire contre la barbarie nazie, le signal fort de la renaissance d'une conscience arménienne résolue à se faire entendre. Ensemble, nous serons plus forts.

"Non à la Turquie de la Haine dans l'Union Européenne", "Pas de Falsification de l'Histoire dans l'Europe de la Mémoire"

Les membres du Collectif VAN
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Lettre du CDCA à l'AFP (27/04/2004)
"Monsieur le Président,
Le Comité de Défense de la Cause Arménienne (CDCA) attire votre attention sur une série de dépêches de votre agence en date du jeudi 22 avril 2004 rédigées par vos correspondants et relatives à la reconnaissance par le Parlement canadien du Génocide des Arméniens.
En fin de quatre dépêches datées du jeudi 22 avril 2004, vos correspondants indiquent : "Les massacres et déportations d'Arméniens de 1915 à 1917 pendant l'empire ottoman ont fait 1,5 million de morts, selon l'Arménie, entre 250.000 et 500.000, selon la Turquie, qui rejette catégoriquement la thèse d'un génocide, estimant que les massacres, qui ont eu lieu de part et d'autre, résultaient d'une guerre civile engagée alors que des bandes de rebelles arméniens avaient rejoint les rangs de l'armée russe qui cherchait à envahir le pays".
Le CDCA tient à vous informer que cette formulation erronée n'a plus lieu d'être depuis que la France a officiellement reconnu le génocide des Arméniens par la loi du 29 janvier 2001. Il souhaite vous indiquer qu’écrit de cette façon, cette présentation trompeuse des faits peut s'apparenter à une forme de négationnisme condamnable par une juridiction française. Cette formulation tend, en effet, à minimiser le nombre des victimes et à mettre au même niveau une réalité établie au delà du doute raisonnable par la communauté internationale des historiens et des thèses relevant clairement du négationnisme organisé. De plus, elle tend à relativiser la portée des évènements en incitant vos lecteurs à rechercher un « juste milieu » qui n’a pas lieu d’être ici. En agissant ainsi, l'AFP perd donc sa neutralité et sa crédibilité et apporte sa caution au négationnisme d'Etat organisé par le seul Etat Turc.
Aussi, à l'instar du New York Times qui vient de diffuser une circulaire à l'ensemble de ses journalistes pour leur indiquer que sur ce sujet il convenait désormais d'établir sans contradiction la réalité du génocide des Arméniens et la responsabilité de la Turquie, nous vous demandons de publier un rectificatif à ces dépêches et à diffuser une note d'instruction générale à vos services claire sur ce sujet.
Faute de ces éléments, le Comité de Défense de la Cause Arménienne qui défend depuis près de trente ans la reconnaissance internationale du génocide des Arméniens et la mémoire des victimes de ce génocide se réservera le droit d'engager les poursuites nécessaires à votre encontre sur le fondement de l'article 1382 du Code civil.
Restant à votre disposition pour toute précision, je vous prie de croire, Monsieur Bertrand EVENO, à l’assurance de mes salutations distinguées. "

Pour le CDCA
Sévan SEROPYAN,
Déléguée nationale à la lutte contre le négationnisme

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UNION DES ASSOCIATIONS YERKIR POUR LE RAPATRIEMENT ET LA RÉINSERTION (12/04/2004)
L’Union YERKIR pour le rapatriement et la réinsertion a été créée en novembre 2002 par plusieurs associations d’Arménie, du Karabagh et de Diaspora. Le but de cette union est de développer socio-économiquement et socio-culturellement les régions frontalières de la République d’Arménie et de la République du Haut-Karabagh. L’Union YERKIR est représentée par ses filiales aux U.S.A, au Canada et en Europe. L’ouverture de nouvelles branches de YERKIR sont en cours dans différents pays de la diaspora. Les objectifs principaux de l’Union YERKIR sont :
• Contribuer au repeuplement et à la réinsertion des habitants des régions frontalières de la République d’Arménie et de la République du Haut-Karabagh.
• Contribuer au développement économique et culturel des régions frontalières de la République d’Arménie et de la République du Haut-Karabagh.
• Contribuer à la conservation et à l’étude de l’héritage historico-culturel des régions frontalières de la République d’Arménie et de la République du Haut-Karabagh.

Les projets de l’Union sont dirigés vers le développement socio-culturel et socio-économique des communes en difficultés mais aussi en direction des villages arméniens de l’Artsakh détruits et vidés de leurs populations.
Voici la liste des projets démarrés lors de l’année 2003 :
- République du Haut-Karabagh, région d’Hadrout, village d’Araler, construction et ameublement d’une école d’une capacité de 150 élèves, financés par un arménien de France; Charles Gazerian.
- République du Haut-Karabagh, région d’Hadrout, village d’Arakioul, construction et ameublement d’une maternelle financés par la famille Boyadjian des U.S.A.
- République du Haut-Karabagh, région de Nor Chahoumian, village de Dzar, réhabilitation et ameublement d’une maternelle financés par un groupe d’arméniens de Los Angeles.

Liste des projets pour 2004 en cours ou à venir :
- République du Haut-Karabagh, région d’Hadrout, village d’Araler, construction et aménagement intérieur d’un hôpital, financés par l’association Hayrenik Mioutioun des U.S.A.
- République du Haut-Karabagh, région d’Hadrout, village de Norachen, construction de 5 maisons, d’un dispensaire et d’un projet d’adduction d’eau, financés par l’U.G.A.B France.
- République du Haut-Karabagh, région d’Hadrout, village de Saralantch, construction de 8 maisons, projet d’adduction d’eau, distribution d’un cheptel bovins et ovins pour chaque famille du village, financés par les associations France-Karabagh, Alsace-Arménie et Franche Comté-Arménie de France.
- République du Haut-Karabagh, région d’Hadrout, village d’Haïgavan, construction de 8 maisons, d’une école, d’un dispensaire-centre communautaire et d’un programme de crédit à l’élevage, financés par les familles Saghdedjian, Anadolian, So, Daderian des U.S.A, par l’Union des Retraités Arméniens et l’Union des Infirmières Arméniennes des U.S.A.
- République du Haut-Karabagh, région d’Hadrout, village de Tsamtsor, construction de 8 maisons, réhabilitation du bâtiment de l’école, ameublement et installation d’un chauffage central, construction d’un dispensaire-centre communautaire, financés par la Fondation Armenia de Genève.
- République du Haut-Karabagh, région d’Hadrout, village d’Idjevanadoun, projet de village mobile et d’autonomisation économique financé par le Fond Monté Melkonian d’Arménie.
- République du Haut-Karabagh, région d’Hadrout, village d’Arakioul, réhabilitation de l’école, renouvellement du mobilier et installation d’un nouveau chauffage central, financés par la famille Boyadjian des U.S.A. et construction d’un dispensaire-centre agricole financé par l’association France-Karabagh.
- République du Haut-Karabagh, région de Mardakert, village de Taliche, construction d’une maternelle financée par l’association Diaspora-Arménie Connexion (France).
- République du Haut-Karabagh, région de Nor Chahoumian, Construction du village Knaravan, 18 maisons, mairie, école, dispensaire, financés par la famille Haroutounian des U.S.A.
- République du Haut-Karabagh, région de Nor Chahoumian, village de Yegheknout, construction d’une école maternelle financée par la FRA Badani du Canada.
- République d’Arménie, région de Tavouch, village de Tchinari, réhabilitation du système d’eau, installation d’un chauffage central, ameublement de la maternelle et rénovation d’une école de musique, financés par Alen Graguirian des U.S.A.
- République d’Arménie, région de Vardenis rénovation, ameublement et installation d’un nouveau système de chauffage dans l’école d’Aregouni grâce au financement de L’Union des Etudiants Arméniens de Los Angeles, U.S.A.

Le budget global des projets réalisés durant l’année 2003 se monte à peu près à 250 000 $.U.S. Durant cette année, l’Union Yerkir a construit un grand centre à Stepanakert et a ouvert des bureaux d’études à Vardenis et à Erévan. Le financement des projets pour cette année 2004 se monte à environ 400 000 $US. Les directions d’action de L’Union YERKIR pour le rapatriement et la réinsertion à long terme sont les suivantes :
• En République d’Arménie, villages des régions frontalières des préfectures du Siounik, de Tavouch et du Guegharkounik.
• En République d’Arménie, villages des régions frontalières des préfectures du Siounik, de Tavouch et du Guegharkounik.
• En République du Haut-Karabagh, villages des région frontalières des préfectures d’Hadrout, de Mardakert et de Nor Chahoumian.
Dans cette optique, l’Union YERKIR a préparé et présente des dossiers spécialisés à différentes organisations et individus de la diaspora concernant le développement de plus de 30 villages.
L’un des problèmes majeurs mis en avant par l’Union YERKIR est le retour des émigrés arméniens en Arménie ou au Karabagh. Le plus urgent est de retrouver les familles dispersées par la guerre et les inciter au retour dans leurs villages natals qui ont été dépeuplés. Si des conditions décentes d’existence leurs sont proposées, beaucoup seraient prêts à retourner dans leurs foyers d’origines. Notre organisation met en place un plan de rapatriement pour ceux qui le désirent dans la Fédération de Russie et dans les pays de la CEI.
Tous nos projets réalisés ou en cours se trouvent sur notre site web. Pour tous renseignements complémentaires sur les programmes de l’Union YERKIR vous pouvez visiter le site internet : www.yerkir.org ou le site de la branche américaine www.yerkirusa.org . Vous pourrez trouver également, le bilan annuel 2003 des projets réalisés et des frais de fonctionnement de l’Union Yerkir.

Union des associations YERKIR pour le rapatriement et la réinsertion
47, avenue Bagramian. 10/a. Erevan, Armenie
Tel. +(374 1) 26 28 75
Web: http://www.yerkir.org
E-mail:
contact@yerkir.org
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LA COMMISSION DE COOPERATION PARLEMENTAIRE UE-ARMENIE PLAIDE POUR UNE AMELIORATION DES RELATIONS ENTRE L'ARMENIE, LA TURQUIE ET L'AZERBAIDJAN (23/03/2004)
Bruxelles, 18/03/2004 (Agence Europe) - A l'issue de sa réunion des 15 et 16 mars à Erevan, sous la co-présidence de la chrétienne-démocrate allemande Ursula Schleicher et d'Armen Rustamyan, la Commission parlementaire UE/Arménie a affirmé dans sa déclaration finale que le renforcement de la coopération entre l'UE et l'Arménie dépendra des progrès démocratiques dans la république caucasienne. La déclaration plaide aussi pour une amélioration des relations entre l'Arménie et ses voisins turcs et azerbaïdjanais.

Dans leur déclaration, les parlementaires européens demandent à l'Arménie de ratifier rapidement le Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI) et d'assurer la stratégie anti-corruption adoptée en novembre 2003. La commission soutient la proposition du Conseil de l'UE d'inclure les pays du Sud-Caucase (dont l'Arménie) dans la politique de voisinage de l'Union, mais estime que cette entrée doit dépendre du respect de certains critères. Ainsi, l'accord de partenariat et de coopération UE/Arménie doit être totalement mis en ouvre et, surtout, adapté en vue du futur élargissement de l'UE, estime la commission, qui considère que l'assistance européenne et le renforcement de la coopération doivent être "clairement liés" aux progrès réalisés en matière de règlement des conflits et de respect des droits de l'homme, des valeurs démocratiques et de l'Etat de droit. Les parlementaires espèrent par ailleurs l'établissement rapide d'une délégation de la Commission européenne à Erevan. Ils insistent en particulier sur « une solution politique de la question arménienne », et appellent les gouvernements arménien et turc à promouvoir des relations de bon voisinage. Dans ce contexte, la Turquie devrait lever les restrictions commerciales et rouvrir progressivement ses frontières avec l'Arménie.

Les parlementaires plaident également pour un règlement du conflit du Nagorno-Karabakh avec l'Azerbaïdjan. Les parlementaires saluent par ailleurs les négociations sur le projet d'extension du gazoduc iranien vers l'Arménie, mais demandent le respect des normes environnementales internationales.
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NOUVELLE SAISON D'AVRIL-JUILLET 2014 AU CENTRE NATIONAL DE LA MÉMOIRE ARMENIENNE (27/03/2014)
Nouvelle programmation du centre national de la mémoire arménienne consultable et téléchargeable en ligne a l'adresse suivante :
http://www.cnma.fr/wordpress/?page_id=603
Renseignements
: 04 72 05 13 13
www.cnma.fr
Facebook : CNMA Décines

CNMA
32 rue du 24 Avril 1915
69150 Décines
Tram T3 arrête Décines Centre
Bus 67 arrêt Coli
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SOIRÉE POUR FINANCER LA VEILLÉE DU 23 AVRIL : UN ENGAGEMENT TOUJOURS AUSSI FORT DE LA JEUNESSE ARMÉNIENNE DE PARIS (19/03/2013)
Samedi 16 mars s’est tenue, au Centre culturel Alex Manoogian à Paris, la soirée de financement de la veillée du 23 avril. A l’initiative de 9 associations de la jeunesse arménienne de France, la veillée du 23 avril a pour but de commémorer le génocide des Arméniens, en organisant un concert autour d’un village informatif avec artistes et militants engagés.

Organisée chaque année dans un lieu symbolique de Paris, la réalisation de la veillée est à l’initiative des membres des associations de la jeunesse : AYO, COPEA, DA-connexion, FRA Nor Seround, Homenetmen, JAF Paris, Nazarpek, UCJA, UGAB Jeunes.

Si le bénévolat est au cœur de l’événement, sa réalisation a un coût. C’est donc par l’organisation d’une soirée de financement que les associations de la jeunesse tentent de récolter une partie des fonds.
Cette année, la soirée de financement s’est un peu modifiée. A la traditionnelle soirée dansante organisée pour la jeunesse, s’est greffée une première partie ayant pris la forme d’un dîner-buffet avec une ambiance latine. Le duo Sabrosalsa, duo de musiciens de musique latine, accompagnait les invités venus déguster un buffet arménien. Les danseurs de la troupe Kalinah ont clos le repas, sur des pas de salsa, merengue et autres danses latines.
« Organiser un dîner était une première pour nous. Notre objectif était d’attirer l’attention de nos aînés, qui viennent à la veillée et qui souhaitent nous soutenir mais ne savent pas comment. C’est ainsi qu’est née l’idée d’organiser un dîner, dans une ambiance intime et familiale. Nous sommes très heureux d’avoir relevé le défi. », précise l’un des coorganisateurs de la soirée.
Une fois le dîner achevé et les remerciements formulés, la salle de réception s’est transformée en piste de danse pour laisser place aux membres des associations accompagnés de leurs amis, venus danser sur des morceaux rythmés proposés par DJ William Kourken.

C’est dans une ambiance chaleureuse et amicale que la soirée s’est achevée au petit matin.
Si cette première étape est passée, la réalisation de la veillée ne s’arrête pas pour les associations organisatrices, bien au contraire. Désormais, le compte à rebours est lancé pour la mise en œuvre concrète de la veillée. Soutiens financier, matériel, humain : il reste encore beaucoup à faire pour ces jeunes engagés.
Le rendez-vous est pris à Paris, pour le 23 avril prochain.
Karine SARIKAS
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MANIFESTATION JEUDI 6 SEPTEMBRE (à 18h30) DEVANT L'AMBASSADE DE HONGRIE À PARIS (02/09/2012)
Le transfèrement en Azerbaïdjan et la libération immédiate du monstre Ramil Safarov, condamné en 2006 à la perpétuité avec une peine incompressible de 30 ans par la justice hongroise, constituent non seulement un encouragement à la barbarie, mais aussi une violation de toutes les règles du droit international en la matière, en particulier la convention de Strasbourg.

Le CCAF qui a déjà exprimé sa consternation quant à tournure scandaleuse prise par cette affaire, ne saurait la considérer comme sa conclusion définitive. Il appelle en particulier les autorités hongroises, qui ont dans le meilleur des cas agi avec une extrême légèreté dans ce dossier, à faire respecter leur propre décision de justice. Il leur appartient en particulier d’exiger de l’Azerbaïdjan, pour le moins, la mise sous les verrous de ce monstre qui s’était rendu coupable de l’assassinat à coups de hache, durant son sommeil, de l’officier Kourken Markarian, dans un stage de l’OTAN à Budapest.

La communauté arménienne de France, comme l’ensemble de la nation, qu’elle soit sur le sol national ou en diaspora, ne peut tolérer qu’à l’approche du centième anniversaire du génocide de 1915, le panturquisme continue à promouvoir aussi ouvertement l’entreprise d’extermination en oeuvrant pour l’impunité des crimes racistes commis contre les Arméniens.

La libération de Ramil Samirof est un déni de justice envers le lieutenant Kourken Markarian.
Elle est une violation du droit international.
Elle est un défi au droit à l’existence et à la liberté du peuple arménien.
Elle est une provocation à la récidive.

Il faut dénoncer cette situation honteuse et contraire à toutes les valeurs du Conseil de l’Europe, auquel appartiennent la Hongrie comme l’Azerbaïdjan.
Il faut exiger la réincarcération de Ramil Samirof et la poursuite de sa peine sous contrôle international.

Manifestation devant l’ambassade de Hongrie,
78 avenue Foch
jeudi 6 septembre à 18h30
Métro Porte Dauphine

CCAF
Paris le 2 Septembre 2012
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CONCERT POUR RÉSISTER CONTRE LE NÉGATIONNISME LE LUNDI 23 AVRIL (20/04/2012)
Lundi 23 avril 2012, dès 18h00, Place du Panthéon
les artistes s’engagent pour résister contre le négationnisme du génocide des Arméniens de 1915
● Un concert de solidarité contre le négationnisme
La veillée du 23 avril se déclinera en un concert qui réunira de nombreux artistes, notamment :
- le chanteur OURS, alias Charles Souchon (fils d’Alain Souchon) accompagné de ses musiciens DjeuhDjoah et Lieutenant Nicholson.
Le premier album d’Ours s’intitule “MI”; le deuxième “EL”. Le tout forme “MIEL”, un ensemble doux et sucré que l’on retrouve au coeur de ses mélodies. Il est actuellement en tournée dans toute la France.
- Alexis HK, nommé aux Victoires de la Musique 2012, dans la catégorie “Révélations Scène”. En 2011, il part en tournée avec Renan Luce et Benoît Dorémus (“Seuls à trois”).
Son dernier album est sorti en février 2012 (“Le tour des affranchis”, live).
- Vincent Baguian, auteur de plusieurs textes de la comédie musicale “Mozart, l’opéra-rock”. Artiste engagé, il compose “Je suis une tombe”, en hommage aux victimes du génocide des Arméniens, interprété en duo avec la chanteuse Diane Minassian. Il est également co-auteur avec Zazie de Sol en cirque (2003), conte musical écrit au profit de la lutte contre le Sida.
 Une veillée dénonçant les crimes contre l'humanité
La veillée du 23 avril est également une tribune contre l’ensemble des crimes contre l’humanité. Plusieurs associations, présentes chaque année, soutiendront une nouvelle fois la cause arménienne.
A cette occasion, les représentants du Collectif Urgence Darfour, d’Ibuka France, de Sos Racisme et de l’UEJF (Union des Etudiants Juifs de France), seront présents et prendront la parole.
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APPEL À MANIFESTATION. IRAK = VA-T-ON LAISSER LES CHRÉTIENS ÊTRE "DES CIBLES LÉGITIMES" ? (12/11/2010)
Manifestation de soutien aux chrétiens d’Orient le dimanche 14 novembre 2010 : rassemblement au pied de la Statue de la Liberté à 14h : Ile aux Cygnes - Accès piétonnier par le Pont de Grenelle – Paris 75015 (RER C : Javel. Métro : Javel ou Charles Michels. Bus 70 - 72). Le cortège se rendra ensuite au Parvis des Droits de l’Homme (Trocadéro) à Paris 16e où se tiendront d’autres prises de parole à partir de 16h00.

Les églises et associations signataires condamnent fermement la prise d’otages sanglante, perpétrée à l’encontre des chrétiens d’Irak (Assyro-Chaldéen-Syriaques) le 31 octobre 2010 dans l’Eglise Syriaque Catholique Al-Najat de Bagdad.
Le carnage du dimanche de la Toussaint s’est soldé par la mort de 53 personnes, dont des enfants, et a fait plus de 60 blessés, parmi les fidèles présents à la messe et les forces de l’ordre. Après la série d’attentats à la voiture piégée qui a visé mardi 2 novembre au soir, la communauté chiite de Bagdad, les chrétiens irakiens restent dans la ligne de mire d'Al-Qaïda.
En effet, selon un communiqué émanant de l'Etat islamique d'Irak (ISI), groupe de la mouvance Al-Qaïda, "Le ministère de la Guerre dans l'Etat islamique d'Irak annonce que tous les centres, organisations, institutions, dirigeants et fidèles chrétiens sont des cibles légitimes pour les moujahidine, là où ils peuvent les atteindre".

Le 1er août 2004, cinq églises avaient été la cible d’attentats terroristes à Bagdad et à Mossoul. Depuis, les attaques contre les civils, le clergé, les lieux de culte et les représentants politiques chrétiens n’ont cessé de se multiplier : sur les 800 000 chrétiens qui vivaient dans ce pays, 300 000 ont déjà pris le chemin de l’exil (population totale : 31 millions, selon le recensement de 2008).

Gérard Larcher, Président du Sénat, a déclaré le 2 novembre 2010 que « Cette menace sur les chrétiens d’Orient ne mènera qu’à un immense appauvrissement humain et spirituel. » . Dalil Boubakeur, Recteur de la Grande mosquée de Paris, a également tiré la sonnette d’alarme le 1er novembre: « Les musulmans d’aujourd’hui, quels qu’ils soient, ne peuvent tolérer que de
telles agressions terroristes et sanglantes puissent se produire contre les chrétiens vivant en terre d’islam. L’objectif de ces fanatiques ne vise qu’à créer la mésentente et l’hostilité entre les chrétiens et les musulmans. »

Nous appelons la communauté internationale - et particulièrement la France - à mettre tous les moyens en œuvre, de concert avec l’Etat irakien, pour que le peuple assyro-chaldéen-syriaque puisse vivre en sécurité sur ses terres ancestrales et que ses droits légitimes soient enfin assurés et respectés en Irak. Les chrétiens d’Orient, dont les Coptes, sont l’un des éléments importants d’un paysage régional riche de ses minorités.

Au-delà de la nécessaire pacification de l’ensemble du territoire irakien, le maintien de la diversité culturelle et religieuse en Irak sera porteur d’espoir de paix pour tout le Moyen-Orient, où juifs, musulmans et chrétiens ont cohabité durant des siècles. A l’inverse, la disparition des minorités chrétiennes d’Irak signerait en quelque sorte la rupture de l’Orient avec l’Occident, parachevant du même coup les génocides qui ont décimé les Assyro-Chaldéen-Syriaques, les Arméniens et les Grecs de l’Empire ottoman entre 1915 et 1923.

Va-t-on laisser le champ libre aux extrémistes, partisans de la violence et de la haine ? Va-t-on accepter que les chrétiens de la région soient « des cibles légitimes » ?

Eglise Syriaque Saint Severyos de Coubron
Eglise Syriaque Orthodoxe Sainte-Marie
de Montfermeil
Eglise Syriaque Catholique Saint Ephrem de Paris
Association Franco-Syriaque de France
Association Culturelle des Araméens de Paris [ACAP]
Association des femmes syriaques de Marseille
Institut Assyro-Chaldéen-Syriaque [IACS]

Collectif VAN [Vigilance Arménienne contre le Négationnisme]
Association de Solidarité des Peuples du Moyen-Orient (A.S.P.M.O)
Visage et Culture des Coptes
European Syriac Union
Association internationale de solidarité copte
Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme [MPCT]
L’Union des Assyro-Chaldéens de France
Association des Coptes de France

Plus d’informations sur : http://www.collectifvan.org/
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DU MONOLOGUE AU DIALOGUE... DU DIALOGUE AU SILENCE... (17/01/2010)
Le 19 janvier 2007, la liberté d'expression s'écroulait devant l'immeuble du journal AGOS et se noyait dans le sang de son rédacteur en chef, Hrant Dink.
Les bas-fonds de l'Etat turc venaient de condamner à mort le futur d'une Turquie ouverte au renouveau, à la réconciliation de ses peuples, à la vérité historique et à l'Union européenne.
Sans le savoir, l'Etat venait d'ébranler les fondements du mutisme de la société turque. Hrant Dink croyait en son pays. Son pays le lui a rendu.
Dans un silence assourdissant, sa Turquie est née, celle dont il rêvait : elle se réunissait spontanément, d'un front commun et dans sa multiplicité pour rendre un dernier hommage à un visionnaire, pour dire stop à la folie des haines fratricides.

En octobre 2009, on interroge encore, on cherche toujours. Mais on sait. Mais ils savent. D'audience en audience, un spectacle de Guignols en continu.

L'Europe a condamné, l'Europe a demandé de condamner les coupables. Mais la volonté politique des plus hautes instances est-elle réellement de faire éclater la vérité au risque d'avérer un scandale politique ?

Ogun Samast a été armé par un Etat dans l'Etat, une entité ultranationaliste désireuse de museler tous ceux qui iraient à l'encontre du discours officiel: « qui sont Ergenekon » ? Pourquoi la justice turque continue-t-elle à protéger les responsables en éparpillant les procès, en se moquant ouvertement du droit, en ricanant lors des audiences ? Est-ce cela le legs de Hrant Dink? Non.

Il rêvait d'une Turquie moderne, fière, tournée vers l'Europe et capable de relever tous les défis pour entrer dignement dans l'Histoire.

Mais au lieu de cela, les réseaux des pouvoirs militaires veillent au grain, les Loups Gris ne baissent pas la garde et de concert, ils condamnent, châtient et assassinent sans procès à l'intérieur et à l'extérieur du pays.

Le procès s'éternise et se heurte à des murs de plus en plus épais. Oublier Hrant Dink, c'est l'assassiner une deuxième fois. Baisser les bras devant le manque de volonté de la justice turque, c'est vider de sens la vie de Hrant Dink.

Tous ceux qui croient, qui espèrent et qui ont foi dans l'avenir ont le devoir de ne pas baisser les bras, de ne pas oublier et de réclamer inlassablement la justice pour ce journaliste passionné mais aussi pour tous les autres qui l'ont précédé et qui le suivent en Turquie, pour tous ceux que l'on tente de museler par un semblant de droit reflété dans un code pénal qui fait honte aux valeurs démocratiques universelles.

"Oui, je peux me voir dans l'inquiétude et l'angoisse d'une colombe, mais je sais que dans ce pays les gens ne touchent pas aux colombes. Les colombes peuvent vivre en plein coeur des villes, au plus chaud des foules humaines.
Non sans crainte évidemment, mais avec quelle liberté ?" (Hrant Dink)

Association des Arméniens Démocrates en Belgique
Associations des Assyriens de Belgique
Fondation Info-Türk
Institut Kurde de Bruxelle
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SAVE THE DATE : DEMANDE DE LIBÉRATION DE SILVA HAROTONIAN (21/06/2009)
La famille de Silva, des collègues de l’IREX (International Research & Exchanges Board), la journaliste et ancienne prisonnière Roxana Saberi ainsi que les défenseurs reconnus des Droits de l’Homme, Karim Lahidji et Hadi Ghaemi, se réuniront à 16h le 24 juin pour une conférence de presse afin d’attirer l’attention sur le cas de Silva, plaider sa cause et demander au Gouvernement iranien sa libération immédiate. A l’issue de la conférence de presse, un évènement symbolique ouvert au public aura lieu à 17h30 sur le Parvis des Libertés et des Droits de l’Homme au Trocadéro afin de marquer la première année que Silva vient de passer en prison. Des déclarations de soutien seront notamment faites devant le portrait de Silva. Roxana Saberi, récemment libérée par les autorités iraniennes après trois mois d’incarcération, témoignera de sa rencontre avec Silva alors qu’elles partageaient la même cellule dans la tristement célèbre prison iranienne d’Evin. Roxana Saberi a précisé que Silva lui avait apporté un grand soutien pour elle-même ainsi qu’à d’autres prisonniers.
A l’occasion de cet évènement, les soutiens de Silva encourageront le public à joindre leur voix aux milliers d’autres à travers le monde qui ont déjà signé sur le site http://www.FreeSilva.org une pétition demandant la clémence et une justice équitable pour Silva, et de prendre position pour Silva et les autres prisonniers détenus comme elle en Iran.

L’HISTOIRE DE SILVA :
Silva Harotonian, citoyenne iranienne d’origine arménienne de 34 ans, est une ancienne secrétaire d’église aimant la littérature, la poésie et le théâtre. Fin 2007, Silva a déménagé d’Iran en Arménie afin d’occuper un poste administratif au bureau d’Erevan de l’International Research & Exchanges Board (IREX), une ONG internationale. IREX pilote des programmes d’échanges entre professionnels et pairs depuis plus de 40 ans dans plus de 50 pays. Silva était engagée comme employée administrative sur un programme d’échange Iran/Etats-Unis pour des professionnels de la santé, dont la vocation est d’améliorer l’éducation à la santé maternelle et infantile dans les deux pays. Le 26 juin 2008, en déplacement professionnel en Iran, les autorités iraniennes ont brusquement arrêté Silva et l’ont incarcéré à la prison d’Evin, réputée pour son quartier réservé aux prisonniers politiques. Sans aucun engagement politique, Silva a pourtant été accusée d’encourager une “révolution douce” contre la République Islamique d’Iran, et a été reconnue coupable et condamnée en janvier 2009 à trois ans de prison.
Les avocats de Silva ont pointé de nombreuses incohérences dans son dossier. Après son arrestation, elle a été forcée d’avouer des crimes qu’elle n’a pas commis, l’équité de son procès a été bafouée à maintes reprises, compromettant ainsi ses droits élémentaires. En plus de représenter une violation des droits de Silva d’après la loi iranienne, ces irrégularités pourraient invalider sa condamnation. Le premier appel de Silva a portant été rejeté. Un second appel est en cours. La famille de Silva a appris récemment que sa santé se dégradait et qu’elle pourrait ne pas recevoir les soins médicaux adéquats, signifiant que le temps est compté pour obtenir sa libération. Alors qu’elle était emprisonnée à Evin, Roxana Saberi a fait la connaissance de Silva, pour avoir partagé la même cellule pendant quelques semaines après l’arrestation de Roxana. Cette dernière a indiqué que Silva avait été d’une grande gentillesse et d’un grand soutien pour les femmes qu’elle a rencontrées.
Les soutiens de Silva ont choisi de se réunir à Paris du fait de son histoire dans les combats en faveur des droits de l’homme et des personnes privées de voix et de liberté : signature en 1948 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, et adoption en 1993 des Principes de Paris, qui régissent les organisations internationales en charge de la protection des citoyens face aux violations des droits de l’Homme.

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APPEL À UN TROISIÈME PIQUET DE PROTESTATION DEVANT L'AMBASSADE DE GÉORGIE (05/05/2009)
Pour la troisième fois en un mois, les arméniens sont appelés par le CCAF à former mardi 5 mai, à 18h30, un piquet de protestation devant l’ambassade de Géorgie pour dénoncer les violences exercées par les autorités géorgiennes sur la personne de Vahagn Chakhakyan, incarcéré arbitrairement à Tbilissi depuis le 21 juillet 2008.

Condamné à 10 ans de prison dans une parodie de justice, le leader du mouvement Alliance Démocratique Djavakhk Uni, a été roué de coups par le personnel pénitentiaire le 16 avril, deux jours après la manifestation de protestation qui a eu lieu le mardi 14 avril contre l’ambassade de Géorgie à Paris.

Cette atteinte à l’intégrité physique de Vahagn Chakhalyan , serait, selon ses avocats, « une réponse des autorités géorgiennes, à la vague de mécontentement provoquée par ce verdict injuste [...] » Lors de l’entrevue du 14 avril entre Mourad Papazian, Alexis Govciyan et l’ambassadeur de Géorgie, Mamuka Kudava, ce dernier s’était borné à promettre de transmettre les doléances du CCAF à Tbilissi.

Aujourd’hui la tension a monté d’un cran, puisque non seulement la condamnation de Chakhalyan est totalement injustifiée, mais on procède par ailleurs à des sévices corporels dans un pays qui se veut être une démocratie.



Le 28 avril, 50 arméniens soucieux du respect des droits de l’homme s’étaient donc mobilisés en 48 heures devant l’ambassade de Géorgie, avenue Raymond Poincaré à Paris, pour exiger sa libération, tandis qu’Alexis Govciyan (CCAF) accompagné de Tania Babanazarian (Copéa) s’entretenaient avec le conseiller d’ambassade.

Une avancée aurait été obtenue quant à la présence de Maître Patrick Arapian, avocat français, lors de la prochaine audience en appel. Ce dernier, bien que saluant la victoire diplomatique, indique que n’ayant pu plaider au procès, celui-ci « est maintenant vidé de sa substance. » L’avocat précise en outre, qu’il se déplacera, sans complaisance pour le pouvoir géorgien, « car les Arméniens sont les boucs émissaires de cette affaire. »


Le 5 mai prochain un nouveau rendez-vous a été obtenu par le CCAF en présence de l’ambassadeur de Géorgie à Paris.

Appel est lancé pour un troisième piquet de protestation à 18h30, le mardi 5 mai, 104 avenue Raymond Poincaré, avant le lancement de manifestations d’envergures dans plusieurs villes de France et à l’étranger.
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RETROUVEZ LE DOCUMENTAIRE "PROTESTANTS D'ICI ET D'AILLEURS : LES ARMÉNIENS D'ISSY" (30/04/2009)
Retrouvez le documentaire « Protestants d’ici et d’ailleurs : les Arméniens d’Issy », diffusé le dimanche 19 avril, en cliquant sur le site de France 2 : http://programmes.france2.fr/les-chemins-de-la-foi, et sur le site de l'église : http://www.eeaissy.com/index.php/fr/component/content/article/41-qui-sommes-nous-/10072-emission-presence-protestante-eglise-evangelique-armenienne-issy

«
Protestants d’ici et d’ailleurs : les Arméniens d’Issy »
Découverte de la communauté protestante arménienne de France, au travers de l’Église évangélique arménienne d’Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine).
Après le génocide, beaucoup d’Arméniens se sont réfugiés en France. Parmi eux, certains faisaient partie de l’Église Arménienne Évangélique. C’est avec la paroisse d’Issy-les-Moulineaux, en région parisienne, que nous découvrons qui sont ces Arméniens évangéliques. Minorité au sein du peuple arménien, mais communauté extrêmement dynamique, ces chrétiens ont su parfaitement s’intégrer à leur nouvelle patrie sans renier leur culture d’origine.

Un documentaire de Jean-Michel Trubert et Marjolaine Dorne
Productrice : Séverine Boudier - Adjoint : Jean Figuière - Assistants de production : Benjamin Bories - Jonathan Gonzalve - Marine Torrente
www.presenceprotestante.com
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NOUVEAU PIQUET DE PROTESTATION DU CCAF DEVANT L'AMBASSADE DE GÉORGIE (28/04/2009)
Le CCAF appelle à la tenue d’un nouveau piquet de protestation mardi 5 mai à 18h30 devant l’ambassade de Géorgie à Paris (104 av. Raymond Poincaré 75016 Paris) afin de dénoncer les violences exercées par les autorités à l’encontre de Vahagn Chakhalian.

Après avoir injustement condamné le leader du mouvement Djavakh uni à une peine de 10 de réclusion sur la base d’un dossier vide et d’accusations fabriquées ( détention d’arme et participation à une manifestation interdite), elles entendent aujourd’hui lui faire payer physiquement le mouvement de protestation internationale engendré par cette sentence inique. Le CCAF a été informé par les avocats que le jeudi 16 avril 2009, aux environs de 13h00, Vahagn Chakhalyan, détenu à la prison n° 8 de Tbilissi, a en effet été sorti de sa cellule et roué de coup par le personnel pénitentiaire. Ce tabassage en règle est selon les avocats géorgiens et français de Vahagn « la réponse des autorités géorgiennes à la vague de mécontentement provoquée par ce verdict injuste et en particulier la manifestation de protestation qui a eu lieu le mardi 14 avril contre l’ambassade de Géorgie à Paris ».

Ces procédés inadmissibles dans un État de droit s’inscrivent dans la logique de répression qui prévaut depuis des années à l’égard des Arméniens du Djavakhk et constituent une nouvelle manifestation de l’hostilité du pouvoir en place à Tbilissi à l’égard de la communauté arménienne du pays. Celle-ci s’est notamment traduite au Djavakhk par le lâchage économique de la région, l’implantation de colonies de peuplement Turcs Meshkets afin de modifier la situation démographique de la zone, le trucage systématique des élections locales au profit du pouvoir central, le refus de toute écoute à l’égard de revendications démocratiques de la population, et la répression en guise de dialogue.

A l’échelle du pays, cette politique s’est également soldée par des tentatives de mainmise sur le patrimoine arménien ancestral, avec en particulier ces dernières années la géorgianisation des églises arméniennes. Le gouvernement en place, affaibli par la guerre inégale avec la Russie et en butte à divers mouvements sécessionnistes et à une forte opposition intérieure entend-t-il faire payer ses déboires aux Arméniens du pays ? Ceux-ci constituent une proie d’autant plus vulnérable que la République d’Arménie voisine est prise en tenaille par le blocus turco-azéri et que Tbilissi dispose d’une des clés de son ravitaillement terrestre. Les revendications du Mouvement Djavakhk uni se limitent au respect de ses droits démocratiques et ne comportent aucune dimension indépendantiste. Elles ne visent en aucun cas à fragiliser la Géorgie, mais au contraire à lui permettre de solidifier sa cohésion à travers le renforcement de sa démocratie et la prise en compte légale de sa composante culturelle arménienne.

Le CCAF demande une libération immédiate de Vahag Chakhalyan, le respect de son intégrité physique, le respect des droits de la minorité arménienne à travers le dialogue et la concertation.

CCAF
Conseil de Coordination des organisations Arméniennes de France
34 avenue Champs Elysées
75008 Paris
contact@ccaf.info
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LE CHAR NIÉ, EVENEMENT DU 24 AVRIL ARMÉNIEN (21/04/2009)
Paris : l’événement du 24 Avril Arménien 2009
Un génocide exemplaire (1)
Pourquoi 94 ans après le crime de masse qui a inauguré la vague
génocidaire du siècle dernier, les descendants des victimes disséminées à travers le monde se lèvent tous les 24 avril ?
C’est à l’essence de cette interrogation que deux plasticiens, Sylvie Lesgourgues et David Chambard et un décorateur Michaël Papazian ont cherché à déceler ce qui restait enfouit « au corps d’un génocide ».
Le dispositif sera installé sur un char de défilé qui intégrera la
manifestation de commémoration du génocide arménien le 24 avril 2009. Le Char Nié est l’expression forte de la disparition des corps entretenue par la négation. Ce sont des corps symboliques en carton découpé, emballés, étiquetés : Le Char nié - Made in Turquie - Ils sont l'illustration de la déshumanisation (transformation en objet emballé), de la planification du crime de masse (la mise à mort systématisée).
L’humain a été effacé, il ne reste qu’une silhouette vidée de son être qui reste emprisonnée dans la négation.

Le négationnisme est donc ce point d’ancrage qui perpétue la mort au corps du génocide.

Dans l’installation du Char Nié, les concepteurs ont souhaité dénoncer l’exportation du négationnisme de l’état turc et lancer comme question ouverte vers la construction d’une Europe des valeurs : Interdire le négationnisme en Europe n’est-ce pas donner du sens aux valeurs européennes ?
Trois danseurs contemporains, Sérop Ohanessian le chorégraphe, Diane Ballerini et Annie Yesilcimen, viendront proposer / opposer leurs corps en mouvement de vie, de doute et d’espoir sur le char rythmé par les slogans des manifestants.
Cet happening est une mise en situation du combat que doivent mener les jeunes européens pour lutter contre le fléau du négationnisme, comme fût en son temps celui mené contre le racisme et l’antisémitisme.
Le Char Nié sera stationné sur l'avenue Georges V à partir de 18h et s'ébrouera en direction de la statue de Komitas (2) par la rue François 1er à 19h30.

CCAF

(1) Sous-titre du livre de Jean-Marie Carzou : Arménie 1915 – un génocide exemplaire – 1er Ed. / Flammarion 1975 – Réédition / Calmann Lévy 2006
(2) Monument de la ville de Paris en hommage aux victimes du génocide arménien. Place du Canada, Cours Albert 1er, Paris 8°.
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COMBATTRE LE NÉGATIONNISME N'EST PAS UN ACTE MÉMORIEL (20/11/2008)
« Le négationnisme est un crime. Pour le punir il faut une loi ! »

La Commission Mémorielle de l’Assemblée Nationale, présidée par Bernard Accoyer vient de rendre public son rapport après plusieurs séances d’auditions.
Ce rapport ne remet pas en cause les lois déjà votées, notamment celle du 29 janvier 2001 pour la reconnaissance par la France du génocide arménien de 1915. Cette position est conforme aux souhaits du CCAF qui avait instamment demandé à la commission lors d’une audition, de ne pas revenir en arrière.
Sur ce point précis, les Français d’origine arménienne font part de leur satisfaction et remercient le Président Accoyer et les membres de la commission.
En revanche, le terme générique de « lois mémorielles » et l’amalgame qui est fait entre histoire, rôle du Parlement et actes, faits, gestes et propos négationnistes ne manquent pas d’interpeller et appellent une accélération du processus législatif.

Dans ce cadre, la loi Gayssot revêt un caractère exemplaire. Avec son adoption, en 1990, les négationnistes de la Shoah ont été neutralisés et la mémoire des 6 millions de juifs exterminés pendant la seconde guerre mondiale est respectée. Les nouvelles générations ont ainsi accès à la vérité historique telle qu’elle a été vécue par le peuple juif. L’interdiction législative du négationnisme est en ce sens comparable à celle du racisme et de l’antisémitisme. Il est des comportements qui ne peuvent être tolérés dans la République. Il ne s’agit donc pas d’actes mémoriels, mais plutôt d’actes politiques qui organisent le vivre ensemble et rejettent toutes formes de discrimination.

Ainsi, comme le soulignait très justement le Président Sarkozy, dans un courrier adressé au CCAF, le 20 avril 2007, «la France doit non seulement condamner le négationnisme par la loi mais ne jamais accepter une quelconque parole, une quelconque propagande d’Etat. Il appartient au Parlement de tracer la frontière entre l’acceptable et l’inacceptable. Et il peut, à ce titre, décider que la négation d’un génocide est un acte qui franchit cette frontière. Au-delà de l’insulte à la mémoire des victimes et de leurs descendants, la négation porte atteinte à l’ensemble de la société».

Le génocide arménien fait encore l’objet de propos et d'actes négationnistes, ici en France. Les autorités turques exercent un négationnisme d’Etat. 93 ans après, alors que les massacres du peuple arménien ont été reconnus comme correspondant à la définition juridique d’un génocide, alors que la France, elle-même, a reconnu, par la loi, le génocide arménien de 1915, il est encore possible de faire preuve de négationnisme, impunément.

Le CCAF estime qu’une telle situation est insupportable. Il demande que la loi incriminant le négationnisme du génocide arménien, voté le 12 octobre 2006 soit inscrite à l’ordre du jour des travaux du Sénat. Les conclusions du rapport Accoyer ne doivent en rien empêcher la continuation du travail législatif.

Plusieurs personnalités parmi lesquelles, Bernard-Henri Levy, Serge Klarsfeld, Jean-Michel Quillardet, plusieurs organisations représentatives notamment le CRIF, des responsables politiques et de très nombreux citoyens seront présents, le samedi 22 novembre 2008 à 15 heures devant le Sénat, pour rappeler cet impératif républicain et demander, l’inscription de la loi, à l’ordre du jour des travaux de la Haute assemblée.

CCAF, le mardi 18 novembre 2008
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PHOTOS DE LA NUIT DES TOROS (20/04/2008)
Suite aux très nombreuses demandes d'envoi de photos de la Nuit des Toros, les " Césars Franco-Arméniens " 2007 , nous vous informons que l'intégralité du reportage ( 516 photos ) est désormais disponible en ligne sur http://www.netarmenie.com .
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COMMÉMORATION DU SOUVENIR DU GROUPE MANOUCHIAN (17/02/2008)
Missak MANOUCHIAN : L’Affiche Rouge de la Résistance. « Parmi les héros de la Résistance française, Missak Manouchian restera une des plus vaillantes figures… » Charles de Gaulle.
C’est avec ces mots que fut honoré Missak Manouchian, pour le combat mené dans l’ombre contre l’armée d’occupation allemande lors de la 2ème guerre mondiale. Il y a 64 ans, le commandant Missak Manouchian tombait au Mont Valérien sous les balles d’un peloton d’exécution nazi avec vingt-deux de ses compagnons d’armes(1). À fin de propagande, les Allemands avaient couvert les murs de Paris d’une Affiche Rouge stigmatisant la Résistance en affirmant que « La Libération ! » était l’œuvre de « l’armée du Crime ».
Rescapé du génocide des Arméniens de 1915, Missak Manouchian quitta l’orphelinat pour émigrer en France, pays de la liberté et des droits de l’Homme. Il vécut à Arnouville-Lès-Gonesse, fréquenta l’école publique, devint poète. Par la maîtrise de la langue il s’intégra dans la société française.
Lors de la 2ème guerre mondiale, il fut enrôlé dans l’armée française ; la capitulation le poussa dans les rangs de la Résistance en 1943.
Il combattit vaillamment l’occupant nazi pour libérer la France de son joug. Son action dans la Résistance n’était-elle pas un gage pour la défense de l’Arménie ?
Le 18 juin 1941, La Turquie avait signé un accord à Berlin scellant l’amitié ancestrale avec l’Allemagne nazie. Malgré cet accord, la Turquie affichait sa « neutralité ». L’avancée de l’armée allemande à la frontière bulgare ne modifia pas son attitude. Cette nouvelle situation ne faisait-elle pas partie du plan préétabli avec l’Allemagne ? Avec l’expérience acquise dans la diplomatie pendant six siècles, la Turquie pouvait se prévaloir d’une certaine habileté durant cette période troublée. Alors ambassadeur d’Allemagne à Ankara, Von Papen assurait le lien le plus étroit entre les deux États. L’Allemagne recevait de la Turquie de grandes quantités de denrées alimentaires, ainsi que des métaux indispensables à la fabrication d’armes. Cette situation avait profondément irrité l’Union soviétique. Une tentative d’assassinat contre Von Papen décidée par les soviétiques échoua. La police turque arrêta deux individus, Pavlov et Kornilov. En fins diplomates, les Turcs gardèrent ces deux suspects en prison jusqu’à la fin de la guerre, avant de les libérer une fois celle-ci terminée.
En tant qu’alliée de l’Allemagne, la Turquie n’avait-elle pas conclu un accord pour attaquer le sud du Caucase, et en particulier l’Arménie ? L’Allemagne, dans le cas où elle sortirait vainqueur de la guerre, avait promis à la Turquie l’intégralité de l’Irak et la Syrie. Durant cette même période, un certain Transnodar Ganayan dit Dro avait réuni un « Conseil National » (Askaïn Khorhourte). Son but était de « libérer » l’Arménie du joug des Soviets. Sous sa direction, les réunions de ce Conseil avaient lieu à Berlin. Lors d’une de ces réunions, Dro(2) révéla qu’avec la « libération » de l’Arménie celle-ci ne serait pas vraiment indépendante. Au su de cela, deux participants claquèrent la porte et quittèrent la réunion. L’un était Schavarch Missakian(3), le second le général Sembat.
Stalingrad était assiégée par l’armée allemande. Sa chute devait donner le signal à l’armée turque pour attaquer l’URSS sur le front du Caucase sud. Pour mener à bien cette opération, la Turquie avait appelé 20 classes d’hommes non-musulmans sous les drapeaux. Ces hommes de 25 à 45 ans furent éloignés de leurs foyers. Vu la similitude entre le plan d’attaque turc, dune part et le projet de l’armée fantoche du général Dro, d’autre part, ne pourrait-on pas envisager une collusion, un accord tacite entre le gouvernement turc et le général Dro ?
Stalingrad ne tomba pas. L’armée allemande fut mise en déroute. La ville fut libérée par l’armée soviétique. Grâce à cette défaite, l’Arménie soviétique tout autant que les Arméniens de Turquie ont eu la vie sauve.
Le combat mené par Missak Manouchian doit servir de leçon aux Arméniens. Tant dans la diaspora qu’en Arménie, il est grand temps que nos dirigeants tirent les enseignements du passé pour appliquer une politique qui servira réellement les intérêts de la Nation Arménienne.

(1) Les deux derniers survivants du Groupe Manouchian, Henri Karayan et Arsène Tchakarian sont les présidents d’Honneur du Mouvement des Arméniens de France pour le Progrès.
(2) Dro fut un collaborateur actif dans le réseau de renseignement nazi, l’Abwehr. Son rôle était d’espionner au profit de l’Allemagne les mouvements de troupes alliées au Moyen Orient, en particulier les installations des Anglo-américains dans cette région.
(3) À l’occasion du 75ème anniversaire du journal « Haratch » fondé par Schavarch Missakian, nous avons félicité le courage et la clairvoyance de cet homme qui n’est pas tombé dans le piège de Dro. D’ailleurs, sa présence à ces réunions de Berlin n’était dictée que par le souci d’obtenir l’autorisation de faire paraître son journal, car avec l’Occupation tous les journaux en langue étrangère avaient été interdits.

Communiqué du MAFP
http://www.armen-progres.com
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TOUS EN SCÈNE POUR LE KARABAGH ! (10/03/2006)
Comme beaucoup de grandes aventures, SCRIBE a débuté par une rencontre, celle de trois jeunes femmes : Beryl Kressmann, Sophie Roullet, Corinne Danielian, avec l'Arménie. En continuité avec leurs voyages dans le cadre de SPFA, elles prennent la décision de s'investir en direction d'un pays qu'elles ont découvert et profondément aimé. Un premier pari est très vite réussi, celui de transmettre leur passion en réunissant un groupe de jeunes dynamiques et motivés autour de trois pôles, la Foi, l'Art et la Solidarité : SCRIBE voit ainsi le jour il y a maintenant trois ans.
Dès le départ, l'Association choisit d‚orienter son action vers le Karabagh, qui, on ne le rappellera jamais assez, ne bénéficie d'aucune aide internationale. Mais à quelle urgence donner la priorité ? Pourquoi ne pas financer les frais d'inscription à l'Université de Stepanakert des plus défavorisés ? Etant eux-mêmes majoritairement étudiants, les membres de SCRIBE
sont particulièrement sensibilisés aux difficultés pour les familles d'assumer de longues études et cette idée est adoptée avec enthousiasme. Afin de recueillir les fonds nécessaires, l'Association se constitue en troupe de théâtre et en trois ans se produit une quinzaine de fois, à Paris, Lyon et Valence, jouant un répertoire aussi divers que «Une bête sur la Lune», «Lapin-Lapin» et «l'Hôtel des deux Mondes».
Actuellement, la troupe répète une comédie «la Surprise» de Pierre Sauvil, qui sera jouée en région parisienne fin mai et début juin. Chaque représentation est précédée d‚un bref aperçu du Karabagh et de l'action de SCRIBE, puis le public est invité à apporter sa contribution financière, laissée à sa libre appréciation. Les sommes ainsi recueillies sont intégralement versées à des étudiants du Karabagh issus des familles les moins fortunées, la sélection - portant aussi sur des critères d'excellence - étant
faite par un représentant de SPFA à Stepanakert. C'est ainsi que quinze d'entre eux reçoivent tous les ans une somme leur permettant d'acquitter leurs frais universitaires, le principe étant bien entendu de couvrir la totalité du cursus
d‚un étudiant, afin de lui permettre de poursuivre ses études au Karabagh. Les montants varient de 80 à 600 Euros en fonction de la discipline choisie : médecine, économie, langues, enseignement, informatique. Chaque année, une délégation de SCRIBE se rend sur place, afin de remettre les bourses en main propre aux
bénéficiaires, dans le but de fiabiliser ce programme auprès des donateurs.
Les membres de SCRIBE vont au-delà de l‚action humanitaire en organisant tous les ans une conférence sur l'Arménie et le Karabagh avec l'intervention d'un expert. Désireux de communiquer leur enthousiasme, ils commencent également à
mettre en place un cycle de présentation de l'Arménie auprès des entreprises par le biais d'affiches et de diaporamas. Un seul bémol, l'Association n'est pas encore très connue auprès de la communauté arménienne de France. Nouer des contacts, notamment avec d‚autres Associations, permettrait à SCRIBE de
s'investir davantage et de mettre en place des partenariats en vue d'actions communes. Pour prendre contact avec SCRIBE et connaître les dates et lieux des prochaines représentations : 06 22 81 03 66 (Sophie) / 06 22 43 33 80 (Vincent) / scribeparis@yahoo.fr / http ://scribeparis.free.fr
Carole Didier.
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